12 Novembre : Chiquimula – Ipala : 36 km (6 173 km)

Au bout de quelques kilomètres nous comprenons vite que nous avons fait le bon choix hier en changeant d’itinéraire. Certes, nous le savons, la route va s’élever au lieu de rester dans la vallée mais nous ne sommes plus les yeux vissés sur les rétroviseurs et pouvons enfin regarder devant et profiter du paysage.

Nous passons par de petits villages qui nous permettent de nous réapprovisionner notamment en eau fraîche car il commence à faire chaud. Nous quittons progressivement un climat tropical au fort taux d’humidité pour trouver un climat beaucoup plus sec. Progressivement, la jungle laisse place à des prairies et des forêts de montagne.

Nous arrivons au pied de notre ascension du jour. 10 km pour arriver à un col qui nous ramènera au-dessus des 1 000 mètres d’altitude. Ça monte en escalier : une forte pente autour des 20 % sur 200 mètres qui laisse place à un replat sur une centaine de mètres et ainsi de suite jusqu’au col. Nous roulons un peu et poussons beaucoup. Dans ces conditions, le vélo est finalement un sport complet et nous avons l’impression aujourd’hui de faire bien plus travailler le haut du corps.

Nous mettrons près de 3 heures pour gravir ces 10 km, avançant parfois de 20 mètres en 20 mètres. Mais malgré la chaleur, malgré la violence de certains efforts, nous sommes paradoxalement heureux d’être là et de contempler les montagnes à perte de vue.

Nous redescendons quelques kilomètres vers Ipala. Il est déjà 15h00 et nous avalons des sandwichs avant de passer une paire d’heures dans une piscine tant souhaitée par les enfants. Nous ne pouvions que nous y arrêter en remerciement de la ténacité et de la bonne humeur dont ils ont encore fait preuve aujourd’hui.

Nous voilà désormais entourés de volcans (inactifs, mais impressionnants). Demain, notre route viendra bordé l’un d’eux. Peut-être l’occasion d’une petite rando entre quelques tours de roues…

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11 Novembre : Piedras de sangre – Chiquimula : 14 km + bus (6 137 km)

Notre histoire d’amitié avec ce petit hameau Guatémaltèque se poursuit ce matin. July et son mari nous invitent chez eux pour partager le petit-déjeuner. Un premier repas pour cyclistes avec sandwichs jambon-omelette !

Nous échangeons quelques présents et des moments d’intimité avec cette jolie famille avant de reprendre la route. Cette dernière ne s’est pas améliorée pendant la nuit et même si la circulation est un peu moins dense, de nombreux camions réfrigérés sillonnent encore la voie. Ceux-ci sont notamment les camions de la marque « Chiquita » qui transportent les bananes (le Guatemala est l’un des plus gros producteurs au monde) jusqu’aux différents ports du pays. Nous sommes depuis hier sur l’un des principaux axes routiers entre le Honduras et le Guatemala et cela se ressent.

La petite piste sur le côté de la voie principale disparaît subitement et nous oblige à rester les yeux rivés dans le rétro. Lorsque deux camions se suivent nous savons que le premier a de grandes chances de nous voir mais qu’en sera-t-il du second ? Nous ne prenons aucun plaisir et sentons que nous mettons les vies de toute la famille en danger. Nous nous arrêtons sur un parking pour nous poser et réfléchir. Impossible de continuer à jouer à la roulette russe jusqu’à Antigua Guatemala situé à plus de 200 km. Nous sortons la carte routière, examinons nos applications GPS (très utiles pour avoir une meilleure idée du dénivelé), discutons avec des locaux et finissons par décider de prendre la prochaine route qui part vers l’Est afin de faire une grande boucle qui passe en dessous de Guatemala City. Seul problème, l’intersection en question est à près de 80 km. Personne n’a vraiment envie de remonter sur les vélos alors nous brandissons nos pouces.

Plusieurs chauffeurs de camions « Chiquita » s’arrêtent mais leurs camions sont souvent pleins ou très froids (ce qui pourrait à la rigueur conserver nos vélos mais susceptibles de nous transformer en hibernatus). Ils nous offrent de l’eau, nous encouragent, nous invitent à poursuivre notre route sur quelques kilomètres.

Nous poursuivons donc mais le danger reste le même et profitons du passage d’un mini-bus un peu plus grand que les autres ,équipé de racks sur le toit pour le solliciter. Dans ces pays il y a rarement des problèmes mais souvent des solutions . En quelques minutes nous démontons tout notre équipage afin de le hisser sur le toit avec l’aide précieuse du chauffeur et de son « ayudante ».

Nous mettrons près de 3 heures pour parcourir la route qui nous mènera jusqu’à Chiquimula d’où part un itinéraire passant par quelques volcans locaux. Plus d’une fois, et notamment à chaque nid de poules nid d’autruches nous regarderons à l’arrière afin de s’assurer que nous n’avons pas semé un vélo ou une sacoche.

C’est jour de marché à Chiquimula, il y a de l’effervescence. Il est déjà 15h30 et nous n’avons rien mangé depuis les précieux sandwichs du matin. Nous posons les vélos dans un petit hôtel et partons traverser le marché pour y acheter quelques fruits aussi bons que mystérieux : une variété de litchis à épine rouge, des noisettes taille XXL, des grenades jaunes…

Nous déjeunons dans un restaurant local avant de revenir à l’hôtel pour une petite séance de travaux scolaires et un peu de repos. Qui dit volcan, dit dénivelé. Demain nous repartirons donc à vélo , sur une route de montagne que nous espérons en meilleur état, tant pour les véhicules à moteur que pour les modestes vélos.

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10 Novembre : Rio Dulce – Piedras de sangre : 54 km (6 123 km)

Nos vélos auront décidemment utilisé bien des modes de locomotion. Ce matin, ils repartent en « lancha » pour rejoindre la terre ferme et poursuivre ainsi leur route.

Encore nous faudra-t-il attendre qu’une grosse averse passe. Il en sera d’ailleurs ainsi toute la matinée, un soleil torride laissant la place à de courtes mais intenses averses. A chaque fois que nous recevons les premières gouttes, un sprint intermédiaire est entamé jusqu’à l’abri le plus proche.

L’accueil des locaux est toujours aussi chaleureux et ces courtes pauses nous permettent souvent d’avoir de belles discussions avec certains d’entre eux. Un peuple pacifique et accueillant mais dont les armes portés à la ceinture par certains et les gardes armés à la sortie de chaque gros commerce montrent un certain climat d’insécurité. A ce jour, nous n’avons pas souffert de celui-ci et, au contraire, nous nous sentons en sécurité au coeur de cette population.

Le plus gros danger du jour viendra des camions. Nous sommes samedi et nous sentons que certains sont bien pressés d’avancer avant l’arrêt forcé dû au repos dominical. Ça roule vite, ça frôle parfois et cela nous oblige à une vigilance permante qui nous épuise rapidement. Nous restons sagement sur la bande roulante située sur le bas côté mais celle-ci, d’une largeur et d’une propreté aléatoire, nous oblige à faire, de temps à autres, quelques incursions sur la voie centrale. Une fois encore, les rétroviseurs auront été de précieux alliés.

Nous nous étions fixés une soixantaine de kilomètres mais au bout de 50 nos corps et nos esprits réclament de s’arrêter. Nous commencons à regarder de potentiels lieux de campement et finissons par apercevoir un petit hameau en contrebas de la route.

On nous invite à aller voir le chef de cette communauté qui, après avoir écouté l’avis des plus jeunes, nous invite à nous installer sur la terrasse couverte de l’une des habitations.

Le montage du campement se fera dans l’effervescence locale, tous les enfants des alentours venant commenter, tester et s’interroger sur notre matériel, ceci avec beaucoup de joie et de respect. Les parents participent à ce chaleureux accueil en discutant avec nous et nous proposant douches et tortillas maisons. Nous passerons une délicieuse soirée en compagnie de July et de sa famille. Le hasard nous a encore guidé vers de bien belles personnes !

Demain, nous allons essayer de profiter de la pause dominicale pour poursuivre notre route et étudier d’autres itinéraires plus tranquilles.

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9 Novembre : Rio Dulce

Cette journée de repos prend très tôt un air de journée active. Notre hôtel a mis en place une navette fluviale gratuite… qui part à 8h30 ! Nous nous débrouillons donc pour être prêts pour cette navigation matinale qui nous ramène, en quelques minutes, au port de Rio Dulce.

De là, nous prenons un collectivo (15 à 17 personnes selon les arrêts pour 9 places assises, ça offre une belle promiscuité) pour rejoindre un lieu plusieurs fois conseillé : la finca paraïso. 10 minutes de marche sont nécessaires à partir de la route pour rejoindre une nouvelle merveille naturelle : une large rivière dans laquelle se jette une cascade… d’eau chaude !

Nous voilà donc dans une grande baignoire avec un robinet d’eau brulante qui coule en permanence. L’odeur de souffre rappelant l’activité volcanique se fait parfois sentir mais n’ôte pas le plaisir d’une baignade insolite.

Nous reprenons un collectivo en fin de matinée puis un autre afin de rejoindre San Felipe, village limitrophe de celui de Rio Dulce, qui présente un superbe château datant du XVIème siècle. Nous pique–niquons dans le jardin de ce dernier avant d’aller visiter ce qui fut un rempart contre les attaques des pirates, puis une prison. Une superbe réalisation au sein de laquelle nous nous surprendrons à jouer aux soldats et aux pirates (des Caraïbes, bien entendu !). Des tours de garde équipées de canons, aux réserves de munitions en passant par la chapelle et les dortoirs, nous nous retrouvons dans un véritable décor de film. Et que dire des passages sous-terrains qui permettront de traverser certaines parties par d’uniques tatonnements des parois. Un fort Boyard à la sauce Guatémaltèque !

Après cette belle découverte, nous reprenons une navette fluviale qui nous dépose à l’hébergement. Il nous reste encore quelques heures de soleil pour profiter de la rivière et d’une nouvelle séance de travaux scolaires sur le ponton. Seuls quelques oiseaux et des tortues viendront perturber l’attention de nos écoliers itinérants.

Demain, nous repartons à vélo sur la route d’Antigua Guatemala où est prévue notre prochaine pause culturelle.

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8 Novembre : Balesteras Semox -Rio dulce : 30 km (6 069 km)

Lalie et Esteban auront tenu la nuit entière dans les hamacs (à la grande surprise de leurs parents !). Et ils ont bien fait, car au moment de ranger le campement, nous nous apercevons que plusieurs colonies de fourmis rouges ont été attirées par les sucreries que nous transportions dans certains sacs et dans la carriole. Cela nous vaut un nettoyage automnal de tout notre équipement car il y en a… partout ! Le seul moyen que nous trouvons pour nous en débarrasser est de tout passer au jet d’eau !

