Costa Rica : Pura Vida !

Le Costa Rica et la richesse de sa biodiversité a beaucoup fait rêvé nos âmes de voyageurs amoureux de la nature. Pourtant, nombre de cyclovoyageurs nous avaient tenu des propos peu enthousiastes et prévenu que nous risquions de traverser une destination moins « authentique », très américanisée, chère et quelque peu dénaturée par le tourisme de masse, surtout durant les vacances de fin d’année.

Mais les Costa-ricains ont su conquérir nos coeurs et lever nos appréhensions. Nous nous sommes régalés, tant par les paysages et les animaux que par la générosité des personnes rencontrées.

Nous y avons désormais des amis extraordinaires que nous espérons bien avoir le plaisir de recevoir en France.

Pour traverser ce pays, nous avons choisi des routes peu fréquentées, et souvent moins touristiques. Les paysages très verdoyants, les volcans, les champs d’ananas, de papayes, de cocotiers, de bananiers, de café ont jalonné et enchanté notre parcours.

Nous avons manqué d’un peu de temps pour aller plus à la rencontre de la faune incroyable de ce pays mais aurons vu quelques singes à l’entrée du pays, et tout au long de notre périple, une quantité d’oiseaux superbes !

Nous quittons l’Amérique Centrale avec l’espoir d’y remettre les pieds un jour. Le drapeau du Panama offert par un camionneur et accroché sur la carriole reste une invitation au voyage…

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9 Janvier : Los Angeles – Hong-Kong

Et oui pas de 8 Janvier donc ! Et une gymnastique horaire à effectuer puisque, nous qui avions en Amérique centrale 7 heures de retard sur la France, nous retrouvons désormais avec… 7 heures d’avance !

Les deux heures de transit à Los Angeles ont été, à nouveau, assez sportives mais une fois confortablement installés dans le 777 de la Cathays Airways nous avons le temps de récupérer avec 16 heures de vol au programme.

C’est la cure de films et d’écran. Lalie et Esteban ont du mal à faire abstraction de l’appel numérique situé sur les sièges leur faisant face afin de grignoter quelques heures de sommeil. Naïa qui, elle, a dormi pendant tout le temps du transit à  Los Angeles est rapidement en forme. Il faut alors jongler pour espérer se reposer un peu…

Nous arrivons à 6h15,  heure locale à Hong-Kong et, après avoir récupéré bagages et cartons (certains bien éventrés, nous espérons que rien n’est « tombé des cartons »), sommes attendus par un chauffeur de mini-bus qui arrive à stocker l’ensemble de nos affaires et nous cinq, dans son véhicule. C’est Estelle qui nous avait donné ce précieux contact et c’est donc ensuite depuis le Costa-Rica que tout s’était organisé. Le Monde est un village grâce aux moyens technologiques actuels !

Après une heure de route et un premier aperçu de cette immense ville, nous retrouvons justement Estelle qui s’est arrangée pour aller travailler un peu plus tard afin de pouvoir nous accueillir. De belles retrouvailles avec cette dynamique jeune femme qui est une amie d’enfance de Christophe. Ils ont notamment vécu de très belles années au sein de l’aumonerie de Pélissanne (près de Salon de Provence) et ont construit de nombreuses amitiés qui perdurent toujours aujourd’hui. L’occasion donc de remercier à nouveau Jacqueline et Henri, mais aussi tous les parents qui les ont supportés pendant toutes ces années où, guidés par une adolescence parfois énergique, folle et insouciante, cette géniale bande de copains leur en a fait voir de toutes les couleurs. 20 ans après, les liens forts sont toujours là. L’accueil d’Estelle en est un nouvel exemple !

Nous nous retrouvons dans un confortable appartement situé sur Hong-Kong Island pour récupérer de ce long voyage. Les enfants d’Estelle (Nathan, 10 ans, et Bérénice, 7 ans) ont prévu de nous rejoindre demain soir après avoir passé cette soirée avec leur Papa. En attendant, nos enfants profitent avec grande joie des jeux disponibles et notamment des BD que Lalie dévore confortablement installée dans le canapé. La récupération est des plus agréables !

Après le déjeuner, et pour éviter de s’assoupir à cause du fameux « jet flag », nous partons explorer le quartier très vivant de Wan Chai dans lequel nous sommes installés. Nous ne sommes plus habitués à voir autant de Monde. Ça grouille de partout ! Hong-Kong est une ville étonnante ballottée entre son modernisme et le maintien d’outils ancestraux. C’est ainsi que les pagodes côtoient les hors-bord, les échafaudages en bambous sont utilisés pour construire les gratte-ciels et que les produits de médecine traditionnelle chinoise prennent place au milieu des dernières inventions numériques.

Nous passerons ainsi 3 heures à nous nourir de ce que nous observons. Au retour, nous croisons Nathan et Bérénice qui rentrent de l’école. Ils proposent à nos enfants d’aller jouer ensemble sur une aire de jeu située dans l’immeuble où habite leur Papa. Nous nous retrouvons donc tous là-bas pour une séance de motricité qui a le bénéfice de nous tenir en éveil.

Lalie et Esteban accepteront ensuite d’être solidaires avec Nathan qui a des devoirs pour demain et de faire ainsi une petite séance scolaire collective.

Nous passons la soirée avec Estelle que nous sommes heureux de retrouver et qui n’a pas changé avec les années qui ont passé.

Le sommeil nous gagne peu à peu et nous nous écroulons dans nos lits. Serons-nous prêts demain pour repartir à la découverte de cette grande ville ?

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7 Janvier : Palmares – San José – Miami – Los Angeles

Pour une fois, le soleil n’est pas encore levé lorsque nous sommes prêts à partir. Grâce à Rafael, le beau-frère de notre hôte Sonia , nous avons pu trouver un mini-bus équipé d’une remorque qui peut tous nous conduire jusqu’à l’aéroport.

Nous arrivons ainsi en compagnie de Nicole, Mina, Michel et Jean-Pierre et procédons à « l’épreuve » de l’enregistrement. Nous redoutons ce que nous avons pu connaître lors de notre départ de Lima. Nous sommes donc arrivés bien en avance au cas ou il faudrait défaire et refaire les cartons. Mais très vite nous sommes rassurés et même surpris lorsque nous prenons possession de nos cartes d’embarquement et que nos 5 cartons partent sans même être pesés.

Seules complications : il nous faut récupérer tous nos bagages à l’aéroport de Miami et les enregistrer pour le vol suivant qui nous amènera vers Los Angeles en sachant que nous n’avons que deux heures entre l’arrivée et le départ. Et une fois arrivés à Los Angeles, nos bagages devraient normalement suivre mais nous devrons à nouveau procéder à l’enregistrement pour obtenir nos nouveaux billets pour Hong-Kong. Pas tout à fait simple tout ça…

Nous aurons le plaisir de faire le premier vol avec Jean-Pierre qui, lui, a ensuite une correspondance directe pour Paris CDG. C’est donc à Miami , après une belle course contre la montre pour remplir les documents électroniques, passer la douane située à l’autre bout de l’aéroport, récupérer les bagages, essayer de faire passer nos imposants cartons entre les barrières de sécurité, déposer nos bagages, passer les portiques de sécurité, repasser les portiques de sécurité… et courir jusqu’à la salle d’embarquement située… à l’autre bout de l’aéroport que nous saluons chaleureusement Jean-Pierre alors que la sono annonce le dernier appel pour Los Angeles. Ouf !

Arrivés dans l’avion nous pouvons enfin souffler. Les enfants ne décrochent pas des écrans pendant que les parents essayent de récupérer,  comme ils le peuvent. 5h30 de vol plus tard, nous avons traversé tous les États-Unis d’Est en Ouest.

Nous arrivons à 20h30 heure locale , mais il est déjà 0h30 à l’heure du Costa-Rica. Il nous faut désormais repasser à l’enregistrement pour récupérer nos derniers billets pour Hong-Kong. Particularité pour nous cette année, nous ne connaitrons pas… le 8 janvier ! En effet alors que nous partons le 7 Janvier à 22h30 heure locale nous n’arriverons à Hong-Kong que le 9 Janvier à 6h15 après avoir passé la ligne de changement de date. L’Aventure continue…

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6 Janvier : Palmares

Nous nous levons ce matin avec un brin de nostalgie pour ce dernier jour en Amérique centrale. Le dernier jour d’une épopée qui nous aura procuré de nombreuses émotions et des souvenirs inoubliables. Ces pays sont d’une richesse humaine incroyable et à conseiller à tous les voyageurs en quête d’authenticité, de magnifiques paysages et de belles rencontres.

Nous finalisons les cartons ce matin et enroulons, enroulons, enroulons… Nous ne sommes pas très fiers de la quantité de scotch consommée ainsi mais c’est certainement la façon la plus sûre de protéger les cartons et donc nos vélos et autres contenus pour ce long voyage et les 3 escales qui les attendent.

Nous pesons, ajoutons quelques menus objets, repesons pour enlever quelques centaines de grammes et nous rapprocher ainsi au maximum des 23 kg fatidiques. La balance utilisée est très ancienne alors nous espérons avoir visé au plus juste !

Nous partons déjeuner chez José-Joaquim et Marta, les parents de Sonia, que nous avions connus à Chachagua. Ce sont eux déjà qui nous avaient généreusement invités pour le réveillon du jour de l’an. Un festin nous y attend ! Toutes les dames de cette famille cuisinent comme des déesses. Que c’est bon ! Nous faisons le plein de calories et de chaleur humaine. Au fil des heures toute la famille débarque, le frère, les soeurs, les neveux et nièces… Nous voici près d’une vingtaine , assis ainsi dans le grand salon à discuter, échanger et apprécier cette ambiance si chaleureuse. Nous nous sentons adoptés par cette magnifique famille Costaricaine qui place chacun de ses membres comme une priorité à laquelle il convient d’offrir son temps. La solidarité et la proximité de chacun est un exemple pour toute famille. Quel Bonheur de partager ainsi leur intimité et de se sentir si bien. Nous sommes désormais les cousins français…

En début de soirée nous retournons chez Sonia afin de finaliser notre équipage. Demain le réveil est programmé à 4h30 afin de se rendre à l’aéroport. Nicole, Mina, Michel et Jean-Pierre nous accompagneront jusqu’au départ programmé à 11h38 pour un long voyage de plus de 30 heures passant par Miami, Los Angeles et Hong-Kong. A bientôt pour de nouvelles Aventures…

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5 Janvier : Palmares

Pendant que Lalie et Esteban restent à la maison pour se reposer et faire quelques travaux scolaires, Naïa, emportée par ses parents sur le tandem s’en va chercher des cartons de vélos. Nous avons repéré quelques magasins de vélos et le premier sera le bon. Est-ce que la présence de la caméra aura facilité les choses ? Nous ne le saurons jamais mais l’accueil réservé par l’équipe de Ciclo Bulls Bike a été extrêmement sympathique et nous a dégoté 4 cartons parfaits pour notre chargement. Nous retraversons donc la ville à vélo avec 4 cartons reposant sur le porte-bagage arrière et la carriole.

