25 Avril : Crėon

La nuit a été… mouillée ! Le camping s’est transformé en une immense pataugeoire au petit matin et tout ce qui n’a pas été rentré dans les tentes est bien trempé.

Lalie et Esteban ont dormi dans le beau tipi installé par leurs cousins. Une nuit à l’indienne et en communauté qui les a enchantés.

Nous décidons de rester là pour la journée. Cela nous permet de préparer quelques éléments de la logistique pour les derniers jours et de répondre aux messages en attente.

Entre grosses averses et éclaircies, la salle commune du camping abritera également une belle séance de révisions scolaires et sera le théâtre de grandes parties de rigolades entre cousins, très très heureux de se retrouver.

Valérie commence un long travail: celui de faire le tri entre toutes les vidéos filmées en Asie afin de réaliser d’ici le 4 Mai un petit film qui pourrait être présenté lors de la soirée de retrouvailles. Il y a de la matière !

Demain, nous repartirons sur cette belle piste cyclable « Roger Lapebie » afin de rejoindre ensuite le canal latéral à la Garonne. Le peloton devrait alors s’étoffer pour quelques étapes qui seront également marquées par de chaleureux accueils qui nous sont proposés.

Nous ne réalisons pas vraiment pour l’instant que, dans quelques jours, nous poserons les vélos pour nous engager dans de nouveaux challenges et avons vraiment l’impression de n’être partis que depuis quelques semaines. Nous nous préparons tout de même aux intenses émotions que nous allons ressentir en retrouvant tous ceux qui nous ont aidés, encouragés et suivis durant cette incroyable parenthèse familiale.

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24 Avril : Merignac – Creon : 35 km (11 190 km)

La nuit a été douce et confortable. Le lever est donc difficile, surtout lorsque l’on aperçoit à travers les rideaux de la fenêtre la pluie qui tombe encore et encore…

Un bon petit-déjeuner préparé par Sabine nous donnera le tonus nécessaire pour repartir. Merci encore à elle pour cette pause urbaine bien agréable.

La sortie de Bordeaux se fera avec une alternance d’éclaircies et de petites averses mais même mouillés c’est un régal de pédaler dans cette belle ville. Les voies pour cyclistes y sont légions et les parcours empruntent de magnifiques allées ou des axes protégés le long des berges.

Nous achetons de quoi pique-niquer et rejoignons la superbe piste cyclable « Roger Lapébie ». Une ancienne voie de chemin de fer passant à travers les bois et s’élevant peu à peu. A mi-parcours, nous apercevons des t-shirts jaunes : les cousins Suisses sont là ! Stephane, le grand frère de Valérie, son épouse Hilde et leurs quatre enfants : Maylis, Abel, Louise et Gaëtan sont venus à notre rencontre à vélo et en carriole. Les cousins attendaient ce moment avec impatience et ne se lâchent plus. Le ciel devient plus clément et nous nous posons quelques kilomètres plus haut afin de partager un déjeuner sur l’herbe. La petite colonie de vacances ainsi reconstituée reprend ensuite la route jusqu’au village de Créon où nous nous installons dans le camping local.

Juste le temps de monter les tentes et de fortes averses accompagnées de vent viennent fouetter le paysage. Nous trouvons refuge dans la confortable salle commune du camping. Pendant que les parents discutent, les enfants jouent et lisent. Il fait bon dans cette grande salle !

Les gérants du camping nous donnent l’autorisation d’y prendre notre repas du soir. Heureusement, car la pluie ne faiblit pas à l’extérieur et le camping sous tente c’est sympa mais lorsqu’il pleut ça l’est beaucoup moins…

Les prévisions ne sont pas encore très bonnes pour demain. Nous en profiterons donc certainement pour nous poser une journée avant de nous élancer sur les rives qui bordent le canal latéral à la Garonne.

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23 Avril : Le Moutchic – Merignac : 65 km (11 155 km)

Cette nuit en camping sauvage, peut-être l’une des dernières de ce beau voyage, a été douce et reposante. Il fait un peu frais au lever mais le camping-car de Bernard et Martine nous offre un abri confortable et des boissons chaudes.

Nous quittons Lia et ses dynamiques grands-parents mais savons que nous les retrouverons dans une grosse semaine.

La piste cyclable qui va vers Bordeaux n’est pas loin. De belles lignes droites s’enfoncent dans la forêt et nous permettent de partager encore de belles discussions avec les enfants. Là aussi, il s’agit certainement de l’une des dernières journées où nous roulons en petit comité. Ces prochains jours, et plus nous nous rapprocherons de l’arrivée, nous serons dans une autre phase de notre voyage. Comme le disent justement nos Amis Jean-Louis et Cathy, nous ne nous appartiendrons plus…

Nous comptons donc profiter encore au maximum de toutes ces étapes ainsi que des rencontres et des belles retrouvailles qui nous attendent.

Le ciel, incertain depuis ce matin, laisse passer quelques beaux rayons de soleil au moment de la pause pique-nique mais dès que nous repartons, la pluie fait son apparition et ne nous quittera plus jusqu’à l’entrée de Bordeaux. C’est forcément moins agréable pour faire du vélo…

Sabine, la fille de Louis et la nièce d’Annie et Jean-Pierre qui nous avaient reçus si chaleureusement à Vientiane, s’est proposée pour nous accueillir ce soir. Elle est sur le chemin retour de retrouvailles familiales dans le Lot. En l’attendant, nous discutons avec ses voisins et notamment Sinasi et Semra qui tiennent une épicerie dans le quartier. Ils ne cessent de venir nous offrir des petits cadeaux : des fraises, un paquet de bonbons, un café pour réchauffer les parents et une grosse boite de Pişmaniye. La générosité turque aux portes de Bordeaux ! Nous passerons un très beau moment en leur compagnie.

Sabine arrive. Elle nous accueille avec la même chaleur et bienveillance que celle reçue au Laos. Nous nous installons confortablement et partageons un délicieux repas Quercinois. Un régal pour nos papilles et un réel plaisir de le partager avec encore une bien belle personne.

La pluie tombe toujours ce soir et est annoncée pour les deux prochains jours. Il nous faudra donc certainement partir équipés de nos imperméables demain matin. Une petite étape qui devrait nous permettre de retrouver une partie de la tribu familiale.

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Quelques infos sur le retour

Bonjour,

Vous avez été nombreux à demander des précisions sur l’arrivée à Luzech et la soirée de retrouvailles. Nous les partageons donc avec vous :

– nous avons reçu de très belles invitations pour nos dernières étapes et avons donc légèrement modifié l’itineraire de ces prochains jours ainsi, après La Réole le 26 et Buzet sur Baïse le 27, nous passerons par Tayrac le 28, Lascabanes le 29 et Sauzet le 30.

– le 1er Mai sera la dernière étape de notre grand voyage ! Nous donnons rendez-vous à tous ceux qui le souhaitent (et qui le peuvent) à 10h00 sur la place de la Mairie de Sauzet pour partager les derniers kilomètres avec nous jusqu’à Luzech. Départ à vélo vers 10h30 via Saint Vincent Rive d’Olt et arrivée à Luzech autour de 12h00. Nous prendrons alors la direction de Notre Dame de l’Ile où nous pourrons partager un pique-nique tiré du sac (ceux qui ne souhaitent pas pédaler peuvent nous retrouver directement sur place !).

En cas de pluie, il sera possible de déjeuner dans la grange située à côté de la Chapelle ou sous un chapiteau installé par la Mairie. Nous tenons, d’ores et déjà, à remercier la Municipalité de Luzech et son Maire, Gérard Alazard, pour le précieux soutien apporté. Nous pourrons, lors de ce temps qui risque d’être fort en émotions pour nous, continuer à partager avec vous ce voyage tourné vers les belles rencontres humaines.

– le 4 Mai, nous vous donnons rendez-vous, à partir de 17h00, à la salle municipale située à l’ancienne école maternelle de Luzech. A 18h30, nous aurons le plaisir de partager avec vous un temps d’échanges agrémenté de quelques vidéos et surprises. A partir de 20h00 nous partagerons un repas « Auberge Espagnole », chacun amène un plat (salé ou sucré) ou une boisson à partager.

N’hésitez pas à nous contacter directement sur notre portable au 06 10 75 04 93 ou via notre adresse famille.caudrillier@gmail si vous souhaitez de plus amples informations.

En attendant le plaisir de vous retrouver, nous vous adressons de fraîches (et pluvieuses…) bises cyclistes,

Lalie, Esteban, Naïa, Valérie et Christophe

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Espagne, porte de l’Europe

Arriver en Europe après 11 mois de voyage sous d’autres latitudes… quelle étrange expérience !

Nos pieds ont dû se réhabituer à être serrés dans des baskets. Nous nous sommes habillés chaudement et avons réappris à garder nos gants et foulards à portée de main. C’est le début du printemps ! Une saison qui n’existe pas en Thaïlande ! Il a fait frais, mais quel délice de voir ainsi la nature se réveiller !

Nous attendions avec plaisir le fait de pouvoir à nouveau dialoguer en espagnol avec les personnes rencontrées sur le chemin… et nos appétits gourmands se régalaient d’avance de retrouver tant de variétés de nourriture ! Miam miam, nous n’avons pas été déçus.

L’Espagne nous a également offert son lot de rencontres exceptionnelles. Qui a dit que les occidentaux étaient souvent bien trop individualistes ? Nous, peut être… En tout cas ce n’est pas le visage qui nous a été offert lors de notre périple ibérique !

Tarek notre super hôte (et maintenant ami) warmshower, Millan l’épatant et généreux réparateur de vélos, Teresa qui nous a chaleureusement ouvert les portes d’un centre de jeunesse pour y passer la nuit, Juan le prêtre relooké et accueillant, Angie et Evaristo qui nous ont chouchoutés dans leur chaleureux petit restaurant, Edu qui a fait des pieds et des mains pour nous aider lors de notre plus gros souci mécanique du voyage, …

Si nous ajoutons à cela toute l’affection reçue par la famille et les amis retrouvés sur le chemin, vous avez une idée assez précise de ce qui a constitué notre principal carburant pour avaler des journées de vélo espagnoles denses et vallonnées qui nous ont conduits jusqu’en France !

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22 Avril : Pyla sur mer – Moutchic : 66 km (11 090 km)

Comme pour beaucoup d’enfants aujourd’hui, la journée commence par une traditionnelle chasse aux oeufs, l’espace est réduit autour des tentes mais comme partout… c’est une animation qui marche !

Nous partageons tranquillement le petit-déjeuner avant de reprendre la route. Martine et Lia viennent rouler avec nous pendant que Bernard se charge d’amener leur camping-car à mi-parcours puis de venir à notre rencontre.