Autre surprise en soulevant la tente des enfants, nous apercevons que, sous celle-ci, un scorpion a élu domicile. Il fait le mort jusqu’au moment où il décide de relever son derme et de s’enfuir à toute vitesse. Spectacle saisissant qui nous invitera à continuer à bien vérifier l’intérieur de nos chaussures avant de les enfiler.

Nous quittons notre repère de camionneurs pour rejoindre Rio Dulce une petite cité touristique, située au bord d’une rivière qui s’élargit grandement par moment au point de former d’immenses retenues d’eau similaires à des lacs.

La rue centrale est extrêmement animée et nous sommes un peu perdus après ces derniers jours passés au coeur de la campagne Guatémaltèque. Pour une fois, nous nous laissons aborder par les rabatteurs des hôtels locaux. Nous sommes en basse saison et apparemment tous sont prêts à proposer des tarifs très attractifs. L’un d’entre eux nous propose un hébergement insolite. Une chambre dans un petit hôtel situé dans une branche secondaire de la rivière, uniquement accessible en bateau. Le tarif reste le même que ceux que nous avons pu connaître jusqu’à présent : 160 Quetzals par nuit pour la famille, bateau compris, soit un peu moins de 18 €.

Après nous être assurés que nous pourrons également transporter nos vélos et toutes nos sacoches en deux voyages, nous prenons place pour rejoindre notre lieu de villégiature perdu dans la jungle.

Nous profiterons du reste de l’après-midi pour nous rafraîchir dans la rivière en jouant notamment aux fans de Tarzan,  grâce à une corde accrochée à un arbre qui permet de s’élancer pour se jeter ensuite dans l’eau. Lalie y serait encore si nous n’avions pas enchaîné avec quelques travaux scolaires… sur le ponton voisin !

Nous resterons donc une journée à Rio Dulce avant de reprendre la route vers le Nord et Antigua Guatemala situé encore à près de 300 km.

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7 Novembre : San Luis – Balastrera Semox : 59 km (6 039 km !)

Ce matin encore,en nous levant, nous apprécions de pouvoir repartir pour une nouvelle journée de vélo. Même après 6 mois de voyage « intensif » et malgré une fatigue qui se fait parfois sentir, nous avons tellement conscience de la chance que nous avons de vivre une telle Aventure tous ensemble, que la torpeur de la monotonie est loin de nous rattraper.

Aujourd’hui encore, nous ouvrons grands nos yeux pour observer cet environnement qui nous est si peu familier : ces garçons-vachers sur leurs grands chevaux, ces dames qui portent des charges impressionnantes en équilibre sur leur tête, ces écoliers dans de grandes cages à l’arrière des pick-up… sans oublier cette végétation dense qui semble parfois impénétrable au bord de laquelle s’épanouissent d’impressionnants palmiers chargés de noix de coco.

La population est des plus souriantes et répond à chacun de nos signes de la main par des gestes chaleureux et des souhaits de bon voyage. Les pauses rafraîchissement sont des moments précieux pour partager un moment avec certains d’entre eux, de prendre quelques photos échangées ensuite via Whatsapp ou Facebook.

C’est en haut d’une belle côte que nous passons notre 6 000ème kilomètre. Quelques centaines de mètres plus loin, nous fêtons cela, sous le auvent d’une case, un verre de jus de canne à sucre à la main. Le temps de laisser passer une grosse averse et nous repartons. Nous longeons à nouveau la frontière avec le Belize que nous apercevons de l’autre côté de la rivière. Nous ne nous attardons pas près des postes frontaliers et décidons de poursuivre notre route sur quelques kilomètres afin d’alléger  l’étape de demain.

Nous arrivons dans un gros village et demandons aux personnes que nous rencontrons, si ils connaissent un endroit où nous pourrions poser nos tentes, si possible sous un toit afin de se prémunir des dernières averses de la fin de la saison des pluies. On nous indique la station essence située à la sortie du village. Nous n’avions pas encore testé ces lieux bien connus des cyclovoyageurs qui ont, entre autre, comme avantage de proposer des douches et des sanitaires mis gracieusement à disposition. Et bien ce soir… c’est fait !

Une petite hutte surplombe la zone où est délivré le carburant. Elle est équipée de hamacs aux côtés desquels nous installons notre campement et dans lesquels Lalie et Esteban ont décidé de passer la nuit. Ce soir encore nous sommes les rois du monde…

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6 Novembre : Dolores – San Luis : 49 km (5 980 km)

Cela fait deux soirs que nous arrivons avec le crépuscule après d’ultimes kilomètres à un rythme effréné afin d’éviter de rouler de nuit. Les jambes sont un peu lourdes ce matin. Pour pouvoir bénéficier d’une après-midi plus posée, nous décidons de partir à la fraîche.

C’est toujours aussi bosselé mais ça roule plutôt bien… jusqu’au moment où nous voyons une interminable file de véhicules arrêtés devant nous. Nous les dépassons avec prudence mais comme il n’y a personne en face nous comprenons très vite que la route est bloquée. Un accident ? Non, non… un blocage de manifestants. Nous qui échangions hier sur la situation en France, allons pouvoir vivre en direct un avant-goût de 17 Novembre !

Nous arrivons donc jusqu’au blocage matérialisé par des pierres et des branchages posés en travers de la route. Ce sont des étudiants qui manifestent en raison (d’après ce que nous avons compris) d’une forte hausse des frais de scolarité. Ils portent tous de grandes cagoules pointues, copies conformes de celles du Ku-Klux-Klan sauf que celles-ci sont colorées. Ils ne veulent laisser passer personne… même pas les vélos.

Nous attendrons donc de longues minutes au premier rang de ce spectacle inattendu. Peu à peu, nous sentons la pression gronder derrière nous, jusqu’au moment où un gros 4×4 décide de forcer le barrage. Cela crée un moment de panique et quelques manifestants bienveillants décident de nous exfiltrer en passant sur un côté sous le regard désapprobateur des manifestants les plus déterminés qui ne veulent laisser passer personne. Nous ne tergiversons pas… et filons ! Nous filons, mais il nous faut désormais faire attention aux chauffards excédés qui doublent la file dans l’autre sens…

Cette expérience nous aura au moins enseigné une chose : mieux vaut éviter d’être trop près des manifestants dans cette situation. Une partie de belote à l’arrière aurait sans doute était plus appropriée.

Au bout d’une vingtaine de kilomètres nous arrivons à Poptun . Nous nous lançons dans un nouveau jeu de piste afin de trouver un soudeur qui ait le matériel pour ressouder le porte-bagages avant du Pino blanc en aluminium qui avait un peu souffert lors de notre dernier trajet en avion. De soudeur en soudeur, nous trouvons finalement l’oiseau rare qui s’occupera de notre matériel avec succès.

Nous poursuivons encore notre route sur une vingtaine de kilomètres avant de nous arrêter en début d’après-midi pour déjeuner et nous poser pour un peu de repos et quelques travaux scolaires.

Nous ne sommes désormais qu’à deux jours du lac Izobal où, sur les conseils éclairés de notre Amie Gaëlle, nous ferons un jour de pause avant de poursuivre notre route vers Antigua Guatemala.

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5 Novembre : Santa Ana Vieja – Dolores : 45 km (5 931 km)

La nuit dans notre hébergement communautaire a été bonne et réparatrice. Nous repartons à l’assaut des bosses rectilignes car, en effet ici, on a bien compris que la manière la plus rapide d’aller d’un point à un autre est la ligne droite et même lorsque cela grimpe beaucoup , on ne s’est pas embêté à faire quelques virages pour adoucir les pourcentages. Au bout d’une petite dizaine de kilomètres, au sommet de l’une de ses bosses, la même vision qu’hier : un centre aquatique.

Comme hier, nous déciderons donc de passer les heures les plus chaudes de la journée dans cet environnement. Ces complexes sont essentiellement destinés aux locaux et nous sommes encore les seuls étrangers à y évoluer.

Quand nous repartons, la route ne s’est toujours pas aplanie. Bien au contraire, certaines côtes se transforment en petits cols. Nous montons doucement et retrouvons souvent une allure qui flirte avec les 5 km/h. Ces longues minutes (parfois dizaines de minutes) de montée nous donnent du temps pour réfléchir et échanger.

La situation en France nous interroge et notamment cette fameuse journée du 17 Novembre. Nous n’avons certainement pas toutes les clefs de lecture et nous sommes loin, ce qui a au moins pour avantage de nous protèger de la sphère émotionnelle.

Lorsque nous disposons d’une bonne connexion, nous essayons de lire quelques informations sur les sites de quotidiens français (Le Monde et La Dépêche notamment) et regardons également quelques réseaux sociaux. Nous avons bien entendu que l’origine de cette journée de contestation venait d’une augmentation du diesel (prévue depuis longtemps et dans la majorité des programmes électoraux de la dernière élection présidentielle). Nous comprenons que cette mesure va impacter en premier lieu les ménages les plus modestes et les entreprises alors que d’autres mesures moins « sociales » ont déjà été prises (suppression de l’ISF…) ce qui donne un sentiment d’inéquité.

Nous n’avons quitté notre belle France que depuis 6 mois mais nous devons bien avouer que nous ne comprenons, ni ce motif, ni le mode de contestation.

Sur le motif, cette augmentation serait donc l’élément qui aurait fait déborder le vase de la contestation mais vouloir continuer à consommer des énergies fossiles au moindre coût alors que l’on voit chaque jour notre planète se dégrader n’est-il pas un acte suicidaire plutôt que citoyen ? Lorsque nous voyons la violence de certains propos sur les réseaux sociaux, nous constatons à regret que l’individualisme et l’égoïsme ont de beaux jours devant eux. Dommage que toute l’énergie déployée par certains ne soit pas utilisée dans la recherche d’autres énergies… plus renouvelables ou dans des modes de vie privilégiant la solidarité (via le covoiturage) ou les déplacements doux (comme le vélo bien entendu même si une augmentation avec les beaux jours de Mai aurait été plus motivante qu’en Novembre…). En Amérique du Sud et en Amérique centrale, sans doute moins de 10 % de la population dipose d’une voiture personnelle. Tous, travailleurs ou écoliers, utilisent les transports en commun (fréquents et desservant tous les territoires).

Plus que le motif c’est le mode de contestation qui nous inquiète. Si nous avons bien compris, le 17 Novembre, le mot d’ordre lancé serait de tout bloquer. Des français vont donc bloquer… d’autres français qui n’ont rien demandé alors que la cible de la contestation semble être le Gouvernement. Là, on vous avoue que l’on a vraiment du mal à comprendre. Que fera la personne qui a besoin de travailler ce samedi 17 Novembre et qui ne pourra pas poser un jour de congé ? Que fera l’étudiant qui est obligé de travailler pour payer ses études et qui sera bloqué ? Comment expliquera-t-on aux enfants qu’ils ne pourront pas profiter de leurs activités extra-scolaires parce que des « adultes » ont décidé de tout bloquer ?