Nous pouvons donc attaquer le démontage qui est loin d’être notre activité préférée… Mais il faut en passer par là pour changer de continent. Alors nous essayons d’être les plus soigneux et organisés possibles. Nous progressons ainsi à chaque démontage et remontage.

Sonia nous met dans les meilleures conditions pour effectuer cette tâche: des repas succulents et une attention permanente afin d’anticiper chacun de nos besoins. Sonia, qui s’est retrouvée veuve à 23 ans après que son mari soit décédé d’un cancer et qui a élevé seule ses 3 enfants (aujourd’hui tous majeurs) tout en gérant un café sur la place de Palmares, est un exemple de courage et de dynamisme. Elle n’arrête jamais et trouve encore le temps d’héberger avec grande attention toute une famille de français à vélo. Merci Sonia !

En fin d’après-midi nous partons chez Marciela et Rafaël, la soeur et le beau-frère de Sonia. Ils habitent sur les hauteurs de Palmares dans une superbe maison surplombant toute la vallée. Nicole, Mina et Michel qui arrivent de 3 jours sur la péninsule de Nicoïa nous y rejoignent avant que nous ne partions tous ensemble pour aller voir les illuminations de Noël sur la place centrale de San Ramon.

Voilà une nouvelle journée en Amérique centrale qui se termine, l’avant-dernière d’une belle série qui restera gravée dans nos mémoires.

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4 Janvier : Candelaria – Palmares : 16 km (7 527 km)

La nuit a été réparatrice, confortablement installés dans le salon de nos chaleureux hôtes. Un copieux petit-déjeuner nous attend, le petit-déjeuner typique du Costa-Rica : El gallo pinto. Du riz avec des frijoles (haricots rouges), des bananes plantins passées à la poêle, des oeufs brouillés, du fromage et de la crème. Un vrai repas de cyclistes.

Jean-Pierre et Gustavo nous rejoignent pour partir visiter les champs de café. Une expérience qui nous marquera certainement pour plusieurs années tant elle fut originale et forte en émotions. C’est dans la remorque d’un tracteur que nous descendons jusqu’à la plantation de café. Les couleurs sont magnifiques. Le vert brillant des cafetiers, les grains verts, jaunes ou rouges, les arbres arborant de belles couleurs vives. Erman et Xinia nous proposent de participer à la cueillette. Les enfants sont à fond ! A cette occasion nous rencontrons également les nombreux cueilleurs Nicaraguayens présents dans la plantation. En effet, comme pour les vendanges en France, les locaux rechignent de plus en plus à participer à cette tache physique et répétitive. Ce sont des saisonniers étrangers, travaillant pour survivre, qui viennent passer les 3 mois de la cueillette sur place. Les « Nicas », comme ils les appellent ici , sont souvent extrêmement décriés et accusés de tous les maux mais, comme d’autres populations en France, heureusement qu’ils sont là pour effectuer certaines tâches délaissées par les locaux.

Cette rencontre avec ces cueilleurs est intense, comme l’est le soin que prennent Erman et Xinia pour nous expliquer les gestes à effectuer. Nous passons une belle heure dans cet endroit bien singulier et, c’est certain, regarderons désormais les grains de café avec un autre regard.

Il est déjà 11h00 et il nous faut reprendre la route pour rejoindre Palmares où nous attend une autre famille pour ces derniers jours au Costa-Rica d’autant plus que Jean-Pierre veut profiter de la belle lumière sans nuages pour filmer de nouveaux plans. Les au-revoirs avec Xinia, Erman et leur fils Felipe sont empreints d’une grande émotion, à la limite des larmes , tant ce que nous avons partagé fut humainement très fort.

Nous repartons avec une belle montée, de quoi se reconcentrer très vite sur les coups de pédales à donner. Dans la descente Jean-Pierre profite du superbe paysage pour jongler entre les prises de vue à la caméra et celles prises par le drone. Nous restons toujours impressionnés par l’énergie qu’il déploie et son professionnalisme qui lui permet d’anticiper chaque séquence. Dans cet exercice, l’appui de Gustavo lui est précieux car, là-aussi, il faut toujours avoir un temps d’avance pour déplacer leur véhicule, aller chercher le matériel et s’occuper du reste de la logistique. Nous nous régalons de les voir évoluer et apprenons beaucoup à leurs côtés.

Nous partageons tous ensemble un pique-nique sur la belle place de Palmares avant de nous diriger vers la maison de Sonia, la fille de nos voisins de Chachagua avec qui nous avons passés le nouvel an. Sonia nous accueille avec un grand « abrazo » aussi chaleureux que généreux. De délicieuses patisseries nous attendent. Sonia tient un café sur la place de Palmares qui s’appelle « le Café du Plaisir » (en français dans le texte !) mais elle réalise toutes les pâtisseries à son domicile qu’elle apporte ensuite au Café. Cela lui permet de garder les secrets de fabrication nous indique-t-elle. Nous resterons ici jusqu’à notre départ, de quoi être dans les meilleures conditions pour préparer notre départ. Demain, c’est opération « cartons, démontage et empaquetage », une journée qui s’annonce bien différente de celle que nous avons eue la chance de vivre aujourd’hui…

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3 Janvier : San Lorenzo – Candelaria : 36 km (7 511 km)

Notre réveil ne se fait malheureusement pas chauffé par les premiers rayons du soleil mais sous une bruine qui remonte les nuages de la vallée vers les sommets. Malgré cela, notre lieu de bivouac reste bien agréable.

Jean-Pierre et Gustavo arrivent , alors que nous terminons le petit-déjeuner, pour capturer les premières images du jour.

Très vite nous retrouvons la montée, celle qui laisse peu de répit à nos fessiers et à nos mollets. Une montée parfois très abrupte au cours de laquelle quelques passages en poussant permettent d’alterner les muscles sollicités. Notre moyenne horaire est des plus basses. 5 km/h sur les deux premières heures ! Il est déjà 10h00 et il nous reste encore 40 km dont 30 de montée avant d’arriver chez Erman et Xinia qui nous ont généreusement invités ce soir.

A l’allure du jour, ces 30 premiers kilomètres nous prendraient encore 5 à 6 heures. Autant dire que cela semble de plus en plus impossible de rallier la fin de l’étape uniquement par nos propres moyens. Alors, bien que nous soyons filmés et que certains vont peut-être croire que nous le faisons régulièrement, nous décidons de faire du stop. Nous convenons toutefois de ne faire que 18 km en véhicule afin de finir la montée puis l’étape en vélo.

Peu de gros véhicules passent par cette route de montagne mais au bout d’une trentaine de minutes, un van sans sièges à l’arrière s’arrête et permet d’embarquer les deux vélos, la carriole, tous les bagages et Christophe. Valérie, les enfants et le cameraman prendront place dans un autre véhicule quelques minutes plus tard. Nous gagnons ainsi près de 4 heures en moins d’efforts soutenus en, à peine, 20 minutes de véhicule tout en faisant connaissance avec de très sympathiques chauffeurs.

Nous poursuivons et, dans l’ultime montée avant San Ramon, nous apercevons Erman, notre hôte du soir, qui, inquiet, est venu à notre rencontre. Il reste alors une quinzaine de kilomètres pour arriver. Il est 13h00 et nous commençons à avoir tous très faim. Nous convenons donc de nous arrêter sur la place principale de San Ramon pour déjeuner. Les enfants y trouvent de nombreux jeux pendant que nous dégustons l’aperitif apporté par Erman (on a même failli se boire une bière avant que des policiers viennent nous rappeler qu’il est interdit de consommer de l’alcool dans les parcs publics…). La pause ponctuée par quelques photos avec des touristes, sans doute attirés par la présence de la caméra, nous permet de souffler avant la dernière partie de l’étape.

Et il valait mieux se reposer car nous remontons très vite. Deux nouvelles heures d’efforts intenses. Une montée qui nous paraîtra interminable avant de plonger vers Candelaria où nous attendent Erman et Xinia. Ces derniers cultivent le café et nous proposent de ne pas trainer pour aller observer le processus lié à la confection du café dans une coopérative située non loin. Nous passerons alors un moment privilégié et merveilleux. Nous en apprendrons beaucoup sur le café. Toute la famille se régale et en prend plein les yeux.

La soirée se termine autour d’une belle tablée et de succulents mets préparés par Xinia. L’occasion également de debriefer avec Jean-Pierre et Gustavo sur cette nouvelle journée de tournage tout en préparant celle de demain qui devrait être notre ultime étape au Costa-Rica. Une étape courte car nous sommes attendus dans une petite ville voisine par la famille avec laquelle nous avons passé le nouvel an.

Même si, ce soir, l’écriture ne se fait plus que d’un oeil… c’est la Pura Vida !

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Janvier 2019 : un nouvel enregistrement audio

Un jeune reporter, Mathieu, 13 ans, a interviewé Esteban et Lalie puis Valérie a répondu aux questions de Christophe DELRIVE qui nous propose un nouvel épisode audio grâce à sa baguette magique. Un grand Merci à lui pour cette précieuse trace auditive.

Vous pouvez retrouver cet enregistrement sur :
http://voice4ever.eu/fr/podcast/

 

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2 Janvier : Chachagua – San Lorenzo : 31 km (7 475 km)

C’est la reprise ! Nous retrouvons nos vélos ce matin afin de reprendre notre route vers San José.

Après le rangement et le nettoyage de la maison, nous partons saluer nos chaleureux voisins que nous devrions retrouver dans trois jours vers Palmeiras. Nous quittons, également pour quelques jours, Nicole, Mina et Michel qui s’en vont découvrir la péninsule de Nicoïa avant de revenir vers nous pour nos 48 dernières heures en Amérique centrale.

