4 Septembre : Cusco

Après une nouvelle soirée à  regarder queĺques épisodes des « Mystérieuses cités d’or », le lever se fait plus tardif ce matin.

Nous profitons de la matinée pour accomplir quelques tâches nécessaires et en attente : révision des vélos (en cela nous serons bien aidés par un très bon vélociste installé juste en face de l’hospedaje), finalisation de la seconde vidéo sur Cafayate-La Paz, travaux scolaires, linge…

Le Pino rouge, dont l’axe de pédalier claquait depuis deux étapes, avance désormais dans le silence et le rohloff du Pino blanc devrait être revu d’ici la fin de la semaine.

L’après-midi, après une belote familiale pendant la sieste de Naïa, nous partons explorer le très beau centre historique de Cusco,ses marchés, ses petites rues et ses grandes églises.

Nous cherchons, en vain, de nouvelles chaussures pour Christophe. Les siennes semblent avoir vécu. Mais les prix affichés dan le centre tourisique sont déraisonnables. Nous espérons qu’elles tiendront encore quelques jours, notamment jusqu’au retour du Machu Picchu.

Nous achetons de quoi faire un repas « maison » et rentrons partager la soirée avec Aurélie et Romain (de superbes vidéos sur leur page Facebook ou Vimeo « Bike kitchen ») et Nolwenn et Adrien (qui partent vers Ushuaïa et que vous pouvez suivre sur Facebook et Instagram « Tous-en-chaîne »). Une belle soirée ponctuée par de succulentes crêpes cuisinées par Adrien.

Demain matin, c’est le grand départ en direction du Machu Picchu que nous irons visiter après-demain !

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3 septembre : Cusco

Après la soirée festive d’hier soir, Naïa se lève ce matin en réclamant que ce soit son anniversaire aujourd’hui ! Comment lui faire comprendre qu’elle doit attendre encore 5 mois ? Alors, nous jouons le jeu et lui souhaitons un Joyeux Anniversaire…

Le lever se fait en douceur. Un petit-déjeuner dans le grand patio en compagnie d’autres voyageurs (encore de nombreux voyageurs à vélo : un couple de français, trois anglais et deux allemands… l’Europe  représentée en force), un peu de temps sur le net avant que Lalie et Esteban  se solidarisent avec leurs camarades français pour une bonne séance de travaux scolaires.

Nous partons ensuite pour notre mission du jour : trouver le meilleur plan pour aller voir le fameux Machu Picchu !  Il faut l’avouer, c’est un peu complexe. A moins de passer par une agence qui gère tout mais fait payer le prix fort, le reste demande de nombreux calculs. Aujourd’hui, visiter le Machu Picchu est un luxe. Face à la demande exponentielle, l’offre se fait élitiste à tel point que nous nous sommes même demandés si finalement nous allions y aller. En même temps, c’est compliqué d’être arrivés jusqu’à Cusco et de ne pas aller visiter cette merveille !

Nous avons donc questionné les autres voyageurs, cherché des infos sur Internet et étudié les différentes possibilités. Ce n’est pas l’entrée en elle-même qui est hors de prix, quoi que déjà élevée : 120 Soles par adultes (environ 30 Euros) et moitié prix pour les enfants, c’est le trajet qui vient grever le budget. La solution de confort consiste à prendre le train depuis Cusco mais le tarif dépasse les 100 dollars par personne (eh oui, ici les prix se donnent en dollars…). Pour éviter ce coût,  il faut jongler. C’est ce que nous avons essayé de faire. Nous verrons, dans 2 jours, si cela a fonctionné. Taxi, bus, train et marche à pied : voilà le programme qui nous attend avant d’accéder à la montagne sacrée. Il faudra aussi être vigilant avec les horaires car depuis quelques mois, l’entrée sur le site n’est possible que par demi-journées. C’est soit 6h00-12h00, soit 12h00-18h00 , avec à chaque fois , une jauge limitée à 2 500 personnes. Quand on vous dit que c’est de la folie!  …

L’après-midi, un autre temps scolaire (c’est vraiment la rentrée !) attend Lalie et Esteban avant un temps libre où chacun peut lire, jouer ou monter la prochaine vidéo…

En fin d’après-midi nous apprenons , avec bonheur, et après une longue attente, la naissance de Gabriel, un nouveau cousin pour Naïa, Esteban et Lalie. Bienvenue à toi Gabriel dans ce beau Monde !

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2 Septembre : Oropesa – Cusco ! : 31 km (3 906 km)

Une délicieuse odeur de pain chaud vient titiller nos narines alors que nous sommes en train d’arrimer les sacoches aux vélos. L’hospedaje dans lequel nous nous sommes arrêtés est également une boulangerie !

La propriétaire commence par nous offrir un énorme pain. Puis, lorsqu’elle verra les enfants, nous remplit un sac entier de pains chauds. Nous assistons aux manipulations devant l’énorme four alimenté au feu de bois. Des centaines de pains de toutes tailles sont méticuleusement placés et dorent à vue d’oeil. Ça ne chôme pas, la technicité de la personne qui gère le four est un véritable spectacle.

Nous dégusterons notre pain chaud quelques kilomètres plus loin, après avoir trouvé dans une petite épicerie du beurre et de la confiture de fraises. Avec le miel que nous avons toujours dans nos sacoches (nous en sommes de grands consommateurs !), voilà de quoi se préparer un petit-déjeuner d’exception. Entre-temps nous aurons traversé la capitale du cochon d’inde au four. Nous l’avons échappé belle et avons bien choisi notre ville étape !

La longue rentrée dans les faubourgs de Cusco n’est pas des plus agréables. Heureusement que les applications GPS sont là pour nous permettre de visualiser les chemins de traverse afin d’éviter les axes principaux, très chargés en véhicules.

Une fois arrivés à Cusco, il nous faut encore monter. La ville est en pente . Bien qu’une voie soit indiquée prioritaire pour les cyclistes, les nombreux taxis stationnés sur cette voie obligent à effectuer quelques contournements délicats.

Nous atteignons enfin la Plaza de Armas. Une foule immense occupe la place. Nous ne sommes pas encore acclimatés à tant de monde et prenons rapidement le chemin de « l’Estrellita », un petit hospedaje avec cour intérieure qui est connu pour être le repaire des cyclovoyageurs de tout horizon…

Nous repartons en fin d’après-midi, afin d’essayer de dénicher un bon restau. En effet, en plus de fêter notre arrivée à Cusco, Valérie et Christophe fêtent leurs noces de soie aujourd’hui. Que d’anniversaires en quelques jours !

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1er Septembre : Cusipata – Oropesa : 60 km (3 875 km)

Déjà 4 mois ! 1/3 de cette grande Aventure familiale est déjà écoulé ! Nous avons du mal à le réaliser ce matin en nous levant. Continuons de profiter intensément de la chance quenous avons  de vivre cette belle histoire !

Cusco se rapproche… et le trafic s’intensifie. Ce matin, piégés par le soleil qui a du mal à passer au dessus des grandes montagnes qui bordent la route, nous tardons un peu avant de nous arrêter pour partager le petit-déjeuner. Et quand le soleil réchauffe les bords de la route, ce sont les poubelles et détritus en tous genres qui n’incitent pas à la pause. Nous roulons ainsi une quinzaine de kilomètres avant de trouver un lieu convenable.

Le parcours est bien bosselė et dans la descente vers Urcos, le frein arrière du pino blanc lâche. Heureusement, le frein avant fonctionne parfaitement et la vitesse n’est pas excessive. L’écarteur entre les patins de freins s’est brisé et n’aura donc pas attendu la révision générale prévue à Cusco. Nous changerons donc les patins de freins, bien usés, sur le bord de la route. Le lieu est inconfortable mais au moins, c’est fait. Maintenant… ça freine fort !

En bons français, nous visons la capitale Péruvienne du pain pour nous arrêter. Nous l’atteignons au bout de 60 km durant lesquels notre attention aura été sollicitée afin de jongler entre les débris jonchant certains bords de route (parfois difficiles à éviter avec la largeur de la carriole !) et certains conducteurs, notamment de bus, peu soucieux des frêles cyclistes que nous sommes face à leurs mastodontes.

Une belle odeur de pain sortant du four marque notre arrivée sur Oropesa. Des dizaines de boulangeries se succèdent et appellent à l’arrêt. Nous trouvons une chambre pour toute la famille. De quoi se reposer avant d’attaquer la lente montée vers Cusco et la traversée de sa banlieue.

PS : Un grand Merci pour vos astuces et conseils pour la fermeture éclair de la carriole. Nous avons resserré (délicatement !) les bords avec une pince… et ça ferme à nouveau. Naïa est bien à l’abri !

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31 Août : Checacupe – Cusipata : Vinicunca + 19 km ( 3 815 km)

Lorsque le réveil sonne à 4h15, il nous faut quelques minutes avant de réaliser qu’une belle rando nous attend.

Comme convenu, nous sommes à 5h00 pétantes sur la place centrale. Mais pas notre chauffeur ! Heureusement nous avions pris quelques numéros What’sapp hier . Après un petit jeu de piste et 3/4 d’heure d’attente, nous voyons arriver le véhicule et son conducteur certainement victime d’une panne de réveil.

Il faut plus d’une heure, par de petits chemins de terre sinueux et parfois vertigineux , pour se rendre à l’entrée du parc naturel d’où démarre le sentier de randonnée.

Nous arrivons avant la foule. Après quelques bananes et biscuits partagés avec Jessica et Aldo, nos compagnons Mexicains, nous commençons la montée. Cette dernière n’est pas longue puisqu’elle nous mènera au sommet du Vinicunca en seulement 5 kilomètres.

5 kilomètres, mais un beau dénivelé puisque nous partirons de 4 200 mètres pour dépasser… les 5 000 mètres.

Sur le chemin, nous nous arrêtons pour observer les nombreux troupeaux d’alpagas qui paissent tranquillement dans les zones enherbées. Le paysage nous rappelle celui du plateau d’Emparis, situé en face de la Meije et des Deux-Alpes. Une végétation rase , sur un paysage bosselė, appelant à la sieste. Il est encore trop tôt pour cette dernière. De nombreuses pauses et objectifs de pauses permettront de faire face au poids de l’altitude et d’avancer. Les feuilles de coca sont également de sortie et faciliteront l’oxygénation. Seule Naïa, sur le dos de Sherpa-Valérie, n’utilisera pas les feuilles ramenées de l’Altiplano.

L’acclimatation à l’altitude, dont nous avons bénéficié ces dernières semaines, et la volonté des enfants (qui nous ont encore épatés aujourd’hui !) nous permettront de franchir notre premier 5 000 familial (5 036 mètres exactement !).

Du sommet, nous pouvons contempler une incroyable merveille de la nature : la montagne aux 7 couleurs. Cette vision incroyable méritait bien les efforts déployés.

Nous restons un long moment devant cette oeuvre qui nous apparaît telle une myriade de couleurs séchant sur un trèteau andin.

Les enfants feront une grande partie de la descente en courant (y compris Naïa) croisant une véritable fourmilière humaine qui s’est mise en marche. Une vision nous glacera à de multiles reprises lors de la descente : de très nombreux touristes font le chemin portés par des chevaux, eux-mêmes tirés par des femmes en sandales. Ces dernières, souvent d’un certain âge, redescendent ensuite à toute vitesse avant de remonter, non pas avec des personnes en situation de handicap ou des personnes âgées mais le plus souvent avec de grands golgoths blonds qui paradent ou des jeunes filles jouant avec leurs perches à selfie. Quel affreux exemple de la domination du Nord sur le Sud, de cet impérialisme économique qui rabaisse l’être humain à l’état d’animal dompté.