Alors que la France est certainement l’un des plus beaux pays au Monde (parole de voyageurs !) on arrive à trouver un moyen pour monter les personnes les unes contre les autres ! Du masochisme républicain ! La démocratie a pourtant inventé une arme redoutable pour exprimer son mécontentement, cela s’appelle le bulletin de vote.

En voyant la violence de certains propos véhiculés, même à distance nous n’avons qu’une peur : que cela dégénère ! Que des personnes qui ont besoin de passer s’en prennent aux personnes qui bloquent (ou inversement !) et que des casseurs profitent de cette aubaine pour semer la terreur. Tout cela faisant le nid d’un extrémisme insidieux et redoutable.

Peut-être que d’en avoir appris un peu plus sur déclin de grandes civilisations comme furent celles des Incas ou des Mayas contribuent à notre réflexion car il semble que leur déclin connaisse une grande partie de son origine dans des changements climatiques qui ont entraîné des réflexes individualistes et un rejet de l’autre.

Depuis plus de 6 mois nous avons été les témoins privilégiés de la solidarité exprimée par les populations que nous avons eu la chance de côtoyer. D’ores et déjà nous savons qu’après ce voyage, plus que jamais, l’environnement et la solidarité seront au coeur de nos préoccupations familiales et individuelles. En attendant, nous gardons un oeil attentif sur ce mois de Novembre français…

Nous nous sommes longuement interrogés afin de savoir si nous laissions ces quelques lignes de notre journal personnel sur le blog mais nos « états d’âme » font partie du voyage et nous avons toujours été transparents avec ceux qui nous lisent et qui voyagent à nos côtés. Comme nous l’avons indiqué à titre liminaire, il nous manque certainement des clefs de lecture et de compréhension mais nous sommes certains d’une chose : la solidarité doit être le ciment de notre société faute de quoi nous ne laisserons, comme les Incas et les Mayas, que de funestes vestiges…

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4 Novembre : El Remate – Santa Ana vieja : 53 km (5 886 km)

Un réveil matinal nous permet de poursuivre notre réflexion sur l’itinéraire à suivre afin d’atteindre Antigua Guatemala, notre prochaine grande étape, située plus de 500 km à l’Ouest. Parmi les routes possibles, une située plus au Nord passe par Flores puis par de nombreuses grandes villes dont Coban et, une autre passe plus au Sud pour venir border les frontières du Belize puis du Honduras avant de repiquer vers le centre. Cette dernière est moins urbaine et nous n’avons pas réussi à trouver beaucoup d’informations de cyclovoyageurs qui, le plus souvent prennent la route de Coban.

La journée d’hier nous ayant laissé quelques pulsions d’explorateurs en herbe, nous choisissons finalement de passer par le Sud. Nous verrons bien…

Et cet itinéraire nous offre une belle première surprise dès le vingtième kilomètre. Alors que nous commençons à souffrir de la chaleur, nous voyons un grand panneau qui indique : des piscines !

Nous nous renseignons sur le prix (moins de 5 € pour toute la famille !) et sommes chaleureusement accueillis par Francisco qui s’assurera de la garde de nos vélos et tiendra à nous remettre un drapeau du Guatemala pour le placer sous celui de la France à l’arrière de la cariole.

Trois grandes piscines, de profondeurs différentes, un grand toboggan et plusieurs jeux permettront un rafraîchissement général et un bien-être certain.

Une grosse averse nous invite à nous mettre à l’abri avant un dernier bain qui nous permet de remonter frais sur nos vélos.

Nous nous donnons comme objectif d’atteindre le prochain village situé à 15 km, mais portés par des jambes de feu et surtout par une température qui a nettement chuté et afin de se trouver en parfaite harmonie avec l’effort cycliste, nous décidons de poursuivre après le village sur près de 18 km.

Nous atteignons un hameau éclairé par les derniers rayons du soleil qui fait une timide réapparition. Une coopérative locale propose des hébergements dans le cadre d’un projet de tourisme solidaire. Ce lieu a été créé par des familles suite aux conflits internes qui ont secoué le pays jusqu’à la fin des années 80. C’est rustique, sans ventilateur, ni bien entendu air conditionné, mais avec des moustiquaires et des matelas qui seront fort appréciés.

Demain, nous poursuivrons notre route sur cet itinéraire… et ses surprises !

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3 Novembre : Tikal !

Les jambes sont encore un peu lourdes de la longue journée de vélo d’hier, mais tout le monde est impatient de découvrir Tikal. Nous prenons un « collectivo » (mini-bus) pour rejoindre le site situé à une petite trentaine de kilomètres. Dans le véhicule, nous faisons connaissance avec un groupe de Chiliens et d’Argentins. Ils ont pris un guide et nous en profitons donc pour nous joindre à eux.

Edin, le guide, est un précieux atout pour visiter le site. Il connait, bien entendu, l’histoire et la culture Maya mais nous apporte également un grand nombre d’informations sur la faune et la flore extrêmement riches que l’on peut trouver dans ce parc classé à l’UNESCO.

Ce qui est magique en visitant Tikal , c’est de passer à côté de collines qui sont en fait des monuments Maya encore recouverts par la végétation. Moins de 20 % du site est visible à ce jour, le reste étant encore masqué par la terre et les arbres. Il flotte donc, comme une ambiance exploratrice qui fait tomber en admiration devant les temples et pyramides déjà mis en valeur. Ce site Maya a été construit entre – 500 avant JC et 800 après JC et il est impressionnant de voir comment l’Homme est capable d’édifier de véritables merveilles. Tikal a été abandonné brusquement avec le déclin rapide de la civilisation Maya. Des changements climatiques (déjà !) auraient créé des tensions et provoqué des conflits politiques mués en guerres intestines (déjà !) et auraient engendré l’affaiblissement puis la disparition de cette civilisation qui maîtrisait pourtant tant de sciences (tient, tient !). L’astronomie (les temples sont placés pour être dans lignée du soleil lors des équinoxes), la gestion de l’eau (avec un système d’irrigation et des citernes naturelles), l’architecture (ces blocs de pierre assemblés parfaitement alors qu’ils pèsent souvent plusieurs tonnes, chacun sont de véritables merveilles), l’agriculture, la médecine… sont autant de témoignages de la richesse de l’humanité.

Les sommets de plusieurs temples sont accessibles (moyennant  de monter quelques centaines de marches… mais ça en vaut la peine !) et permettent d’avoir une vision à 360 ° du panorama. Entre chaque monument, Edin nous montre ici un toucan, là des singes araignées ou nous enseigne quelques vertus thérapeutiques de plantes situées en bordure de notre chemin.

Une visite dense et éminemment instructive dont les enfants profitent pleinement.

En rentrant, il est déjà temps de préparer nos affaires afin de reprendre la route demain et de repartir sur le chemin du Monde à la découverte d’autres merveilles.

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Welcome to Belize, man !

Cette phrase que nous avons entendue tant de fois lors de nos quelques jours dans le pays résume bien l’ambiance et l’état d’esprit des habitants : ouverts, accueillants, et un peu… « reggae », my friend !

Les maisons en bois sur pilotis donnent souvent des airs de far-west. L’influence anglo-saxone est également bien présente, dans les aménagements et l’ambiance qui règne dans les  villes et villages .

Au restaurant et dans la rue on ne mange presque pas de tortillas… le plat traditionnel est un mélange de haricots rouges et de riz épicé à la cannelle (que l’on trouve aussi dans la plupart de leurs pâtisseries). Il y a également beaucoup de hamburgers !

De nombreuses personnes au Belize circulent à vélo. Ces montures sont souvent assez petites mais avec de grands guidons sur lesquels ils transportent des enfants ou de gros paquets.

Belize City ne donne pas envie de s’y attarder : la pauvreté est très présente et l’ambiance, à la tombée du jour, devient un peu inquiétante.

Mais le reste du pays est très vert et accueillant. Que dire des magnifiques petites îles qui parsèment une mer riche d’une faune extraordinaire et d’une splendide barrière de Corail. Les 2 jours que nous y avons passés resteront ,à coup sûr, l’un des plus grands moments de notre voyage !

En clair, nous avons trouvé le pays… UnBelizable !

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2 Novembre : Melchor de Mencos -El Remate : 69 km (5 833 km)

Nous voici prêts pour partir arpenter les routes du Guatemala . La conclusion du jour est que nous avons bien fait de nous poser hier après-midi ! Finies les routes totalement plates de la côte Mexicaine, finis également les faux plats montants et descendants du centre du Belize. Désormais ça grimpe et ça descend tout le temps !

Si les 15 premiers kilomètres de montagnes russo-guatémaltèques se feront sans souci, un « mur » de 1,5 km, avec de nombreux passages à plus de 20 % sous une chaleur dépassant déjà les 40 ° à 10h00 du matin, aura pour effet d’aspirer une grande partie de notre énergie. Résultat : au bout de 25 km nous sommes déjà cuits…

Nous nous donnons alors des objectifs : 5 km pour une pause boisson fraîche et 15 km avant la pause déjeuner. Les centaines de mètres qui s’égrainent sur les compteurs permettent une mise à jour continue des objectifs.

Nous redécouvrons avec joie le fait de converser en Espagnol. Ces 10 jours passés au Belize nous ont permis de réviser notre anglais , mais nous nous sentons bien plus à l’aise dans la langue de Cervantes que dans celle de Shakespeare, surtout lorsque le rythme d’élocution s’accélère, ce qui fut le cas lors de discussions avec des Américains notamment.

Nous observons également la vie qui nous entoure. Les dames qui roulent les tortillas dans des cahutes en bord de route, le ramassage scolaire en pick-up, les animaux de la ferme qui évoluent librement en bord de route.

Nous entendrons aussi de nombreux singes hurleurs (sans les apercevoir !). Leur cri rauque est impressionnant !

La pause déjeuner, qui nous permet, par la même, d’échapper à une averse, nous redonne de l’énergie. Nous remontons sur nos vélos sans savoir si nous arriverons là où nous voulions déjà être, hier. Mais une fois que les kilomètres s’accumulent et que nous sommes à moins de 20 km d’El Remate, un boost psychologique se produit et nous savons que, sauf grosse défaillance ou problème mécanique, nous arriverons au bout.

Les derniers kilomètres se font en longeant de très beaux lacs et dans chaque village traversé, l’animation se situe… au niveau des cimetières ! De la musique, des pique-nique, un air de fête et de partage qui contraste avec nos mornes Toussaint européennes.