La France a vraiment de la chance de pouvoir disposer d’un tel réseau de pistes cyclables. Une qualité de revêtement quasiment parfaite partout et une plongée continue au milieu de la nature. Pas étonnant que l’on y croise autant de monde. Nous sommes cependant étonnés depuis que nous sommes de retour en France, du peu de personnes qui répondent au « Bonjour » que nous leur adressons. La plupart poursuivent dans une indifférence grincheuse, d’autres se sentent quasiment agressés et une petite minorité retourne un agréable « bonjour » avec le sourire. Nous en avons compté une sur dix en moyenne… cela ne fait pas beaucoup ! Et dire que la plupart sont en vacances !

Nous avons trop été habitués aux échanges chaleureux entre cyclovoyageurs qu’il est difficile de revenir à une politesse toute mesurée.

Lorsque nous nous arrêtons, la situation se transforme. On entend alors souvent, dans de petits groupes, quelqu’un dire « eh, mais c’est pas eux qui sont passés à la télé ? ». Une fois l’approbation du reste du groupe reçue, ils viennent à notre rencontre pour s’assurer de leur découverte et nous poser quelques questions. Nous avons des retours très sympathiques sur le reportage et des témoignages parfois fort touchants comme, Patrick, ce loueur de vélo sur Arcachon, qui nous indique s’être inscrit sur le réseau Warmshower juste après l’émission parce qu’il a trouvé cela génial ou ce couple qui revient à notre hauteur pour nous indiquer que, voir l’émission, était certainement le déclic qui leur manquait pour se décider eux-aussi à partir à vélo. Apparemment le message est passé…

Nous prenons le bateau d’Arcachon au Cap ferret et alors que nous pensions qu’il serait difficile de faire accepter nos deux gros vélos et la carriole,  nous tombons sur une joyeuse équipe de boute-en-train pour lesquels cela ne pose aucun problème et qui hisse tout notre matériel sur le toit du bateau comme si nous étions encore en Asie du Sud-Est. Il y a encore des possibles en France…

Nous déjeunons sur une petite aire aménagée en bord de piste et après que les enfants aient voulu faire une nouvelle chasse aux oeufs dans la pinède voisine (avec les mêmes oeufs déjà trouvés le matin, comme quoi c’est plus la quête que le trésor qui les stimule…) nous repartons pour une trentaine de kilomètres.

Lia, Esteban et Lalie alternent sur le petit vélo avec beaucoup de ténacité mais cette seule étape nous confirme qu’il aurait été certainement complexe pour nos deux grands de faire les longues étapes de ces derniers jours sur leurs propres vélos sans donner des signes de fatigue à l’arrivée.

Bernard nous a trouvé une petite zone en bord de lac où l’herbe semble des plus moelleuses pour accueillir nos tentes. Du camping sauvage avec une belle assistance et une intendance toujours au top. Ce soir au menu, c’est cuisse de canard confite !

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Série audiophonique : 7ème épisode

Christophe DELRIVE vous offre un nouvel épisode de ses interviews qu’il a su mener aux quatre coins du Monde et dont, après un travail d’artiste, il a pu concocter une nouvelle bande son.

Retrouvez-la sur son blog à l’adresse : http://voice4ever.eu/fr/podcast/

Merci encore à lui pour cette belle trace audiophonique.

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21 Avril : Mimizan – Pyla sur mer : 82 km (11 024 km)

Il pleuviote ce matin. Une petite pluie fine qui donne bien plus envie de rester au chaud dans son duvet à lire un bon bouquin que de remonter sur le vélo. Oui mais voilà… il nous faut avancer !

Nous embrassons Romain et Aurélie en leur donnant rendez-vous pour fêter la fin des traitements qui s’annoncent. Quelle leçon ils nous ont encore donné !

Piste cyclable n’est pas un doux synonyme de terrain plat et nous le constatons encore aujourd’hui. Ça monte, ça descend mais ça tourne aussi et ça fait des tours et détours. L’itinéraire que nous avions travaillé sur googlemaps est loin de la réalité proposée par la piste cyclable et nous faisons ainsi fréquemment bien plus de kilomètres que nous ne l’avions escompté.

Nous pique-niquons rapidement à Biscarosse sur une petite table en bord de piste. Il fait encore froid et cela ne donne pas vraiment envie de s’attarder.

Nous continuons plein Nord à travers les belles pinèdes de bord de mer. C’est au coeur de l’une d’elle que nous franchirons notre dernier millième de kilomètre. 11 000, ça commence à faire !

Nous sommes encore attendus ce soir. Martine, Bernard et leur petite-fille, Lia, viennent à notre rencontre à vélo. Ils ont déposé leur camping-car au bas de la dune du Pyla et sont descendus vers nous. Bernard a été un fidèle compagnon de travail de Christophe. Moniteur d’atelier en Imprimerie, il s’est également grandement investi en faveur de l’accès au sport des personnes en situation de handicap. Avec lui, nous avons partagé nombre de marathons et de raid multisports. Des émotions sportives qui nous ont rapproché dans un même élan de solidarité.

Nous les retrouvons tous les trois avec grand plaisir et, après avoir rallié le camping où ils nous ont réservé un emplacement, nous partons escalader cette fameuse dune du Pyla qui nous offre un superbe panorama… une fois arrivés en haut.

Martine nous régalera avec un délicieux repas agrémenté d’un parfait cabecou. Une très bonne soirée entre amis avant de reprendre la route vers le Nord, demain matin.

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20 Avril : Saint-Michel-Escalus – Mimizan : 55 km (10 942 km)

L’humidité de cette fin de nuit a trempé nos tentes et s’est infiltrée dans nos duvets. C’est donc à une séance « séchage » que nous procédons de bon matin. Nous prenons du temps pour déjeuner et pour tout ranger et ne partons finalement que vers 10h30. Ça sent le relâchement…

Nous reprenons la route de l’Eurovelo et retrouvons cette belle piste cyclable qui déambule au milieu des forêts de pins. Les genêts nous offrent d’immenses bouquets au jaune flamboyant et au parfum envoûtant. L’immersion au coeur de ces paysages landais est délicieuse, d’autant plus que la température du jour est des plus agréables.

Nous croisons de nombreux cyclovoyageurs partis pour quelques jours mais également des voyageurs au long cours comme Margareth et Hans, un couple Suisse, parti pour 4 mois de Bâle en direction de La Rochelle puis l’Espagne et le Portugal. Margareth fête aujourd’hui ses 71 printemps (et ses 45 ans de mariage, le même jour !). Elle repartira avec de belles bises de toute la famille… et un petit vélo en fil chenille !

Nous pique-niquons sur l’une des nombreuses aires aménagées en bord de piste cyclable et profitons, avec toujours autant de plaisir, de ces repas simples… et gourmands !

En arrivant à Mimizan, nous cherchons une épicerie ou un supermarché pour nous ravitailler. Demain c’est dimanche et le lundi de Pâques suit. Il nous faut donc prévoir quelques vivres d’autant que nous pensons nous arrêter faire du camping sauvage ce soir.

Un petit supermarché borde la piste. Nous nous y arrêtons et tombons nez à nez avec… les Bike Kitchen ! Souvenez-vous, nous avions rencontré Aurélie et Romain à l’Estrellita, le repère de nombre de cyclovoyageurs qui s’arrêtent à Cuzco. Ils viennent de terminer un grand voyage de deux ans en Pino. A leur arrivée, ils ont eu un nouveau col important à monter lorsqu’une tumeur a été découverte dans le cerveau d’Aurélie. Elle a été opérée il y a tout juste un mois et, grâce à son mental et à l’Amour dont ils rayonnent tous les deux, les voici aujourd’hui avec nous. Ils avaient repéré notre passage par Mimizan et ont profité d’une proposition de location dans le coin pour venir à notre rencontre. Ils nous y invitent donc pour passer la soirée.

Nous sommes très heureux de retrouver ce couple si attachant, humain et naturel. La soirée nous permettra d’échanger nos impressions sur le retour et de partager des anecdotes sur nos aventures réciproques. Ils sont en train de gagner le challenge le plus important, celui de la Vie et nous ne pouvons que leur souhaiter une longue et belle vie de couple… et de nombreux petits cyclovoyageurs.

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19 Avril : Anglet -Saint-Michel-Escalus : 72 km (10 887 km)

Après un petit-déjeuner encore très gourmand, préparé généreusement par Françoise, il est temps de reprendre la route pour ce qui pourrait être apparenté à la dernière ligne droite.

Nous embrassons Françoise, Marie-Madeleine et Marie-Louise qui nous ont apporté bien du soutien lors de cette belle pause basque et repartons vers Bayonne afin de traverser l’Adour. Nous rejoindrons alors la velodyssée, cette immense voie cyclable qui traverse une grande partie de l’Europe.

Arrivés dans les forêts de pins, c’est l’autoroute cyclable. Le dénivelé, le cadre sont parfaits pour une promenade en famille. Et ça se voit ! Les Espagnols qui sont pratiquement tous en vacances au cours de cette semaine sainte ont envahi le bitume dans des virées joyeuses et parfois un peu maladroites.

Nous longeons l’océan sans jamais l’apecevoir vraiment. De grosses dunes font barrages et les chemins pour atteindre la plage ne sont guère accessibles pour nos engins bien lourds. Au niveau de Seignosse, les écoles de surf ont aménagé une allée bitumée qui vient surplomber le rivage. Nous nous y engageons et partageons notre pique-nique du jour avec un vue imprenable sur l’océan. En guise de dessert, nous ne résistons pas à aller tremper quelques orteils au pied de belles vagues.

Nous repartons mais nous arrêtons pour discuter autant que nous pédalons. Notre chargement intrigue et lorsque les personnes réalisent qu’elles ont passé une partie de la soirée avec nous dimanche soir, elles nous offrent toutes les questions qu’elles se sont posées devant leur écran. Nous essayons de prendre le temps d’y répondre et distribuons encore aujourd’hui quelques dizaines de vélo en fil chenille.

Après l’arrêt à la plage de ce midi et ces quelques kilomètres, une bonne douche ne sera pas du luxe. Nous remettons le camping sauvage à plus tard et recherchons un camping un peu éloigné de la velodyssée mais réputé agréable et économique. Nous y retrouverons tout de même des prix que nous ne connaissions plus depuis des mois. Près de 25 € pour dormir tous les 5 dans nos tentes! Il y a encore quelques semaines, en Asie du Sud-Est nous aurions pu nous offrir une nuit dans un hôtel chic avec piscine pour le même montant…

Nous ėcourtons la fin du repas en raison d’une invasion de moustiques voraces et insistants. Les tentes seront notre refuge pour visionner le début d’un film et procéder à l’écrit du jour.

Demain, nous repartons sur les belles pistes des landes, toujours plus vers le Nord…

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18 Avril : Anglet

Nous avons dormi comme nous n’avions pas dormi depuis bien longtemps. Longtemps et très confortablement !

Cela faisait 10 jours que nous roulions sans jour de pause et, avec les deux dernières étapes à rallonge, nos organismes commençaient à être bien fatigués.