Les enfants ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi ce ne sont pas les dames qui sont sur les chevaux…

Nous pestons souvent lorsque des personnes nous appelent « gringos » . Mais il faut bien avouer que de tels comportements, sans justifier ce langage, peuvent l’expliquer en partie. Ce matin, nous avions parfois honte d’avoir la même couleur de peau que ces esclavagistes des temps modernes…

Nous ne pouvons que redescendre en félicitant nos enfants pour le courage et la détermination dont ils ont fait preuve.

Nous rentrons chez notre Warmshower, pique-niquons, puis regonflés par les globules du matin, retrouvons de l’énergie pour ranger nos affaires et repartir à vélo. 19 km et deux belles montées qui nous permettront d’alléger les deux dernières étapes avant Cusco.

Nous dînons et regagnons vite nos couchages après cette longue mais superbe journée.

PS : De grosses pensées accompagnent nos « canards » préférés qui vont courir le Marathon du Medoc, demain, en accompagnant Océane en Joelette. Nous avons forcément en mémoire ces aventures humaines partagées ces dernières années avec Nico, Zafer et tant d’autres. Merci à Lolo et Peggy pour cette superbe organisation. Nous serons avec vous, par la pensée, tout au long de ces 42,195 km… et rêverons des pauses oenologiques. A l’année prochaine !

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30 Août : Sicuani – Checacupe : 46 km (3 796 km)

Nous quittons Sicuani pour retrouver la route qui serpente dans la campagne environnante. Quelques chauffards semblent un peu excités ce matin. Mieux vaut anticiper quelques queues de poisson.

Encore des cyclovoyageurs sur la route aujourd’hui. Un couple d’Argentins parti de Buenos Aires pour rejoindre… Cusco ! Ils ne sont plus qu’à une petite centaine de kilomètres de leur objectif final mais font durer le plaisir en s’arrêtant dans les fêtes de village afin d’y vendre différents produits artisanaux de leur confection. Ils offriront d’ailleurs des bracelets à Lalie et Esteban qui commencent à avoir les poignets bien chargés. Nous retrouverons peut-être ce sympathique couple à Cusco.

En arrivant à Checacupe nous attend notre première expérience en tant qu’invités « Warmshower ». Après avoir accueilli  depuis plus de 15 ans , sur Toulouse puis sur Luzech de très nombreux cyclovoyageurs, nous avons, à notre tour contacté un hôte de ce réseau mondial en faveur de l’entraide entre voyageurs. C’est Jaime qui nous accueille dans une petite pièce prêtée par l’un de ses amis. Nous partagerons cet espace avec un couple de Mexicains qui descendent vers le sud.

Nous profitons d’être arrivés tôt pour consacrer une grande partie de l’après-midi aux travaux scolaires.

Nous partons également à la recherche d’un moyen de locomotion pour rejoindre le début de la randonnée vers Vinicunca et la Montagne aux 7 couleurs, chemin de montagne que nous souhaiterions parcourir demain matin.

Après de longues allées et venues, nous trouvons enfin un « collectivo » qui pourrait nous y conduire. Les Mexicains seront de la partie. Départ prévu à 5h00 du mat’ !

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29 Août : Aguas Calientes – Sicuani : 32 km (3 750 km)

Lorsque nous ouvrons la porte de la tente ce matin, nous nous trouvons face à un paysage quasi-imaginaire. Tout est blanc de gelée, surmonté de larges vapeurs sortant de la terre. Bienvenue à la confluence du gel et du feu !

Le soleil vient peu à peu effacer la pellicule blanche qui a recouvert nos tentes. Nous mettons tout à sécher et pendant ce temps allons profiter, une nouvelle fois, de ces piscines en plein air qui nous tendent les bras. Certaines atteignent les 50°. Autant dire que c’est chaud !

Avant d’atteindre le stade de la cuisson, nous sortons pour partager le petit-déjeuner avec Willy. C’est encore une très belle personne. Il est parti depuis 9 mois, sans vraiment de date de retour, sinon l’épuisement de ses économies. Il voyage sur un vélo qu’il a fabriqué… en bambous ! Il l’a équipé pour voyager ultra-léger (pas de porte bagage avant, ni arrière) et utilise deux énormes pneus (type fat-bike). Adepte des chemins caillouteux et sablonneux, il fera tout de même l’étape du jour, avec nous, sur l’asphalte .

L’une des étapes les plus faciles que nous ayons eue jusqu’à présent. 28 km de descente et de plat avant de rejoindre les faubourgs de Sicuani, la seconde ville de la region , après… Cusco ! Entre – temps nous traverserons la capitale des cuyes, ces cochons d’inde élevés, pour finir dans les assiettes.

Nous nous rendons au « Mercado Central » pour déjeuner local, avec Willy. Puis il repartira pour quelques kilomètres afin d’essayer de retrouver Kaï (l’Américain que nous avions rencontré à Uyuni puis à La Paz). Ils ont pour projet de rejoindre Vinincuca, la « Rainbow montain », magnifique oeuvre de la nature , également à notre programme après Checacupe. Peut-être nous y croiserons nous. A défaut, rendez-vous est pris à Cusco , afin de partager d’autres bons moments.

Nous avons un peu de mal à trouver un logement qui permette de poser nos montures en toute sécurité. Les hôtels du centre sont tous dotés de grands escaliers , peu propices à acueillir notre chargement. Nous nous éloignons donc et nous installons, en périphérie, dans un petit hôtel doté d’un vaste jardin.

Nous retrouvons un peu de WiFi qui nous permet de télécharger les photos pour les articles.

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Vidéo 2 : Cafayate – La Paz – Les moments forts

Voici comme promis la 2ème vidéo retraçant les moments forts entre Cafayate et La Paz!

Bon visionnage 😉

 

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28 Août : Santa Rosa – Aguas Calientes ! : 43 km (3 718 km)

Nous sommes prêts de bonne heure pour attaquer les 30 kilomètres de montée qui nous attendent.  Au bout de quelques virages nous nous posons, une dernière fois, dans l’herbe jaunie de l’altiplano pour partager notre petit-déjeuner.

Nous contemplons ces larges étendues surplombées de montagnes enneigées avec nos yeux de voyageurs heureux.

Les 25 premiers kilomètres présentent une pente largement abordable sur laquelle nous essayons de maintenir un rythme correct. Dans cet effort nous croisons une écossaise à vélo, partie de Bogota en Colombie pour se rendre à Uyuni. Son accent anglais nous parait complexe et rapide, nous essayons de nous accrocher pour comprendre tout ce qu’elle nous raconte.

Dans les 5 derniers kilomètres nous paierons le fait d’avoir été présomptueux de nos efforts. Le rythme se fait beaucoup plus lent, la pédale plus lourde. Heureusement nous rencontrons encore deux cyclovoyageurs luxembourgeois qui nous offriront le luxe d’une petite pause. Marc et Lisa viennent tout juste de partir de Cusco… pour deux ans de voyage qui les mèneront à Ushuaïa, dans l’Océanie et en Asie.

Nous avons eu le temps de reprendre notre souffle et parcourons les derniers hectomètres avec le panneau du Col de la Raya en ligne de mire, 4 338 mètres, le point culminant de notre Aventure familiale que nous atteindrons à vélo cette année.

Au sommet, une belle surprise nous attend. Un car de Suisses s’est arrêté et joue de la musique à l’aide de grands cors des alpes qui résonnent dans toute la vallée. Nous les écoutons avec délice pendant que nous nous habillons pour la descente. Le vent s’est levé, les nuages sont revenus et il ne fait plus très chaud.

Nous avons entendu parlé des Aguas Caliente, situées dans la descente, par nombre de voyageurs que nous avons croisés . Nous décidons de nous y arrêter pour la nuit. Il est possible de camper dans ce site extraordinaire. De nombreux bassins d’eaux très chaudes sont dispersés dans un bel espace encore préservé. Nous déjeunons devant l’entrée et sommes rejoints par Willy, un cyclovoyageur Allemand, dont nous avions fait la connaissance à la Casa de ciclistas de La Paz. Heureux de nous retrouver, nous montons les tentes entre deux bassins puis allons profiter de ces eaux volcaniques. Nous plongerons même dans ce que Joseph des « Chamavelo » avait appelé « la tisane », un bassin dans lequel baignent un grand nombre de plantes aromatiques sensées posséder de nombreuses vertus.

Nous en sortons pour nous faire cuire quelques pâtes et partager un bon repas anglophone avec Willy. Il fait moins de 5°, vivement demain matin que nous replongions dans les bassins d’eaux chaudes…

PS : Amis cyclovoyageurs, ces Aguas Calientes constituent un excellent spot de bivouac. Nous avons payé 12 soles (3 euros) pour 5 avec accès illimité à toutes les piscines d’eaux chaudes pour 24h dans un lieu incroyable !

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27 Août : Ayaviri – Santa Rosa : 44 km (3 675 km)

Nous ne sommes plus qu’à 250 km de Cusco au départ ce matin. 5 à 6 jours de vélo et nous devrions rejoindre notre prochaine grande étape. Entre temps, nous devrions passer un col demain qui nous fera quitter l’altiplano et redescendre un peu en altitude, sur la route du Machu-Pichu.

En attendant, c’est un faux plat montant qui nous attend. Un orage se prépare au loin et le vent devient tourbillonnant  et instable. Nous accélerons lorsque nous le sentons de dos pendant quelques centaines de mètres, puis prenons notre mal en patience lorsqu’il nous caresse la face.

Pour égayer quelques longues lignes droites, nous faisons successivement la course contre un train (nous perdons ! malgré ses encouragements auditifs !) puis contre la pluie (et là, nous gagnons ! touchés uniquement par quelques gouttes).

Avec toutes ces accélérations, nous arrivons vers 13h00 à Santa Rosa où l’ambiance grimpe puisque nous nous trouvons au coeur de la fête annuelle.

En arrivant vers le centre nous croisons… 4 nouveaux cyclo-voyageurs : un couple d’allemands et un couple d’australiens. Ils sont partis de Quito pour rejoindre… Ushuaïa !

Nous discutons un long moment avec ces deux couples bien sympathiques. Amis anglophones, vous pouvez les suivre sur : http://www.leavewithoutpay.com .

Le journal du jour de notre rencontre : https://leavewithoutpay.com/2018/08/27/the-last-pass-maybe-sicuani-to-ayaviri-108k-19492k-3300ft/

Nous cherchons un endroit pour poser les vélos dans une petite auberge , puis allons déjeuner sur la place animée avant qu’un orage ne s’abatte sur cette petite ville et invite chacun à trouver un abri.

Demain, 30 km de montée nous attendent pour quitter l’altiplano. Nous prendrons alors la route de Cusco avant d’attaquer la partie qui s’annonce, sans doute, la plus physique du voyage entre Cusco et le Pacifique.

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Avez-vous des questions?

C’est la rentrée ! Nos petits (et grands) reporters sont prêts à répondre à toutes vos questions. Vous pouvez les poster en commentaire à cet article jusqu’au 5 septembre!

Nous avons  constaté , les fois précédentes que ce petit jeu de questions/réponses apportait un éclairage complémentaire sur nos aventures : nous ne pouvons pas toujours tout mettre dans nos récits quotidiens et ne prenons pas toujours le temps de répondre à certaines questions glissées parmi vos commentaires.

