1er Octobre : Paracas – Pisco : 19 km (4 851 km)

Finalement, nous nous sommes dit que nous ferions bien encore quelques tours de roues en Amérique du Sud. Notre avion pour le Mexique est prévu dans une semaine .Même avec le temps incompressible de l’empaquetage, il nous reste encore un peu de marge.

Et puis il y a cette petite ville, à moins de 20 km, qui borde l’océan Pacifique et dont le nom sonne bien : Pisco !

Alors, au petit matin, nous enfourchons nos montures pour sortir de Paracas. Nous traversons d’abord une vaste zone industrielle où sont implantées de grandes usines spécialisées notamment dans la transformation de poissons … en farine et huile ! Celle, pour qui l’odeur du poisson n’est pas une passion, passera donc ces premiers kilomètres en apnée…

Nous pédalons enfin à quelques mètres de l’océan et la tentation de s’arrêter est trop grande pour y résister. Nous faisons la connaissance d’un pêcheur qui propose de nous vendre du fil de pêche, des plombs et des hameçons. Nous nous lançons donc pour quelques minutes de pêche ,  le long de la jetée, sous l’oeil amusé des goélands.

Nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de Pisco, à petite vitesse , comme pour mieux savourer cette dernière escapade.

Il nous faut ensuite résoudre la problématique qui nous attend pour rejoindre Lima. Nous allons avoir la chance d’être accueillis dans une famille Péruvienne, celle de Maria-Elena qui est l’épouse d’un cousin proche de Nicole, la maman de Valérie.

Le problème est le suivant: Lima est une des plus grandes villes du monde avec ses 10 millions d’habitants. Les bus s’arrêtent au centre de cette mégalopole alors que nous sommes attendus au Nord de Lima. Il nous faudra donc improviser demain car, d’une part, aucune compagnie ne veut prendre l’engagement que nos vélos pourront être transportés (il nous faudra demander à chaque chauffeur de bus si c’est possible, sachant qu’il y a un départ toutes les heures) et d’autre part, tout le monde nous confirme qu’il n’est pas possible de poursuivre en bus après le terminal situé Plaza de la independencia, au cœur de Lima. Nous verrons donc demain…

En attendant, nous repartons profiter une dernière fois de l’océan Pacifique. Jeux, baignades et pêche sont au programme. Cette dernière activité se révèle enfin fructueuse avec l’hameçonage de deux petits spécimens qui amuseront bien les enfants avant d’être relâchés.

Nous ne voulons pas passer dans cette ville sans goûter à la boisson éponyme. Nous nous mettons donc en quête d’un bon Pisco qui fera office d’apéritif pour les parents. La discussion du soir avec les enfants tourne autour de la situation au Vénézuela. En effet, depuis quelques jours nous rencontrons de nombreux jeunes Vénézuéliens qui travaillent dans les tiendas ou sont serveurs dans les restaurants. Ils sont à la recherche d’un avenir que leur pays semble incapable de leur offrir. Difficile d’expliquer aux enfants le phénomène de l’inflation galopante et le rôle que peut jouer un personnage comme Nicolas MADURO. Mais ce que nous observons tous, c’est la gentillesse, le courage… et le fatalisme de ces jeunes. Des héros du quotidien, partis vers un monde meilleur… nous le leur souhaitons !

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7 commentaires pour 1er Octobre : Paracas – Pisco : 19 km (4 851 km)

  1. alice ferreira dit :

    Elle est pas belle la vie …??? Bonne continuation et plein de bisous a tous !!!

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  2. SOUQUES dit :

    C. SOUQUES dit :
    J’attends de vous lire avant d’éteindre l’ordi parce que très intéressant. Bises à vous cinq.

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  3. jef46 dit :

    Superbe photo et son message gravé dans le sable. Bon courage pour le casse tête de Lula. Bigs Bisous

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  4. maya 46 dit :

    Le pisco sour c’est LE ti’punch péruvien une valeur sure emblème nationale 🍸
    Tchin !

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  5. Yves dit :

    Et sans sacoche, c est quoi la sensation 😉
    Bonne route pour la capitale.

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  6. Raymonde Garcia dit :

    Bonjour les amis, alors que la pluie est (enfin, mais grrr…) là sur le Lot, vous vous envolez vers le Mexique. Autre culture, et du coup vous passez directement de l’Amérique du sud à l’Amérique du nord sans passer par la case Amérique centrale. Bizarrement, (pour moi et beaucoup d’autres), le Mexique fait partie du continent Nord-Américain !
    J’espère que le Pisco Sour était bon et que vous l’avez apprécié !
    Merci pour le message sur le sable du Pacifique, on attend le même sur celui de la côte Caraïbes.
    PS. Tripline n’est plus à jour… mais on sait où vous êtes alors, ça va !
    Bisous

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  7. Maminou dit :

    Oup’ss on change encore de décors … ça fait du bien aussi de voir l’océan et ses belles couleurs, son bruit, ses odeurs … profitez bien de ces derniers moments de vélo en Amérique du sud ! Bisous

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