Ça y est,  nous y sommes : El Remate ! Un village touristique qui se situe sur la route du site archéologique de Tikal, un lieu historique et culturel que nous avions noté sur nos tablettes.

Nous trouvons un hôtel qui pourra garder nos vélos demain et prenons une douche des plus agréables après cette chaude journée. Demain nous délaissons les vélos pour la visite de Tikal et les tours de pédales pour les marches des temples Maya.

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1er Novembre : San Ignacio – Melchor de Mencos : 17 km (5 764 km)

Tout ne se passe pas toujours forcément comme prévu . C’est ce qui fait la force du voyage itinérant !

Quelques problèmes techniques (une vis qui tombe en prenant les vélos et donc la recherche du trou sans vis…), 4 km de grosse montée pour sortir de la ville (cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas poussé…) et l’envie de prendre le temps et de discuter avec ces sympathiques habitants du Belize ont pour conséquence que nous n’arrivons à la frontière qu’en fin de matinée.

Nous traversons la ville de Benque qui porte le même nom qu’un coquet village pyrénéen peuplé de bien belles personnes.

Après avoir rempli les formalités, fait tamponner nos passeports et payé la taxe de sortie par voie terrestre (l’expérience Mexicaine nous aura été utile…) il est déjà l’heure de déjeuner.

Comme souvent , la pause méridienne calme nos ardeurs et repositionne nos ambitions à la baisse.

Nous avons le choix entre , nous lancer pour 50 km en pleine chaleur ou s’arrêter ici et en profiter pour faire une nouvelle séance de travaux scolaires, s’occuper un peu des vélos et finaliser une nouvelle vidéo à vous envoyer. Le choix à l’unanimité est plutôt rapide !

Nous retrouvons des prix tels que ceux que nous avions connus en Amérique du Sud : une quinzaine d’Euros pour une chambre pour 4/5, des menus entre 2 et 3 Euros et retrouvons les fameuses tortillas. Avec le passage au Guatemala nous révisons désormais la très utile table de 9 puisque 1 € vaut pratiquement 9 Quetzals.

L’entrée au Guatemala se fera donc en douceur, nous laissant même le loisir de regarder un joli film, tous ensemble, ce soir (Forrest Gump, un classique qui permet de nombreuses discussions). Demain nous repartirons afin d’effectuer la cinquantaine de kilomètres que nous n’avons pas faite aujourdhui. Sans doute une sage décision…

Les journées de la VeLove Family , c’est comme une boîte de chocolats,on ne sait jamais sur quoi on va tomber !

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31 Octobre : Belmopan – San Ignacio : 40 km (5 747 km)

Le rythme consistant à se lever assez tôt le matin pour effectuer entre 30 et 50 km avant le déjeuner, nous convient bien. Il demande un peu de rigueur pour être opérationnel assez tôt , il mais permet d’éviter les grosses chaleurs et de profiter de l’après-midi pour faire une séance de travaux scolaires, réparer ce qu’il y a à réparer (il y a toujours un petit truc qui lache, aujourd’hui ce sont les sangles de l’un de nos gros sacs arrière), répondre aux mails… et se reposer !

Nous réduisons donc les pauses mais prenons, tout de même, notre temps lorsque nous sommes à vélo. D’autant plus que désormais… ça grimpe ! Nous quittons le niveau de la mer pour nous élever de quelques centaines de mètres avant de redescendre. Nous aimons ces routes vallonnées qui font découvrir leurs charmes à chaque fois que nous arrivons en haut de la côte.

Les supporters Beliziens sont nombreux à nous encourager en nous glissant un petit mot ou en levant le pouce pour nous donner du courage. L’un d’eux, en voiture, fera même demi-tour afin d’offrir une bouteille d’eau bien fraîche à chaque équipage. Tous ces signes amicaux sont précieux et rendent les kilomètres plus accessibles.

Nous arrivons en début d’après-midi à San Ignacio. Une grosse averse se prépare mais nous aurons la chance de trouver refuge… dans une boulangerie française. Nous y déjeunons et faisons honneur à un grand nombre de douceurs de très bonne qualité.

De nombreuses personnes nous ont conseillé de ne pas nous arrêter dans la ville située à la frontière avec le Guatemala. Nous nous arrêterons donc là pour aujourd’hui, profiterons d’une bonne douche, chercherons des réparateurs pour les casses du jour et ferons une belle séance d’école.

Demain matin, au bout d’une quinzaine de kilomètres nous devrions quitter le Belize pour entrer au Guatemala. Une zone d’une cinquantaine de kilomètres sans village nous attendra alors et donc une longue journée de vélo.

En attendant, de nombreux petits monstres sont dans la rue ce soir et dans ces terres anglo-saxonnes on ne badinne pas avec Halloween. Des bonbons pleuvent des balcons et les déguisements sont parfois très recherchés alors : « a trick or a treat ? »

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30 Octobre : La Democracia – Belmopan : 34 km (5 707 km)

Cela fait plusieurs nuits que nous constatons que la moustiquaire de la grande tente est plutôt une mouchetiquaire… Alors que le grillage de la petite tente est assez fin pour empêcher l’entrée des petits moustiques locaux, celui de la grande tente transforme vite notre espace nuit en garde-manger pour mosquitos assoiffés. Résultat : au petit matin, il y a bien plus de petites bêtes à l’intérieur de la tente qu’à l’extérieur et nos corps sont boursoufflés de toute part. Heureusement qu’un ravitaillement en matériel est prévu dans 15 jours avec l’arrivée de la maman, du beau-père et de la marraine de Valérie.

Le propriétaire des lieux, Steve, vient nous apporter des oranges qu’il vient de cueillir pour notre petit-déjeuner. Il nous invite ensuite à le suivre chez lui où il nous présente un véritable trésor. Il y a quelques années, en creusant une de ses parcelles située près de la rivière, il a découvert l’entrée de grottes et dans ces grottes des objets datant de plus de 1 500 ans. Certains ont été donnés à des musées locaux et il en conserve d’autres, chez lui, la plupart entreposés… dans de grandes boites à cigares.

C’est un véritable cours d’archéologie et d’histoire de l’humanité qui s’offre à nous ce matin. Outils, poteries, instruments de musique et armes tranchantes nous sont présentés par ce passionné qui a fait dater la plupart de ses trouvailles au carbone 14. Et ce que trouvent « magique » les enfants, c’est qu’ils peuvent toucher tous ces objets ! Autant dire, qu’après avoir chaudement remercié Steve, les premiers kilomètres du jour ont été consacrés à cette imprévue et magnifique présentation.

Il nous faut  être prudents car la bande roulante située sur le bas-côté a disparu… Nous devons donc rouler désormais sur le bord de la route (mais pas trop près de la zone enherbée qui regorge de serpents… pour la plupart inoffensifs… mais bon!  ça surprend toujours !). Aujourd’hui nous n’échapperons pas à la pluie, ce qui engendre quelques accélérations afin d’essayer de trouver un abri-bus ou un arbre pour s’abriter.

La nuit ayant engendré de la fatigue, nous décidons de ne pas poursuivre au delà de Belmopan aujourd’hui. Nous profitons d’avoir nos vélos pour parcourir une partie du centre-ville de la capitale administrative du Belize avant de rechercher un hôtel en périphérie. Repos et travaux scolaires viendront compléter la journée après une bonne douche dont nous rêvions depuis deux jours.

Nous ne sommes plus qu’à 70 kilomètres de la frontière Guatémaltèque. 1 jour et demi de vélo pour profiter encore de cette belle surprise qu’est le Belize.

PS : Nous apprenons ce soir, le décès brutal de Willy ETIEVE, grand Ami de Boissor dont il était membre du Conseil d’Administration depuis de nombreuses années. Christophe, qui a eu le plaisir de participer à plusieurs commissions de travail avec lui, gardera le souvenir d’un grand Monsieur, curieux et assurément passionné. Il adorait silloner l’Europe avec son épouse à bord de leur camping car et de leurs vélos électriques. Amoureux de voyage, nous savons qu’il suivait notre aventure familiale. Cette journée de la VeLove Family lui est dédiée. Une fois de plus, la vie nous montre sa fragilité. Raison de plus pour, comme le disait Pierre de Ronsard, cueillir dès aujourd’hui les roses de la vie…

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Réponse aux questions des élèves de Luzech

Merci à toute la classe de CE2-CM1 pour leur courrier, leur photo et tous leurs dessins!! Lalie et Esteban étaient très heureux de recevoir tout ceci!

Voici leurs réponses à vos questions!

Comment allez-vous ?

Nous allons très bien. Nous sommes déjà à la moitié du voyage. C’est passé vite…

Comment votre voyage se passe t–il en ce moment ?

Super bien. Nous sommes arrivés début octobre à Cancun au Mexique. Nous avons longé la mer des Caraïbes (sans pirates!) jusqu’au Belize et nous venons d’entrer au Guatemala. Nous nous sommes beaucoup baignés au Mexique et au Belize : c’est enfin l’été pour nous, mais il fait vraiment très chaud.

Avez-vous vu des animaux dangereux, étranges, des frelons ?…

Nous n’avons pas vu de frelons, ni d’animaux vraiment dangereux : mais des panneaux en bord de route nous avertissent : attention panthères ou attention crocodiles ! Nous avons rencontré un petit scorpion en promenade, de grosses araignées et quelques serpents (morts) en bord de route.

Nous avons vu des animaux étranges : un escargot plus gros que la main dans la jungle, des coatis, des tapirs, des iguanes ou des toucans …

Ici nous avons également fait la découverte d’un gros gros lézard trop rigolo avec une crête et qui court debout sur ses pattes arrières.

Nous avons aussi nagé avec des masques et tubas et pu observer un lamentin, des tortues de mer, des requins nourrice et des poissons de toutes les couleurs.

Est-ce que vous mangez bien ?

Oui nous mangeons très bien! Surtout ici en Amérique Centrale : les tortillas et les tacos mmmh trop bon!

On a aussi bu de l’eau de noix de coco, cueillies directement dans le cocotier !

En Amérique du Sud où nous étions avant, la nourriture était souvent pas très variée, surtout à base de poulet et de riz.

Avez-vous mangé du cochon- d’Inde ?

Oui papa a goûté et il a partagé avec nous.

Si vous en avez mangé est-ce-que c’était bon

Oui, ça va. C’est un peu comme du poulet mais il y a beaucoup d’os.

Combien d’habits avez-vous ?

Pas beaucoup. A peu près 4 t-shirts, 2 pantalons, 3 shorts, 3 paires de chaussettes, une polaire, une veste…

Toutes nos affaires (les notres et celles de Naïa – sauf les vestes) rentrent dans une seule sacoche de vélo.