Nous en profitons d’ailleurs pour vous dire un grand merci à tous pour vos petits messages et encouragements qui pimentent et embellissent notre voyage !

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26 Août : Ayaviri

Notre grand garçon a grandi cette nuit ! 8 ans… et presque toutes ses dents.

Un réveil en chanson, des bougies déposées sur un petit donuts et voilà un ballon de foot en cadeau.

Impatient de le tester, Esteban est ravi de se rendre dans un grand parc de jeux situé à proximité de la ville. Nous y passerons deux bonnes heures, les enfants courant dans tous les sens et les parents essayant de suivre…

Un déjeuner rapide en ville avant qu’Esteban ait enfin l’occasion de jouer un peu à la tablette (le sevrage qu’il a eu depuis quelques semaines , pour cause de journées bien remplies à velo et en rencontres, ne fait que rendre cette occasion encore plus excitante pour lui…. Pendant ce temps Lalie essaie de construire un petit robot solaire qu’elle a eu pour son anniversaire. Naïa fait sa sieste . Les parents inspectent les vélos et essayent de réparer une fermeture éclair de la carriole… qui ne ferme plus ! Nous avons essayé d’huiler la fermeture, vérifié chaque pic… rien n’y fait ! Si vous avez des recettes, nous sommes preneurs.

Ayaviri n’est pas une cité touristique et nous sommes certainement quelques uns des rares étrangers dans cette ville. Nous ne passons pas inaperçu malgré nos efforts pour nous fondre dans la population locale.

Ce soir nous fêterons l’anniversaire d’Esteban dans un petit snack de la place centrale. Un anniversaire original par le lieu et la dynamique dans laquelle il s’inscrit.

PS : Bonnes fêtes de Luzech ! A l’heure ou paraitront ces lignes, le concert des Flagrants Délires battra son plein. Un rendez-vous annuel dont nous garderons d’excellents souvenirs. Bises d’Esteban à son prof de guitare préféré !

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25 Août : Japune – Ayaviri : 47 km (3 631 km)

Cette nouvelle nuit sous tente (qui sera certainement le bivouac le plus haut de notre périple, à 3 900 mètres d’altitude) est finalement l’une des meilleures de ces derniers jours. Nous n’avons pas eu froid (alors que dehors tout a gelé) et nous réveillons avec un panorama magnifique.

La fermière  passe près de nous, s’inquiète de la nuit que nous avons passée et nous invite à la suivre pour la traite matinale des vaches. Spectacle authentique dont les enfants ne perdent pas une miette, s’étonnant de la quantité de lait pouvant sortir d’une seule mamelle. Cette observation valait bien le fait de décaler un peu l’heure de notre départ.

Dans la traversée de Pukara, nous croisons de nouveaux cyclovoyageurs. Yves, Jurassien, et Frédérique, Aveyronnaise, sont partis d’Alaska il y a 13 mois et comptent rejoindre Ushuaïa d’ici la fin de l’année. Ils voyagent désormais avec un couple d’Anglais qui ont la même destination. En ce 25 Août nous avons une pensée pour les « Chamavelo » qui terminent aujourd’hui leurs 13 mois de voyage à Montpellier, sympathique famille que nous avons tous eu le plaisir de cotoyer. Nous échangeons nos bons plans pour nos routes respectives puis repartons sur de longues lignes droites.

La piètre qualité de la chaussée et le vent de face qui s’est levé sont aussi nuisibles pour le moral que pour le physique. Nous sommes obligés d’appuyer lourdement sur les pédales pour plafonner à un pauvre 9km/h ! Le fait d’appuyer davantage sur les pédales a des conséquences sur nos postérieurs qui subissent également plus de pressions et nous obligent à changer de position plus fréquemment , sans jamais en trouver une, vraiment confortable.

Au bout d’une dernière ligne droite interminable, nous arrivons enfin à Ayarivi, petite ville que nous avions pointée sur la carte pour y fêter l’anniversaire d’Esteban, demain.

En début de soirée, nous assistons à une nouvelle démonstration de « Caporales » un défilé de danses mi-hip/hop, mi-folklorique. Le résultat est vraiment réussi. L’énergie déployée par tous ces jeunes danseurs est remarquable, le tout accompagné par… une fanfare bien entendu ! Jamais nous n’avons entendu autant de fanfares que lors de ce dernier mois !

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Bolivie : rude mais inoubliable !

Venir en Bolivie, pédaler sur le Salar d’Uyuni et rejoindre le lac Titicaca était un objectif phare de notre voyage… la réalisation d’un rêve! Nous savions pourtant que cela signifiait également entrer vraiment dans l’Aventure, la dure de dure : celle où tout n’est pas si simple, mais qui forge les esprits et laisse des souvenirs imperrissables.

La Bolivie aura tenu toutes ses promesses !

Voyager sur l’altiplano bolivien en hiver, en vélo et avec des enfants en bas âge ne constitue pas un voyage de plaisance. Il faut s’adapter à l’altitude et au climat, certes, mais également aux conditions de vie souvent très précaires.

Finalement, le froid n’a pas été aussi intense que nous aurions pu le craindre. Notre équipement s’est révélé bien adapté et nous n’avons eu à faire face qu’à 3 jours de vraiment mauvais temps en 1 mois et demi! Nos doudounes ne nous ont néanmoins pas beaucoup quittés.

Pour ce qui est des conditions de vie, nous avons encore été impressionnés par la capacité d’adaptation des enfants… ils prennent les choses comme elles sont, sans se poser de questions. Nous les avons quand même trouvés un peu plus « fatigués » que d’ordinaire… mais les pauses effectuées et l’entrée au Pérou leur ont redonné leur dynamisme habituel, donc pas d’inquiétude !

Nous, parents, avons aussi vécu sans trop de préoccupations cette période plus rude : trop heureux des découvertes qu’elle engendrait. C’est le plaisir que nous avons eu à retrouver ce que nous appelons désormais « le luxe » qui nous a le plus étonné :

– des douches chaudes qui restent chaudes du début à la fin (Lalie aura vécu 2 fois à ses dépens l’expérience d’une douche glacée pour se rincer les cheveux, quand la température de la salle de bains n’excède pas 10 degrés.

– de la nourriture un peu plus variée : en dehors des grandes villes (assez peu nombreuses) il est très dur de trouver de quoi manger varié. Les petits commerces vendent très peu de choses, quasiment jamais de crudités ni de quoi pique-niquer. Quant aux « restaurants » et restaurants de rue, ils proposent à peu près tous la même chose : du riz blanc, des patates, et du poulet. Le poulet à la broaster (pané et fri) est une véritable institution en Bolivie ! C’est ainsi que, même après un « bon repas » nous avions toujours la sensation d’avoir faim (au moins pour une gourmandise!).

– une salle de bains et des toilettes propres (!). Les conditions d’hygiène ne sont, bien sûr, pas idéales. Les intestins s’en ressentent… Le confort de sanitaires propres qui fonctionnent est d’autant plus appréciable.

Nous aurons également quelques fois pesté contre les coups de klaxons des taxis en pleine nuit.

Malgré tout cela, nous quittons la Bolivie le coeur rempli de belles images! Le Salar d’Uyuni a été magique et inoubliable, La Paz impressionante, la jungle luxuriante et sauvage et le lac Titicaca grandiose!

Nous y aurons aussi fait beaucoup de belles rencontres, et même eu le temps de voir certaines se transformer en amitiés sincères : en recontrant les Chamavelo qui font partie des personnes qui nous ont inspiré, en pédalant plusieurs jours avec les 260 Litros à travers le Salar, en cohabitant avec d’autres voyageurs dans une auberge espagnole à La Paz, ou en partageant le quotidien d’une famille bolivienne investie dans la permaculture à Sorata…

Pour toutes ces raisons la Bolivie restera à coup sûr un temps fort de notre voyage dont chaque épisode sera profondément gravé dans nos esprits…

Photo « Chamavelo »

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24 Août : Juliaca – Japune : 57 km (3 584 km)

La nuit fut gastriquement inconfortable et le voisin festif. Malgré un bon matelas, elle ne fut donc pas des meilleures. Nous entamons une nouvelle cure de probiotiques et quittons notre voisin avec le logement…

Le temps de rassembler toutes les affaires éparpillées, d’aller retirer quelques liquidités en centre ville et de partager le petit-déjeuner, il est déjà 11h00 !

Dans 48 heures , un autre anniversaire s’annonce. Il nous faut donc calculer un point de chute qui donne envie d’y rester une journée. Il va donc falloir rouler un peu !

La sortie de Juliaca nous paraît moins complexe que lorsque nous sommes arrivés. Entre les rues cabossėes, en terre, nous tombons même sur une improbable piste cyclable (les applications numériques ont décidemment révolutionné les itinéraires en ville…). Quelques kilomètres  de répit avant que la piste cyclable s’arrête aussi brusquement qu’elle nous était apparue.

La route est plate. L’absence de vent nous permet d’avancer. A 13h00 nous nous arrêtons pour déjeuner au sein du « comedor municipal » du petit village de Calapuja. Une soupe de quinoa, une assiette de riz, petit-pois, pomme de terre accompagnant un impondérable morceau de poulet nous redonnera des forces pour reprendre la route qui devient plus vallonnée… et donc plus intéressante.

A 16h30, 55 km s’affichent déjà au compteur. Il reste une petite dizaine de kilomètres avant de trouver un nouveau village.  Le paysage nous parait tellement appeler le bivouac que nous cherchons un petit chemin qui s’écarte de la route pour nous offrir la quiétude d’une nuit à l’extérieur. Un petit promontoire surplombe la rivière qui se déhanche en contre-bas. Au loin, nous apercevons des flamants roses pour la seconde fois de la journée. Ce spectacle nous émerveille et devient féerique quelques minutes plus tard lorsque le soleil se fait rasant et nous gratifie de ses plus beaux éclats. Une fermière vient chercher ses moutons qui nous tenaient compagnie et nous souhaite bon courage pour ce qu’elle appelle « les nuits glacées ». Effectivement il risque de faire froid et nous nous couvrons en conséquence avant de nous entasser dans un espace commun sous la tente. Nous plongeons dans nos duvets en songeant au spectacle qui s’annonce superbe demain matin avec un petit-déjeuner surplombant le paysage.

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23 Août : Presqu’île de Llachon – Juliaca

En ce grand jour familial, le lever est matinal. Natalio et sa fille qui s’occupent de l’association pour un tourisme responsable à Llachon ont préparé des crêpes pour le petit-déjeuner que nous accompagnons d’un gâteau au chocolat parsemé de bougies.

Lalie est aux anges pour son premier anniversaire à deux chiffres !

Nous ne tardons pas , car Darwin le capitaine de notre petite embarcation nous attend pour se rendre sur les îles d’Uros. Ces îles ont la particularité d’être des îles flotantes construites à l’aide de végétaux qui poussent sur le lac. 45 minutes de bateau plus tard, nous posons le pied sur ces îlots mouvants qui sont en fait de fabuleuses inventions datant de l’époque Incas. Jorge, le responsable du site, prendra de son temps pour nous expliquer en détail comment sont réalisées ces îles et la manière dont la vie s’organise au sein de celles-ci. Si le flot des touristes préfère les îles d’Amantani ou de Taquile, ces îlots sont surprenants. Certes, le côté « artificiel » peut parfois poindre mais on sent une véritable fierté de ces isliens de revendiquer et présenter leur culture millénaire. Si les panneaux solaires et donc l’électricité est désormais présente sur ces quelques dizaines de m2, l’alimentation, le troc, l’entretien quasi-quotidien des îles sont de véritables sources d’inspiration, loin du continent.