Un peu de piste pour rejoindre la route principale… et c’est parti, sous les yeux avisés de Jean-Pierre et Gustavo. Toute la journée ils sauront faire de nombreuses prises de vue sans aucune contrainte pour nous et avec un grand professionnalisme dont nous sommes admiratifs. Valérie, qui a fait des études de communication n’en perd pas une miette et se régalera toute la journée d’en apprendre un peu plus sur les techniques utilisées. Au-delà de leurs qualités professionnelles, leur manière d’être est également des plus agréables et nous partageons ensemble de beaux moments de vie.

Côté prises de vue, ils seront servis ! Un superbe paysage, de belles averses suivies d’aussi belles éclaircies, des montées à la pelle avec des pourcentages nous obligeant parfois à passer en mode poussette. Et puis, il y a les rencontres ! Celles qui font la magie du voyage !

En pleine montée, nous croisons Jelle, un jeune Hollandais parti du Canada pour rejoindre Ushuaïa. Un grand sourire et une attitude des plus cools, loin d’être perturbé par la présence de la caméra. Une belle averse, nous offrira le plaisir de faire plus ample connaissance avant que nous ne repartions vers la montée.

Peu après la pause pique-nique prise sur un terrain de foot, un automobiliste nous double et nous propose de venir dormir dans son jardin. Nous avons déjà une invitation pour demain soir et nous arrêter si tôt viendrait compromettre notre capacité d’y répondre favorablement. Juste avant de repartir, nos voisins de Chachagua qui rentrent chez eux à Palmeiras s’arrêtent pour nous embrasser à nouveau et nous offrir encore quelques friandises.

Nous repartons et nous arrêtons prendre un café en haut d’une énième côte. Avant de repartir, les personnes qui tiennent la boutique attenante nous couvrent de cadeaux. Un drapeau XXL du Costa-Rica, une peluche pour Naïa et des boucles d’oreille pour Valérie. La présence de la caméra a peut-être joué dans cette initiative mais nous sentons tout de même que l’acte initial est empreint de générosité.

Et puis, comme chaque jour, des chauffeurs de camions et de voitures qui nous offrent un pouce levé ou un coup de klaxon à chaque fois que la pente est plus raide. Cette dernière, d’ailleurs, ne faiblit pas et pour rajouter à la difficulté nous enregistrons une nouvelle crevaison à l’arrière du Pino rouge. La roue est plus longue à enlever depuis que nous avons sécurisé l’attache de la carriole mais, toujours sous l’oeil de la caméra, nous procédons au changement de la chambre à air percée.

Le jour va se coucher dans une demi-heure et il nous faut donc trouver un endroit où poser les tentes. Nous apercevons une belle prairie située sur un belvèdere surplombant la vallée. Nous recherchons le propriétaire de cet espace et tombons sur une dame qui semble gérer le lieu qui est en fait un couloir de tyrolienne, ces zip-lines très nombreuses dans la région et qui proposent des survols de la canopée. Elle appelle le grand patron qui donne son aval… et c’est parti. Montages des tentes, préparation des tapis de sol et des sacs de couchage, recherche d’eau potable, préparation du repas…

Tout cela avec la présence d’une caméra que nous avons fini par oublier. Nous nous quittons à l’entrée de la tente et devrions retrouver Jean-Pierre et Gustavo demain à l’aube puisqu’ils veulent filmer le lever du jour sur notre campement. De belles images en perspective pour une journée qui s’annonce encore bien dense.

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1er Janvier : Chachagua

Nous nous réveillons comme un lendemain de fête : un peu fatigués et de manière échelonnée.

Nous profitons de cette dernière journée de repos pour finir de fignoler les vélos et anticiper le tri que nous aurions dû faire à San José. Encore une fois, il s’agit d’anticiper et d’imaginer ce dont nous n’allons plus avoir besoin dans les prochaines semaines afin d’essayer de s’alléger de quelques centaines de grammes, voire de quelques kilogrammes.

Il nous faut aussi commencer le rangement de cette belle demeure qui nous aura hébergé pour ce passage magique vers 2019. Nous passons également un bon moment avec notre famille Costaricaine de voisins. Leur générosité va jusqu’à nous proposer de passer par leur résidence principale dans les prochains jours et d’y rester jusqu’à notre départ pour l’aéroport.

Voilà encore une incroyable invitation mais il nous faut également jongler avec celle des propriétaires de la maison que nous occupons et qui nous ont proposé de venir visiter leur ferme de café située à 70 km d’ici… ainsi qu’avec notre souhait de pouvoir profiter de Nicole, Mina et Michel avant notre départ.

Les prochaines heures nous permettront certainement d’affiner le programme  prévisionnel de ces prochains jours.

Des journées que nous passerons également avec Jean-Pierre et Gustavo qui viennent enregistrer quelques images de notre périple pour les ramener en France et qui sont arrivés ce soir.

Nous les accueillons dans notre habitat temporaire et faisons ĺa connaissance de deux bien sympathiques personnes avec lesquelles nous aurons le plaisir de partager notre quotidien de ces prochains jours.

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31 Décembre : Chachagua

Dernier jour de l’année… civile ! Une année riche en émotions pour nous. Le départ de Boissor, l’au-revoir aux Amis et, depuis 8 mois, une Aventure itinérante faite de rencontres et de belles surprises.

Nous avions inscrit en sous-titre de notre blog « Chaque jour est une Aventure ! » et nous le vérifions au quotidien avec une intensité qui ne faiblit pas. Nous voulions passer du temps avec nos enfants, profiter avec eux de chaque instant et leur montrer comment notre planète est à la fois belle et fragile. Jour après jour ils en prennent conscience avec leurs yeux d’enfants qui s’éveillent au Monde. Ils nous étonnent chaque jour par leurs réflexions, les émotions qu’ils peuvent exprimer et les liens qu’ils peuvent tisser. Notre vie de famille se nourrit parfois d’étapes difficiles qu’il nous faut surmonter par la solidarité , mais surtout de tendres et délicieux instants.

Avec cette nouvelle Année nous basculons dans le dernier tiers de cette Aventure que nous présentons souvent comme un voyage extraordinaire vécu par une famille tout à fait ordinaire. Ce voyage, nous avons la chance, grâce aux miracles des nouvelles technologies, de le partager au quotidien avec vous. Nous savons que vous êtes nombreux à pédaler virtuellement avec nous chaque jour. Des personnes qui nous connaissaient bien avant le départ et d’autres qui ont fait notre connaissance via le blog et ont partagé ainsi notre univers familial. C’est grâce à vous tous que nous avons toujours un grand plaisir à partager, chaque soir , quelques faits du jour, même lorsque la fatigue tente de nous emporter bien vite dans les bras de Morphée.

Vous avez pu le lire et le voir : nous avons traversé des pays superbes tant par leurs paysages que par la chaleur humaine de leurs habitants. « L’autre » est une richesse qui nous fait grandir chaque jour un peu plus. Souhaitons que, si certaines des personnes que nous avons croisées viennent un jour en France, elles puissent recevoir un accueil aussi généreux, naturel et humain que celui qu’elles nous ont réservé.

Encore aujourd’hui, alors que nous prenions le temps de discuter avec notre sympathique voisin, il nous a fait le plaisir d’accepter notre invitation pour venir partager l’apéritif avec son épouse. De cette rencontre fortuite, une amitié naissante s’est déclarée et dans l’après-midi un appel téléphonique nous invitait à partager la dernière soirée de l’année avec eux.

Et même si nous avions prévu menu et soirée, une invitation… cela ne se refuse pas !

C’est donc avec José et Marta, leurs filles, gendres et petites filles, une famille Costa-Ricaine aussi généreuse qu’altruiste, que nous partageons cette dernière soirée de l’année 2018. Un vrai Bonheur !

Encore très belle année 2019 à vous tous !

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30 Décembre : Chachagua

Le réveil est échelonné dans ce petit coin de paradis perdu dans la campagne costaricaine. Chacun récupère de ces derniers jours intenses avant le partage d’un petit-déjeuner collectif pris en terrasse.

La matinée est consacrée à diverses missions et occupations. Courses du réveillon pour certains, lessive et bricolage sur les vélos pour d’autres et enfin un peu d’activités scolaires pour les enfants. Après ces 8 premiers mois en pays hispanophones nous attaquons d’ailleurs la première leçon d’anglais, langue qui devrait leur être bien utile pour ces prochains mois en Asie.

Nous en profitons également pour contacter les journalistes qui devraient nous rejoindre dans quelques jours et nous suivre jusqu’au départ du Costa-Rica. Cela fait, en effet, plusieurs mois qu’une société de production qui travaille notamment pour le magazine « Zone interdite » sur M6 nous a contacté dans le cadre d’une émission qu’ils souhaitent réaliser sur des familles qui partent en long voyage en sac à dos, en camping-car.. ou à vélo ! Nous les accueillerons donc le 1er janvier au soir et ils devraient nous suivre jusqu’au 7 janvier.

Après un bon repas, nous partons faire une petite promenade le long de petits lacs situés non loin. Un cadre insolite, au milieu des cocotiers et des palmiers, sonorisé par de superbes oiseaux multicolores.

Nous préparons ensuite notre « carte de nouvel an » ainsi qu’une petite vidéo pour la Dépêche du Midi.

Un nouveau repas en terrasse viendra clôturer cette belle journée de fin d’année.

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29 Décembre : La Fortuna – Chachagua : 16 km (7 444 km)

Pour ces derniers tours de roues de l’année nous décidons de nous élancer tous ensemble sur la route qui doit nous amener jusqu’à la maison louée pour ces derniers jours de 2018. Naïa reprend donc place dans sa carriole… et dormira de la sortie de La Fortuna jusqu’à l’arrivée.

Le temps est incertain. Nous avons essuyé quelques averses avant de partir mais il faut bien s’élancer à un moment ! L’itinéraire n’est pas très long mais comporte 3 km d’une montée assez rude puis trois autres kilomètres de chemin empierré pour rejoindre la maison.

Nicole, Mina et Michel, partis en bus nous rattrapent sur la route et seront très utiles comme guides lorsqu’il s’agira d’arpenter les collines qui nous mèneront jusqu’au petit coin de paradis loué pour ces prochains jours.