Est-ce que les écoles sont pareilles qu’à Luzech ?

Dans les petits villages que nous traversons elles paraissent souvent beaucoup plus pauvres.

Les enfants portent toujours un uniforme. Il est différent pour chaque école.

Nous avons parfois vu des enfants pieds nus en classe.

Nous aimons beaucoup aller à la rencontre d’autres enfants et voir comment sont leur école. Nous en avons vu beaucoup et avons même dormi dans plusieurs d’entres elles !

Est-ce-que vous faites bien vos devoirs ?

Oui on essaie de travailler régulièrement même si après une journée de vélo et selon les endroits où on dort ce n’est pas toujours facile. On essaie de faire en moyenne 1h par jour, parfois un peu plus, parfois un peu moins. Mais même en dehors de ces moments là nous apprenons beaucoup : en observant tout ce qui se passe autour de nous et en discutant avec les gens.

Est-ce que la télé vous manque ?

Non pas trop. On en voit ici aussi, il y en a très souvent dans les restaurants.

Comment faites-vous pour cuisiner ?

Quand on dort sous la tente on utilise le réchaud. Souvent on pique-nique simplement en achetant de la nourriture dans de petites épiceries, ou à des personnes qui cuisinent dans la rue.

Est-ce que vous avez eu froid en montagne et dans la tente ?

Oui, surtout à la fin du Pérou on a passé une nuit sous tente à -15°.

En Amérique du Sud (de début mai à fin septembre) nous avions presque toujours nos doudounes… et nous pensions à vous qui étiez en été. Maintenant c’est l’inverse…

Avez-vous eu peur dans l’avion ?

Non pas du tout.

Est-ce que les dessins de Nazca étaient beaux en vrai ?

Oui supers beaux et surtout impressionnant de les voir si nettement alors qu’ils ont été faits il y a si longtemps et qu’ils ne sont pas très profonds.

Comment faites-vous pour faire autant de kilomètres en vélo ?

Nous pédalons tranquillement. Petit à petit nous avons plus de force dans les jambes, surtout papa et maman.

C’est parfois long et fatigant. Heureusement, les paysages sont souvent très beaux et on fait beaucoup de pauses ! Quand on est trop fatigué, on s’arrête !

Petit mot de la fin :

Merci encore pour votre message ! Nous pensons souvent à vous et sommes contents d’avoir de vos nouvelles nous aussi ! A bientôt !

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29 Octobre : Belize City – La Democracia : 54 km (5 673 km)

Les conditions météorologiques ne sont pas des plus favorables pour Belize City et nous constatons que, plus nous nous éloignons de la côte, plus les risques de fortes précipitations sont faibles. Nous tentons donc notre chance et partons avant la première averse en direction de Belmopan.

Après ces quelques jours de pause, nous sommes heureux de reprendre nos vélos. Les endorphines commençaient à bouillir en nous et nos montures portant notre vie nomade semblent nous protéger des sollicitations à répétition que nous avons pu connaître dans le centre de Belize City. Les mêmes qui nous réclamaient hier quelques dollars nous souhaitent aujourd’hui bon voyage et bonne chance… Il suffit parfois de peu pour que les regards changent…

Nous nous enfonçons progressivement dans les terres, échappons à la pluie et aux fortes chaleurs. Au bout de quelques Miles (ou kilomètres), Lincoln nous double sur son vélo sans vitesse. Il revient du travail (il est maçon) et parcourt tous les jours la trentaine de kilomètres qui sépare son domicile de son lieu de travail : trente kilomètres aller et trente kilomètres retour ! Respect !

Nous parcourons ensemble une quinzaine de kilomètres en parlant puis, à l’approche d’une averse, nous arrêtons chez une de ses belles-soeurs qui tient une petite épicerie. Nous achetons de quoi partager un pique-nique et nous installons autour d’une table à l’abri. Pour agrémenter le repas, Lincoln fera tomber quelques noix de cocos qui viendront étancher notre soif et nous offrir un dessert gélatineux fait de leurs tendres chairs.

Nous repartons pour une quinzaine de kilomètres et nous arrêtons au Zoo de Belize. Nous ne sommes pourtant plus très fans de Zoo mais celui-ci nous a été recommandé par les « Chamavélo ». Et ils ont eu raison ! Contrairement à ceux que l’on peut rencontrer en Europe, ce Zoo ne présente que des espèces locales. Les specimens ont pour la plupart étaient recueillis, blessés et ont ensuite été soignés au sein de cet espace. Les messages sur la préservation de la faune et la flore du Belize sont nombreux dans le parc très engagé dans la préservation des espèces. Ici, les animaux continuent à évoluer dans leur milieu naturel avec leur climat d’origine.

Pour nous, tous ces animaux nous paraissent des plus exotiques et les enfants courent d’un panneau d’explication à l’autre, apprenant ainsi quelques mots d’anglais supplémentaires devant chaque animal. Quand la motivation est là…

La nuit n’est pas très loin et nous essayons de rejoindre le prochain village marqué sur nos cartes… Nous ne trouverons pas de village mais uniquement quelques fermes. Nous demandons au propriétaire de l’une d’elles, un Americain de l’Ohio , si nous pouvons planter nos tentes. Il nous invite à nous installer à la place de son tracteur, sous un abri qui nous protégera de la pluie annoncée cette nuit.

Une famille Guatémaltèque qui s’occupe de l’entretien de la propriété, nous invite à partager un moment fort agréable au sein de leur modeste demeure et insiste pour que nous repartions avec un gros sac rempli de bananes et d’oranges de la propriété.

Nous dînons devant notre campement avant de regagner nos tentes bercés d’odeur de gasoil et entourés de nombreux outillages agricoles. Une nouvelle nuit insolite !

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28 Octobre : Caye Caulker – Belize city

Nous profitons de notre dernière matinée sur Caye Caulker pour goûter, une fois encore à l’eau chaude des Caraïbes. Une petite tempête se lèvera brutalement, nous invitant à nous mettre rapidement aux abris, puis repartira tranquillement 30 minutes plus tard. Le souflle du vent sur les palmiers, les vagues qui se transforment en forte houle et la  quantité d’eau qui tombe sur chaque m2 sont impressionnants.

Une fois l’accalmie revenue, l’eau redevient turquoise en quelques minutes. Un plongeoir situé non loin nous invite à quelques sauts et le sable à quelques ultimes châteaux. Nous déjeunons quelques pâtes (ça faisait longtemps !) sur la terrasse de notre hébergement avant de prendre la navette fluviale qui nous ramène sur Belize City.

Nous garderons un souvenir teinté de magie et de bien-être de ces 48 heures passées sur cette « Belize en mer » qui porte magnifiquement bien son surnom » d’île du sourire ».

De retour à Belize City  nous retrouvons la pression de la ville et le visage de la mendicité plus ou moins pressante. Afin d’éviter d’avoir à ressortir en pleine nuit dans cette atmosphère qui nous parait pesante, nous achetons de quoi manger, dans la rue, afin de partager ce repas à l’hôtel. Une autre aventure gastrique ?

Demain, nous reprenons les vélos pour une traversée Ouest-Est du Belize, de quoi repartir à la découverte du Belize des champs…

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27 Octobre : Caye Caulker

Après un réveil en douceur sur la « smile island » nous partons pour notre rendez-vous maritime du jour.

Nous sommes une quinzaine de toutes nationalités, australiens, israéliens, américains… et donc 5 petits frenchies à avoir choisi cette agence pour aujourd’hui. De quoi former deux équipages qui, une fois présentées les consignes de sécurité et un briefing sur ce qui nous attend, prennent place dans leurs petites embarcations. Et comme dit Lalie ce soir : « voici une journée dont on va se rappeler longtemps ! ».

Première plongée au bout d’une dizaine de minutes pour aller voir des lamentins, ces animaux méconnus, aussi appelés les vaches des mers (eu égard à la grande quantité de végétaux qu’ils consomment) et qui sont un mix entre l’éléphant et le lion de mer. Un animal imposant (3 à 4 mètres de long) qui se déplace tout doucement dans l’eau et avec une certaine grâce.

Certains arrêts sont pré-établis et d’autres se font spontanément au regard d’animaux qui font de soudaines apparitions comme ce fut le cas pour la deuxième plongée qui nous a offert une incroyable baignade… avec d’immenses tortues. Naïa est devenue fan de plongée avec tuba à ce moment-là quand, prenant confiance en elle, elle s’aperçoit qu’elle peut respirer dans un tuba comme lorsqu’elle se trouve à l’extérieur. A partir de cet instant, les remontées sur bateau seront quasiment à chaque fois accompagnées d’une crise de larmes tant elle voudrait continuer à évoluer librement dans cet aquarium géant. Les arrêts suivants seront principalement consacrés à la découverte de la flore et de la faune de la grande barrière de corail. Notre guide prend soin d’essayer de nous présenter un maximum d’espèces en précisant à chaque fois certaines caractéristiques.

Après un déjeuner partagé sur le bateau nous partons nager… avec des requins. Pas ceux des dents de la mer . Même s’ils sont inoffensifs ces requins nourrices restent impressionnants. Ils suivent naturellement le sillage des bateaux et nous comprendrons vite pourquoi lorsque nous verrons une autre embarcation qui arrive et qui déverse une grande quantité de nourriture dans l’eau pour les appâter. Forcément  « nos » requins s’en vont mais nous aurons eu le bonheur de nager à leurs côtés de manière quasi-naturelle.

Nous plongerons à nouveau près de la barrière de corail avant d’aller à la découverte d’une épave devenue un refuge pour des myrades de poissons. Nous en prenons plein les yeux !

Il est déjà 16h30 lorsque nous rentrons au quai après cette incroyable journée. Alors qu’il a fait beau toute la journée, une petite pluie fine commence à tomber. Même la météo aura été avec nous !

Et en rentrant, les enfants… veulent retourner se baigner ! Nous savourons ces moments en sachant que la prochaine fois que nous verrons la mer cela devrait être au sud du Guatemala. Nous retrouverons alors l’océan Pacifique.

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Une nouvelle vidéo : Bolivie 2ème partie

Valérie a bien travaillé ces derniers jours pour que la VeLove Family partage avec vous quelques images de Bolivie filmées entre Rurrenabaque, La Paz et la frontière Péruvienne.

Bon visionnage !

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26 Octobre : Belize City – Caye Caulker

45 minutes de bateau suffisent pour rejoindre cette île dont le nom sonne comme le titre d’une série americaine : Caye Caulker.