Nous resterons près de deux heures sur l’une de ces îles, seuls visiteurs privilégiés. Nous aurons également le droit à une petite escapade en barque traditionnelle.

C’est à 11h11, heure exacte de la naissance de Lalie, que nous reposons le pied sur la terre ferme. Tout un symbole !

Ces 24 heures sur la presqu’île de Llachon auront été une superbe parenthèse.

Nous reprenons la route du retour dans des « collectivos » bondés, des mini-bus 9 places où nous nous entassons parfois… à 18 ! Nous voulions de la proximité avec la population locale, nous sommes servis !

Nous ressortons en fin d’après-midi. Lalie a faim de viande et nous avons trouvé un petit restau adapté à ses désirs. Nous passons une superbe soirée avec un serveur au top et des convives chaleureux qui se lèveront tous pour chanter un joyeux anniversaire à la Reine du jour.

Demain, finies les agapes, nous reprenons la route vers le Nord !

En bonus, nous avons le plaisir de partager avec vous le moment où  Naïa Lalie souffle ses 10 bougies !

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22 Août : Juliaca – Presqu’île de Llachon

Parmi les engagements familiaux que nous avons pris lors du voyage, figure celui de ne pas faire de vélo le jour de l’anniversaire de l’un des membres de la VeLove Family.

Et demain est un événement puisque Lalie fêtera ses 10 ans ! 10 ans que nous sommes devenus une famille grâce à cette merveille !

Pour ne pas nous retrouver au milieu de nulle part et prévoir une petite surprise atypique pour notre aînée, nous avons décidé de nous octroyer une journée supplémentaire sans vélo. Cela nous permet, le matin, d’aller acheter discrètement quelques cadeaux (car 3 jours après Lalie, viendra le tour de l’anniversaire d’Esteban) et de finaliser notre projet.

Nous souhaitons, en effet, partir revoir une dernière fois le lac Titicaca et visiter l’une de ses îles, mais nous voulons le tenter sans passer par une agence ou un tour operator.

En fin de matinée nous prenons donc un « collectivo » pour Capachica puis un autre pour Llachon. Une fois arrivés, nous sollicitons les personnes sur la place et par le bouche à oreille tombons sur une dame qui tient un gîte. Reste à trouver un bateau pour aller visiter une île. C’est ce qui sera fait grâce à Darwin avec lequel nous convenons d’un horaire et d’un prix pour demain matin.

Il nous reste du temps dans l’après-midi pour jouer au foot avec les enfants de la propriétaire, pour faire une promenade le long de la plage qui borde le lac, puis pour monter en haut d’un mirador qui surplombe la baie.

Le gîte est tenu par une famille fort accueillante qui nous intègre rapidement dans la vie de la ferme qu’elle gère également. Donner le biberon aux plus petits des agneaux sera certainement un beau souvenir pour les enfants.

PS : en ces derniers jours de Mercato, les enfants ont endossé des tuniques du Pérou (les seuls maillots en tailles enfants disponibles étant ceux du PSG (veridique !) et du Pérou, le choix fut vite fait…)

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21 Août : Juliaca

Notre horloge biologique serait-elle déjà réglée sur un réveil très matinal ? Toujours est-il , qu’alors que nous avions convenu de laisser chacun dormir au maximum, tout le monde est prêt à 8h00 pour partager quelques tartines dans la chambre (nous avons aussi retrouvé du vrai beurre, du miel et de la confiture hier…).

Nous profitons de ce temps que nous avons pour faire une grande promenade dans les rues du centre ville de Juliaca. C’est animé ! On y trouve de tout, des fruits, des vêtements, des plantes pour prévenir ou combattre les maladies et toujours les fameux foetus de lamas séchés. D’ailleurs nous avons vu quelque chose d’encore plus laid que des foetus de lamas séchés : des foetus de lamas en train de sécher !

Autre ruelle qui a attiré toute notre attention, celle qui présente de nombreuses inventions mécaniques fonctionnant uniquement grâce à l’énergie solaire ou hydraulique. De petits systèmes que les enfants ont bien envie de reproduire.

Nous en profitons également pour changer nos Bolivianos en Soles avant d’aller déjeuner. La pluie se met à tomber et après un petit temps calme, Lalie, Esteban et Christophe en profitent pour se faire une petite séance ciné alors que Naïa et Valérie s’adonnent au lèche-vitrines .

Nous arrivons enfin à trouver de nouvelles piles pour nos compteurs (qui avaient été changées au départ mais qui, apparemment, n’ont pas aimé les nuits froides en Bolivie) et achetons une carte SIM Péruvienne pour le téléphone, en cas d’urgence.

Le soir, nous ne résistons pas à un petit resto gourmand. Il nous faut recharger les moteurs, un petit tour sur la balance ce matin a révélé que, depuis le départ, Valérie a perdu 6 kg et Christophe 8 kg pour retrouver son poids d’adolescent ! Apparemment toutes les calories que nous brulons sur le vélo ne sont pas compensées…

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20 Août : Huancane – Juliaca : 64 km (3 527)

L’hôtel n’était, certes, pas très cher mais il n’était pas insonorisé non plus ! Aussi lorsque les clients viennent demander une chambre à toute heure de la nuit, c’est un peu comme s’ils étaient dans notre chambre…

Cette nouvelle nuit nous a motivés à trouver un peu plus de confort. C’est à 7h00 que nous décolons ce matin pour rejoindre Juliaca, une grande ville Péruvienne située au Nord du lac Titiaca. Nous nous arrêtons au bout d’une petite dizaine de kilomètres pour partager un petit-déjeuner puis poursuivons sur une route qui contraste grandement avec celles empruntées ces derniers jours. Aujourd’hui pas de relief, c’est tout plat (donc un peu lassant avec de grandes lignes droites) et surtout il y a beaucoup de trafic alors que nous avions fini par oublier le stress de la circulation sur la rive droite du lac. Nous serrons les dents et avançons nous jetant sur le bas côté lorsque les chauffards se font trop collants.

Cette route sans saveur nous laisse du temps pour observer la campagne électorale en cours. Le 7 octobre prochain les Péruviens voteront pour leur Maire mais également pour leur représentant au district et à la région. Et la propagande électorale s’affiche… sur les murs. Pratiquement aucune façade ne résiste au phénomène. Chaque maison porte un ou plusieurs noms écrits à la peinture mais surtout le logo d’un parti. Car oui, le 7 octobre, les électeurs auront simplement à cocher un dessin. Alors ça part dans tous les sens. Ici un arbre, là une flute de paon ou une pelle, plus loin un ballon de foot, un coq, ou le préféré des enfants une goutte d’eau qui sourit ! Cela devient oppressant. Une véritable pollution visuelle qui finit par masquer le reste du paysage. Parfois les routes sont « taguées » avec ces symboles, façon « Tour de France », ou les voitures arborent des affiches ou des peintures. Ici, les élections ça prend de la place !

L’entrée dans la ville de Juliaca est certainement la traversée urbaine la plus difficile que nous ayons connue jusqu’à ce jour. Routes dans un état déplorable, travaux imposants de grands détours et surtout un trafic assourdissant au mètre carré.

Nous arrivons tout de même à rejoindre un hôtel du centre recommandé par « Les andes en roues libres » pour son rapport qualité/prix remarquable.

Nous laissons les vélos et allons déjeuner en ville lorsque nous tombons sur… un centre commercial ! Le premier depuis plus de trois mois ! Alors oui, nous avons un peu honte de l’avouer  mais nous restons les yeux grands ouverts et la bouche bée devant tant de profusion. Esteban tombera dans une grande excitation devant un « capri-sun » (jus de fruit industriel) quand nous n’arriverons pas à résister à une pizza ou à quelques frites !

Après la traversée de la Bolivie, ce centre commercial apparaît comme un mirage ou tout simplement comme une certaine mondialisation économique à laquelle nous avons, nous-mêmes, du mal à échapper.

Bref, c’était quand même bon !

Nous rentrons enfin à l’hôtel où nous pouvons enfin retrouver du WiFi (décidemment quel conditionnement occidentaliste !). Nous lisons mails et commentaires et insérons enfin des photos sur les articles écrits depuis 10 jours.

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19 Août : Conima – Huancane : 63 km (3 463 km)

Il est 6h00 du matin et il fait grand jour dans la tente. Le nouveau fuseau horaire a eu son effet et permet un réveil matinal. Nous nous étions tant couverts que finalement nous avons réussi à avoir chaud, collés les uns aux autres dans notre tente. Pourtant dehors, lorsque nous déjeunons face au lac, le thermomètre affiche un petit 1,9°. Mais sans vent et avec un soleil qui déploie rapidement ses rayons, nous n’avons pas froid.

Le séchage de la tente se fait ainsi rapidement et à 7h30 nous sommes quasi-opérationnels. Un petit bruit sur l’un des vélos et un large détour à la sortie du village imposé par des travaux sur un pont  nous feront perdre une petite heure. Quoi qu’il en soit, nous ne sommes jamais partis aussi tôt. Et tant mieux, car plus de 600 mètres de dénivelé positif nous attendent encore aujourd’hui. Ça commence doucement par quelques montagnes russes nous faisant alternativement surplomber le lac avant de caresser ses rives. La vue qui nous entoure a un faux air de méditerranée… 4 000 mètres plus haut !

Les rues de Moho que nous essayons de grimper après une vingtaine de kilomètres ont, elles, l’aspect de celles de St Flour. Ça monte raide… et longtemps ! Un col de 8 km prolonge ces premières pentes. Nous avons laissé beaucoup d’énergie dans l’étape d’hier et la montée se fait au train. Sur les derniers kilomètres qui s’adoucissent en faux plat montant, un petit vent vient nous aider, nous poussant jusqu’au sommet.

En bas de la descente nous avons déjà parcouru 40 kilomètres. Nous nous arrêtons dans une petite épicerie afin de compléter nos provisions puis faisons une pause sur une petite bute qui surplombe le lac afin de déjeuner. Un orage menace et nous nous hâtons donc de reprendre la route. Pour la plus grande joie des enfants, nous apercevons enfin nos premiers alpagas. Le dénivelé, lui, est toujours aussi exigeant et nous arrivons rincés à Huancane, première « vraie » ville depuis la frontière. La pluie menace toujours et nous souhaitons partir tôt demain pour rejoindre Juliaca où nous prendrons un peu de repos. Nous trouvons une chambre dans notre budget (moins de 10 Euros pour 5 lits !) et partons découvrir la Feria qui se tient sur l’artère principale.

A 19h30, après le visionnage d’un nouvel épisode des Cités d’Or (dont l’intégrale nous a été précieusement transmise par les « Chamavelo ») tout le monde est déjà couché. La bonne fatigue a gagné toute la tribu !

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Une nouvelle vidéo : Cafayate – La Paz

Parce que que c’est Dimanche..

Parce qu’aujourd’hui est une belle journée avec l’anniversaire de notre grand garçon…

Parce que vous partagez notre quotidien depuis près de 4 mois…

Et pour plein d’autres bonnes raisons :

Voici une petite vidéo réalisée avec la collaboration de Lalie et Esteban pour vous raconter le parcours à vélo entre Cafayate et La Paz.

D’autres images des moments forts de ces belles semaines suivront prochainement.

Vous pouvez également voir le superbe film réalisé par les « 260 litros » lors de notre traversée commune du salar d’Uyuni : https://youtu.be/mfHU9fQm4eU

Merci encore à eux pour ces superbes moments partagés !