Françoise nous a préparé des mets de choix pour le petit-déjeuner : du jus de fruits, des yaourts, des gauffres maison… et des crêpes de Boissor ! Autant dire que nous prolongeons ce premier repas de la journée avec délectation.

Le SAV de Thule, le fabricant de la carriole nous a rappelés ce matin. Un magasin de vélo de Biarritz disposerait de la même carriole et pourrait nous dépanner d’une roue. Nous nous y rendons, récupérons la roue et repartons lorsque le SAV nous rappelle. On nous propose, en attendant de faire jouer la garantie, de repartir avec une carriole neuve ! Nous procédons donc à l’échange standard, non sans un petit pincement au coeur de laisser un de nos fidèles compagnons de voyage, mais rassurés quant à la possibilité de rentrer dans le Lot en ne s’inquiétant pas à chaque impact. Un grand Merci à Vincent qui a géré notre dossier chez Thule avec une efficacité et une rapidité remarquables.

Nous rentrons déjeuner et après un petit temps calme nous permettant de répondre aux nombreux messages reçus ces derniers jours, partons pour une belle promenade dans l’enceinte du couvent. Nous y redécouvrons le magnifique cimetière de Saint Bernard  dont les tombes toutes identiques sont matérialisées par de beaux tumuli de sable sur lesquels sont déposées des coquilles Saint Jacques. Nous visitons une petite boutique tenue par un ESAT (tiens, tiens !) qui vend une superbe production maraîchère et des volailles nourries au grain, élevées en plein air. Et nous rencontrons un artiste peintre passionné et passionnant dont les oeuvres très expressives sont réalisées à partir d’encres qu’il produit lui même à base, notamment, de minéraux. Le résultat est admirable.

Le dîner sera aussi gourmand que les deux premiers repas de la journée (pas de doute, nous rechargeons les batteries !) avec le plaisir simple de manger des oeufs à la coque de la production locale, après un an d’abstinence bien involontaire. Nous finissons même le repas avec quelques douces bulles offertes par Guillaume, un Ami et fidèle lecteur.

Cette journée de repos, entourés et choyés par Françoise et Marie-Madeleine, nous aura fait le plus grand bien. Nous nous sentons prêts pour répartir vers les routes des Landes dès demain matin, le coeur empli de toute cette douce tendresse que nous avons encore reçue.

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17 Avril : Urnieta – Anglet : 79 km (10 815 km)

Cette histoire de roue de carriole nous a fait gamberger une bonne partie de la nuit. En attendant les réponses de l’assurance et du fabricant contactés afin d’essayer de trouver des pièces détachées, Edu est là, comme convenu, à 9h00, pour nous amener voir les magasins de vélos de la ville au cas où ils disposeraient de ces fameuses roues.

Mais nous sommes en Espagne et les horaires sont décalés par rapport à ceux que nous connaissons en France. La plupart n’ouvrent qu’à 10h30 pour fermer à 20h00 !

Seule une petite boutique est ouverte. Le patron, un homme qui a du dépasser allègrement les 80 ans bricole dans son atelier. Nous lui montrons la roue et il décide de se lancer dans le challenge de souder la pièce qui s’est brisée hier. Il monte et démonte des vélos et des moteurs de scooters depuis près de 50 ans et il est bien décidé à venir à bout de cette roue. La soudure est extrêmement propre, l’axe redressé et il ne reste plus qu’à savoir si cela va rentrer à nouveau dans le support de la carriole.

Nous le remercions et rentrons donc tester notre « nouvelle roue ». Ça force… mais ça rentre… à coups de marteau. Un petit miracle !

Il est déjà 10h30 et nous pouvons enfin repartir. Nous remercions chaleureusement Edu, les policiers municipaux ainsi que le professionnel de l’entreprise qui a gardé notre carriole cette nuit et repartons sur les routes du Pays Basque.

Nous commençons par de parfaites connexions entre pistes cyclables qui nous amènent ainsi aisément jusqu’à San Sebastian tout en empruntant un superbe itinéraire. Tout se corse à la sortie de la ville. La piste cyclable s’arrête brusquement et la seule route disponible pour rejoindre Irun semble être une route nationale hyper-fréquentée. Une voie sur le côté semble assez large pour nous accueillir mais, au bout de quelques centaines de mètres, elle disparaît elle aussi. Nous nous parquons sur un petit renfoncement et réfléchissons à la suite des opérations. Pour la première fois depuis bien longtemps nous nous sentons en danger sur la route. Continuer ainsi nous fait même peur. Alors nous sollicitons une automobiliste pour qu’elle puisse se mettre derrière nous jusqu’à la prochaine sortie et, ainsi, nous protéger. Ça monte mais nous faisons tourner les « watts » et avançons aussi vite que possible. Une grande descente nous amène jusqu’à Irun. Là aussi c’est un petit miracle d’y arriver sans une égratignure.

Il est 15h30 et faisons notre pause pique-nique. Nous savons déjà que le reste de l’après-midi sera long. Et effectivement, une fois arrivés sur les terres de notre douce France, l’Euro-velo 1, que nous avons le plaisir de retrouver, n’est qu’une succession de grandes montées et descentes.

Nous passons ainsi par une succession de corniches qui nous usent peu à peu.

Phénomène nouveau également depuis le passage en France, un grand nombre de personnes ralentissent pour rouler à notre hauteur, nous dire qu’ils nous ont vus à la télé et nous adresser de chaleureux encouragements. La réconciliation des autos et des vélos sur une route escarpée du Pays Basque…

Nous essayons alors de les remercier et lorsqu’ils s’arrêtent pour discuter plus longuement avec nous répondons à leurs questions et relativisons notre aventure car,pour nous, les vrais héros du quotidien sont plus les aides soignantes en Ehpad, les pompiers ou les enseignants plutôt qu’une famille qui a eu la chance de faire un grand voyage à vélo.

Ces sollicitations répétées n’améliorent pas notre moyenne horaire et le challenge va désormais être d’essayer d’arriver à Anglet avant la tombée de la nuit. Nous mettons tout ce qui nous reste d’énergie pour gravir les dernières côtes et arrivons, par miracle, à 21h00 dans les bras de Françoise et Marie-Madeleine qui nous attendent depuis le début d’après-midi.

Encore une grande joie de les retrouver après cette année de séparation (physique car les liens numériques et audio ont été fréquents). Françoise nous a préparé un repas des plus réconfortants et, comme c’était, aujourd’hui, la journée des miracles, nous dormons, ce soir… dans un couvent !

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16 Avril : Echairi – Urnieta : 84 km (10 736 km)

La pluie qui est tombée hier soir n’a fait que confirmer que nous étions bien à l’abri. Ce sont des trombes d’eau qui se sont abattues en l’espace de deux heures, commençant à inonder les rues et à dévaler les pentes environnantes.

Ce matin tout est revenu au calme et c’est sous un beau ciel bleu que nous reprenons la route. Nous savons que la journée risque d’être longue et difficile et ne tardons pas.

Le relief est vallonné mais passe par de superbes endroits. De forêts en rivières nous avançons à notre rythme. Au bout d’une vingtaine de kilomètres nous croisons notre premier cyclovoyageur depuis notre arrivée dans la péninsule ibérique. Il s’agit d’un basque espagnol qui part pour la première semaine de voyage à vélo de sa vie. Il nous indique qu’à une dizaine de kilomètres se trouve un village traversé par une voie verte qui pourrait nous amener pratiquement jusqu’à San Sebastian.

Nous avions prévu de couper et d’emprunter une autre route mais la perspective de circuler sur cet axe interdit aux véhicules à moteur nous tente bien. Nous changeons donc de plan même si cela impliquera quelques dizaines de kilomètres supplémentaires. C’est cela que nous aimons dans le voyage à vélo : pouvoir changer de route au gré des rencontres…

Nous ne le regretterons pas car cette voie verte est splendide. La via Plazaola s’étend sur plus d’une centaine de kilomètres et constitue un itinéraire parfait pour qui veut s’essayer au voyage à vélo sur quelques jours. Le dénivelé est réel mais il peut tout à fait convenir à des familles. De nombreux ponts et de très nombreux tunnels agrémentent le parcours même si, dans ces derniers, les pluies torentielles d’hier soir gouttent à travers les arches en pierre et créent de grosses flaques d’eau à traverser.

Nous arrivons dans la petite ville d’Andoain qui marque la fin du tracé et profitons de passer à côté d’un petit supermarché pour faire quelques provisions. Nous projetons de faire du camping sauvage ce soir et essayons de sortir d’une suite d’agglomérations afin de trouver un coin pour nous installer. Nous demandons confirmation de la route à prendre à un cycliste local et remontons afin de trouver le départ d’une nouvelle piste cyclable.

Au passage d’un dos d’âne tout à fait classique, une des roues de la carriole se plie. L’axe qui supporte la roue a cassé ! Il est pratiquement 20h00 et cela s’annonce compliqué ! Edu, le cycliste à qui nous avions demandé notre direction arrive alors en voiture afin de s’assurer que nous avons trouvé la bonne route qui doit nous amener vers la piste cyclable. Il nous sera d’une aide précieuse. Pendant près de deux heures il va appeler tous les hôtels de la localité afin de nous trouver une chambre. Mais ils sont tous complets. Vacances de « la semana santa » oblige ! Deux dames arrivent également et suggèrent d’appeler « los municipios » qui gèrent l’entretien des bâtiments publics mais également la police municipale.

C’est un véhicule de cette dernière qui viendra à notre rencontre. Un policier nous proposera alors de passer la nuit dans le local des agents d’entretien tandis que l’entreprise sur le parking de laquelle nous sommes désormais situés suggère de garder la carriole endommagée pour la nuit. Edu, lui, se propose de revenir chercher Christophe demain matin à 9h00 afin de trouver une solution pour la roue endommagée.

Lalie et Esteban repartent donc, pour leur plus grand plaisir, dans le véhicule de la police dont toutes les options leurs seront présentées en détail. Nous les rejoignons à vélo et nous installons dans un bureau situé au premier étage de ce vaste hangar.

Nous nous préparons quelques pâtes afin de nous remettre de ces émotions et nous nous écroulons sur nos tapis de sol.

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15 Avril : El Molino – Echairi : 32 km (10 642 km)

La nuit a été bien courte mais nous voulons profiter un maximum les uns des autres. Le sommeil attendra ce soir !

Nous rangeons le camp, discutons, plaisantons. Il est 12h00 lorsque nos Amis nous quittent pour Bayonne où Yves et Zafer vont prendre le train pour Paris avant que les autres intrépides voyageurs ne repartent pour la Provence et les Alpes. Quel bonheur d’avoir passé ces deux dernières journées en leur compagnie. Un concentré de plaisir autant partagé par les adultes que par les enfants.

Après leur départ nous trainons un peu. Nous avons été sevrés de WiFi depuis Madrid et nous profitons donc de la connexion locale pour préparer les prochains envois sur le blog et lire les nombreuses réactions suite à la diffusion du reportage de M6.