C’est un autre Belize qui nous attend. Une île où le tourisme est la principale activité et où tout est fait pour que chaque personne se sente bien. L’un des slogans que l’on trouve affiché sur des pancartes est « Go slow, but keep moving ! » (« Allez doucement mais continuez à bouger ») correspond tout à fait à l’ambiance que l’on ressent, une fois posé le pied à terre. De la musique raggae sonne dans les restaurants de plage, des « Yeah man ! » qui sont offerts à chaque fois que l’on croise quelqu’un et des sourires sur tous les visages…

On nous a recommandé une petite société, fondée par un local, soucieux de la protection de son environnement, qui organise des sorties en bateau afin de faire du snorkeling près de la seconde plus grande barrière de corail du monde (la première étant en Australie) et nager ainsi avec quelques mammifères marins. Nous convenons donc de faire demain ce qui sera certainement l’une des sorties les plus marquantes du voyage.

Une fois le rendez-vous pris, nous cherchons un logement à un prix intéressant ce qui s’avère moins complexe que prévu par le fait que nous ne sommes plus en haute saison touristique.

L’après-midi sera l’occasion de s’adonner à une première séance avec masque et tuba en attendant les choses sérieuses demain.

Le plat de l’île est un met d’exception pour nous français : la langouste. Tous les restaurants proposent de grosses langoustes au barbecue pour 12 à 15 € pièce. Lalie et Naïa en raffolent, l’occasion de se faire plaisir avant une partie de belote en extérieur. Caye Caulker a tout pour nous plaire…

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25 Octobre : Ladyville – Belize city : 19 km (5 619 Km)

Un soleil matinal vient chauffer nos toiles de tente. Un réveil progressif mais qui nous impose de nous lever rapidement pour ne pas se transformer en poulet à la broaster !

Nous saluons nos sympathiques hôtes pompiers et partons pour une courte étape principalement citadine. On nous annonce 10 Miles, il y en aura finalement 12. Car oui, dans ce pays du Commonwealth, on parle en Yards et en Miles et non en Mètres et Kilomètres et on pèse en Pounds et non en Kilogrammes. De nouveaux exercices mathématiques du quotidien pour les enfants et après 12×1,6 nous arrivons donc dans le centre de Belize City. Cette ville qui fut la capitale de ce récent pays jusqu’en 1961 lorsqu’un terrible ouragan détruisit 75% des batiments et incita le gouvernement à construire une nouvelle capitale (Belmopan) à l’abri des terres.

La circulation est dense mais n’a rien à voir avec celle de grosses villes que nous avons déjà traversées. Excepté les nids de poule, l’entrée se fait donc plutôt facilement et là encore les applications GPS sont bien utiles pour viser les rues en sens unique.

En rentrant dans la ville nous retrouvons également toute la misère humaine : les personnes qui dorment sur les trottoirs, les mendiants, l’alcool qui fait des ravages sur bien des visages.

Nous trouvons un petit hôtel qui nous permettra de nous poser aujourd’hui et qui accepte de garder nos vélos pour ces prochaines jours. Car après cette longue série de journées de vélo nous avons décidé de délaisser un peu nos montures pour rallier en bateau l’île de Caye Caulker où de dernières baignades dans l’eau des Caraïbes nous attendent. Deux jours de pause avant de repartir vers Belmopan et le Guatemala.

Nous profitons de l’après-midi pour préparer notre excursion, faire une lessive et s’adonner à une longue séance de travaux scolaires, ces prochains jours risquant d’être peu propices à l’ambiance studieuse.

Demain nous ressortons masques et tubas pour le plus grand plaisir des petits et des grands !

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Un nouveau reportage audio !

Christophe DELRIVE, notre magicien scandinave, a réussi à réaliser un nouvel enregistrement longue distance. Cette fois-ci, c’est la douce voix de Valérie qui vous en dit un peu plus sur notre aventure familiale.

Voici le lien ou vous pouvez retrouver les podcasts :

http://voice4ever.eu/fr/podcast/

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24 Octobre : EcoTour (Carmelita Village) – Ladyville : 70 km (5 600 km)

Exceptés les moustiques, ce lieu est encore un petit coin de paradis. Errol vient nous saluer au moment où nous partageons notre petit-déjeuner. Il prend le temps d’échanger avec nous alors que le mini-bus amenant les visiteurs du jour va bientôt arriver. Après nous avoir expliqué, hier soir, à quoi servait chacun des arbres qu’il a lui même planté dans une zone qui n’était qu’un vaste marécage, il partage avec nous sa philosophie de vie, sa quête d’un monde meilleur. Ce « self-made-man », a développé son entreprise qui emploie aujourd’hui une dizaine de guides et s’attache à la qualité des rapports humains. Il ne cesse de nous répéter « You’re Welcome in Belize » et nous indique qu’il s’attachera à recevoir toutes les personnes qui viendront de notre part comme il nous a reçus , en échange de simples sourires (que les voyageurs n’hésitent donc pas, il y a des hamacs, de l’électricité (bien utile pour recharger les batteries des outils multimedia), des toilettes, des douches… et même le WiFi ! Tout le confort en pleine nature offert gracieusement par Errol).

Nous le laissons à ses activités professionnelles et entamons une dure journée de vélo. Nous avons, tout d’abord, une zone sans village d’une quarantaine de kilomètres à traverser. A cela, s’ajoute une route loin d’être en bon état et un vent de face qui vient pousser l’air chaud en notre direction. Au fil des kilomètres nous ne rêvons qu’à une chose : une boisson fraîche venant se glisser dans nos gorges assoiffées. Chaque jour nous buvons des litres (pas loin d’une dizaine par personne pour les adultes) et recherchons à assouvir ainsi, ce que nous ressentons vraiment comme un besoin vital : boire.

Nous pique-niquons devant une supérette mais sommes surpris par le peu d’appétit de la troupe. Avec cette chaleur et à force de remplir nos estomacs d’eau nous n’avons plus vraiment faim. Là où nous mangions 3 à 4 sandwichs par personne il y a encore quelques semaines, nous en finissons aujourd’hui péniblement un. Il nous faudra être vigilants à bien nous alimenter, car pour tirer tout notre attirail nous avons besoin de garder du poids.

A 16h30, Belize city n’est plus qu’à une quinzaine de kilomètres, mais nous décidons de nous arrêter dans cette cité portant le doux nom de Ladyville pour la nuit.

L’un des bons plans que les cyclovoyageurs qui arpentent l’Amérique centrale à vélo est l’accueil que peuvent proposer les pompiers. Nous passons devant une caserne disposant d’un vaste jardin et demandons si nous pouvons y installer nos tentes. Pas de problème : douche, WC et WiFi en bonus ! C’est parfait !

En nous couchant devant cette caserne nous avons de chaleureuses pensées pour Wonder-Peggy, Super-Marathon-Yves, Spider-Ricou mais aussi Frédéric, Jean-Claude, Jean-Jacques et tous nos autres amis pompiers du Lot qui donnent de leur temps et de l’énergie au profit de la sécurité de leurs concitoyens. Des anges gardiens du quotidien !

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23 Octobre : Corozal Town – EcoTour (Carmelita Village) : 61 km (5 530 km)

La décision a été vite prise. Si nous souhaitons mieux connaître un pays autant le visiter de l’intérieur. Et cette première journée au Belize nous a bien donné envie de le découvrir sous tous ses aspects. Avant de retrouver le Belize touristique dans les îles proches de Belze City, nous nous enfonçons aujourd’hui dans le Belize des campagnes.

Un territoire rural où les plantations de canne à sucre succèdent à d’immenses champs de maïs en laissant place de part et d’autre à des élevages bovins dont d’impressionnants zébus.

La chaleur humide de la jungle a laissé la place à une chaleur sèche qui, bien que flirtant à nouveau avec les 40°, nous semble bien plus supportable.

Heureusement, nous avons pu partir tôt ce matin pour une raison toute simple : nous avions oublié qu’en rentrant au Belize nous allions bénéficier d’une 25ème heure. Ce changement de fuseau horaire marquant donc notre entrée officielle en Amérique centrale.

Il est tout juste 13h00 et nous avons déjà roulé plus de 50 km lorsque nous arrivons à Orange Walk Town (la 4ème ville du pays avec ses 14 000 habitants). Nous déjeunons dans le centre, puis, à l’ombre d’une station essence, hésitons à rester sur cette ville ou à continuer un peu lorsque deux hommes nous abordent. A l’écoute de notre interrogation l’un d’eux, Eroll, nous propose immédiatement de venir nous installer sur sa propriété. Il possède une entreprise de tourisme local qui propose notamment aux clients des tour-operators des visites guidées de la rivière qui descend vers le sud et qui comprend de nombreuses espèces d’oiseaux, de singes et de crocodiles.

Eroll nous offre donc un campement insolite en bordure de rivière au sein du superbe lieu d’accueil qu’il a mis en place depuis 11 ans. Des hamacs (pour se reposer et écrire le compte-rendu), des animaux domestiques (chiens, chats, poules, dindons… pas de crocodile on vous rassure !) et un lieu d’une quiétude uniquement perturbée par quelques voraces moustiques.

Nous installons notre campement, sortons tous nos vetements des sacoches afin de les faire « respirer » avant de pouvoir profiter d’une bonne douche et d’un peu de fraîcheur pour dîner et de nous installer dans nos tentes.

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22 Octobre : Xue-Ha – Corozal Town : 28 km (5 469 km)

Bien protégés par la moustiquaire de la tente, nous ouvrons les yeux avec une vue imprenable sur la lagune et les cocotiers. Un réveil de luxe !

Ce petit coin de nature est un spot de camping à noter par tous les voyageurs qui passent dans cette zone. Ça sent le paradis…

Nous ne rėsistons pas à un bain matinal et à une petite dégustation de quelques unes des noix de coco tombées pendant la nuit (vu la taille et le poids de certaines, nous avons bien fait de déplacer un peu les tentes…). Quelques noix se transformeront également en ballon de rugby. Nous avons trois petits Cadurciens (et encore plus de supporters de l’USL) dans la famille !

Nous prenons le temps de quitter le Mexique, nous arrêtons prendre un cappuccino avec nos dernières pièces (heureusement que nous avons été raisonnables, vous allez bientôt comprendre pourquoi…), essayons de dépanner un motard qui a crevé et prenons encore quelques photos.

Le passage de la douane arrive et c’est la douane Mexicaine qui nous causera une petite frayeur. Nous sommes en règle, tout va bien, mais on nous annonce que toutes les personnes de plus de deux ans doivent payer une taxe de 30 dollars pour quitter le pays. Nous ne disposons pas de cette somme et le premier distributeur de billets est à plus de 15 km en arrière (autant dire que la perspective de faire un aller-retour ne nous enchante guère, surtout avec la chaleur qu’il fait en milieu de journée…).