A bientôt

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18 Août : Puerto Acosta – Conima : 34 km (3 401 km)

Après une dernière nuit Bolivienne, nous nous lançons à l’assaut du col qui doit nous mener au Pérou. 7 km de montée sur un chemin caillouteux et bien pentu, surtout sur les 4 premiers kilomètres. Finalement, cet itinéraire que nous redoutions se transforme en plaisir tant le paysage est magnifique. Nous retrouvons enfin la montagne après de nombreuses semaines sur l’altiplano. Le soleil est, lui aussi, de la partie, ce qui nous permet de faire une grande partie de l’ascension en t-shirts.

C’est surtout nos bras et nos dos qui travaillent, poussant tout notre équipage vers le sommet. Les enfants partent, main dans la main pour une petite randonnée tandis que les parents font le « yo-yo » montant ensemble un vélo sur quelques centaines de mètres avant de redescendre pour aller chercher l’autre.

Il est midi lorsque nous parvenons à avoir le col en vue. C’est à ce moment là que nous croisons un autre cyclovoyageur. Andy est Allemand. Il est parti de Quito, en Équateur, il y a 80 jours et a pour objectif de rallier Ushuaïa d’ici la fin de l’année. Nous échangeons quelques bons plans et conseils avant d’achever la dernière côte.

Quelques centaines de mètres plus loin, une grande borne matérialise la frontière. Les enfants s’amusent à mettre un pied de chaque côté ou à discuter de chaque côté de la frontière avec un décalage horaire puisque nous gagnons encore une heure en passant au Pérou. Le décalage horaire avec la France s’accroit en revanche et passe désormais à 7h00.

Nous descendons quelques kilomètres pour atteindre Tilali, village frontière dans lequel nous devons effectuer les formalités d’entrée dans le pays. Cet accès est tout récent et le poste n’est pas encore informatisé. De nombreux formulaires papiers sont donc à remplir, avant d’obtenir les fameux tampons d’entrée.

En discutant avec les douaniers nous apprenons que la gérante du seul bureau de change du village… est partie en vacances ! Nous n’avions pas prévu le coup et nous nous retrouvons sans un centime de monnaie locale. Le prochain bureau de change est à Juliaca, à plus de 150 km du lieu où nous nous trouvons. Heureusement l’un des petits restaurants de la place accepte que nous puissions régler l’addition en Bolivianos. Puis c’est l’un des clients de ce restaurant qui nous proposera de changer quelques Bolivianos en Sols. Nous avons donc 100 Sols, soit 25 Euros pour les 3 prochains jours. Beau challenge !

Nous poursuivons notre route qui longe le rivage du lac Titicaca. Le parcours est à nouveau magnifique, passant dans de vertes forêts et traversant de multiples villages.

Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas bivouaqué . Ces rives du lac Titicaca présentent de superbes lieux pour poser la tente. Nous tentons donc le coup et verrons bien si notre équipement nous permet de résister au froid. Avec le décalage horaire, il fait déjà nuit noire à 18h00. Nous dînons sous l’abside de la tente, ressortons pour admirer le ciel magnifiquement étoilé puis allons rejoindre nos duvets alors qu’un vent de plus en plus fort vient fouetter notre modeste abri.

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17 Août : Escoma – Puerto Acosta : 27 km (3 367 km)

Nous avons encore du mal , parfois, à nous servir de notre expérience…

Pourtant, nous savions que dormir avec les fenêtres donnant sur une place centrale en Bolivie , c’était s’exposer à de nombreux réveils nocturnes. Qu’il soit 1, 3 ou 5 heures du matin, les collectivos et taxis appellent leurs potentiels clients à coups de klaxon. Des salves d’une dizaine de coups de klaxon qui ne peuvent que confirmer leur présence.

C’est donc, de bonne heure, et encore un peu endormis que nous enfourchons nos montures pour cette dernière étape bolivienne. Nous roulons 4 kilomètres, avant de nous arrêter en haut d’une côte, pour partager le petit-déjeuner. Rarement, nous aurons eu un aussi beau panorama sous les yeux , à l’heure du premier repas de la journée. Nous surplombons le lac Titicaca avec une vue imprenable sur quelques-unes de ses îles. Les montagnes bordent le rivage qui se transforme peu à peu en terrains agraires. C’est superbe !

Le poste frontière bolivien est situé à une vingtaine de kilomètres. Nous prenons notre temps et savourons ces derniers tours de roue dans ce pays qui nous aura fasciné par sa diversité, mais qui aura , également, mis nos organismes, parfois dans le rouge.

Nous observons les changements qui s’offrent à nous. Les toits de chaume remplacent les toits en tôle, les lamas font leur réapparition et les principales cultures semblent se limiter au blé et à la pomme de terre. Cette dernière présente une activité insolite pour nous. En effet, devant de nombreuses maisons, une toile est recouverte de nombreux tubercules qui sont séchés au soleil et tournés de temps en temps afin de se transformer en petites boules noires qui  se conserveront ainsi plus d’un an et agrémenteront les soupes et autres plats consommés.

Nous arrivons, enfin, à Puerto Acosta et accomplissons les formalités de sortie du territoire. Le poste douanier d’entrée au Pérou est situé à une quinzaine de kilomètres et ne peut être atteint que par un chemin de terre et de pierre qui passe par un col. Un no man’s land qu’aucun des deux pays frontaliers n’a choisi d’asphalter.

Il est 13h30. La question se pose de tenter de franchir cette zone aujourd’hui. Par sécurité, et afin d’affronter cette difficulté avec l’énergie du matin, nous décidons de dormir dans cette ville frontalière. L’occasion de faire un peu de lessive, de s’acharner (sans succès !) à essayer d’envoyer un nouvel article sur le blog, de se laver et surtout de jouer, pourLalie et Esteban qui ont trouvé de super-copines.

Nous partons faire le tour du village qui célèbre 4 jours de fête. Les Discos battent leur plein et la bière coule à flot. Nous croisons des dizaines de personnes ivres mortes, hommes, femmes, jeunes ou plus anciens, tous ont le regard vitreux lorsqu’ils nous accostent pour nous proposer de se joindre à eux. Nous déclinons ces invitations, sympathiques mais non adaptées à un groupe familial, dînons et rentrons sagement nous coucher. Demain, c’est le Pérou !

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16 Août : Ancoraimes – Escoma : 44 km (3 339 km)

La récupération fut bonne et nous sommes d’attaque pour la belle côte dont nous avons préféré différer la montée hier. Nous déjeunons sur l’herbe, au soleil, avant de nous confronter aux premiers pourcentages.

La côte est difficile et nous oblige plusieurs fois à poser pied à terre. Malgré nos semaines en altitude, le souffle reste court. Il est vrai que nous dépassons une nouvelle fois les 4200 mètres et que, quelle que soit l’altitude, la charge reste importante.

Une fois arrivés en haut, une belle surprise nous attend : une magnifique vue sur le lac Titicaca, d’un bleu azur et d’une étendue masquant tout horizon, c’est une véritable mer intérieure que nous contemplons.

Nous plongeons ensuite pour retrouver ses rives et déjeunons à Puerto Carabuco. La tentation est grande et nous ne résistons pas à parcourir quelques centaines de mètres supplémentaires pour atteindre une petite plage. Nous nous retrouvons rapidement les pieds dans l’eau (pas si froide, étonnamment). Nous profitons de ce doux moment au soleil avant de reprendre la route qui ne tarde pas à s’élever à nouveau. Un gros nuage noir vient briser le soleil et nous gratifiera d’un petit orage de grêle.

A notre arrivée la place d’Escoma est animée. Le collège du village fête son anniversaire et les élèves font le tour de la place, en dansant, accompagnés par la fanfare locale. Nos démarches auprès de l’école et de la paroisse étant vaines, ce soir, c’est finalement l’un des épiciers du village qui proposera de nous héberger.

Il nous reste une petite trentaine de kilomètres avant d’atteindre la frontière Péruvienne. Une dernière journée en Bolivie nous attend donc demain, avant de découvrir un nouveau pays…

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15 Août : Merkeachacachi – Ancoraimes : 23 km (3 295 km)

Esteban a passé une mauvaise nuit… et ses parents dans cette petite pièce de 6 m2 aussi !

Il se plaint de la gorge et de la tête depuis le coucher. Si la gorge est effectivement inflammée, difficile de savoir ce qui ressort de son mal de tête. Il n’a pratiquement pas fermé l’oeil de la nuit et une telle douleur à cette altitude ne peut que nous inquiéter. Christophe saute le portail de l’école dès que les premiers rayons de soleil apparaissent.

Il porte Esteban afin de l’amener à l’hôpital d’Achacachi situé à une vingtaine de kilomètres. Un « collectivo » les conduira jusqu’à l’entrée de la ville et ils rejoindront l’hôpital situé sur les hauteurs à pied. Au cours de cette petite excursion, la douleur d’Esteban semble s’estomper à tel point qu’à l’entrée du grand édifice la notation n’est plus que de 1/10. Esteban souhaitait-il une petite promenade matinale avec son Papa ?

Après avoir fait la queue pour les papiers nécessaires à l’admission à la consultation et deux heures d’attente devant le service de médecine générale, on leur indique que, finalement, il faudrait qu’Esteban aille consulter en pédiatrie ! Ils refont donc la queue et discutent avec la responsable du service dentaire qui leur propose de participer à la campagne de prévention qu’elle mène actuellement.

Le Médecin (très attentionné et sympathique) diagnostique une belle pharingite qu’il propose de traiter par antibiotiques mais rien de très notable pour la tête. Pas d’inquiétude, donc !

Avant de partir, et comme prévu, il passera une bonne demi-heure sur le fauteuil de la dentiste qui lui prodiguera un détartrage et lui collera un petit pansement préventif sur les molaires. Elle se prend d’affection pour Esteban et fait durer le plaisir ! Elle lui pose de nombreuses questions sur sa vie en France et finit par le prendre en photo pour illustrer la prochaine campagne de prévention !

Il est pratiquement midi lorsque toute la famille se retrouve (soulagée !) dans la cour de l’école. Dans la matinée, Naïa, Lalie et Valérie ont participé à la vie de cette petite école (25 élèves de 4 à 10 ans) de campagne bolivienne. Pratiquement tous les élèves voudront essayer les sensations du Pino dans la grande cour de récréation. Nous nous apprêtons à partir lorsque l’une des responsables vient nous chercher afin de nous inviter à partager le repas avec élèves et enseignants. Une bonne soupe chaude et calorique composée de fèves, de blé, de pommes de terre confites, de carottes et de bien d’autres éléments. Voilà qui nous permet de partir vers de nouvelles aventures…

Notre itinéraire épouse les caprices géologiques des rives du lac Titicaca. Nous sommes bien sur l’altiplano bolivien mais le tracé est loin d’être plat.

Au loin une belle côte de 2 km à 10%, alors la motivation de la troupe s’estompe à son approche. Après consultation du Conseil de famille il est décidé, à une courte majorité, de couper l’étape du jour en deux et de s’arrêter dans le premier village traversé avant de poursuivre la remontée vers le Pérou demain.

La fatigue engendrée par cette courte nuit appelle à la prudence.

En discutant sur la place principale, nous trouvons une personne âgée qui nous loue une petite pièce pour la nuit contre quelques bolivianos. Nous nous installons avant de profiter du soleil de cette fin d’après-midi en grimpant le chemin de croix qui surplombe le village et nous offre ainsi une belle vue.