13h30, il est temps de reprendre la route. Une belle montée nous attend à la sortie du camping. Nous nous trouvons bien lourds avec toutes nos sacoches dont nous avions été libérés durant un jour et demi. Suite aux aventures policières de la veille, nous avons repéré une série de petites routes qui devraient nous éviter les foudres des autorités locales.

Nous traversons une forêt de pins à l’odeur si chattoyante que nous oublions que cela continue à monter. Nous redescendons enfin pour longer une rivière au bord de laquelle nous croisons quelques pèlerins de St Jacques de Compostelle qui viennent de passer Pampelune avec leurs gros sacs ornés de la célèbre coquille.

Nous continuons à avancer un peu mais le ciel commence à gronder. Un gros orage s’annonce. Nous trouvons un gite communal qui pourra nous accueillir ce soir. Il était temps. Des trombes d’eau s’abattent sur cette petite bourgade. Nous restons bien au sec et partageons un grand apéritif dînatoire (nous sommes en panne de carburant…) avant de passer une confortable soirée au chaud.

Demain , une grosse étape s’annonce afin de se rapprocher au maximum de la frontière française.

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14 Avril : Valverde – El Molino : 58 km (10 610 km)

Mesdames et messieurs bonjour,

 

Attention cet article n’est pas rédigé par les protagonistes de la Vélovefamily. Il n’est pas dans la lignée des précédents et risque de choquer certains d’entre vous.

Comme vous, nous suivons avec un plaisir démesuré les aventures de cette famille ordinaire qui vit des moments extraordinaires. Nous tremblons face aux conditions extrêmes qu’ils traversent. Aussi en les rejoignant, nous sommes équipés pour affronter l’hiver glacial ibère annoncé.

Que nenni !, les doudounes et autres polaires resteront dans le sac alors que la crème solaire est de rigueur.

Tout le long de la journée, nous cherchons une montée qui nous permettra d’utiliser autre chose que le gros plateau…

Ce jour, les 14 membres de la joyeuse équipe de 3 à 69 ans, s’agite dès 7h30 et, très rapidement se retrouve en selle vers… 10h !

Après de longs plats au vent favorable, les premières descentes ne tardent pas à arriver. La caravane avance bon train sur 6une grosse route jusqu’à ce que deux voitures de police bloquent notre convoi. Nous cumulons une longue liste d’infractions : casques manquants pour certaines fortes têtes, manque de couleurs vives pour d’autres, divagation d’enfant en bas-âge en carriole (si si, on nous certifie que les carrioles c’est interdit ici !?) et autres présence d’ORNI (Objet Roulant Non Identifié de notre ami Zafer avec son handbike motorisé ), etc…

Pedro (Christophe) négocie ardemment pour ne pas se faire confisquer les engins des délits et obtient une escorte jusqu’à la prochaine route secondaire où nous retrouverons notre liberté.

Pendant le pique-nique dans la pinède, nous réajustons l’itinéraire pour l’après-midi. La suite se fera sur des pistes de terre beaucoup plus accidentées et verra quelques-uns gratter le revêtement avec les coudes ou les genoux. Naïa défèque en autonomie pour la deuxième fois ! Youpi !

Pour passer ensemble cette deuxième soirée, nous visons un camping à quelques kilomètres. Apéro cerveza con limon puis visionnage sur « écran panoramique » d’un téléphone portable de quelques morceaux de l’émission  » Zone interdite « . La fin de la soirée verra se dérouler des moments forts entre amis comme on n’en avait pas vu depuis bien longtemps…

 

Aurélie, Yves, Zafer, Fifou et Jojo

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13 Avril : Tejado – Valverde : 70 km (10 552 km)

Evaristo vient ouvrir son commerce vers 9h00. L’heure de venir partager un café avec lui avant de repartir vers de nouvelles Aventures. Nous garderons certainement longtemps en mémoire cet incroyable accueil et cette belle nuit passée dans la salle du restaurant.

Nous avons encore un col à franchir aujoud’hui. Cette région de l’Espagne est déserte mais bien bosselée, pas étonnant que la péninsule ibérique ait offert tant de champions au cyclisme avec de tels profils. Nous croiserons d’ailleurs quelques sportifs descendant à toute allure et s’échauffant pour le championnat national de duathlon qui se tient ce week-end dans la ville, toute proche, de Soria.

Il ne nous reste plus que deux kilomètres pour franchir le col lorsque deux voitures ralentissent à notre niveau… et dont les passagers affublés de perruques se mettent à crier. Incroyable : les copains sont là ! Ces incroyables Fifou et Aurélie avec Louise et Paul, leurs enfants, Jojo avec ses beaux ados, Jeanne et Simon, Yves, notre cher Doc de l’Odyssée et le courageux Zafer ont tous fait plus d’un millier de kilomètre pour venir à notre rencontre.

Nous nous arrêtons sur le bord de la route, les larmes aux yeux et avec la furieuse envie de les serrer fort dans nos bras.

Nous n’avions rien vu, rien perçu. La surprise est totale et nous mettons un petit moment à nous en remettre. Paul et Simon prennent place sur les Pinos pour passer le col et nous dévalons la pente jusqu’au premier village où nous nous retrouvons tous pour un pique-nique amélioré de délicieux mets apportés de France.

Dans leur folie, nos géniaux compagnons ont même apporté leurs vélos sur une grande remorque. C’est un beau peloton jaune qui s’élance donc pour quelques dizaines de kilomètres supplémentaires.

Nous traversons un des rares villages du jour. Il y a de l’animation autour des bars. Nous nous arrêtons et demandons aux personnes présentes si il y aurait un local qui pourrait nous accueillir pour la nuit. La fête annuelle du village avec chevaux et danses sévillanes bat son plein mais nous assisterons encore à un vaste élan de solidarité. Dans un premier temps, ils vont chercher le Maire mais celui-ci, qui semble un peu amoché par une après-midi de fête semble plus pressé de retourner retrouver son verre que d’essayer de nous aider. Les habitants ne veulent pas nous voir repartir et vont alors remuer ciel et terre pour nous trouver un toit pour la nuit. Après avoir exploité de nombreuses pistes, deux d’entre eux nous proposent de nous installer dans leurs spacieux garages. Nos vélos seront en lieu sûr et nous serons au chaud.

Nous allons fêter cette soirée de retrouvailles… au bar-restaurant voisin. Une belle fin de journée toute en modération mais avec un plaisir indescriptible de se retrouver.

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12 Avril : La Barbolla – Tejado : 79 km (10 482 km)

Nous avons passé la nuit, lovés les uns contre les autres autour du petit chauffage électrique de la salle municipale.

Nous nous levons tranquillement, partageons le petit-déjeuner avant de ranger la pièce, passer un coup de balai et aller rendre la clef à notre unique voisine.

Depuis Sigüenza, nombreux sont ceux qui nous ont parlé de « la cuesta de Paredes », une belle montée aux allures de petit col qui nous attend après quelques kilomètres d’échauffement. Nous y allons tranquillement et admirons une dernière fois cette belle vallée. Une fois arrivés sur le plateau, les longues lignes droites sont encore là, le vent également mais les petits villages qui faisaient le charme de l’étape d’hier, eux, ont disparu. La route devient alors plus monotone même si les champs cultivés de part et d’autre offrent une palette de couleurs bien appréciable.

C’est droit mais c’est loin d’être plat et nous ne cessons pas d’osciller entre les 1 000 et 1 200 mètres d’altitude.

Il est 14h00 lorsque nous atteignons la belle citée d’Almazan. Nous sommes à l’heure espagnole, il est temps de déjeuner ! Nous trouvons un magnifique jardin municipal au coeur duquel trône un beau parc de jeux. Un endroit parfait pour pique-niquer sous un doux soleil qui vient enfin nous réchauffer.

Nous avons toujours du retard sur notre avancée prévisionnelle et repartons donc en nous disant que nous nous arrêterons d’ici une vingtaine de kilomètres. Et ce sera bien suffisant car le vent a redoublé d’intensité et outre l’effort supplémentaire qu’il sollicite il refroidit grandement l’air ambiant. Nous puisons dans nos réserves (largement reconstituées depuis notre arrivée en Espagne) et avançons jusqu’à trouver un petit village à quelques encablures de la route principale.

Le village est désert. Personne à la Mairie, personne à l’Eglise, seul un bar-restaurant semble encore ouvert. Nous rentrons afin de savoir si il n’y aurait pas une salle communale qui pourrait nous accueillir et après nous avoir accompagnés jusqu’à la « casa rural », la petite salle polyvalente du village, Evaristo et Angie viennent nous rechercher pour nous inviter à dormir… dans leur restaurant! Il y fait chaud et ils redoubleront de générosité pour que nous y soyons bien. Evaristo nous prépare du « lomo a la plancha » et une succulente « tortilla de patatas ». Les difficultés du jour sont vite gommées par cet incroyable accueil.

Quelques habitués viennent boire un verre. Nous discutons avec chacun et trouvons dans ce petit village perdu, de la province de Castilla y Leon, une chaleur humaine qui enrichit encore notre petite aventure familiale.

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11 Avril : Jadraque – La Barbolla : 54 km (10 403 km)

Le thermomètre annonce un petit 0,3° lorsque nous remontons sur nos vélos ce matin. Les montagnes qui enneigent l’horizon et le blanc qui recouvre les bosquets visibles sur les collines environnantes confirment que l’hiver a bien fait son retour.

Les nuages de ces derniers jours ont disparu, ce qui accroît certainement le sentiment de fraîcheur mais nous offre un magnifique ciel bleu. Nous enveloppons Naïa dans son duvet et quittons ce salutaire abri paroissial pour commencer par quelques kilomètres d’une belle montée.

Le profil de l’étape est exigeant. Les côtes, parfois bien pentues, s’étirent sur de longs kilomètres et les temps de récupération se font rares. Nous traversons une espagne rurale frappée par la désertification de ses petits villages. Bien que vallonné, le paysage est splendide et le trafic quasi-inexistant.

Nous avons rendez-vous à Sigüenza, une magnifique petite ville ancrée dans une vallée de cette Castilla-la-Mancha sauvage et splendide. Christophe souhaitait pouvoir remercier de vive voix les filles d’une cousine de sa grand-mère qui ont accompagné l’une des soeurs de cette dernière lors de ses derniers jours. Une grand-tante de Christophe donc, décédée en Novembre dernier à l’âge de 89 ans et que nouvs avions prévu de revoir lors de notre passage en Espagne.

Dolores, Anuncia et leur oncle Severino accueillent toute la famille avec une chaleur bien réconfortante après une matinée glaciale.

Nous déjeunerons tous ensemble avant de monter, à pied, au cimetière situé au sommet de cette superbe citée médiévale qui abrite un magnifique château et une cathédrale aussi imposante que remarquable.

Nous adressons de chaleureuses pensées en direction de la Tía Juliana et les accompagnons d’un petit bouquet de roses… et de petits vélos en fil chenille.