Les propriétaires nous réservent un accueil des plus chaleureux. Un bouquet de fleurs pour ces dames, des noix de coco du jardin pour ceux qui le veulent et une réelle disponibilité pour répondre à toutes nos questions : un accueil au top !

La maison est construite en matériaux basiques mais elle est confortable et spacieuse pour toute la tribu. Un vaste jardin l’entoure et pour le plus grand plaisir des enfants une piscine est également mise à disposition.

De quoi passer un excellent « bout d’an », pour reprendre une expression provençale.

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28 Décembre : Arenal – La Fortuna : 49 km (7 428 km)

La symphonie de nombreux chants d’oiseaux et la lumière croissante qui inonde progressivement les tentes constituent des réveils naturels des plus agréables. Nous ouvrons la porte avec vue sur le lac et profitons !

Nous déjeunons en attendant que la rosée et la pluie fine du matin s’évaporent dans cet espace naturel.

30 km le long du lac Arenal nous attendent aujourd’hui avant de rallier La Fortuna où nous retrouverons Naïa et ses anges-gardiens. Ça monte, ça descend parfois à pic pour rejoindre le bord du lac avant de remonter vers de magnifiques points de vue et ainsi de suite… Encore 700 mètres de D+ avalés aujourd’hui dans ces montagnes russes bordées par le lac Arenal d’un côté et par le volcan éponyme de l’autre. C’est magnifique (presque autant que le lac de Charavines, c’est dire…) mais il nous faut garder un oeil attentif sur la route car des animaux sauvages traversent parfois sans vraiment prévenir. Nous rencontrons notamment de grandes familles de coatis. Ils sont peu peureux et ressemblent parfois à de vraies peluches. Nous nous arrêtons fréquemment pour les observer en essayant de les perturber au minimum dans leurs pérégrinations.

Nous quittons les rives du lac pour rejoindre la route de La Fortuna et passons à côté d’une rivière d’eau chaude. Trop tentant ! Nous trouvons une solution pour la garde de nos vélos et allons nous prélasser quelques minutes en compagnie de nombreux costa-ricains venus ici en famille.

Il est déjà 15h00. Une dernière côte , au haut de laquelle nous trouvons un petit supermarché pour parfaire notre pause pique-nique et nous nous posons dans l’herbe fraîche. Seule une belle averse nous délogera de notre promontoire afin de trouver refuge dans un magasin situé non loin.

Nous repartons et dans les ultimes kilomètres apercevons Mina, Nicole et Michel qui sortent d’une piscine thermale. Nous embrassons Naïa et nous donnons rendez-vous sur la place centrale de La Fortuna située à quelques kilomètres. Michel nous y attend et nous guide jusqu’à leur hôtel où une chambre a été réservée pour nous.

Une bonne douche, un bon repas, la joie des retrouvailles… il ne reste plus qu’à profiter d’une bonne nuit.

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27 Décembre : Cabanga – Arenal : 16 km (7 379 km)

Le chant du coq nous indique qu’il est l’heure de nous lever. Maritza nous a préparé un déjeuner gargantuesque. Des tortillas et des oeufs brouillés, car elle insiste : « vous devez prendre des forces ! » (effectivement, elle connaît le terrain). Elle a appelé sa fille et ses petites filles afin qu’ils viennent nous rencontrer chez elle. Nous passons encore un agréable moment au sein de cette généreuse famille. De petits vélos en fil chenille d’un côté, des fleurs brodées de l’autre. Chacun repart avec un souvenir de cette improbable rencontre.

Le GPS nous avait prévenu et Antonio, le mari de Maritza, nous l’avait confirmé : aujourd’hui ça va encore monter !

7 km de grimpette sur un chemin pas très carrossable, cela s’annonce physique ! Plus de 600 mètres de dénivelé positif nous attendent sur ces 7 premiers kilomètres. Il nous faudra plus de 3h30 pour arriver au bout du col dont 1 heure pour gravir les 800 derniers mètres annoncés à 30 %. Autant dire que nous avons pratiquement tout fait en poussant. Même sans les 14 kg de notre princesse Naïa, le poids à monter est encore trop important pour que nous puissions avancer sans patiner sur les parties sabloneuses. De rares parties un peu plus planes nous permettent de gagner quelques dizaines de mètres sur le vélo. Mais cela s’arrête là…

Nous prenons donc notre temps. Montons un vélo puis redescendons pour monter le second… et ainsi de suite sur des kilomètres. Les enfants en profitent pour photographier tout ce qui se présente. Il faut dire que plus nous nous élevons , plus le paysage est somptueux et les animaux présents.

Il est 13h00 lorsque nous arrivons au col. Il nous faut désormais descendre quelques kilomètres sur cette piste inégale et jouer parfois aux équilibristes.

A 14h00 nous arrivons dans la petite ville d’Arenal. Nous sommes affamés et cherchons un endroit pour nous restaurer. Les enfants ne sont pas très chauds pour pédaler encore cette après-midi . Les parents voient leur ardeur se refroidir au fur et à mesure que les minutes passent et que les estomacs se remplissent.

Un coup d’oeil sur Ioverlander nous permet de voir que plusieurs utilisateurs recommandent un petit spot de camping sauvage près de l’immense lac Arenal. C’est tout près et nous nous y rendons donc pour juger par nous mêmes.

Effectivement le lieu est magique. De vastes esplanades enherbées plongent vers le lac. Ça sent la Pura Vida et nous décidons donc de nous poser ici. Une petite baignade, une partie de belote et un temps contemplatif avec vue sur le lac nous porteront rapidement au crépuscule.

Nous montons les tentes et une famille qui repart vient à notre rencontre. Ils nous interrogent sur notre voyage . Nous passons un agréable moment en leur compagnie. Quelques minutes plus tard, ils reviennent avec ce qui leur restait comme provisions et nous les offrent. Encore un geste généreux que nous dégustons au soleil couchant. La nuit tombe vite et nous nous glissons dans une tente pour regarder un petit film. Pas de doute c’est bien la Pura Vida…

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26 Décembre : Rio Celeste – Cabanga : 33 km (7 363 km)

Ce matin, il nous faut déjà ranger nos affaires et quitter cette bien chaleureuse demeure qui aura abrité ce Noël familial. Naïa va poursuivre le chemin pendant quelques jours avec ses grands parents. Cela permet à Lalie et Esteban de disposer d’un temps encore plus privilégié avec leurs parents et aux grands-parents de jouir des sourires et clowneries de la petite dernière.

Nous nous donnons rendez-vous dans 3 jours vers La Fortuna et partons sans savoir encore vraiment l’itinéraire que nous allons emprunter. De la piste, de la piste et encore de la piste pour aujourd’hui.

C’est dans une petite descente que nous entendons un gros bruit derrière nous : la carriole s’est détachée du vélo tracteur ! Elle est tombée à plat et nous n’allions pas très vite mais c’était plutôt rassurant de ne pas savoir Naïa dedans.

Une petite pièce s’est cassée et le pas de vis ne tient plus. Nous tentons l’astuce du vernis à ongles mais rien n’y fait. Heureusement nous avons encore dans la sacoche de matériel un petit boulon de 6 mm qui permet de tenir l’attache. Nous pouvons repartir.

La première pause est l’occasion de sortir la carte et d’étudier ensemble les différents itinéraires qui s’offrent à nous en ayant tout de même un oeil rivé sur l’application GPS afin d’analyser dans le même temps les dénivelés positifs concernés par chaque option.

Le lac Arenal n’est pas loin et une route borde cette grande retenue d’eau. Pour y parvenir il faut grimper un petit col . Nous faisons ce choix sans savoir, à ce moment là, que nous allons lutter dans cette montée en terre.

C’est donc en toute quiétude que nous poursuivons notre route. Au bout de quelques kilomètres, une voiture nous double et un jeune couple nous interpelle : « Vous êtes Français ? ». Aurélien et Émilie ont aperçu notre petit drapeau français et s’arrêtent donc pour échanger un peu avec nous. Ils sont en vacances pour trois semaines au Costa-Rica et viennent de terminer leur première semaine en allant visiter le parc du volcan Tenorio.

Nous poursuivons notre route en essayant de couper au plus court mais une route effondrée et en travaux nous oblige à rebrousser chemin et à effectuer quelques kilomètres supplémentaires.

Il est 14h30 lorsque nous arrivons à San Rafael. Une petite place ornée d’un beau sapin et de quelques jeux sera un lieu parfait pour la pause déjeuner. Nous rejoignons le coeur de la place lorsque nous apercevons… Aurélien et Émilie qui pique-niquent également. Nous partageons donc ce temps gourmet en discutant de nos projets et conceptions de la vie pour lesquelles nous trouvons de nombreux points communs.

Nous terminons ce temps bien agréable avec encore de bien belles personnes autour d’un bon café et ne voyons pas l’heure tourner. Il est 16h30, la nuit va tomber dans une heure et nous voulions commencer à monter le col jusqu’à un village situé à 8 kilomètres. Il ne faut donc pas tarder.

Nous entamons la montée sur un chemin parfois bien empierré. La police nous croise pour une petite photo et pour nous laisser leur numéro de téléphone en cas de problème. Nous continuons à monter… Certaines parties sont extrêmement raides et nous obligent à pousser ensemble un seul vélo avant d’aller chercher l’autre.

Nous continuons à monter… quand la carriole se détache à nouveau. L’écrou n’a pas tenu et nous ne le retrouvons pas entre les pierres. Un VTTiste que nous avions croisé quelques centaines de mètres plus bas vient à notre secours puis d’autres automobilistes. Nous n’avons plus de boulon de 6 mm en magasin mais l’un de nos anges-gardiens repère que les boucles de pédales contiennent la bonne dimension. Nous essayons et cela fonctionne. Nous consolidons le tout et repartons. L’une des personnes croisée nous conseille d’aller voir une certaine  » Maritza » au village situé trois kilomètres plus haut. Elle détient la clé du salon municipal et pourra peut-être nous l’ouvrir pour la nuit.

Nous continuons à monter… La route au crépuscule est splendide et les bruits d’animaux résonnent avec encore plus de force. Il fait nuit désormais, nous allumons toutes nos lumières… et continuons à monter !

Nous atteignons enfin le village et trouvons la maison de Maritza. Nous lui demandons si nous pourrions dormir dans le salon municipal mais elle pense que le plus simple est que nous nous installions chez elle car il faudrait qu’elle demande l’autorisation aux autres membres de l’association qui gère la salle. Nous nous installons donc dans l’allée du garage où elle dispose également de son atelier de couture.