Nous expliquons la situation à la douanière et sortons les beaux sourires des enfants…  Elle nous propose, à titre exceptionnel au regard des conditions, que seuls les adultes payent cette taxe. Cela fait tout de même 60 dollars à trouver ! Heureusement, nous avions planqué 40 dollars dans l’une des sacoches en cas de besoin. Cette somme de secours, associée aux quelques billets de Pesos Mexicains que nous avons eu la bonne idée de ne pas dépenser ce matin, nous permet d’arriver au montant exigé. Libérés, nous pouvons enfin franchir le pont qui nous conduit au Belize.

 

Nous arrivons dans le seul pays d’Amérique centrale qui ne soit pas hispanophone. Ici, on parle anglais et il va falloir que l’on change notre logiciel, surtout Naïa qui offre des « Gracias » (qu’elle prononce « Glaciasse ») à tous ceux qu’elle croise.

Belize est une ancienne colonie britannique autrefois appellée Honduras britannique et est un « jeune pays » puisqu’il n’a obtenu son indépendance qu’en 1981.

Dès l’accueil à la douane et les premiers kilomètres à vélo, l’ambiance nous semble des plus cools. On nous lance des « my friend » ou des « brother » à chaque fois que l’on croise d’autres cyclistes locaux et la vie parait au ralenti. Un air de Jamaïque !

En arrivant sur la place centrale de Corozal ,nous rencontrons notre premier cyclovoyageur depuis l’Amérique du Sud. Chang est Chinois et roule sur le chemin du Monde… depuis plus de 4 ans ! Il est parti de Chine pour rejoindre l’Europe (il a pedalė un mois en France) puis est descendu en Afrique, avant de rejoindre le Canada et d’entamer une descente des 3 Amériques. Il est admiratif de notre équipée. Nous sommes subjugués par son parcours et son histoire.

Pour les prochains jours, deux options s’offrent à nous : prendre un bateau qui nous conduira, via San Pedro, à Belize city, l’ancienne capitale du pays, ou prendre la route qui passe par le centre du pays et parcourir ainsi les 150 kilomètres pour rejoindre Belize city.

Réponse… demain !

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21 Octobre : Bacalar – Xue-Ha : 27 km (5 441 km)

En nous levant ce matin, nous nous interrogeons afin de décider si nous faisons un jour de pause ou pas à Bacalar. Finalement, après réflexion, nous décidons de poursuivre notre chemin avec deux étapes d’un kilométrage plus raisonnable jusqu’au Belize. Nous nous poserons un ou deux jours, une fois la côte rejointe.

En attendant, nous allons profiter aujourd’hui de la Cenote Azul, un trou d’eau impressionnant par sa taille (plusieurs centaines de mètres de circonférence) et surtout par sa profondeur : plus de 90 mètres, ce qui fait passer le bleu turquoise du bord , en bleu de plus en plus foncé lorsque nous nageons quelques mètres.

L’endroit est magnifique. De grands arbres forment une clôture naturelle et d’autres plus petits plongent sur les rives formant de part et d’autre de superbes mangroves.

Cette cenote est un lieu apprécié par les locaux et contrairement aux plages de la côte , peu de touristes ont envahi la zone.

Les enfants ne sortent plus de cette eau chauffée par un soleil de plomb. Nous décidons tout de même de reprendre les vélos en fin d’après-midi et, portés par cette immersion prolongée et par la relative fraicheur qui règne désormais, nous enchaînons les kilomètres pour arriver à un village bordé… d’une lagune !

Décidemment nous aurons profité de l’eau douce mexicaine ! Une aire de baignade tarifée nous autorise à installer nos tentes dans ce lieu magnifique, en bord de lagune.

Nous profitons d’un dernier bain au soleil couchant, avant de finaliser l’installation de notre campement et de partager notre dernier repas mexicain en sortant tous les restes de notre sac de provisions. Ce soir, la seule inquiétude sera d’éviter d’installer nos tentes sous un des multiples cocotiers qui nous surplombent. Leurs noix s’écrasent de temps à autre sur le sol. Avoir seulement à penser aux cocotiers, ça sent la liberté d’esprit, non ?

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20 Octobre : Limones – Bacalar : 57 km (5 314 km)

Nous sommes peu habitués à tant d’humidité. Nous remettons les habits mouillés qui n’ont pas séché depuis quelques jours. Nous essayons de bichonner les chaînes des vélos qui recommencent à rouiller… et nous transpirons à grosse goutte.

Seuls les orages et le petit matin apportent un peu de fraîcheur mais celle-ci se dissipe vite dès que les premiers rayons du soleil réchauffent cet air chargé d’humidité.

Nous quittons notre petit kiosque en remerciant ceux qui ont eu la bonne idée d’installer ces petits chapiteaux disponibles pour les voyageurs de passage. Nous essayons d’accélérer le pédalage afin de rallier Bacalar avant les fortes chaleurs de l’après-midi. Mais les conditions météo et la fatigue accumulée ces derniers jours ralentissent notre avancée. Nous retombons, par moment, sous la barre des 10 km/h de moyenne ce qui rend les kilomètres bien plus longs. Nous buvons, buvons, buvons… de l’eau mais également du jus d’ananas ou de l’eau de coco proposés par quelques marchands en bord de route. Quelques minutes après la dernière gorgée… nous sentons que nous avons encore soif !

Nous arrivons enfin à Bacalar, petite ville située sur le rivage d’une jolie lagune, ce qui en fait un lieu de vacances prisé par les Mexicains. Nous nous arrêtons à l’entrée de la ville pour boire quelques boissons fraîches puis rejoignons l’une des plages. L’immersion de nos corps nous procure du bien-être que les enfants complètent par quelques sauts acrobatiques du haut d’un ponton.

Une belle cenote est située sur notre route , demain à 5 km de Bacalar, nous prévoyons de nous y arrêter une partie de la journée avant de poursuivre notre route vers le Belize situé désormais à quelques dizaines de kilomètres.

Ce soir, nous ressortons pour un de nos derniers repas mexicain accompagné pour Valérie et Christophe d’une bière… à l’eau de pluie !

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Sous le soleil de Mexico

L’arrivée au Mexique a marqué une transition nette et franche avec la première partie de notre aventure.

Il y fait humide et chaud! La végétation est luxuriante, avec des fleurs de toutes les couleurs, une faune riche et exotique… on en a pris plein les yeux!

C’est là que nous avons véritablement commencé à prendre la mesure de la diversité des régions, des paysages, des climats, des cultures que nous allons traverser.

Nous avons descendu la péninsule du Yucatan en une petite quinzaine de jours. Nous ne sommes donc pas restés longtemps dans ce pays, mais nous en garderons un grand souvenir! Surtout la moitié Sud de la péninsule beaucoup plus authentique et préservée. (Même si les zones touristiques sont belles et agréables, nous nous y sentions beaucoup moins détendus).

Nous avons pu nous baigner très souvent, dans des ambiances et environnements variés. Les enfants s’en sont donné à coeur joie! Notre dernière nuit en bord de lagune à Huay Pix était vraiment paradisiaque et restera longtemps gravée dans nos esprits (On transporterait bien ce petit coin de nature en France pour s’y installer !).

Nous avons également beaucoup apprécié notre soirée en immersion dans le village d’une communauté Maya. En tout point des rencontres telles qu’on les aime et telles qu’on les recherche grâce au voyage à vélo !

Bref, même si nous y avons effectué nos premiers tours de roue sous la pluie (« C’est une expérience », comme dit Esteban), nous avons trouvé le Mexique fantastique pour la richesse de son patrimoine, de sa culture, de ses habitants, mais aussi de sa gastronomie ! Nous nous sommes régalés ! Lalie a demandé à plusieurs reprises « est ce qu’il y aura encore des tortillas en Amérique Centrale ? »… miam miam!

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19 Octobre : Felipe Carillo Puerto – Limones : 67 km (5 257 km)

Nos voisins semblaient avoir un goût immodéré pour la TV à trèèèès fort volume et malgré nos demandes destinées à préserver des relations de bon voisinage… rien n’y a fait… jusqu’au petit matin ! Finalement, c’est souvent sous la tente que nos nuits auront été les meilleures.

Nous poursuivons nos longues lignes droites dans la jungle. Le paysage change tellement peu depuis près de 150 km que cela en devient monotone. Encore une fois nous nous rendons compte que la vitesse à laquelle passent les kilomètres dépend de l’élan mental que nous leur donnons.

Heureusement (ou pas ?) le bas côté contient parfois quelques « surprises » : tortues terrestres, sauterelles géantes… et serpents. Nous aurons même la chance de voir un faon figé à quelques mètres de notre surprenant peloton.

Nous voulons essayer d’avancer aujourd’hui afin de limiter le nombre de kilomètres à parcourir demain, pour rejoindre Bacalar. Les villages étant bien rares, cela nous demande de faire des choix entre des bourgades séparées de plusieurs dizaines de kilomètres… donc de plusieurs heures. Il est 16h30 lorsque nous nous arrêtons à Limones, village qui dispose d’une petite place centrale et d’un kiosque où nous pourrons poser les tentes afin d’être encore à l’abri cette nuit. Nous en avertissons la police municipale toute proche et allons prendre une douche dans un espace prévu pour les camionneurs.

La douche n’aura pas servi à grand chose pour les enfants. 5 minutes plus tard ils sont déjà en train de jouer au foot avec de nouveaux copains sur le terrain limitrophe et se défouleront ainsi pendant plus de deux heures. Quelle énergie !

L’orage gronde à nouveau et des trombes d’eau s’abattent sur le village. L’eau qui coule de toute part autour du kiosque forme un rideau naturel qui peine à s’estomper. Des tentes,fermées uniquement par les moustiquaires, nous observons ce nouveau phénomène orageux, bien heureux d’avoir un toit au dessus de nos têtes.

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18 Octobre : Tres Reyes – Felipe Carillo Puerto : 39 km (5 190 km)

Heureusement que nous disposions du toit de ce petit kiosque pour nous protéger des trombes d’eau qui sont tombées cette nuit. Nos tentes, bas de gamme, achetées à Lima n’auraient certainement pas survécu à une exposition directe à cette forte pluie.

Nous allons saluer les écoliers que nous avons rencontrés hier puis une éclaircie nous laisse le temps de ranger notre campement au petit matin. Nous recevons la visite de locaux qui viennent vérifier que nous allons bien. Ils sont extrêmement prévenants avec nous et nous avertissent qu’avec la météo actuelle faite de fortes pluies suivies d’intenses éclaircies, il faut apporter une vigilance toute particulière sur la route, aux serpents ! En effet, ces derniers sortent des fourrés aux premiers rayons de soleil pour venir se réchauffer sur l’asphalte. Des boas de plusieurs mètres de long ont été aperçus ces derniers jours et il nous faudra donc savoir distinguer, sur le bord de la route, d’éventuels vivipares de morceaux de pneus déchiquetés.