Nous passons ensuite remercier les Soeurs qui gèrent la maison de retraite où Tía Juliana a vécu ses dernières années et reprenons nos vélos.

Après deux nouveaux kilomètres de montée pour atteindre le plateau qui surplombe la ville nous retombons dans la difficulté. Une loooonnnngue ligne droite en faux plat montant et un vent de face violent forment alors un cocktail à rendre dépressif le plus joyeux des Casimirs ! Heureusement, nous savons que la fin de l’étape est proche. Nous avions visé un petit hameau où Christophe se souvient avoir passé quelques semaines estivales lorsqu’il avait l’âge de Lalie.

Le vent est redevenu glacial et il est temps de rechercher un abri pour la nuit. Dans ce village, jadis très vivant, seules vivent désormais deux familles d’agriculteurs. L’une d’elles est présente et contacte le Maire du secteur qui proposera que l’on nous ouvre une petite salle communale. Ce dernier, Toni, passera un peu plus tard, se souvenant très bien de Christophe lorsque celui-ci arpentait le village en culottes courtes.

Quelques pâtes et des yaourts (nous avions oublié comme c’est bon !) viennent ravir les enfants qui, encore aujourd’hui, ont été bien courageux face à l’adversité de la météo.

Demain, nous poursuivrons notre route vers le Nord, cette route où chaque kilomètre nous rapproche désormais un peu plus de la France.

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10 Avril : El casar – Jadraque : 74 km (10 350 km)

La douce chaleur de notre salle communale nous a permis de passer une nuit confortable. Nous essayons de partir dès les premiers rayons du soleil car nous savons que la journée risque d’être longue et que la pluie est, à nouveau, annoncée à partir de la mi-journée.

Nous laissons une petite carte de remerciements pour Teresa, faisons un court arrêt devant le magasin de vélo de Millan afin de pouvoir lui envoyer une photo destinée à sa page Facebook , puis partons par de petites routes de campagne.

L’application de cartographie nous propose, à nouveau, d’emprunter des sentiers pittoresques. Nous nous y risquons. Nous sommes sous le charme de cet environnement qui, avec un temps plus clément, aurait constitué de superbes spots de camping.

Le chemin, lui, devient de plus en plus gras et nos garde-boue n’ont jamais aussi bien portés leur nom. Notre avancée devient laborieuse et nous laissons dans cette traversée une bonne dose d’énergie.

La vue, magnifique, estompe les difficultés. Nous apercevons de nombreux lièvres et chevreuils qui sautillent dans d’immenses champs de blés. A chaque fois, nous sommes sous le charme.
Nous réussissons à rejoindre une petite route et la suivons vers le Nord. Le ciel s’assombrit et nous apercevons, au loin, des rideaux d’eau qui s’abattent sur l’horizon. Les nuages se rapprochent et, en haut d’une énième montée, c’est un mélange de grêle et de neige qui nous cueille.

Un village est posé sur une colline voisine. Nous grimpons sous la tempête et nous abritons dans le bar qui fait également office de centre social. Un chocolat chaud et quelques plats chauds viendront nous réchauffer et nous permettront d’apprécier encore plus cette pause plus que salutaire.

Après deux bonnes heures de réchauffement, un rayon de soleil fait son apparition. Nous en profitons pour continuer et essayer d’avancer au maximum. Nous visualisons sur la carte une voie ferrée et une rivière, signes d’une zone plutôt plane. Nous nous y engageons mais rapidement la route secondaire se transforme en chemin forestier. Malgré la fatigue et les nombreuses flaques d’eau, nous arrivons à trouver bien du plaisir dans cette espace de pure liberté. Une rivière, gonflée par les dernières pluies, vient brusquement couper le chemin sur plusieurs dizaines de mètres. Excepté , rebrousser chemin sur une dizaine de kilomètres,  il n’y a guère d’autre alternative que d’essayer de traverser. Nous nous y employons malgré une eau fraîche et parfois profonde. Nous savons qu’il y a un village à moins de 10 kilomètres et donc que la fin de l’étape se rapproche certainement.

Quelques dernières montées et nous atteignons enfin Jadraque. La Mairie est déjà fermée mais une dame qui passe par là nous aiguille vers le prêtre de la paroisse. Nous faisons alors la connaissance du Padre Juan. Dreadlocks, piercing et jean, son style dénote avec les prêtres que nous avons l’habitude de croiser en France. Il nous demande de l’attendre quelques minutes puis revient pour nous ouvrir une petite maison, dans le village, que la Paroisse gère pour les personnes de passage. Nous sommes à près de 1 000 mètres d’altitude et les prévisions météo annoncent une température proche de 0 cette nuit. Ce chaleureux accueil est donc le bienvenu.

Une douche chaude, un repas maison et une nuit sous d’épaisses couvertures devraient nous permettre de repartir demain, en pleine forme, vers de nouvelles aventures…

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9 Avril : San Sebastian de los Reyes – El casar : 31 km (10 276 km)

Tarek nous aura donné une incroyable leçon l’hospitalité. Sa bonne humeur permanente, sa confiance et ses multiples attentions font qu’il est très difficile, pour tout le monde, de se quitter ce matin. Nous partageons un dernier petit-déjeuner avec lui, allons embrasser sa maman et reprenons la route après de chaleureuses et sincères embrassades.

La pluie est annoncée à partir de 14h00 alors nous essayons d’en profiter ce matin. Nous passons à nouveau par de nombreux chemins de terre plus appropriés pour les VTT que pour les Pinos .  Notre moyenne horaire n’est pas très élevée mais nous prenons beaucoup de plaisir dans ces circuits à travers champs.

Nous nous régalons d’entendre les enfants redécouvrir, avec l’enthousiasme des premières fois, certains éléments que nous n’avons plus côtoyés  depuis 11 mois. « Oh, regarde des coquelicots ! et ici des sapins ! Ouaouh, ces champs de colza et ces cigognes qui nichent en haut des poteaux électriques, c’est magnifique ! ». Se souvenir des choses simples…

Le soleil commence à se voiler, la température dégringole d’un coup et toute l’équipe se couvre au maximum. Nous trouvons refuge… dans une station service ! Nous qui les recherchions il y a encore quelques semaines afin de bénéficier quelques minutes de la fraicheur de leur climatisation, nous sommes heureux ce matin de trouver la chaleur proposée par cette dernière.

Nous repartons avec l’objectif d’atteindre, à  minima, le prochain village. A l’entrée de celui-ci un rayon de soleil et une aire de jeu nous accueillent. L’endroit est parfait pour notre pique-nique du jour au cours duquel nous redécouvrons le luxe de manger un sandwich jambon-beurre et du fromage. Nous avions oublié à quel point c’est bon. Se souvenir des choses simples…

Une averse met fin brusquement à cette pause méridienne. Pas d’hébergement touristique dans cette localité et vu le froid annoncé pour cette nuit (nous sommes remontés au-dessus de 800 mètres d’altitude et il est prévu 1 à 2 degrés) il nous sera difficile de rester dehors. Nous nous rendons donc à l’hôtel… de ville ! Nous expliquons notre situation et après quelques tergiversations une dame, Teresa, nous amène jusqu’à « la casa de los jovenes », un espace dédié aux activités en faveur de la jeunesse.

Il y fait chaud et une salle vide fera un parfait dortoir.

Christophe en profite pour amener le Pino rouge chez un velociste qu’il a repéré sur le chemin. La réparation de fortune effectuée hier n’a pas tenu et chaque montée provoque une symphonie de claquements suivie, le plus souvent, d’un déraillement…

Il tombe sur Millan de Mira Bike qui ne comptera ni son temps ni son énergie pour essayer de trouver des solutions à chaque petit problème. Il est désolé de ne pas disposer de cassette 9 vitesses mais nous le rassurons car pour franchir les prochaines montées , mieux vaut compter sur 8 vitesses qui fonctionnent plutôt que 9 qui déraillent.

Nous en profiterons également pour changer le disque de frein arrière qui commençait à montrer quelques signes de fatigue. En plus de nous facturer un prix très raisonnable au regard des pièces changées et du temps passé, Millan tiendra à nous offrir de multiples petits cadeaux, ému par notre aventure familiale. Nous porterons donc désormais quelques souvenirs de son club de vélo.

Après un bon plat de pâtes maison amélioré de quelques morceaux de fromage et de crème nous nous couchons en pensant à toutes ces belles personnes que nous avons eu la chance de rencontrer aujourd’hui. Tarek, Teresa, Millan… ils nous ont aidés.. pour le plaisir ! Se souvenir des choses simples…

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8 Avril : San Sebastian de los Reyes

La maison de Tarek se transforme en studio de télévision ce matin. L’équipe technique arrive la première afin de préparer la pièce, noter tous les reflets possibles, apporter une vigilance particulière à tout ce qui pourrait être aperçu en arrière plan…

La présentatrice de l’émission arrive ensuite avec maquilleuse et coiffeur. Ophélie Meunier nous apparaît aussi pétillante qu’à la télé. Très naturelle, elle arrive à mettre facilement les enfants à l’aise, eux qui commençaient à être impressionnés par tant d’agitation et de mise en scène.

Les interviews commencent. Ce sont celles qui sont destinées à être diffusées en fin d’émission. Nous essayons d’oublier les caméras et de répondre le plus spontanément possible. Nous ne sommes pas certains du résultat et nous nous disons souvent, après coup,  que nous aurions dû dire ceci ou cela. Les enfants essayent d’oublier leur timidité pour répondre à des questions, parfois complexes mais qui sont toujours posées avec beaucoup de tact et d’empathie par Ophélie.

L’équipe technique est bien sympa également. Philippe, l’ingé-son leur montre quelques techniques pour éviter les bruits parasites avant que David ne leur laisse la caméra entre les mains pour un jeu de questions inversées.

Nous ne savons pas trop ce que cela va donner ou comment cela va être perçu mais, quoi qu’il en soit, ce reportage restera une belle expérience vécue en famille avec, à chaque fois, des professionnels aux belles qualités humaines.

Toute l’équipe part filmer les images d’amorce et les lancements dans un parc voisin. La météo s’améliore un petit peu et la pluie, tombée sans discontinuer depuis ce matin, laisse place à quelques éclaircies.

Il est 13h00 et Christophe part en ville pour essayer de faire réparer son vélo. Nous avions repéré un « Decathlon » à moins de 10 km et espérons que nous pourrons y trouver de l’aide. Malheureusement, Decathlon, en Espagne, et probablement également en France, n’accepte désormais de réparer que des vélos de sa marque mais heureusement , Christophe rencontre un technicien qui prendra discrètement les choses en main afin d’apporter des améliorations non négligeables (nous passons ainsi de deux à sept vitesses disponibles par plateau !). La transmission commence à être bien usée mais nous espérons qu’elle acceptera de faire encore      1 000 petits kilomètres et quelques belles montées à venir.

Un grand Merci donc à ce sympathique « Décathlonien » qui va nous permettre de repartir plus sereinement.