Son mari arrive et nous partageons de délicieux tamales de sa conception. Ils sont très intrigués par ces français qui montent, qui montent… et nous posent de nombreuses questions.

Une bien belle soirée authentique comme nous les apprécions que nous terminons par une petite partie de belote.

Pura Vida !

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Nous vous souhaitons une Merveilleuse Année

 

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25 Décembre : Rio Celeste

Un Noël au balcon d’une nature luxuriante nous attend aujourd’hui.

Après un lever un peu plus tardif et un petit-déjeuner bien agréable, nous projetons d’aller visiter le Parc du volcan Terrono. Seul problème, il n’y a pas de transport en commun en ce jour férié. Nous nous rendons en marchant au bord de la route principale située à deux kilomètres et… levons les pouces !

Et ça fonctionne ! Quelques minutes plus tard nous voici tous embarqués à l’arrière d’un pick-up pour effectuer les 6 kilomètres qui nous séparent de l’entrée du parc. La randonnée dure au minimum 3 heures et il ne faut donc pas trop tarder si nous voulons avoir un peu de marge avant la nuit pour rentrer.

Nous croisons de nombreux touristes sur ce beau sentier qui s’enfonce dans cette forêt dense et impressionnante. Le chemin est escarpé, très boueux par endroit mais nous amène vers de véritables trésors naturels. Ici une rivière d’un bleu céleste, là une cascade se déversant dans une immense vasque ou encore par-là, la naissance de cette magnifique rivière changeant de couleur grâce à l’augmention en ph due à la rencontre de précieux minéraux. Indiano Jones aurait adoré un tel décor !

Nous sommes de retour vers 16h30 et nous mettons à la sortie du parking afin de guetter d’éventuelles voitures qui redescendent dans la vallée. Un couple d’Américains d’origine indienne d’un côté, des français vivant aux États-Unis de l’autre, nous arrivons rapidement à repartir dans deux véhicules et en profitons pour faire encore de bien belles rencontres. L’Homme est naturellement bon !

Deux kilomètres à pied sur le chemin de terre nous ramenant à notre logement viennent conclure cette belle promenade de Noël.

Demain nous reprenons la route…

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24 Décembre : Rio Celeste

C’était la journée à éviter de passer à vélo. Tout d’abord parce que c’est la veillée de Noël et que ça fait du bien de se poser dans une maison. Ensuite, en raison du temps très capricieux et des fortes averses à ne pas mettre un cycliste dehors. Enfin et surtout car, avec des enfants, partout dans le Monde, Noël ça reste un moment magique.

Pendant la matinée, chacun vaque à ses occupations : cuisine, bracelets, promenade et même footing pour ceux qui sont désormais dopés aux endorphines et à la dopamine.

Le déjeuner partagé permet de faire le point sur ce qu’il reste à faire pour la veillée de ce soir. Préparation du repas, décoration, conception d’un arbre de Noël pour guider le Père Noël, choix des musiques…

Tout le monde s’affaire, de la plus petite aux plus grands . Nous arrivons ainsi à recréer une ambiance de Noël , même très loin de nos maisons.

Les enfants sont à la fête et attendent avec excitation l’arrivée du Père Noël. Une petite balade aux alentours permet aux lutins de venir déposer les cadeaux au pied du sapin.

La découverte de ces précieuses attentions est belle à voir. Cette année rien de très encombrant ni onéreux, mais ces cadeaux ravissent les destinataires. Lalie et Esteban, tellement heureux, viendront nous dire que c’est leur plus beau Noël. Nos enfants loin de la spirale consumériste et matérialiste (spirale qu’ils auront du mal à tenir à distance à notre retour, nous en sommes malheureusement conscients), voilà quoi qu’il en soit , un beau cadeau en ce soir de réveillon pour les parents.

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23 Décembre : Upala – Rio Celeste : 35 km (7 330 km)

Entre un réveil matinal pour quelques kilomètres de montée sous de probables averses et une grasse matinée en attendant qu’un véhicule motorisé les transporte au lieu d’arrivée : les enfants ont vite choisi !

Seuls les parents partiront donc à vélo ce matin. Ainsi « allégés », nous augmentons nettement la moyenne horaire et semblons retrouver de bonnes jambes lorsque les montées se font plus raides. Mais, il n’y a pas à dire… les réactions des enfants nous manquent !

Comme l’avait prévue la météo locale, de fortes averses viennent perturber l’avancée des cyclistes. Nous nous refugions alors dans de petites épiceries ou sous le auvent de maisons particulières, invités par les propriétaires. Ces pauses nous permettent à chaque fois d’échanger avec la population locale et de savourer leur joie de vivre : Pura Vida !

Au bout d’une trentaine de kilomètres nous prenons la direction du parc national du volcan Tenorio puis bifurquons sur une piste qui ne fait pas semblant de grimper. L’objectif est de retrouver la famille dans une maison louée pour cette pause de Noël. Nous arrivons pratiquement au même moment au sein de cette superbe et vaste demeure qui accueille habituellement des séminaires ou des groupes spirituels. Un superbe endroit lové dans une nature verdoyante.

Une grande cuisine est disponible au sein de cette grande batisse en bois. Nous allons donc pouvoir préparer de bons repas maison et les déguster dans cette chaleur familiale. Travaux scolaires, promenade, partie de foot endiablée (car oui, l’hébergement est même équipé d’un petit terrain de foot !) viendront occuper petits et grands.

Ce soir un repas soupe et crêpes enchantera toutes les papilles avant quelques parties de cartes. Ça sent les vacances !

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22 Décembre : Upala

Un petit-déjeuner partagé en famille sur la terrasse permet de bien débuter cette journée.

Le réveillon de Noël est dans deux jours et nous n’avons pas encore choisi de lieu pour le fêter. Nous regardons donc la carte et les bons plans possibles. Nous trouvons finalement une maison à louer un peu plus au sud. Il nous faut ensuite réfléchir à la manière dont nous allons tous nous y rendre. En vélo pour certains, en véhicule pour d’autres en sachant que le réseau de bus est bien moins fourni que dans les autres pays d’Amérique centrale. C’était souvent le bazar jusqu’à présent mais au moins on pouvait se rendre n’importe où. La rigueur dans la gestion amène le délaissement de certaines zones rurales moins fréquentées, finalement le « bazar » parfois c’est pas si mal !

Cette journée de pause et de préparatifs permettra de consacrer encore du temps aux programmes scolaires, de procéder à une révision des vélos et de faire quelques achats en prévision des fêtes. Nous prenons également le temps de répondre à des journalistes qui devraient nous rejoindre en début d’année prochaine (plus d’infos prochainement…).

Une journée de transition qui nous permet de préparer ces prochains jours de fête de l’autre côté du globe.

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21 Décembre : San José de Upala- Upala : 19 km (7 295 km)

Ces salles paroissiales sont décidemment bien confortables. De l’espace pour y poser les tentes (les fenêtres n’existent pas et les moustiques sont legion), des toilettes et des prises pour y recharger téléphones et matériel informatique, c’est parfait !

Nous allons saluer le Père Harvey, un colosse Porto-ricain arrivé au Costa-Rica depuis deux ans après avoir passé 8 ans au Vatican. Nous discutons avec lui de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé, de notre confiance réciproque en l’humanité.

En moins de deux petites heures de pédalage nous voici déjà à Upala, la ville où nous avons rendez-vous avec Nicole, Mina et Michel. Ces derniers ont entamé ce matin un long périple en bus en partant de San Juan del Sur, sur la côte du Nicaragua, pour passer la frontière avant de rouler sur nos traces via La Cruz, Santa Cecilia et San José de Upala.

En attendant, nous nous mettons à la recherche d’un hôtel qui pourra tous nous accueillir et trouvons rapidement un lieu confortable qui accepte également de nous garder les vélos durant la petite pause que nous allons faire ces prochains jours.

Nous déjeunons en ville (avec le plaisir de retrouver de l’eau potable au robinet, cela faisait pratiquement 7 mois que cela ne nous était plus arrivé…) puis Lalie et Esteban se font une bonne séance de travaux scolaires en attendant l’arrivée des grands parents.

Nous partageons un apéro puis le repas avec le plaisir de se raconter nos aventures réciproques de ces derniers jours. Il nous faut également commencer à voir où nous passerons le réveillon de Noël… c’est déjà dans 3 jours !

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20 Décembre : Santa Cecilia – San José de Upala : 44 km (7 276 km)

Nous avons très bien dormi cette nuit sous notre double toit, celui de nos tentes protégé par celui de la salle paroissiale. Nous partageons le petit-déjeuner avant d’aller remercier la Police en leur laissant la clef de la salle et une petite carte de remerciements pour la Communauté paroissiale.

Les policiers nous préviennent que la route sera difficile ce matin. Ce sont 22 kilomètres de piste qui nous attendent avant de retrouver l’asphalte. Mais, exceptés la poussière et les gravillons soulevés par les véhicules qui nous doublent ou nous croisent, nous aimons parcourir ces chemins de traverse. Ils nous obligent à ralentir encore une allure déjà bien lente mais nous avons le temps… alors nous le prenons !

Nous nous arrêtons pour observer faune et flore qui nous entourent, pour immortaliser quelques images de ces lieux ou encore… pour réparer la 5ème crevaison du parcours (qui vaudra à Esteban et Christophe, qui avaient pris un peu d’avance, quelques kilomètres supplémentaires pour revenir aider les filles).

Lors des pauses, nous découvrons avec plaisir les jardins locaux. Une personne nous invite à visiter le sien. On y trouve du café, du cacao, des noix de coco, des bananes.. quel exotisme !

Nous nous arrêtons de temps en temps pour partager quelques biscuits et des boissons fraîches. Depuis que nous avons franchi la frontière nous avons l’impression d’avoir beaucoup d’argent en poche (quelques dizaines de milliers de collones !) mais au regard du taux de change (678 collones = 1 €, donc 20 000 collones = 29,40 €) et des prix du Costa-Rica, proches de ceux pratiqués en Europe, nous sommes amenés à être prudents sur notre budget.