Nous dînons tôt afin d’espérer une longue nuit réparatrice.

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14 Août : Sorata – Merkeachacachi : 38 km (3 272 km)

Partir de Sorata nous est difficile au sens figuré comme au sens propre. Les liens d’amitié qui se sont noués cette semaine avec la famille de David et Gisela nous font profiter de chacun de ces derniers instants dans ce bel écrin de verdure. Pour partir en douceur après cette semaine de pause, nous avons trouvé un « collectivo » qui peut nous amener jusqu’au col. À peine le village de Sorata atteint, il nous faut rebrousser chemin, Esteban ayant oublié une sacoche guidon que nous lui avions confiée . Quel artiste !

Ce n’est donc que vers midi que nous quittons la chaleur du foyer familial et celle de Sorata pour remonter au-delà de 4 000 mètres d’altitude. Nous redescendons vers Achacachi et retrouvons notre meilleur ennemi, le vent !

Après un déjeuner sur la place centrale, nous repartons vers les rives du lac Titicaca. Les vaches laitières nous regardent lutter contre cette force invisible qui nous attaque par rafales.

Nous retrouvons I ‘excitation de ne pas savoir où nous allons dormir ce soir. Ce qui pourrait être associé à de l’inconfort se transforme en une recherche qui nous oblige à aller au contact de la population locale.

Nous visons le dernier village avant une zone inhabitée d’une vingtaine de kilomètres et sollicitons une famille qui se trouve au bord de la route afin de savoir si l’école toute proche est ouverte. Ce n’est pas le cas, mais ils connaissent la personne qui détient la clef. Quelques minutes plus tard, cet homme vient à notre rencontre, nous fait passer un court entretien d’entrée et nous installe dans une petite pièce attenante à l’école. C’est parfait car à 19h00 il ne fait déjà plus que 5 petits degrés. Le ressenti avec le vent qui s’est encore renforcé est bien plus intense. Nous nous blotissons les uns contre les autres, cuisinons quelques pâtes, filtrons un peu d’eau puis regagnons nos duvets pour cette nouvelle nuit au bord du lac Titicaca.

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Petit film souvenir Del Vergel/ Sorata/ Bolivia

Voici le petit film réalisé par Valérie pour David et Gisela.

Nous avons donc le plaisir de le partager avec vous.

Les photos des articles des 11 et 12 Août ont aussi été rajoutées sur le blog.

Bonne escapade dans de petit coin de Bolivie… N’hésitez pas à partager.

 

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13 Août : Sorata

Une nouvelle matinée dans les champs nous attend. Entre la séparation des grains de blé de leurs enveloppes grâce à l’aide d’un précieux vent, la coupe de la paille pour le potager et divers aménagements, la matinée passe vite. Tout en travaillant, nous prenons le temps de discuter avec David. Il aime bien échanger et nous aimons bien apprendre : ça tombe bien. Il nous explique ainsi comment il a dessiné les extérieurs, l’importance de l’irrigation, les zones chaudes ou humides qui conviennent mieux à tel type de végétal ou à tel autre. Nous avons également de longs échanges sur la société dont il se sent de plus en plus en marge, les Boliviens (comme beaucoup d’autres certainement…) recherchant l’enrichissement permanent plutôt que la qualité de vie. Tous ses voisins préfèrent travailler dans de lucratives mines, propriétés des Chinois, plutôt que de cultiver un lopin de terre. La « mal-bouffe » a envahi le pays et conduit aux problèmes de l’obésité.

Pour lui, la permaculture est un ensemble de techniques mais surtout un état d’esprit qui doit conduire au bonheur et aux plaisirs simples. L’une de ses références est un français : Pierre Rahbi dont il essaye d’appliquer la philosophie de vie.

David est un passionné et comme tous les passionnés, il peut avoir des idées très arrêtées sur certaines questions. Nous nous lancerons dans de longues discussions sur de nombreux sujets comme les vaccins (qu’il réfute), l’éducation (sur cela nous pouvions être parfois d’accord…) ou l’optimisme à garder sur la société (élément qu’il ne partage pas tant il a eu des déceptions relatives à des personnes animées par le seul appat du gain). Si notre argumentation est vouée à l’échec, elle nous fait au moins travailler notre espagnol…

Ces petits écarts d’appréciation n’altèrent pas notre respect pour ce personnage engagé et passionné. Sa famille est attachante et nous aurons passé une belle semaine en leur compagnie. Nous y avons trouvé ce que nous recherchions : le partage avec une famille Bolivienne, certes atypique mais au combien chaleureuse.

D’ailleurs pour cette dernière soirée ensemble, le four à pizza est allumé, pour le plus grand plaisir des enfants… et des adultes. Pour les remercier de cette semaine de partage nous leur offrons quelques outils de bricolage que Christophe a ramenés de son expédition à La Paz ainsi qu’une vidéo qu’a réalisée Valérie sur ce bel espace de vie.

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Wi-Fi suite

Veuillez excuser la faute d’orthographe qui s’est…. involontairement introduite dans le message précédent.

Merci de corriger l’erreur.

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Wi-Fi

Valerie et Christophe avaient anticipé en nous informant qu’il serait peut être quelques jours en zone blanche pour la connexion Wi-Fi.

Ça se confirme  . Ils nous rejoindront dès qu’ils le peuvent. Ce sera vraisemblablement depuis le Pérou où ils doivent être maintenant.

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Texte du 11 août.

Le texte est maintenant intégré au blog.

Voir la journée du 11 août.

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12 Août : Sorata/ La Paz

Il fait 4° lorsque Christophe a fini d’arrimer le vélo sur un « collectivo » (mini-bus). Il est 6h00 du matin et c’est reparti pour trois heures de conduite à la Bolivienne. Les lois du klaxon, du dernier qui se pousse et de l’intimidation prévalant à toutes celles du code de la route. Ah ce que l’on est bien à vélo…
Les retrouvailles à Sorata se font autour de la table du petit-déjeuner. Les enfants partent ensuite s’amuser dans la ferme qu’ils commencent à bien connaître et en profitent pour faire le tour de la basse-cour.
Valérie et Christophe s’attèlent à de nouvelles tâches campagnardes. La taille d’arbustes et le nettoyage de planches pour l’une, la préparation du blé pour l’autre. Cette tâche, quelque peu physique, convient très bien à Christophe ce matin afin de faciliter sa lutte contre le sommeil. Il s’agit de taper des épis de blé sur le sol (sans les écraser) avec un grand morceau de bois puis de passer le tout au tamis afin de séparer les grains de la paille.


L’utilisation de techniques pincipalement manuelles donne une autre valeur à l’espace temps. Ici, il faut être patient. Compter en heures plutôt qu’en minutes. S’accorder avec la lumière offerte par le soleil pour avancer une tâche et ne pas s’enrager lorsqu’un morceau de roseau taillé avec précaution rompt lors de la pause finale…
C’est un autre rythme, une autre vie…
Dans l’après-midi, Christophe ira accompagner Naïa à la sieste pendant que Lalie et Esteban se perfectionnent aux échecs. Ils peuvent compter sur les précieux conseils de José, Champion régional, ainsi que sur ceux de David, passionné de ce jeu de Stratégie.
Une belle balade en compagnie de David, Gisela et leurs trois enfants concluera l’après-midi avant un repas-crêpes et la projection d’un documentaire très intéressant sur la guerre de l’eau à Cochabamba en 2002.
Le départ de ce petit havre de paix est prévu pour mardi (après-demain), histoire d’essayer de se rapprocher de Cuzco pour l’anniversaire des grands. En attendant, il nous reste une grande journée pour profiter de ce lieu atypique et de ses habitants si attachants.

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11 Août : Sorata La Paz

6h15, le ciel va bientôt s’éclaircir et dans la pénombre qui s’achève un tandem est difficilement porté dans les pentes abruptes qui mènent vers Sorata. Christophe est parti en mission « changement de vitesses », une mission qui consiste à trouver un mini-bus qui accepte de transporter le vélo (sans le casser !), de faire les 2h30 de route vers La Paz (en serrant les dents dans les virages pris à plus de 110 km/h !), de trouver un velociste qui accepte le challenge que représente le Pino, en profiter pour faire quelques courses et rentrer.

Sauf que tout ne s’est pas tout à fait passé comme prévu. Pour le mini-bus, ce fut un peu rock’n’roll et le vélo n’a pas tenu très longtemps dans la position verticale que le chauffeur a tenté de lui infliger. Pour le trajet, après quelques sueurs froides et des embrassades aux bas-cotés, l’arrivée dans la ville a permis de remplacer la vitesse excessive par un concert de klaxons plus disgracieux mais somme toute moins dangereuse. Pour le velociste, c’est là que cela se complique. La plaza del 16 de Julio à El Alto est pleine de boutiques de vélos mais tous bottent en touche et proposent de demander au technicien du magasin d’a-côté.

Lorsqu’ enfin l’un d’eux se sent plein d’entrain pour relever ce défi, ce sont les outils qui ne sont pas adaptés. En effet, pour changer le cable et la gaine il faut une clef torx (en forme d’étoile) de petite envergure. La carte au trésor « Made in La Paz » et il faudra près d’une heure pour trouver la fameuse clef (El Alto étant « un peu » plus grand que fort Boyard). Christophe laisse ensuite, pendant une paire d’heures, Alejandro, le jeune technicien, pour descendre à La Paz en téléphérique afin d’y trouver un peu de WiFi, télécharger les photos et programmer les prochains articles. A son retour, Alejandro croit tenir une bonne nouvelle mais lorsqu’il teste le materiel, seules 6 vitesses passent. Le seul point positif étant la confirmation de la mauvaise santé des câbles, ce qui laisse donc présager que le problème n’est pas dramatique. Un deuxième changement de cable et deux heures de travail en commun permettent de monter jusqu’à 9 vitesses mais lors du test sur quelques centaines de mètres le nouveau cable se désolidarise. Tout est à refaire ! Il est 17h00, le temps est compté car les derniers mini-bus repartent vers Sorata à 19h00. La fatigue se faisant plus forte, les gestes sont moins précis malgré la bonne entente qui règne entre Alejandro et Christophe. Entre deux tours de clefs ils en profitent pour discuter. Alejandro fait des études pour devenir psychologue. Il tient cette boutique avec ses 5 frères et soeurs afin de pouvoir financer ses études. Il ne se ménage pas à la tache et est d’un optimisme qui le conduit à être certain de finir dans 5 minutes… toutes les heures !

22h30… un dernier essai permet d’arriver à 11 vitesses sur 14. Il n’y a plus de cables disponibles et la fatigue l’emporte sur l’entêtement. Alejandro et Christophe se quittent en se prenant dans les bras après cette longue « opération quasi chirurgicale ». En remerciement de la somme laissée par Christophe, Alejandro offrira la fameuse clef étoilée à Christophe (cela servira forcément dans les prochaines semaines).

Christophe, frigorifié, rejoint le terminal des bus situé dans un quartier fort obscur et prend une chambre pour quelques heures en attendant la réouverture des lignes demain vers 5h00…

Et pendant ce temps là, à Sorata…

Le rythme est beaucoup plus paisible… Le reste de la tribu profite de cette vie sédentaire pour prendre son temps et se lever chacun à son rythme. Le temps est splendide aujourd’hui. David propose de ne travailler qu’en fin de journée plutôt que dans la matinée comme nous le faisions les autres jours.