Il est déjà plus de 15h00 et cela va être court pour repartir aujourd’hui. Christophe achète de quoi cuisiner un bon repas de remerciement à Tarek et remonte rejoindre Valérie et les enfants qui ont remis la maison en ordre après la folle agitation de la matinée.

Tarek ne tarde pas à revenir et nous passerons une très bonne fin d’après-midi avec lui et sa maman. Jeux de société, discussions, apéritif et quelques douceurs viendront compléter cette bien belle pause madrilène. Demain, bien que les prévisions météorologiques ne soient pas encore très bonnes, il nous faut repartir car nous avons désormais un jour de retard à rattraper.

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7 Avril : San Sebastien de los Reyes : 11 km (10 245 km)

Aujourd’hui, nous avons de la visite. Une équipe de M6 revient pour faire encore quelques images qui seront diffusées en fin de reportage dimanche prochain.

En attendant qu’ils arrivent, nous optimisons le temps pour trier les affaires et bricoler les vélos. Nathalie nous a apporté un bout de guidon qu’Igor, le gérant de Locapino, lui avait adressé afin que nous puissions remplacer celui qui s’était brisé au Cambodge.

Le remplacement se fait sans problème. En revanche, malgré les protections, le dérailleur du Pino rouge a pris un beau coup pendant ce dernier voyage en avion et ne fonctionne pratiquement plus. Seules deux vitesses passent désormais péniblement et il nous faudra trouver rapidement une solution sans quoi nous ne pourrons pas franchir le dénivelé à venir.

L’équipe de M6 arrive en force. Ils sont 4 ! Un preneur de son, deux cameramen et une journaliste qui s’occupe des interview. Ça met la pression !!!

Ils veulent reprendre des images à vélo et nous partons pour quelques tours du quartier… qui monte et descend tout le temps. Nous observons, encore une fois, le professionalisme de ces personnes, leur souci du moindre détail et les stratégies pour croiser les images.

Le vent revient et la pluie ne tarde pas à suivre. La température dégringole. Cela nous remet dans les conditions de notre arrivée il y a deux jours. Cela tombe bien car les journalistes souhaitent que l’on rejoue la scène de la rencontre avec Tarek et de son accueil.

Les enfants se retiennent de lui sauter au cou pour lui dire bonjour. Il nous faut prendre plus de réserves mais rapidement les connivences réapparaissent.

Les journalistes en profiteront pour faire toute une séquence sur le concept du réseau Warmshower, cet accueil international de cyclovoyageurs.

L’équipe est, encore une fois, bien sympatique et, bien que les scènes se succèdent jusque tard, nous prenons tous cela comme un jeu. Demain, nous rencontrerons la présentatrice de Zone Interdite, Ophélie Meunier, qui vient tourner avec nous les interviews de fin de reportage. Ensuite, il faudra que nous nous occupions des vélos avant de reprendre enfin la route.

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6 Avril : Madrid

Nous aurions bien dormi 12 heures de plus ce matin mais le timing est serré si nous voulons voir toutes les personnes que nous souhaitons voir. Tarek nous conduit jusqu’à la gare la plus proche d’où nous pouvons rejoindre le centre de Madrid en 40 minutes afin d’y retrouver Nathalie, la soeur de Valérie, ainsi que ses deux garçons, Bastien et Rémi, venus passer trois jours à Madrid.

Une grande joie de les retrouver même si, pour Nathalie et Bastien, cela ne fait qu’un mois que nous leur avions dit au revoir sur les rives du Mekong. Des retrouvailles très utiles également au niveau logistique puisque Nathalie arrive avec un gros sac rempli de nos affaires d’hiver que nous échangeons contre celles d’été et quelques souvenirs rapportés de Bangkok.

Vu les températures proches de « 0 » et la pluie annoncées pour ces prochains jours, retrouver nos doudounes et nos gros sacs de couchage est plus qu’appréciable. Nous profitons également de cette matinée pour faire un peu de tourisme dans ce magnifique centre ville de Madrid. Cathédrale, Plaza Mayor, Plaza del Sol… nous profitons de cette belle ambiance malgré des conditions météorologiques assez exécrables.

Nous les laissons poursuivre leurs visites avec Sophie et Marc des amis venus avec eux et allons retrouver Maïté et Victor qui nous ont, à nouveau, invités à déjeuner. Nous avons le grand plaisir de retrouver deux de leurs fils, Diego et Mario, avec qui Christophe a passé de très beau moments de complicité dans son enfance et que nous n’avions pas revus depuis 2002, lors de notre dernier passage à vélo.

Un repas gargantuesque et quelques bons souvenirs rappelés alimenteront cette belle après-midi. Mario nous ramènera ensuite, en voiture, jusqu’à San Sebastien de los Reyes où nous retrouvons le confort de la maison de Tarek.

Demain, nous poursuivrons notre récupération du décalage horaire et finirons de préparer nos affaires pour ce dernier mois d’Aventure en espérant que la météo quasi-hivernale s’adoucisse un peu dans les jours à venir.

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5 Avril : Aéroport de Madrid – San Sebastian de los Reyes : 20 km (10 234 km)

Ce petit coin perdu au fond de l’aéroport de Madrid nous aura permis de dormir quelques heures avant de finaliser le chargement des sacoches.

Alors que nous manquons déjà de sommeil, nous faisons l’erreur de nous lever un peu trop tôt. Habitués depuis plusieurs mois à un jour qui se lève vers 5h30, nous avions oublié qu’ici il nous faudra attendre près de 8h00 du matin afin d’avoir une luminosité suffisante pour pouvoir partir.

Étonnamment, la sortie de l’aéroport se fait assez facilement. Il y a peu de circulation et nous trouvons assez rapidement un chemin de terre qui passe à travers champs , en bordure de l’aéroport. La vue est irréaliste, de vastes prairies traversées par cette route en terre et, juste au-dessus de nos têtes, une succession d’avions dans leur phase d’atterissage.

Tout serait fantastique s’ il ne faisait pas froid, très froid même ! Le choc thermique avec l’Asie du Sud-Est est violent. Il fait moins de 6° au compteur et le ressenti est encore bien plus bas, surtout pour Lalie et Esteban en position quasi-immobile. Nous ressortons toute la panoplie d’affaires chaudes qu’il nous reste, mais elle semble insuffisante. Heureusement, nous avons un nouvel échange affaires d’été/affaires d’hiver prévu demain. Pour couronner le tout, il commence à pleuvoir…

Le membre du réseau Warmshower qui nous accueille habite au Nord de l’aéroport dans un charmant petit village… situé sur une belle colline ! Une belle entrée en matière dans le relief espagnol bien bosselé qui nous attend ces prochains jours.

Tarek, notre hôte, est au travail mais nous sommes accueillis très chaleureusement par sa Maman. Elle nous ouvre leur superbe maison et nous installe dans deux chambres très confortables où nous pouvons nous réchauffer avant de repartir pour le centre de Madrid, en bus et métro cette fois-ci.

Nous sommes attendus pour le déjeuner par Victor, un cousin de la Maman de Christophe, et son épouse Maïté. Heureusement que le déjeuner est tardif en Espagne car il nous faudra près d’une heure trente de transports en commun pour arriver à destination.

Maïté nous a préparé un repas de Rois que nous dégustons après ces dernières 48 heures ponctuées de sandwich et de repas dans l’avion. Cela faisait 16 ans que nous n’avions pas vu Maïté et Victor. La dernière fois, c’était déjà avec nos vélos…

Leurs enfants viennent les voir demain et ils nous donnent donc rendez-vous pour un nouveau déjeuner en leur compagnie.

Nous remontons sur notre colline (plus facile en autobus !) et faisons la connaissance de Tarek. Un homme extraordinaire. Sa mère est Chilo-croate, son père est Syrien et lui est né en Espagne il y a 32 ans. Il parle un très bon français qu’il a notamment appris lors de l’année d’Erasmus qu’il a passée à Rouen. Il nous apprend à cuisiner un succulent plat Syrien à base d’agneau, d’aubergines et de riz. Un délice…

Tarek est à lui seul un beau résumé de l’accueil international que nous avons reçu partout sur notre chemin. Pas certains que les Syriens soient accueillis aussi chaleureusement par les étrangers que nous le sommes,, ce jour, dans cette belle maison…

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Thaïlande : le pays du sourire et de la générosité

Comme en 2013, lors de notre premier « long » périple à vélo avec Lalie et Esteban (cf http://www.laliesteban.wordpress.com), nous avons adoré pédaler en Thaïlande : c’est un pays à la fois très dépaysant et très « facile ». Un subtil et idéal mélange pour vivre des aventures hors norme, tout en ayant un accès facile à une nourriture variée et à l’eau pour se laver, un profond sentiment de sécurité et un accueil exceptionnel. Ce pays est donc des plus appropriés pour partir pédaler en famille ! Avis aux amateurs .

Nous garderons notamment en mémoire les accueils offerts par les moines dans les temples : non contents de nous offrir un lieu de campement superbe et zen (nous n’irons pas dire « feng shui », mais vous tenez l’idée !), ils nous offraient souvent quelques boissons et friandises et s’assuraient toujours que nous ne manquions de rien.

La présence des enfants démultiplie sans aucun doute les gestes de générosité. Il n’en reste pas moins que le peuple thaïlandais est étonnant de gentillesse.

Nous avons été ravis de découvrir le nord de la Thaïlande, très vert, paisible, et, sur le parcours emprunté, au relief plutôt doux.

Nous garderons de nombreux beaux souvenirs de ces semaines passées ici : l’accueil improvisé (mais tellement généreux) de Kim et ses parents, la dégustation involontaire (mais marquante) de rat au barbecue, notre premier bain des éléphants, les kilomètres parcourus à travers les vergers de fruits exotiques, les moments de détente passés sur l’île de Koh Chang avec nos amis Didier et Isa ou les supers échanges avec la famille Macé !

Nous rentrons désormais en Europe après déjà 11 mois passés sur ces magnifiques chemins du monde !

A bientôt !

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4 Avril : Bangkok – Madrid

La nuit au 6ème étage de l’aéroport a été bonne, bien que courte et un peu froide. Nous avions nos duvets mais nous ne sommes pas habitués à un tel niveau de climatisation. Lorsque l’on voit le volume de cet aéroport de Bangkok, on imagine à peine le gouffre énergétique que cela doit représenter.

Dès 5h30 nous sommes devant les comptoirs d’enregistrement alors que notre vol ne décolle qu’à 8h50. Et nous avons encore bien fait de jouer la prudence car, peut-être en écho à la diminution des frais d’enregistrement des vélos obtenue hier, la compagnie va tester notre patience.