Nous décidons de nous arrêter dans le village de San José de Upala, situé à une petite vingtaine de kilomètres d’Upala, ville où nous avons rendez-vous avec la famille demain. L’école est fermée en raison des vacances mais il y a de l’animation près de l’église. Nous sollicitons le prêtre de la paroisse afin de savoir si nous pourrions nous installer près de l’église pour la nuit. Il nous propose immédiatement de nous installer dans la salle paroissiale et de partager un moment avec les personnes qui sont là et qui viennent de terminer de planter plusieurs palmiers sur le site. C’est ainsi que nous nous retrouvons à leur table, partageant le plat typique du Costa-Rica à base de riz et de frijoles. Des personnes encore une fois très chaleureuses qui nous accueillent comme des membres de leur famille.

La nuit tombe et les moustiques attaquent en nombre, ce qui fait fuire l’assistance. Nous montons rapidement les tentes dans la salle, prenons une douche et nous aspergeons d’anti-moustique. Les enfants trouvent encore un peu d’énergie pour faire une petite leçon scolaire avant que nous ne partagions un petit film sous les envolées furtives des chauve-souris qui logent également dans la salle. Leurs vitesses et leurs trajectoires sont impressionnantes mais à l’heure du coucher aucune collision n’est encore à deplorer…

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Nicaragua, que du bonheur

Notre arrivée insolite en bateau à moteur sur une petite plage du Nicaragua faisait déjà de cette destination un souvenir inoubliable. Le déchargement des vélos sur une étendue de sable et le long d’un sol tapissé de crevettes roses… Une aventure dans l’aventure !

La petite péninsule de Potosi où nous sommes arrivés nous a plongés au coeur d’une région très rurale du Nicaragua. Nous sommes tout de suite tombés sous le charme de ces paysages très boisés et légèrement vallonnés, des troupeaux de zébus empruntant la même route que nous, des cavaliers de tout âge qui accompagnent ce bétail et des charrettes tractées par des chevaux ! Nous avons été surpris de la quantité de ces dernières dans tout le pays et sur toutes les routes ! Un moyen de transport et un outil de travail sans carburant qui reviendra peut être également sur les routes de nos campagnes… ?

Le Nicaragua nous a offert un superbe condensé de ce que l’on peut découvrir et déguster en Amérique centrale : du café, du cacao, des paysages verdoyants, des tas d’oiseaux extraordinaires, des volcans actifs, une population accueillante et chaleureuse… !

Nous espérons que ce pays va réussir à traverser les difficultés politiques qu’il connaît actuellement.

Si vous recherchez une belle et riche destination pour vos prochaines vacances : n’hésitez pas à partir à la découverte de ce beau pays. De notre côté, nous avons bien envie de revenir l’explorer plus amplement au cours d’une prochaine aventure…

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19 Décembre : Peñas blancas – Santa Cecilia : 54 km (7 232 km)

Les hôtels de transit sont, par nature, des lieux de passage… à n’importe quelle heure de la nuit. Alors entre ceux qui arrivent très tard et ceux qui partent très tôt, avec la particularité commune de se penser seuls et donc d’être peu attentifs au niveau sonore … la nuit est plus que saccadée.

Nous profitons d’un dernier sursaut matinal pour partir tôt. Nous avons le passage de frontière en guise de petit-déjeuner et nous ne savons jamais ce qui nous y attend. Et en effet, tant la sortie du Nicaragua que l’entrée au Costa-Rica s’avèreront quelque peu complexes.

Pour la sortie du Nicaragua, tout se passe bien jusqu’au moment où le douanier qui vient d’apposer le précieux tampon de sortie sur nos passeports nous réclame 4 Dollars par personne (soit 20 Dollars !) en échange de ceux-ci. La taxe de sortie du territoire nous dit-il. Sauf que nous avons déjà payé une taxe d’entrée dans le territoire (négociée) à un douanier qui nous avait déjà assuré qu’il n’y aurait pas d’autres taxes à la sortie. Ces demandes sont courantes das les pays d’Amérique centrale qui subissent encore la gangrène de la corruption. Ces derniers temps nous demandons ce que d’autres cyclovoyageurs nous avaient conseillé de demander en pareil cas : une facture. La demande est alors parfois oubliée, d’autres fois maintenue avec véhémence ou plus ou moins négociée.

Cette fois-ci le douanier semble peu apprécier notre demande de facture. Il nous indique dans un premier temps qu’il n’a pas le temps puis devant notre refus de payer prend en otage nos passeports. Il reviendra un peu plus tard avec une pseudo-facture d’un montant de… 10 Dollars. Voyant que l’agacement commence à monter dans la file derrière nous, nous nous acquittons de cette somme et regrettons que nos derniers pas dans ce si beau pays qu’est le Nicaragua se terminent ainsi. Nous garderons un souvenir bien plus positif de toutes les belles personnes que nous y avons rencontré.

Quelques centaines de mètres plus loin : la douane Costa-Ricaine. Cette fois-ci, pas de taxe demandée et une personne très agréable mais un autre problème nous attend. Nous ne savons pas répondre à l’une des questions de son logiciel : où allez-vous dormir ce soir ? Nous lui expliquons, qu’à cette heure-ci nous n’en savons rien, que nous sommes à vélo et que nous nous arrêterons lorsque nous serons fatigués mais cela ne rentre pas dans la case comme réponse satisfaisante. Afin de trouver une issue, nous prenons le téléphone, ouvrons l’application « Maps Me » et pointons le doigt sur un hôtel situé plus au sud. Nous lui donnons le téléphone afin qu’il enregistre ce domicile et tout rentre alors dans l’ordre.

Nous pouvons enfin repartir à vélo !

Au bout de quelques centaines de mètres au Costa-Rica, le paysage change radicalement. Beaucoup plus sauvage, plus humide… et beaucoup plus bosselé !

C’est d’ailleurs en haut d’une montée que nous sommes rejoints par un cyclovoyageur. Steven est Neo-Zélandais, jeune retraité il est parti de Los Angeles il y a à peine deux mois et son compteur affiche déjà 5 200 km ! Il était parti pour trois mois mais il vient finalement de prévenir sa famille que son voyage durera au minimum un an… probablement jusqu’à Ushuaia ! Il arbore une très belle barbe et les enfants ne résistent pas à lui offrir l’un des bonnets de Père Noël que nous avons dans nos sacoches. C’est ainsi que nous voyons partir Santa Klaus sur son renne à deux roues…

Au bout d’une vingtaine de kilomètres nous bifurquons sur une route secondaire. Une route de belle qualité, pratiquement pas de trafic et une flore hébergeant une multitude d’oiseaux et de singes. « Pura Vida », comme disent les gens ici. Nous nous régalons !

Dans ce décor exotique nous parcourons bien plus de kilomètres que ce que nous pensions. La nuit approchant ,nous demandons à l’entrée de grandes fermes si nous pourrions y planter la tente mais nous n’arrivons pas à passer les barrières des gardes armés qui voient d’un mauvais oeil que des étrangers pénètrent dans ces lieux protégés comme des forteresses. Nous apercevrons ensuite d’immenses camions pulvériser quelques produits sans doute loin d’être bio sur les vastes orangeraies… et sur les palissades des écriteaux interdisant l’entrée à toute personne âgée de moins de 15 ans. Mieux vaut aller respirer ailleurs…

Nous poursuivons alors jusqu’à Santa Cécilia où les personnes rencontrées nous conseillent de solliciter l’autorisation de dormir dans un parc situé en face de la police. Problème, ce parc appartient à une Communauté monastique injoignable. Après un heure d’attente un motard se rendra directement au Monastère, situé un peu en dehors de la ville et reviendra avec la précieuse autorisation.

Nous nous installons sous le porche de la salle située à côté de l’église. Un peu plus tard l’un des Moines viendra nous ouvrir la salle afin que nous y soyons plus en sécurité. De quoi passer une première bonne nuit au Costa-Rica.

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Joyeux Noël

La VeLove Family vous souhaite un doux Noël

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18 Décembre : Moyogalpa – Peñas blancas : 44 km (7 178 km)

Nous quittons l’île d’Ometepe après deux superbes journées passées en son sein. Un premier ferry se trouve vite surchargé par les camions qui s’y glissent en version tetris. Il reste de la place pour les passagers mais plus pour nos vélos… Nous aurons donc droit à une heure de plus sur cette belle île, le temps d’attendre la prochaine embarcation.

Les enfants font une cure de calins auprès de leurs grands-parents et nous revoyons nos plans car il sera compliqué d’atteindre le Costa Rica dès ce soir.

Une fois à terre, nous quittons la famille pour quelques jours. Ils s’en vont explorer les plages du sud du Nicaragua et nous devrions les retrouver dans quatre jours au Nord du Costa Rica afin de partager ensemble les fêtes de Noël.

Il fait déjà chaud et les premiers kilomètres sont pesants. Un vent persistant vient nous pousser sur le côté et les nombreux champs d’éoliennes qui bordent la route nous confirment que la région est particulièrement exposée au souflle d’Eole.

Il n’y a pas grand chose en bord de route pour déjeuner mais nous sommes partis avec de nombreuses provisions et profitons d’un petit bar pour se rafraîchir les gosiers et sortir le pique-nique.

Dans les arbres surplombant la route nous apercevons de nombreux oiseaux et quelques singes, le Costa-Rica est tout proche !

A 7 km de la frontière commence une file ininterrompue de camions, 7 km de queue qui ne semblent pas affecter les camionneurs habitués apparemment à de telles attentes à ce poste frontière. Tous,nous font signe de passer et nous nous glissons furtivement entre deux 33 tonnes à chaque fois qu’un véhicule arrive dans l’autre sens. Parfois ces arrêts durent un peu lorsque nous nous mettons à échanger avec ces sympathiques chauffeurs. Ils sont tous extrêmement bienveillants avec nous, nous souhaitent un bon voyage et de belles fêtes. L’un d’entre eux, du Panama, voyant que nous n’avons pas la bannière de son pays accrochée derrière la cariole ne nous laissera pas repartir sans y avoir ajouté ses belles couleurs et nous avoir invités à venir découvrir son pays.

A ce rythme, les derniers kilomètres nous prennent un peu de temps et c’est déjà la fin de l’après-midi lorsque nous arrivons au poste frontière. Nous décidons de passer une dernière nuit au Nicaragua et trouvons une chambre dans l’hôtel très basique du village (pas d’eau courante, la douche, la chasse d’eau… se font au seau d’eau).

Demain, nous découvrirons un nouveau pays et quitterons le Nicaragua, non sans regrets, car nous aurons passé deux très belles semaines au coeur de cette population si chaleureuse.