Les enfants ont maintenant leurs petits rituels : dire bonjour aux lapins, leur donner quelques feuilles de trèfle à croquer, puis aller voir les « poupoules » (comme dit Naïa), avant de prendre le petit-déjeuner dehors, dans cet écrin de verdure, plein de vie. José et Esteban passent un long moment à jouer au ballon. Lalie, tranquillement installée dans le hamac, avale quelques BD que nous avons sur la liseuse. David propose ensuite aux enfants de projeter « La belle Verte », un film français pas tout jeune et pourtant criant de vérités sur la société moderne, que tata Nath nous avait fait découvrir quelques semaines avant le départ et que nous avions trouvé très drôle.

Entre deux jeux avec Naïa, Valérie a, quant à elle, commencé à travailler sur une petite vidéo de présentation de la ferme de David : el Vergel, afin d’inciter d’autres familles à venir y vivre une expérience de volontariat. Après quelques parties de cache-cache avec les enfants, elle s’est ensuite attelée avec David et André (un volontaire Chilien) à retirer des clous des planches d’une vieille cabane écroulée et à réunir le bois mort disséminé un peu partout dans le jardin pour en faire du petit bois.

Ce n’est qu’en toute fin de journée qu’ils reçoivent un appel de Christophe leur indiquant qu’il ne sera finalement de retour que demain matin. Première nuit depuis 3 mois où nous ne serons pas réunis ! Après un repas chaleureux partagé avec tous les joyeux habitants del Vergel, Lalie, Esteban, Naïa et Valérie s’endorment bien blottis les uns contre les autres, attendant impatiemment les retrouvailles du lendemain.

PS : cela fait une quinzaine de jours que nous naviguons sans WiFi. Internet n’a pas encore envahi les rives du lac Titicaca (ce n’est peut-être pas un mal ! ). En attendant de retrouver une connection qui nous permette de télécharger les photos, voici les textes via le réseau téléphonique . Nous vous préviendrons dès que nous aurons complété le « roman-photo ». En attendant nous vous embrassons !!!

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11 Août : Sorata , La Paz

6h15, le ciel va bientôt s’éclaircir et dans la pénombre qui s’achève un tandem est difficilement porté dans les pentes abruptes qui mènent vers Sorata. Christophe est parti en mission « rohloff », une mission qui consiste à trouver un mini-bus qui accepte de transporter le vélo (sans le casser !), de faire les 2h30 de route vers La Paz (en serrant les dents dans les virages pris à plus de 110 km/h !), de trouver un velociste qui accepte le challenge que représente le Pino, en profiter pour faire quelques courses et rentrer.

Sauf que tout ne s’est pas tout à fait passer comme prévu. Pour le mini-bus, ce fut un peu rock’n’roll et le vélo n’a pas tenu très longtemps dans la position verticale que le chauffeur a tenté de lui infliger. Pour le trajet, après quelques sueurs froides et des embrassades aux bas-cotés, l’arrivée dans la ville a permis de remplacer la vitesse excessive par un concert de klaxon plus disgracieux mais somme toute moins dangereuse. Pour le velociste, c’est là que cela se complique. La plaza del 16 de Julio à El Alto est pleine de boutique de vélos mais tous bottent en touche et proposent de demander au technicien du magasin d’a-côté.

Lorsque enfin l’un d’eux se sent plein d’entrain pour relever ce défi, ce sont les outils qui ne sont pas adaptés. En effet, pour changer le cable et la gaine il faut une clef torx (en forme d’étoile) de petite envergure. La carte au trésor « Made in La Paz » et il faudra près d’une heure pour trouver la fameuse clef (El Alto étant « un peu » plus grand que fort Boyard). Christophe laisse ensuite, pendant une paire d’heures, Alejandro, le jeune technicien, pour descendre à La Paz en téléphérique afin d’y trouver un peu de WiFi, télécharger les photos et programmer les prochains articles. A son retour, Alejandro croit tenir une bonne nouvelle mais lorsqu’il teste le materiel seules 6 vitesses passent. Le seul point positif étant la confirmation de la mauvaise santé des câbles, ce qui laisse donc présager que le problème n’est pas dramatique. Un deuxième changement de cable et deux heures de travail en commun permettent de monter jusqu’à 9 vitesses mais lors du test sur quelques centaines de mètres le nouveau cable se désolidarise. Tout est à refaire ! Il est 17h00, le temps est compté car les derniers mini-bus repartent vers Sorata à 19h00. La fatigue se faisant plus forte, les gestes sont moins précis malgré la bonne entente qui règne entre Alejandro et Christophe. Entre deux tours de clefs ils en profitent pour discuter. Alejandro fait des études pour devenir psychologue, il tient cette boutique avec ses 5 frères et soeurs afin de pouvoir financer ses études. Il ne se ménage pas à la tache et est d’un optimisme qui le conduit à être certain de finir dans 5 minutes… toutes les heures !

22h30… un dernier essai permet d’arriver à 11 vitesses sur 14. Il n’y a plus de cables disponibles et la fatigue l’emporte sur l’entêtement. Alejandro et Christophe se quittent en se prenant dans les bras après cette longue « opération quasi chirurgicale ». En remerciement de la somme laissée par Christophe, Alejandro offrira la fameuse clef étoilée à Christophe (cela servira forcément dans les prochaines semaines).

Christophe, frigorifié, rejoint le terminal des bus situé dans un quartier fort obscur et prend une chambre pour quelques heures en attendant la réouverture des lignes demain vers 5h00…

Et pendant ce temps là, à Sorata…

Le rythme est beaucoup plus paisible… Le reste de la tribu profite de cette vie sédentaire pour prendre son temps et se lever chacun à son rythme. Le temps est splendide aujourd’hui. David propose de ne travailler qu’en fin de journée plutôt que dans la matinée comme nous le faisions les autres jours.

Les enfants ont maintenant leurs petits rituels : dire bonjour aux lapins, leur donner quelques feuilles de trèfles à croquer, puis aller voir les « poupoules » (comme dit Naïa), avant de prendre le petit-déjeuner dehors, dans cet écrin de verdure plein de vie. José et Esteban passent un long moment à jouer au ballon, Lalie, tranquillement installée dans le hamac, avale quelques BD que nous avons sur la liseuse. David propose ensuite aux enfants de projeter « La belle Verte », un film français pas tout jeune et pourtant criant de vérités sur la société moderne, que tata Nath nous avait fait découvrir quelques semaines avant le départ et que nous avions trouvé très drôle.

Entre deux jeux avec Naïa, Valérie a quant à elle commencé à travaillé sur une petite vidéo de présentation de la ferme de David : el Vergel, afin d’inciter d’autres familles à venir y vivre une expérience de volontariat. Après quelques parties de cache-cache avec les enfants, elle s’est ensuite attelée avec David et André (un volontaire Chilien) à retirer des clous des planches d’une vieille cabane écroulée et à réunir le bois mort disséminé un peu partout dans le jardin pour en faire du petit bois.

Ce n’est qu’en toute fin de journée qu’ils reçoivent un appel de Christophe leur indiquant qu’il ne sera finalement de retour que demain matin. Première nuit depuis 3 mois où nous ne serons pas réunis ! Après un repas chaleureux partagé avec tous les joyeux habitant del Vergel, Lalie, Esteban, Naïa et Valérie s’endorment bien blottis les uns contre les autres, attendant impatiemment les retrouvailles du lendemain.

PS : cela fait une quinzaine de jours que nous naviguons sans WiFi. Internet n’a pas encore envahi les rives du lac Titicaca (ce n’est peut-être pas un mal ?). En attendant de retrouver une connection qui nous permette de télécharger les photos, voici les textes via le réseau téléphonique . Nous vous préviendrons dès que nous aurons complété le « roman-photo ». En attendant nous vous embrassons !!!

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10 Août : Sorata

L’air est doux dans ce petit coin du bout du Monde. Une nouvelle matinée de travail nous attend. Les enfants construisent des cabanes ou font sécher le blé pendant que les parents finissent la palissade et de menus travaux.

Les t-shirts sont enfin de sortie, aurons-nous envie de remonter sur l’altiplano pour remettre nos doudounes ? Il le faudra mais en attendant nous profitons de cette température quasi-idéale.

Pour le déjeuner, nous grimpons au village, récupérons José à la sortie de l’ecole, avalons un plat local et en profitons pour faire quelques courses. Christophe fera également un passage express chez un coiffeur Bolivien, histoire de passer enfin à la coupe d’été.

Nous passons la fin d’après-midi en cuisine. Au menu : cheese-naan/guacamole, le traditionnel riz au four et des gateaux au chocolat et aux pommes. Associés aux tours de magie prodigués par Lalie, ces quelques mets sont notre façon de remercier nos hôtes.

La tablée sera une nouvelle fois très internationale puisque, outre la famille de David et Gisela, nous aurons la plaisir de partager  le repas avec un couple d’Argentins ainsi que deux volontaires, un Chilien et un Allemand.

Les guitares sont de sortie, les rires fusent, les assiettes et les verres se vident. Qu’il est doux ce petit coin du bout du Monde…

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9 Août : Sorata

Lalie et Esteban découvrent l’école Andine : 30 minutes de marche sur des chemins rocailleux, des ponts suspendus à traverser et 200 mètres de dénivelé à absorber !

José, 9 ans, parcourt ce chemin aller-retour à pied, 5 jours par semaine, depuis qu’il a 6 ans… et par tous les temps.

La ferme de David et Gisela n’est pas accessible en voiture et, de toutes façons, ils n’en ont pas, comme la grande majorité des Boliviens.

Les cours de l’école élémentaire (quarto ano pour José) ont lieu de 8h30 à 13h00. Lalie et Esteban bénéficient donc d’une belle matinée d’inclusion. Au programme : mathématiques, un langage universel.

Pendant ce temps, à la ferme, ça travaille ! Valérie et Christophe redonnent vie à une rigole que la dense végétation avait absorbée alors que Naïa joue avec les vers de terre et autre petites bêtes qui apparaissent.

S’en suivent un aménagement du poulailler et la construction d’une palissade en bambous afin d’y faire pousser du toumbo, un arbre fruitier local.

La journée passe vite dans ce petit coin de verdure qui semble excentré du Monde. Valérie trouve quand même un petit moment pour avancer la prochaine vidéo que nous aurons bientôt le plaisir de partager avec vous. Il faudra tout de même attendre que nous trouvions un endroit avec du WiFi car ici, bien entendu… il n’y en a pas.

Petite interview de Lalie, écolière Bolivienne d’un jour :

Alors Lalie qu’as tu pensé de cette matinée à l’école ?

Lalie : C’était bien. On a vu comment l’école fonctionnait en Bolivie.

Qu’est-ce qui est différent entre l’école que tu connais en France, à Luzech, et celle de Sorata ?

L : Tous les enfants sont en uniformes bleu-foncé. C’est l’école qui fournit le petit-déjeuner. Les enfants peuvent manger dans la classe quand ils ont fini leurs exercices. Ils mangent beaucoup de sucreries : des chewings-gum, des sucettes, des bonbons…

Est-ce que ça s’est bien passé pour Esteban et toi ?

L : Oui, surtout la récréation,c’était chouette.

Est-ce que tu aurais envie d’y retourner ?

L : Demain ce n’est pas possible mais pourquoi pas la semaine prochaine.

Ça fait une bonne balade non ?

L : Oui ça monte, ça descend. C’est assez long et tous les jours ce doit être fatigant.

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8 Août : Sorata

Nous découvrons au grand jour ce petit havre de paix Bolivien. Un espace vivant de biodiversité et d’expérimentation dans lequel déambulent, pour la plus grande joie des enfants, quelques oies, poules, lapins ainsi qu’une chèvre.