Lorsqu’ils nous demandent comment sont nos vélos, nous leur montrons une photo et essayons de leur expliquer le concept des Pinos. Ils s’y mettent à 4 pour regarder les photos puis décident de nous faire ouvrir tous les cartons ! Un simple coup de cutter suffit à réduire à néant le travail réalisé ces derniers jours…

En ouvrant, ils ne comprennent pas encore tout à fait le système, espèrent trouver des pneus gonflés afin de justifier encore plus cette ouverture (mais là, c’est raté nous avions bien pensé à dégonfler toutes les chambres à air) puis, après la refermeture des cartons (ils ont quand même eu la gentillesse de nous prêter du gros scotch estampillé Finnair) nous demandent de patienter à nouveau.

Au bout de 30 minutes, ils nous indiquent qu’ils ne pourront certainement pas embarquer les cartons avec nous , faute de place ! Nous avons bien prévenu la compagnie hier en arrivant, mais il nous aurait fallu remplir un formulaire en bonne et due forme, 48 heures avant le vol.

Nous patienterons près de deux heures, assis devant les comptoirs d’enregistrement en attendant leur réponse définitive. Nous profitons d’un flottement dans leur communication interne lorsqu’une employée qui vient d’arriver nous demande de régler le paiement supplémentaire pour l’embarquement des vélos. Bien que déboursant à regret ces 75 € par carton, nous procédons rapidement au paiement… qui les oblige désormais à acheminer tout notre matériel jusqu’à destination.

Ouf ! Ce dernier enregistrement nous aura réservé bien des surprises !

Nous arrivons quelques minutes avant l’ouverture des portes de l’avion pour un vol qui va nous amener de Bangkok à Madrid… via Helsinki ! Le vol arrive avec quelques dizaines de minutes de retard sur l’horaire prévu ce qui engendre une correspondance plus que rapide. Une fois encore nous arrivons pile pour l’embarquement et nous pourrons souffler avec une traversée de la France que nous rejoindrons dans une quinzaine de jours.

Il est 20h30, heure locale (2h00, heure de Bangkok) lorsque nous arrivons enfin à Madrid. Les cartons mettent un peu de temps à arriver , mais ils sont bien là avec l’ensemble des autres bagages.

Il ne reste plus qu’à trouver un endroit au calme pour installer notre campement et procéder au remontage des vélos. Ces derniers ont encore subi quelques coups mais ça semble rouler. Nous verrons cela demain en rejoignant l’adresse du membre du réseau Warmshower qui va nous héberger quelques jours. En attendant, il est 0h30, l’heure d’essayer de récupérer un peu après cette longue journée de voyage.

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Quelques précisions sur l’itinéraire à venir

Bonjour,

Voici donc l’itinéraire très prévisionnel de ces prochaines semaines. Seule la direction risque de ne pas changer car pour les villes étapes (qui ne sont données qu’à titre indicatif) cela peut se jouer à plusieurs dizaines de kilomètres près en fonction des rencontres, de la météo ou de notre état de forme.

Si vous voulez vous joindre à nous, n’hésitez donc pas à nous contacter comme certains d’entre vous l’ont déjà fait. Nous pourrons alors vous donner quelques précisions complémentaires. De même, si vous connaissez des personnes qui résident sur notre parcours et qui auraient plaisir à nous accueillir, n’hésitez pas ! Nous disposons de tentes, tapis de sol et duvets mais une bonne douche et un peu de chaleur seront forcément appréciés.

5 avril : Aéroport – San Sebastian de los Reyes : 20 km (D+ 180)

6 et 7 avril : Madrid

8 avril : San Sebastian de lors Reyes- Guadalajara : 27 km (D+ 156)

9 avril : Guadalajara – Casas de San Galindo : 40 km (D+ 432)

10 avril : Casas de San Galindo – Siguenza : 40 km (D+ 304)

11 avril : Siguenza – Almazan : 56 km (D+ 445)

12 avril : Almazan – Soria : 39 km (D+ 411)

13 avril : Soria – Valverde de Agrega : 58 km (D+ 430)

14 avril : Valverde de Agrega – Marcilla : 58 km (D+ 510)

15 avril : Marcilla – Pamplona : 62 km (D+ 445)

16 avril : Pamplona – Elgorriaga : 51 km (D+ 441)

17 avril : Elgorriaga – Bayonne : 64 km (D+ 632)

18 avril : Bayonne

19 avril : Bayonne – Moliets et Maa : 49 km (D+ 122)

20 avril : Moliets et Maa – Mimizan : 49 km (D+ 55)

21 avril : Mimizan – Arcachon : 59 km (D+ 87)

22 avril : Arcachon – Lacanau : 51 km (D+ 81)

23 avril : Lacanau – Bordeaux : 52 km (D+ 65)

24 avril : Bordeaux

25 avril : Bordeaux – Creon : 25 km (D+ 114)

26 avril : Creon – Sauveterre de Guyenne : 32 km (D+ 156)

27 avril : Sauveterre de Guyenne – Fourques sur Garonne : 39 km (D+ 213)

28 avril : Fourques sur Garonne – Agen : 56 km (D+ 80)

29 avril : Agen – Moissac : 45 km (D+ 20)

30 avril : Moissac – Sauzet : 45 km (D+ 460)

1er Mai : Sauzet – Luzech : 12 km (D+ 8)

Le D+ indique le dénivelé positif de chaque étape.

En ce qui concerne l’arrivée à Luzech, la dernière étape devrait être courte et facile afin de permettre aux familles de nous rejoindre. Nous vous proposerons de venir partager avec nous un pique-nique tiré du sac dans le jardin de la chapelle de Notre Dame de l’Ile située dans la belle boucle du Lot à Luzech.

Nous vous donnerons plus de précisions sur l’organisation de cette dernière journée ainsi que sur la soirée retrouvailles du 4 Mai au cours de ces prochaines semaines.

A bientôt,

La VeLove Family

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3 Avril : Bangkok… airport !

Les derniers rangements prennent toujours un peu de temps. Avec ce qu’il faut penser à laisser dans les bagages en soute (objets tranchants ou liquides notamment…), ce qu’il nous faut pour dormir ce soir dans l’aéroport et le traditionnel challenge de ne jamais dépasser les 23 kilos par bagage… il faut jongler.

Heureusement, nous avons pris une belle marge et nous pouvons partager tranquillement un dernier déjeuner dans cette sympathique auberge de jeunesse qui nous a accueillis lors de ces derniers jours sur le sol Thailandais.

Nous attendons le van qui a la difficile mission d’embarquer 5 cartons de vélos, autant de gros bagages et 5 voyageurs à l’aéroport. Les enfants en profitent pour procéder à d’ultimes oeuvres temporaires sur les cartons afin d’essayer d’alerter sur leur fragilité. Ça se perfectionne de vol en vol…

Le véhicule arrive et, en jouant au tetris géant, tout fini par rentrer !

En route pour l’aéroport situé à moins de 30 km, que nous mettrons pourtant plus de 3 heures à atteindre (notre rythme de cyclistes…) coincés dans de monstrueux embouteillages.

L’enregistrement de notre vol commence à 5h00 demain matin et nous avons préféré une nuit dans l’aéroport plutôt qu’un réveil très matinal soumis au stress des aléas de la route.

Bien nous en a pris car une fois dans les halls d’enregistrement, nous nous renseignons afin de savoir si nous pouvons d’ores et déjà faire enregistrer nos gros cartons de vélos (cela avait été possible à Lima et nous avait bien aidé…). Non seulement ce n’est pas possible mais on nous annonce surtout que demain matin nous devrons payer… 300 Euros par carton de vélo ! Apparemment, la compagnie aérienne en question (Finnair !) vient de changer son règlement et on nous indique sèchement que nous n’aurons que deux options : payer ou abandonner nos vélos à l’aéroport !

On essaye de comprendre, de négocier mais rien à faire, le règlement c’est le règlement. L’unique « faveur » qu’ils semblent vouloir peut-être consentir est que nous passions la carriole en poussette afin de ne pas avoir de supplément sur cette dernière. Cela nous fait quand même une note énorme de 1 200 € (autant que notre budget mensuel en Asie) à payer ! Sauf que lorsque nous avons acheté nos billets, il y a un an et demi, on ne nous avait pas informés d’une telle surprise.

Alors, on se remet de l’uppercut, on respire et on profite des 6h00 de décalage horaire pour appeler l’agence de voyage qui nous a vendu les billets. On passe d’interlocuteur en interlocuteur, on raconte x fois notre situation et enfin l’une des responsables prend la main. Elle échange avec les personnes de la compagnie aérienne qui nous tendent quelques temps plus tard une nouvelle facture à 75 € par carton de velo. En échangeant à nouveau avec la reponsable de l’agence de voyage nous comprenons que nous ne pouvons plus rien attendre de la compagnie aérienne. Nous rappelons donc à notre interlocutrice, les conditions d’achat il y a 18 mois et le fait que nous n’avons jamais été averti d’un quelconque changement de règlement.

Après quelques discussions complémentaires, l’agence accepte de prendre à sa charge l’ensemble du surcoût. Ouf !

Heureusement que nous sommes arrivés aujourd’hui, sinon nous aurions certainement dû nous acquitter de ces 1 200 Euros et passer un vol très amer.

Remis de nos émotions, nous cherchons un endroit calme pour y installer nos tapis de sol et duvets afin de dormir quelques heures. Nous le trouvons au 6ème et dernier étage de l’aéroport. Il n’y a plus qu’à régler les réveils , à s’endormir et à rêver à toutes les belles émotions que nous avons eues la chance de vivre lors de ces trois derniers mois en Asie du Sud-Est.

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2 Avril : Bangkok

Pour cette avant-dernière journée Thailandaise, c’est dispersion générale !

Lalie et Esteban auront le plaisir de passer la journée avec la famille Macé : au programme, du culturel avec la visite d’un temple (le Wart Arun), du ludique avec une belle pause dans la grande bibliothèque de l’Alliance Française et du loisir avec un beau moment passé dans un parc aquatique de Bangkok.

Valérie, elle, va pouvoir s’adonner au shopping et notamment se rendre au marché aux tissus qui lui permettront de réaliser de belles pièces de couturières qui feront autant de cadeaux à offrir.

Naïa, elle, a droit à une journée presque entière avec son papa. Après la finalisation et la fermeture des cartons et le rangement des affaires annexes, ils iront faire le tour du quartier avant d’aller déjeuner en tête à tête et partager un temps autour de jeux de société.

Tout ce petit monde est heureux de se retrouver le soir à l’Asiatique Market. Cela ressemble plus à un parc d’attraction très commercial qu’à un marché mais la vue est magnifique et le plaisir de se retrouver réel, nous qui avons été habitués à vivre quasiment 24h/24 ensemble depuis plus de 11 mois.

Nous partageons un dernier dîner de spécialités thaïlandaises avant de rejoindre notre grand dortoir.

Demain après-midi nous prendrons le chemin de l’aéroport en espérant y faire enregistrer nos cartons avant une première nuit aéroportuaire…

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1er avril (bis) : Bangkok

Il est 7h00 à Bangkok, 1h00 du matin en France, nous postons un petit article en souvenir de ce 1er avril 2019, dont nous lirons, avec amusement, les nombreuses réactions dans la journée.