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17 Décembre : Moyogalpa (isla de Ometepe)

Un petit-déjeuner maison, une bonne séance de travaux scolaires et la préparation de l’itinéraire à venir viennent vite remplir cette dernière matinée de pause Nicaraguayenne. Nous repartirons demain vers de nouvelles aventures mais, en attendant, nous profitons encore une journée de cette superbe île d’Ometepe.

Nous retournons déjeuner sur la plage au comedor que nous avions découvert le premier jour. Il sert de superbes poissons à un prix très raisonnable (entre 3 et 4 € avec toute l’assiette d’accompagnement) et le patron est d’une gentillesse extrême, à l’image de celle de ses compatriotes.

Après la belle promenade en scooter d’hier, c’est un autre mode de locomotion qui constituera l’activité du jour. Une balade à cheval nous attend ! Mina et Michel prennent soin de Naïa pendant que le reste de la troupe enfourche de superbes montures. Nous partons par de petits chemins de terre et découvrons ainsi une nouvelle facette de l’île. Lorsque nous sommes au pas, nous contemplons les oiseaux qui virevoltent au dessus de nos têtes et lorsque l’allure accélère nous essayons de rester concentrés afin de suivre les mouvements du cheval et limiter ainsi les chocs sur nos posterieurs.

Le point d’orgue de cette belle balade aura lieu le long d’une pointe de sable noir s’enfonçant dans le lac, lieu magique qui sera sublimé par un superbe coucher de soleil.

Le retour se fera dans la pénombre et confirmera que certains fessiers préfèreront poursuivre l’aventure à vélo plutôt qu’à cheval.

Mina et Michel nous ont preparé un nouvel apéritif dînatoire que nous partageons avec grand plaisir. Demain nous partirons sur deux chemins différents pour se retrouver pour les fêtes de fin d’année.

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16 Décembre : Moyogalpa (isla de Omotepe)

Aujourd’hui nous nous transformons en « easy rider family » et délaissons (pour un jour seulement !) nos fidèles montures pour parcourir l’île en chevauchant des scooters locaux.

Le nombre de conducteurs étant inférieur au nombre de passagers nous nous serrons à deux ou à trois sur nos engins et après un petit tour de prise en main, partons explorer les magnifiques paysages qui nous entourent.

La route pavée est agréable et s’enfonce rapidement entre les deux volcans. De petits hameaux bordent de temps à autre cet itinéraire très exotique. Après une vingtaine de kilomètres nous rejoignons la côte Sud-Est. Le vent y fait décoller les vagues dans un vacarne assourdissant. Nous nous arrêtons déjeuner dans un comedor qui surplombe le lac, lac qui a vraiment des allures d’océan. Le cuisinier nous préparera des poissons locaux aussi savoureux que copieux. Un régal !

Nous repartons vers Altagracia, située plus au Nord. Nous y ferons une belle pause dans le parc central, avant de repartir pour une trentaine de kilomètres et rejoindre ainsi notre camp de base. Certains membres de la VeLove Family se verraien bien poursuivre l’Aventure sur ces engins confortables…

Encore une belle journée en plein air partagée en famille et terminée par un petit apéro dînatoire maison. De quoi savourer cette nouvelle journée à l’autre bout du Monde.

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15 Décembre : San Jorge – Moyogalpa (ferry)

Les enfants sont heureux de retrouver leurs grands-parents et Mina et ça se voit ! Ça caline, ça joue, ça discute…

Nous prenons le temps d’un dernier plongeon dans la piscine avant de nous rendre au port tout proche. 1,50 € par passager (+ 50 centimes pour les deux vélos !), le prix de la traversée en ferry est, une nouvelle fois, imbattable. Il faut pourtant une bonne heure pour se rendre sur l’île d’Ometepe, une bonne heure sur les flots de l’immense lac Nicaragua grand comme la Corse.

Nous débarquons dans la ville principale, Moyogalpa, et n’avons rien réservé. Les « Velomerica » qui sont partis hier et d’autres voyageurs rencontrés à Granada nous ont parlé d’un petit hotel pour backpakers qui ne figure pas sur les sites de racket de réservation en ligne. C’est tout simple mais c’est bien situé et une petite cuisine est mise à disposition. Ce sera donc notre « camp de base » pour les prochains jours.

Nous partons déjeuner en bordure de rivage, sous l’ombre offerte par le feuillage de magnifiques arbres. Un repas local, au prix local, qui nous régalera.

Quelques courses, un arrêt dans le parc de jeu et pendant que les enfants font une petite séance de travaux scolaires, les adultes échafaudent les plans pour les prochains jours.

Un ou deux jours de pause nous attendent donc sur cette île principalement constituée de deux grands volcans. Le Nicaragua est d’ailleurs l’un des pays comprenant le plus de volcans dont une bonne partie encore en activité. De quoi s’émerveiller avant de retourner sur le continent et prendre la route du Costa-Rica.

PS : Vous aimez le voyage à vélo ? Vous aimez Cuba ? Alors n’hésitez pas à suivre Philippe et Eve, les « tourtereaux du Quercy », qui viennent de s’élancer sur leur tandem pino pour une superbe Aventure humaine et sportive. Vous pouvez les rejoindre sur Facebook : « Le Tand’Aimer l’Aventure »

Il y a de très belles photos et videos et en plus, vous verrez, ils arborent souvent un t-shirt que vous connaissez bien. Belle Aventure à eux !

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14 Décembre : Quinta O (Caña de Castilla) – San Jorge : 68 km (7 134 km)

Des cris rauques et matinaux des singes hurleurs aux tendres et odorantes crêpes que nous ont préparées notre belle famille Québécoise, nous prenons une nouvelle dose d’exotisme et de douceur dès le réveil.

Il est une nouvelle fois difficile de quitter ces belles personnes qui nous étaient encore inconnues hier matin et qui, en l’espace d’une journée, sont devenues des êtres que nous portons dans nos coeurs.

Mais il nous faut partir car une longue étape nous attend. Heureusement, les 20 premiers kilomètres sont descendants et le vent est plutôt favorable. Les camions qui se rendent au Costa-Rica se font plus nombreux et l’absence de voie de côté nous invite à la prudence.

Champs de bananiers, de canne à sucre, de cocotiers… les couleurs, les odeurs et les paysages sont toujours des plus dépaysants.

La population est extrêmement chaleureuse et les signes de convivialité et d’encouragement sont nombreux. Le Nicaragua est devenu, en quelques années, l’un des pays les plus sûrs d’Amérique centrale. Le taux d’homicide n’a rien à voir avec celui de ses voisins du Honduras ou du Salvador… sauf en cas de répression comme cela fut le cas il y a quelques mois. Le régime en place, autoritaire et peu démocratique, verouille la justice, l’administration, l’armée… et laisse donc peu de place à l’opposition et à la liberté d’expression. Ces derniers mois ont été catastrophiques pour l’image du pays. Le tourisme, l’une des principales ressources du pays, s’est effondré et il n’est pas rare de voir les hôtels afficher d’impressionnants rabais sur des pancartes posées à l’entrée des établissements.

Souhaitons que la situation revienne vite à la normale car entre les bijoux culturels et géographiques, des prix extrêmements accessibles ainsi que la générosité et la chaleur de ses habitants, le Nicaragua a tout pour redevenir une destination phare.

Nous avançons sans trop d’arrêts afin d’essayer de rejoindre au plus tôt Nicole, Mina et Michel qui nous attendent à San Jorge, petite bourgade sur laquelle est positionné le port qui accueille les bateaux en partance pour l’île d’Omotepe.

Nous y arrivons en début d’après-midi et retrouvons avec grand plaisir nos trois voyageurs. Un repas est prêt à notre arrivée, les enfants sont pris en charge par les grands parents et les parents peuvent ainsi se détendre après cette longue étape.

Piscine, jeux, promenade le long du lac, les enfants sont comblés.

Un apéro (et oui !) et un repas fait maison viendront conclure ces retrouvailles. Demain nous partons tous ensemble pour l’ile d’Ometepe !

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13 Décembre : Granada – Quinta O (Caña de Castilla) : 12 km (7 066 km)

Des affaires éparpillées comme à chaque jour de pause, des embrassades avec les autres voyageurs rencontrés et… les inévitables pancakes à volonté ! Tout est fait pour que nous ne partions pas très tôt ce matin. Nous avons finalement rendez-vous demain sur l’île d’Ometepe avec la famille. 70 km pour rejoindre l’embarcadère à faire en deux jours. Deux étapes pas trop longues nous attendent donc.

Pour se mettre rapidement en jambe nous commençons par 10 km de montée en pente douce puis un peu plus raide.

Pratiquement au sommet de la côte un homme en scooter arrive au niveau de Valérie. Après quelques mots échangés, François, sympathique Québécois, nous propose de nous rendre chez lui pour partager le déjeuner. Il a quelques courses à faire mais nous indique le chemin pour y arriver et nous précise que Pénélope, sa fille, nous y attend. Une invitation, ça ne se refuse pas !

Nous nous enfonçons donc sur une route secondaire pour arriver dans un lieu plein de magie. Pénélope nous y accueille avec un grand sourire. François nous rejoint rapidement et nous fait découvrir cette maison qu’ils viennent juste de finir de construire en utilisant des procédés novateurs.

Il a notamment utilisé la technique du earthbag : des boudins remplis de glaise et de terre volcanique enroulés les uns sur les autres afin de réaliser murs et isolation. Des bambous et d’autres magnifiques matériaux ont permis de réaliser cette maison aussi originale par sa forme (ronde) que par toute la magie qu’elle contient. Le tout étant implanté dans un lieu magnifique. Au-dessus de nous virevolte une colonie de singes hurleurs qui se déplacent avec grâce tout en nous observant. Au sol, des arbres exotiques et de petits arbustes regorgeant de petits fruits rouges : du café !

Les enfants, intrigués, procéderont à une petite cueillette qu’ils passeront dans une machine séparant la graine de la coquille. Nous écoutons tous avec passion le petit cours dispensé par François sur les phases successives qui permettent d’obtenir les précieuses graines noires et odorantes.