Nous nous tenons prêts de bonne heure pour notre premier jour de travail : Valérie se transforme en fée du logis à l’intérieur de la demeure tandis que Christophe aide à poser une barrière dans les escaliers puis à enlever un grillage devenu inutile. Les enfants ne sont pas en reste : Lalie trie et fait sécher le blé tandis qu’Esteban joue au baby-sitter en s’occupant des plus petits.

Nous travaillons tout en discutant avec nos hôtes. Nous apprenons ainsi plus sur leurs parcours. David a repris l’ancienne demeure coloniale de ses grands-parents et a décidé de la transformer en un lieu de vie respectueux de l’environnement. Pour lui, la permaculture est un ensemble de techniques mais surtout un état d’esprit qui va bien au-delà du végétal. Il fait encore figure de pionnier dans son pays où les politiques publiques sont plus axées vers un développement des industries minières que vers l’écologie. Il a essayé de développer plusieurs projets sur Sorata mais la population ne semble pas encore prête. Même l’instauration du tri sélectif à l’école n’a pas trouvé d’écho auprès des enseignants. Un projet d’inclusion sociale visant à mobiliser des personnes sans emplois dans la gestion des déchets a dû être également abandonné, la majorité des habitants n’ayant pas joué le jeu en continuant à bruler les déchets plastiques et en refusant de valoriser les déchets organiques.

Cette première matinée a été riche en enseignements. Reprendre une activité manuelle permet de varier les plaisirs avec ceux du vélo et de l’itinérance.

Gisela et David nous invitent à leur table pour déjeuner. La cohésion entre enfants et adultes est des meilleures. D’ailleurs, David propose à Lalie et Esteban de participer à l’entraînement de football de José, son fils aîné. Ils sont fous de joie, surtout Esteban qui s’est pris de passion pour ce sport depuis le début du voyage.

En fin d’après-midi nous partons pour une petite « expédition ravitaillement ». 20 minutes de montée dans un chemin escarpé et bien pentu sont nécessaires pour atteindre les premiers commerces. Mieux vaut ne pas oublier un ingrédient nécessaire à la préparation des plats envisagés.

Demain, Lalie et Esteban sont invités à aller dans la classe de José. Une belle experience les attend.

Le coucher se fait donc moins tardif qu’hier. Demain, les parents repartent au travail et les enfants vont à l’école. Nous avons bien vite basculé dans la vie sédentaire…

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7 Août : Achacachi – Sorata : 61 km ( 3 234 Km)

Nous savions, en nous levant, que nous risquions de repartir pour une loooonggggggue journée de vélo.

Un col nous attend puis une belle descente vers Sorata où nous nous arrêterons quelques jours pour faire du Woofing. Cette perspective de se poser un peu aura certainement été un objectif mobilisateur pour atteindre notre but.

Christophe porte encore les stigmates de la jungle où il s’est fait littéralement dévorer une bonne partie du corps par les moustiques. Il espérait que cela passe tout seul  mais ça n’en finit pas de gonfler et voilà déjà deux nuits qu’il se gratte plus qu’il ne dort.

Peu avant le début du col, cherchant une pharmacie, nous tombons sur un Centre de Santé. Après oscultation, on lui injecte une seringue d’antistaminique et on lui donne des cachets et une crème pour tapisser les larges parties boursoufflées.

Nous pouvons donc repartir en rêvant de nuits meilleures…

Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas eu 10 km de montée en continu surtout avec de tels pourcentages et une telle altitude. Esteban et Valérie appuient donc comme des forcenés avec leurs maigres vitesses tandis que Lalie essaie de garder Christophe en éveil, le produit injecté ayant un effet soporifique.

Nous mettrons trois heures (pauses respiration, toilettes et barres chocolatées comprises) avant d’apercevoir ce fameux col. Nous sommes à 4 234 mètres et une descente de plus de 30 km nous attend désormais. Nous ne tardons pas, les personnes que nous avons rencontrées ce matin nous ayant prévenu qu’il existait un fort risque de pluie. Nous passerons finalement entre les gouttes dévalant des centaines de mètres de dénivelé en quelques minutes. Nous nous arrêtons tout de même de temps en temps afin de contempler le paysage qui change à vitesse grand « V » ainsi que pour faire refroidir nos patins de frein qui ont fort à faire pour dompter nos poids descendants.

En 30 km nous atteindrons les 2 600 mètres, soit 1 600 mètres de perdus sans quasiment donner un tour de pédale (hormis dans quelques rares bosses cachées dans le parcours, notamment pour arriver à Sorata). La température extérieure s’en ressent et nous pouvons enfin enlever les couches les plus épaisses.

Il est 16h30 lorsque nous arrivons enfin sur la place centrale de Sorata, l’heure d’avaler quelque chose car nous n’avons pas encore pris le temps de déjeuner. La cuisine de rue rapide et économique tombe très bien dans ces moments là. Nous partons ensuite à la recherche de la ferme de David notre contact Woofing. Il habite sur l’autre côté de la vallée (ce qui implique donc de descendre pour remonter) et en contrebas de la zone urbaine. Nous mettrons plus d’une heure pour rejoindre ce petit coin de paradis, empruntant parfois des sentiers taillés pour les VTT ou traversant des rivières sur des ponts de fortune.

Nous faisons enfin la connaissance de David avec qui nous étions en contact depuis plusieurs semaines ainsi que de Gisela, son épouse, et de leurs trois enfants de 9 ans, 2 ans et demi et un an. Autant dire que ça colle rapidement avec nos petits voyageurs ! Tout le monde est aux anges !

Quelques autres volontaires sont également présents : un Chilien, deux Argentins et un Allemand. Nous retrouvons une ambiance « Casa de ciclistas »…

Nous avons quelques provisions qui nous permettent de préparer le dîner et de le partager avec David, Gisela et leurs enfants. A leur contact nous nous réjouissons de ces journées qui nous attendent au sein de cet espace privilégiant la permaculture.

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6 Août : Huarina – Achacachi : 27 km ( 3 173 km)

Étonnamment notre chambre était pourvue d’une baignoire mais pas de chauffage et les nuits au bord du lac Titicaca restent fraîches même à l’abri. Depuis plusieurs jours nous n’avons plus  accès à Internet. Le Wifi de la Casa de ciclistas n’était pas opérationnel et depuis La Paz aucun village que nous traversons n’est équipé.

Nous fondons donc un peu d’espoir sur Achacachi, petite ville située à une vingtaine de kilomètres pour nous connecter et surtout trouver une solution à ce problème de changement de vitesse qui occupe nos nuits.

D’ailleurs il faudra encore bien du courage à Esteban et Valérie aujourd’hui car le parcours comprend deux belles bosses qu’ils monteront sans poser pied à terre.

Achacachi est en vue. On nous indique qu’il n’existe pas de magasin de vélos mais qu’il y a deux réparateurs que nous pourrions consulter. Le premier, voyant la monture, nous indiquera bien vite qu’il ne se sent pas de toucher à ce type de matériel. Le second, nous demande de défaire tout le système pour nous indiquer finalement qu’il n’aura pas le temps. Une manière peu franche de nous avouer son incompétence. Christophe passera plus d’une heure à démonter puis remonter le système pour un résultat qui ne fait qu’empirer.

Il est 14h30 . Il est nécessaire de faire une pause déjeuner. Le moral des troupes commence à être attaqué et il nous faut nous reposer. Nous décidons de rester dans cette ville pour la nuit mais la recherche d’un logement s’avère également compliquée. Les gens sont pris par les festivités de la fête nationale qui vont avoir lieu dans l’après-midi  Le seul endroit qui serait disponible nous paraît cher pour une qualité médiocre.

La nécessité de trouver un endroit où se poser étant prépondérante, nous décidons  de nous arrêter là, le lieu étant pourvu d’un large garage intérieur permettant de nouvelles investigations sur le système de vitesse. Alors que Christophe s’affaire à nouveau sur le vélo, Fidel, le fils du propriétaire de l’hôtel vient lui prêter main forte. Ensemble ils arriveront à rendre disponibles 4 vitesses sur les 14 que comptent le système. C’est mieux et cela permettra sans doute de rallier plus facilement, demain, Sorata, un village situé à une cinquantaine de kilometres. Nous nous arrêterons une semaine afin de faire du Woofing (nous travaillerons dans une ferme agro-écologique en échange du logement). Nous disposerons certainement d’un peu plus de temps pour nous repencher sur le vélo et, si nécessaire, envisager un aller-retour jusqu’à La Paz.

En attendant, ce soir nous profitons de la fête nationale, des défilés et de la musique qui résonnera jusque tard dans la nuit au sein de cette petite ville de Bolivie.

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5 Août : Villa Vilaque – Huarina : 57 km (3 146 km)

L’orage est passé et a laissé place à un ciel bien dégagé. La température extérieure reste fraîche. Nous flirtons toujours avec les 4 000 mètres et les gants sont les bienvenus sur les premiers kilomètres.

Nous nous trouvons sur l’axe principal entre la Bolivie et le Pérou. Le trafic est dense et ne devrait se réduire qu’au bout d’une cinquantaine de kilomètres, lorsque nous prendrons l’axe qui part vers le Nord, la plupart des camions choisissant, eux, l’axe Copacabana – Puno.

Au bout d’une dizaine de kilomètres nous saturons de tous ces véhicules qui nous doublent à vive allure. Nous répèrons une route secondaire qui, certes, rallonge un peu mais devrait nous offrir une vingtaine de kilomètres de quiétude. Cependant, nous payons vite en énergie ce que nous gagnons en confort. Le vent, puis l’arrêt de l’asphalte rendent notre progression plus difficile. Nous zigzagons entre les flaques d’eau laissées par l’orage d’hier et les nombreux trous façonnés par les quelques véhicules prenant cet itinéraire.

Nous prenons notre temps et en profitons pour observer cette Bolivie rurale située hors des axes principaux. Les élevages de bovins et d’ovins agrémentent le paysage, parsemé d’herbes fourragères disposées en petits tas gracieux. Des oiseaux de plus en plus nombreux viennent nager sur les prairies inondées. Il s’agit principalement de mouettes (avec le cou rentré dans le plumage façon Gaston Lagaffe) et de spécimens aux longs becs qui doivent en faire de redoutables pêcheurs. Leur présence n’est pas fortuite. Nous ne sommes désormais qu’à quelques encablures du lac Titicaca. D’ailleurs à la sortie d’un village, nous l’apercevons enfin au loin. Le plus haut lac navigable du Monde est devant nous !

Nous faisons une pause déjeuner à Batallas où nous nous risquons à nouveau dans un petit restaurant de rue. L’odeur de la truite a été plus forte que nos estomacs convalescents.

Après le repas nous poursuivons encore une quinzaine de kilomètres sur la route nationale. La prochaine ville est à 20 km et nous devrions donc pouvoir l’atteindre demain matin afin d’essayer de trouver un magasin de vélos. En attendant, Valérie et Esteban ont accompli aujourd’hui une véritable prouesse physique en parcourant plus de 50 km, dont une bonne partie de chemin de terre, avec… une seule vitesse ! Chapeau !

Pour se remettre de cet effort conséquent et profiter enfin d’un bon lit nous prenons une chambre d’hôtel qui, surprise !…. est dotée d’une baignoire ! De quoi se réchauffer et se détendre en attendant de longer à nouveau demain cet immense lac (que les Boliviens appelent « El Mar ») dont le nom fait esquisser bien des sourires.

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