Aujourd’hui, c’est le jour autoproclamé des enfants. Après toutes ces dernières péripéties et ces longs mois passés sur la route nous leur avions promis d’aller… à Kidzania. Déjà, au début de notre aventure, à Santiago du Chili, nous étions allés dans un parc au concept similaire appelé DiverCity.

L’idée est donc de s’exercer à la pratique de nombreuses professions puis de dépenser la monnaie locale ainsi gagnée dans diverses activités de loisir.

Nous partons donc, en début de matinée, avec « nos » 4 enfants puisque Diane est également de la partie. Le parc se situe dans l’un des immenses centres commerciaux de la ville et, une fois le lieu atteint, nous commencerons un petit jeu de piste afin d’obtenir une carte qui nous permet de bénéficier de tarifs préférentiels. Le précieux sésame en poche nous rejoindrons le nez de l’Airbus qui marque l’entrée de Kidzania.

C’est parti pour 7h00 assez intenses (sans doute encore plus en vélos) où les enfants courent d’un lieu à l’autre sans penser à s’accorder la moindre pause (du coup, les parents essayent de suivre…).

Bien que nous nous attachons, avec nos enfants, à déconstruire certains stéréotypes ou normes parfois trop ancrées dans notre société, Esteban sera attiré par le foot, la police et la batterie tandis que les filles se dirigeront vers le cabinet vétérinaire, l’hôpital et le métier d’esthéticienne. Naïa, elle trouvera son bonheur en réalisant des bouquets chez le fleuriste, en changeant une roue chez le garagiste ou… en essayant de suivre les plus grands partout où ils vont.

Tous ont l’air de s’amuser et leur joie de découvrir tant d’activités fait plaisir à voir.

Nous nous retrouvons en soirée avec la famille Macé et dînons ensemble au coeur d’un marché de quartier. Encore un grand plaisir que d’échanger avec cette jolie famille. Les enfants auront, à nouveau, rendez-vous ensemble demain afin de partager cette avant dernière journée sur le sol Thailandais.

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31 Mars : Bangkok

Nous profitons de la relative fraicheur matinale pour commencer le démontage des vélos. Cela permet aussi aux enfants de dormir un peu plus longtemps après la soirée « jeux de société » dont ils ont pu bénéficier hier soir jusqu’à une heure… tardive !

Il nous manque un outil : une longue clef de 6 ,  nécessaire pour séparer les pinos en deux. Impossible de remettre la main dessus. Peut-être l’avons nous perdue dans nos manipulations de sacs. Nous nous arrêtons donc pour rejoindre la famille Macé qui est arrivée hier du Japon. Nous les retrouvons avec plaisir et partons ensemble prendre le « skytrain », le métro aérien de la ville, pour aller arpenter les allées de l’un des plus grands marchés d’Asie : le Chatuchak week-end market.

Plus d’un kilomètre carré d’échoppes en tout genre, passant des produits artisanaux locaux aux nombreux objets « Made in China ». Tout est organisé en secteurs sensés regroupés des familles de produits mais au bout d’un moment nous restons avec l’impression que tout le monde vend un peu la même chose. Nous déjeunons au coeur du marché sur une longue table capable d’accueillir ces 10 cyclovoyageurs français en vadrouille.

Chacun part ensuite de son côté pour visiter ces allées bondées de locaux et de touristes. Nous ne résistons pas à quelques emplettes destinées à finir en cadeaux,  avant de nous mettre à la recherche de la fameuse clef nécessaire au démontage.

Il n’y a pas de « secteur bricolage » dans le marché et nous partons donc à l’assaut des rues adjacentes. Nous arriverons finalement dans les rayons d’un supermarché  où nous trouvons la fameuse clef avec, forcement l’inscription… « Made in China » !

Il est déjà 18h00 lorsque nous rentrons. Marc vient nous donner un coup de main pour terminer la mise en cartons et amène Diane, leur benjamine, qui vient dormir ce soir, dans notre grand dortoir afin de pouvoir participer demain, avec nos enfants, à une grande journée de détente que nous leur avions promise depuis bien longtemps…

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30 Mars : Bangkok

Les nuits en dortoir ça rappelle les colos mais ce n’est pas forcément des plus reposants. Entre le colocataire qui répond au téléphone à deux heures du matin et qui commence à raconter sa vie tranquillement allongé à 20 cm du lit voisin et celui qui a besoin de se bruler fréquemment les poumons en sortant pour se griller une cigarette, nous avons l’impression que nos enfants, qui dorment d’un sommeil lourd, eux, sont des anges.

En revanche, Naïa et Esteban sont de vrais lève-tôt et il faut donc les exfiltrer de bonne heure et discrètement de la chambrée pour rejoindre la salle commune située au rez-de-chaussée. Nous dormirons mieux demain…

La première partie de la matinée est consacrée à la recherche de cartons et aux exercices scolaires. Autant essayer d’effectuer d’abord les tâches les moins divertissantes. Pour l’école pas de problème, en revanche pour les cartons de vélos, c’est plus compliqué. Nous allons voir tous les magasins de vélos à 5 km à la ronde mais ils sont soit fermés , soit sans cartons disponibles. Le dernier nous laisse tout de même une adresse située un peu plus loin. Nous verrons plus tard…

Afin d’essayer de jongler entre la corvée de l’emballage des vélos et un programme plus ludique, notamment pour les enfants, nous prenons nos maillots de bain afin d’essayer de rejoindre un complexe aquatique situé au Nord de la ville. Mauvaise idée ! Il nous faudra plus d’une heure de transport dans les bouchons de cette mégalopole de plus de 9 millions d’habitants pour rejoindre le parc aquatique… fermé pour rénovation jusqu’au 21 avril…

Entre la nuit légère, la recherche infructueuse des cartons et cette expédition ratée, ce début de journée n’est pas des plus faciles. Mais il ne faut jamais tomber ni dans le catastrophisme ni dans le pessimisme à outrance et après la pause déjeuner nous déciderons de rejoindre l’un des grands parcs de la ville où nous passerons une très belle après-midi. D’abord parce que ce parc, de plusieurs kilomètres carré, est superbement arboré et parsemé de petits lacs qui font oublier que nous sommes au coeur d’une si grande ville et ensuite parce qu’un grand nombre d’animations y sont organisées. L’une d’elles, menée par une grande association locale en faveur de la valorisation de l’écologie ravira petits et grands. Stands d’information et de sensibilisation à la biodiversité, confection de terreau, et surtout… de multiples activités dans les arbres ! Escalade sur corde pour grimper en haut d’un superbe arbre, parcours d’accro-branches et tyroliennes. Esteban et Lalie s’en donnent à coeur joie même si cette dernière doit composer avec une jambe qui tire encore un peu par moment.

En rentrant, nous passons faire un tour à l’adresse du magasin de vélo qui nous avait été conseillé ce matin. Il dispose d’un nombre très conséquent de cartons neufs de toutes tailles qu’il vend moins d’un Euro pièce. Rassurés, nous en prenons 5 et nous mettons à la recherche d’un tuk-tuk qui pourra nous embarquer avec tous ces cartons. L’avantage, dans un pays comme la Thaïlande, c’est que rien ne leur paraît compliqué et que tout le monde cherche une solution, pas forcément la plus académique ou la plus sûre mais, pour le moins, la plus pratique.

Nous voilà donc embarqués pour rejoindre notre auberge de jeunesse dans laquelle nous pouvons entreposer nos précieux emballages.

La journée a été dense et nous nous mettrons au démontage et à l’empaquetage demain ou après-demain. En attendant, nous profitons d’être seuls dans le dortoir pour  regarder un petit film en famille et faire quelques jeux de société…

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Une nouvelle vidéo : Nicaragua – Costa-Rica

En attendant le reportage de M6, voici la dernière réalisation de la VeLove Family.

Quelques images de ces beaux souvenirs au Nicaragua et au Costa-Rica que nous avons le grand plaisir de partager avec vous :

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29 Mars : Bangkok : 29 km (10 214 km)

Nous voulions goûter à la jungle urbaine de Bangkok, et bien nous avons encore été bien servis !

Le réveil se fait en douceur et assez tardivement, signe que les efforts déjà déployés hier ont laissé quelques traces de fatigue.

Nous voulons nous rapprocher du centre et notamment de l’hotel réservé par la famille Macé qui arrive demain sur Bangkok. Nous avions eu le plaisir de les rencontrer en février 2018 au superbe festival sur le voyage à velo organisé par l’association « la roue tourne » à Roques sur Garonne dans la banlieue de Toulouse. Marc et Nadège sont partis en août 2018 avec leurs 3 enfants, François, Pauline et Diane (14, 13 et 8 ans) pour un grand voyage d’un an… à vélo ! Alors forcément, lorsque l’on a réalisé que l’on allait finalement pouvoir se croiser on a essayé de se caler un rendez-vous.

Pour rejoindre le quartier où ils vont résider durant leur pause sur Bangkok il nous faut faire une vingtaine de kilomètres. Nous mettrons plus de 4 heures ! 4 heures où la vigilance est de mise et les efforts parfois violents, notamment lorsque nous empruntons ce que nous croyons être une piste cyclable. Des panneaux et de larges inscriptions au sol ne laissent pourtant pas planer de doutes sur cette grande piste peinte en vert mais tout se corse lorsque nous arrivons face à un grand escalier. Nous nous disons donc que cela doit être exceptionnel et poursuivons mais l’exceptionnel devient la règle et nous alternons quelques centaines de mètres sur le vélo avec des montées avoisinant les 45° et donc peu adaptées à nos montures bien chargées. 1 heure pour faire 2 km sur la piste cyclable… nous sommes finalement heureux de retrouver les grandes avenues pleines de véhicules !

L’auberge de jeunesse dans laquelle la famille Macé a réservé une chambre familiale est pleine et on nous indique d’autres hébergements qui sont , soit hors budget, soit complets (apparemment il y a une compétition sportive sur Bangkok ce week-end) ou ne disposent pas de lieu pour entreposer nos vélos ou les futurs cartons. Il nous faut, en effet, essayer de trouver un lieu où nous allons pouvoir bricoler un peu pour le dernier démontage de nos vélos.

Au fond d’une rue sans issue, dans une auberge de jeunesse que seuls les locaux semblent connaître, nous rencontrons la gérante qui fera tout pour que nous puissions être bien chez elle. Il n’y a plus de chambre disponible mais, pour cette nuit, nous dormirons dans l’un des dortoirs (c’est vrai qu’à 5, on prend déjà pas mal de place !).

Ces derniers kilomètres en Thailande auront été éprouvants.Nous sommes bien heureux d’avoir rejoint notre ultime hébergement asiatique à vélo et d’avoir profité de ce dépaysement culturel avant de rejoindre notre chère Europe.

Nous avons désormais 5 jours pour souffler, profiter de la ville et préparer nos affaires pour le vol du 4 avril vers Madrid.