Pénélope nous a préparé de délicieuses pâtes avec des sauces personnalisées. Elle termine ses études de littérature et est, elle-même, une cyclo-voyageuse avertie. Elle a parcouru le Nord de l’Europe l’été dernier pendant deux mois… et 4 000 km ! Son père, lui, après avoir travaillé avec des personnes en situation de handicap (tiens, tiens !) et travaillé pour une ONG au Pérou, a monté une entreprise proposant des parcours à vélo pour adolescents, principalement au Canada.

Pénélope et lui doivent s’absenter en début d’après-midi mais il souhaiterait vraiment que nous rencontrions son épouse, Odette, partie sur Granada pour la journée et qui devrait être de retour en début de soirée. Il nous invite donc à passer le reste de la journée et la nuit dans ce havre de paix. Et une invitation… ça ne se refuse pas !

Il nous reste encore beaucoup de kilomètres avant de rejoindre le port où nous embarquerons pour l’île d’Ometepe mais la perspective de faire plus ample connaissance avec cette incroyable famille nous enchante et nous acceptons avec grand plaisir l’invitation.

Nous passons une après-midi et une soirée des plus chaleureuses. Nous parlons constructions écologiques, cyclotourisme, Nicaragua et surtout du plaisir que nous avons de nous retrouver tous ici. Une rencontre aussi imprévue qu’inoubliable.

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12 Décembre : Granada

Après un ou deux jours sans vélo, nous avons tendance à « ramollir »…

Nous goutons tout de même à quelques heures de sommeil complémentaires avant un programme qui a pour bénéfice de maintenir la dynamique.

Nous commençons par arpenter les allées du marché couvert. Un dédale de petites allées qui se coupent et se recoupent pour laisser place à un immense labyrinthe plein de vie. De la couleur, du bruit, des odeurs… nous aimons ces lieux qui chamboulent tous nos sens. Une caverne d’Ali-baba où l’on peut tout trouver, même, malheureusement… des oeufs de tortues !

Nous avons ensuite réservé un moment instructif et gourmand… au musée du chocolat ! Depuis le début du voyage, nous avons traversé nombre de contrées propices à la culture de la fève de cacao et nous voulions en savoir plus sur cette pépite que nous offre dame nature.

De la cabosse (le fruit) à la pâte de chocolat, les enfants sont désormais  capables de faire un petit exposé sur l’histoire et les procédés de fabrication de cette douceur quasi-addictive. Pendant plus d’une heure et demi nous passons du cours d’histoire (en retrouvant notamment les Mayas, qui furent les premiers à utiliser les fèves de cacao, puis les Aztèques qui ont grandement participé à leur développement avant leur introduction, également en tant que monnaie d’échange, en Europe au XVIème siècle) à la torrefaction des graines avant de moudre ces dernières au pilon afin d’en extraire l’ingrédient de base pour des boissons ou des délices à forte densité de cacao.

Un bel atelier où chacun a pu participer activement. Naïa n’étant pas en reste tout en finissant « discrètement » l’ensemble des pots à portée de main.

L’exercice se terminant par la confection de barres chocolatées à faire consolider au congélateur, le goûter sera des plus gourmands aujourd’hui.

De quoi donner encore un peu d’énergie pour une nouvelle séance scolaire avant que Valérie et Lalie ne repartent pour une expédition sur le volcan Masaya où elles pourront admirer la lave en fusion. La journée se termine autour d’une soirée crêpes. Un peu de douceur avant la reprise du vélo…

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11 Décembre : Granada

Nous sommes désormais tellement habitués à nous réveiller avec le soleil que nous n’arrivons plus  à rester au lit après les premiers signes de lumière. Nous avons tout de même le luxe de prendre notre temps, de partager le copieux petit-déjeuner proposé par l’auberge de jeunesse (pancakes à volonté ! Il y a eu des amateurs !) ainsi que de se plonger dans la carte du Costa-Rica afin d’essayer de concilier un itinéraire accessible avec les rendez-vous et temps festifs prévus en cette fin d’année.

Nous partons ensuite pour une belle et longue promenade dans Granada. Une bien belle ville aux maisons colorées et comportant de très nombreux monuments historiques. Sa place centrale, vaste et superbement arborée est également une merveille. Portés par notre élan, nous continuons quelques kilomètres pour rejoindre la jetée qui borde le lac Nicaragua. Les enfants ne manqueront pas de remarquer la multitude de produits en plastique chariés par les petites vagues du lac. Quant aux adultes, ils ne pourront que constater la baisse du niveau des eaux qui ne permet plus de rejoindre l’île d’Omotepe: le réchauffement climatique et la gestion inappropriée de l’eau ne sont pas des légendes…

Nous dejeunons en ville, après être passés par le musée du chocolat afin d’y réserver une petite expérience culinaire pour demain. Les enfants sont en pleine forme pour aborder une nouvelle séance scolaire qui se terminera… dans la piscine à l’heure de l’apéro. Les pauses sont salutaires !

Comme souvent, les rencontres se font dans la cuisine. Des voyageurs de tout horizon, certains au long cours mais tous avec une soif de découverte de notre belle planète.

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10 Décembre : Managua – Granada : 54 km (7 054 km)

La journée commence par un échange très intéressant avec des élèves du Collège Gambetta de Cahors. Ils suivent notre Aventure depuis plusieurs mois et grâce à l’implication et au dynamisme de leurs professeurs nous avons pu répondre à leurs questions en vidéo-conférence. Pouvoir échanger ainsi à des milliers de kilomètres serait certainement passé pour de la science-fiction à la fin du siècle dernier et pourtant, ce matin, nous étions dans cette 4ème dimension.

Les élèves avaient bossé et leurs questions étaient intéressantes et pertinentes à la fois. La prise de parole de Lalie et Esteban est encore à travailler mais pour cette première ils étaient plutôt impressionnés. Une expérience qui permet de faire passer quelques messages et qui est donc à renouveler.

Nous pensons faire une petite étape aujourd’hui, juste de quoi sortir de cette très grande ville qu’est Managua.

Nous prenons le temps de partager un copieux petit-déjeuner avant d’immortaliser notre 7 000ème kilomètre, cliché souvenir que nous n’avions pas pris hier.

Les boulevards qui contournent Managua sont peu propices au cyclisme. Nous nous retrouvons sur de larges allées à deux ou trois voies dans lesquelles zigzaguent quelques taxis pressés qui sont ralentis par les automobilistes qui nous prennent en photo d’une main, le volant dans l’autre main.

Dans une énième montée, nous apercevons un magasin de vélo. Nous en profitons pour faire réparer la manette du frein arrière du Pino rouge qui refusait de revenir à sa position initiale après pression. Nous réalisons également quelques réglages, guidés par un technicien compétent et extrêment convivial.

(Crédit photo : collège Gambetta)

Nous sortons enfin de ces immenses zones commerciales qui bordent la ville. Nous comptions nous limiter à une vingtaine de kilomètres aujourd’hui mais poussons finalement jusqu’à la ville de Masaya située à 30 km. Il est 14h30 lorsque nous déjeunons et alors que, bien souvent, la pause déjeuner est fatale à l’enthousiasme de reprendre le vélo, toute l’équipe décide de tenter de rejoindre Granada dès aujourd’hui. La perspective de jouir d’une journée de repos supplémentaire et la vue du dénivelé restant (largement à notre avantage) étant deux arguments très favorables.

Il est 17h00 lorsque nous pénétrons dans Granada et nous mettons à la recherche de L’Oasis, une auberge de jeunesse conseillée par plusieurs voyageurs. En effet, le lieu est parfait : une cuisine et un réfrigérateur partagés, de larges et confortables espaces collectifs, un billard et même… de nombreux hamacs mis à disposition des voyageurs. Nous y croisons d’ailleurs un anglais de Guernesey qui s’apprête à terminer 2 ans de voyage à vélo.

Un lieu idéal pour se ressourcer après ces longues dernières étapes. Demain nous partons à la découverte de Granada que notre traversée à vélo nous laisse imaginer aussi belle que son aînée andalouse.

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9 Décembre : Nagarote – Managua : 38 km (7 000 km !)

Les pompiers nous avaient prévenus. Le week-end, ils ont souvent des interventions dues à l’alcool au volant… et cela n’a pas manqué ! Mais rien de grave et des pompiers si attentionnés qu’ils ont fait le maximum pour faire le moins de bruit possible lors des départs inopinés…

Nous les retrouvons au petit matin et avons certainement quelques heures de sommeil de plus qu’eux. Encore Bravo et Merci à ces généreuses personnes qui prennent tant soin de la population… tout en accueillant d’intrėpides cyclo-voyageurs.

Un peu de vent de face, quelques belles montées… le parcours est un peu plus exigeant que celui de ces derniers jours mais l’itinéraire qui passe près du lac Managua offre de superbes vues sur le Momontambo et Momontibito deux volcans qui, borde le lac pour le premier et constitue une île pour le second.

L’arrivée dans la chaleur et le trafic des faubourgs de Managua est moins glamour. Ça grimpe en pente douce sur plusieurs kilomètres et un bout de ferraille viendra causer une nouvelle crevaison. Décidemment cela fait deux crevaisons sur les 100 derniers kilomètres alors que nous en avions comptés le même nombre sur près de plus de 6 800.

Les mises en garde ont été nombreuses ces derniers jours pour ce contournement de Managua, ville réputée pour être l’une des plus dangereuses au Monde. Pas de téléphone ni d’appareil photo dans les mains, éviter les arrêts ainsi que les regroupements, ne jamais pédaler de nuit et… autant que possible passer le plus vite possible.

Nous avions vu sur « Ioverlander » qu’un couple de cyclovoyageurs conseillait un petit hôtel à l’entrée de Managua. Celui-ci contient notamment une cuisine partagée et une connection WiFi. De quoi nous préparer de bons petits plats sans avoir à sortir et donc s’exposer tout en préparant notre rencontre avec les collégiens cadurciens prévue demain matin. Nous serons ensuite en pleine forme pour cette étape semi-urbaine qui devrait pouvoir nous éloigner de la capitale Nicaraguayenne et nous rapprocher de Granada. Nous arrivons à destination au moment où nous franchissons notre 7 000 ème kilomètre !

Un temps scolaire et l’étude de la carte du Costa-Rica afin d’essayer d’imaginer le meilleur parcours possible au regard des imperatifs à venir occuperont une bonne partie de l’après-midi avant un repas au calme en famille et un petit film qui nous amène vers le sommeil.

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8 Décembre : Léon – Nagarote : 58 km (6 962 km)