Nous roulerons un peu moins près des zones enherbées aujourd’hui…

La pluie est moins forte mais joue les prolongations et les éclaircies se font rares. Nous roulerons plus de 3 heures sous cette pluie chaude, avant d’arriver complètement trempés dans la petite ville de Felipe Carillo Puerto qui fut une des capitales Mayas.

Nous déjeunons à l’abri  avant de trouver un petit hôtel où nous pouvons faire sécher tout notre équipement. Nous sommes désormais loin des sites touristiques de la côte et les prix tant pour l’hébergement que pour les repas sont des plus abordables.

Un petit musée sur les derniers Rois Maya se trouve juste à côté de l’hébergement. Nous allons le visiter avant de profiter d’une belle éclaircie et de se promener dans le centre ville.

Demain, nous poursuivons notre route vers Bacalar puis le Belize. Les prévisions météorologiques ne semblent pas des plus optimistes mais nous savons que ces conditions sont passagères et que nous devrions retrouver un temps plus clément dans quelques jours.

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17 Octobre : Tulum – Tres Reyes : 66 km (5 152 km)

Après une semaine passée à longer cette belle côte donnant sur la mer des Caraïbes, nous voilà partis pour de longues lignes droites au milieu de la jungle. Plus une seule construction ne borde désormais la route, plus un seul panneau indiquant les nombreuses attractions touristiques du bord de mer. Désormais, tout est vert !

Un vert lumineux et intense au sein duquel on distingue des fougères géantes, des arbustes fleuris, des palmiers et quelques épineux. Le bas côté est large et laisse pratiquement une voie à notre disposition sur une portion de route où les véhicules deviennent de plus en plus rares, le flot étant concentré le long des plages.

La météo l’avait prévu et nous n’y echappons pas. De brusques mais intenses averses se déversent sur nous et s’arrêtent aussi vite qu’elles sont apparues pour laisser place à un soleil puissant qui nous sèche en quelques minutes.

Nous mettons et enlevons nos k-way : ils nous protègent de la douche pendant quelques minutes puis se transforment vite en saunas portatif

Nous nous arrêtons pour pique-niquer dans la cour de récréation d’une école maternelle et primaire sous les yeux curieux et intrigués des jeunes élèves en uniforme.

La chaleur nous use et malgré les litres d’eau que nous buvons, nous nous sentons secs.

Un village est annoncé au bout de 65 km de route. Nous quittons l’axe principal pour le rejoindre et demandons aux habitants où nous pouvons planter les tentes. On nous indique un petit kiosque situé sur la place centrale. Nous sommes au sein d’une communauté Maya et tout le monde vient nous assurer que nous sommes en sécurité ici. Des enfants viennent vite rejoindre les nôtres pour courir, sauter et s’amuser pendant que d’autres regardent notre campement d’un regard perplexe.

En se renseignant pour savoir où il est possible d’acheter à manger, Antonia, qui habite près de la place centrale sur laquelle nous sommes installés, propose à Valérie d’apprendre à faire et à cuire les fameuses tortillas. Finalement nous resterons dîner avec elle et ses filles et en saurons bien plus sur cette communauté qui s’éclaire depuis plus de 15 ans… uniquement à l’aide de panneaux solaires ! La sensibilité des Mayas au respect de l’environnement pourrait donner quelques leçons aux occidentaux.

Ce soir nous nous couchons sous le kiosque avec le sourire : nous avons l’impression d’être enfin entrés au Mexique !

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16 octobre : Tulum

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Christophe! Pause vélo obligatoire! Et ça tombe bien : le temps est orageux !

Nous prévoyons une journée sans contraintes, ni obligations, juste un zeste de visite culturelle, du repos, de la détente et des bisous.

Un gros câlin du matin en famille, un petit déjeuner au pain perdu, et nous voilà partis à la découverte du site archéologique Maya de Tulum ! Enfin, presque : une puissante averse nous invite à patienter quelques minutes sous un abri de fortune.

Le site Maya de Tulum est à 4 km du centre ville. Nous trouvons  un collectivo qui nous amène à quelques centaines de mètres de l’entrée. On réalise tout de suite que « l’on ne va pas être tous seuls » (dixit Esteban). La zone est pleine de touristes, nous rejoignons la fourmilière et nous laissons emporter par la foule.

Nous nous laissons vite subjuguer par les vestiges de cet ancien port de pêche et de commerce. C’est l’un des rares sites Maya à avoir été construit en bord de mer et qui était encore habité à l’arrivée des espagnols en 1518! Le cadre est splendide, la mer turquoise des Caraïbes en toile de fond et une belle prairie parsemée de palmiers. Le soleil a chassé les nuages et nous offre une superbe lumière qui met en exergue la majesté des lieux ! Les enfants posent des tas de questions et sont également ravis de retrouver leurs amis les iguanes, habitants contemporains des sites Mayas que nous visitons!

Après cette superbe balade culturelle, nous rentrons manger « à la maison », nous rafraichissons dans la piscine et profitons de la sieste de Naïa pour faire un peu de devoirs.

En fin de journée nous allons grignoter quelques tacos, quesadillas et autres burritos à la feria du centre ville. Le retour se fait en courant sous la pluie, en s’abritant où l’on peut, lorsqu’elle redouble d’intensité.

Il nous faudra nous habituer : des orages sont prévus toute la semaine et il y a peu de chance que nous arrivions à passer entre toutes les gouttes . Nous quittons la côte et allons pédaler quelques jours au coeur de la jungle , avant de rejoindre la frontière avec le Belize… l’Aventure continue !

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15 Octobre : Chemuil – Tulum : 28 km (5 086 km)

Quelques chiens rôdant autour des tentes et les projecteurs du stade qui se sont éteints… à 5h00 du matin ont engendré une nuit au sommeil léger. Peu importe, ce matin tout le monde est en forme et motivé pour passer une belle journée dans l’eau douce de Xel-Ha.

Quelques kilomètres matinaux nous permettent de rejoindre l’entrée du parc. Le personnel nous aide à trouver un endroit sécurisé pour stationner nos vélos, puis nous nous rendons à l’entrée. C’est un peu cher (moins que Disneyland Paris tout de même…) mais à l’intérieur tout est compris : le prêt du materiel de plongée (masque, tuba et palmes), les serviettes de bains et d’immenses buffets de nourriture et de boissons (même les mojitos sont à volonté !). Seules quelques activités (nage avec scaphandre, plongée dans le bassin des dauphins…) sont en supplément. Il y a vraiment de quoi faire, uniquement avec les activités incluses dans ce lieu proche du paradis terrestre.

Une eau turquoise, des mangroves spectaculaires, des cénotes captivantes… et des poissons multicolores évoluant autour des nageurs. Le tout ponctué par quelques attractions à sensations : grandes tyroliennes, saut dans l’eau du haut de grands rochers… et un toboggan d’une hauteur et d’une vitesse rares enroulé autour d’une immense tour.

Les heures passent vite dans cet univers exceptionnel et nous devons essayer de repartir vers 17h00 afin de rejoindre Tulum avant la nuit. Mais avant de partir, Rodrigo, un des cadres du site, tient à nous offrir un cadeau de la part du parc. Il était désolé hier que son collègue de la sécurité n’accepte pas notre demande de camper sur le parking et il semble très touché, à titre personnel, par notre aventure. Alors il nous offre, au format numérique, l’ensemble des photos (+ de 50) prises automatiquement sur le parc grâce à un système de scanner qui enregistre le code contenu sur votre bracelet à votre passage (de la haute technologie, façon big brother). Une belle surprise qui nous fait chaud au coeur.

Nous discutons un bon moment avec Rodrigo avant de reprendre la route pour un nouveau contre la montre. Une heure, à près de 20 km/h, emportés par l’énergie de cette belle journée… et la crainte de devoir pédaler de nuit sur une route très fréquentée.

Nous arrivons enfin aux portes de Tulum, un gros orage s’annonce en même temps que la pénombre. Nous trouvons un hôtel calme et confortable qui s’annonce parfait pour les deux nuits que nous allons passer à Tulum. Demain, repos et visite d’un ancien village Maya sont au programme.

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14 Octobre : Puerto Aventuras – Chemuil : 38 km (5 058 km)

Suite à l’expérience des jours précédents, nous essayons de ne pas partir trop tard afin d’éviter les fortes chaleurs. A 10h00, il fait déjà… 44 °. Sur la route, ça chauffe !

Sur la route, toujours et encore, de majestueux hôtels et aux rares endroits encore sauvages… des constructions d’hôtels. Si la démarche semble économiquement rentable, nous nous interrogeons sur le temps restant pour qu’elle reste encore écologiquement soutenable…

Nous effectuons la petite vingtaine de kilomètres pour rejoindre Akumal où se trouve une célèbre plage connue pour… ses tortues. Le tourisme de masse et l’incivilité de certains visiteurs qui n’hésitaient pas à arracher quelques coraux ou à embêter les tortues avec leurs perches à selfie ont fait de ce lieu un espace très réglementé. Ici aussi, il existe un contingent (1 000 personnes par jour) et l’obligation de nager avec un guide et avec un gilet de sauvetage afin d’empêcher toute tentative de plongée. Les prix, eux, restent corrects (25 € par personne avec le materiel fourni et accès illimité à la plage).

Valérie et Lalie enfilent leur matériel et réaliseront ainsi l’un de leurs rêves : nager au milieu d’une multitude de poissons (dont des raies)… et des tortues. Images intenses gravées dans leur mémoire et bonheur de l’avoir partagé, ensemble.

Nous restons sur cette belle plage jusqu’en milieu d’après-midi, le temps pour toute la famille d’apercevoir encore de beaux poissons, les pieds dans l’eau. En fin d’après-midi, nous reprenons la route pour quelques kilomètres.

Nous avons promis aux enfants de les amener à Xel-ha, chaudement recommandé par Nath, Alex et Mickey qui y sont allés l’année dernière. Xel-ha est un grand parc abritant notamment des cenotes qui sont des résurgences d’eau douce souvent cristallines, permettant de nager dans des caves souterraines. Il y en a des dizaines depuis plusieurs kilomètres. Nous projetons de rentrer dans Xela-ha, demain, pour une dernière baignade avant de rejoindre Tulum et de nous enfoncer dans la jungle pour plusieurs centaines de kilomètres.

Nous espérions pouvoir camper sur le parking du parc mais seules les personnes en voiture sont autorisées à passer la nuit ici. Pour les cyclistes , sans moteur, comme nous… ce n’est pas possible.

La nuit tombe . Nous nous dépêchons de rebrousser chemin pour atteindre un village situé à quelques kilomètres. On nous indique le terrain de foot municipal comme étant un lieu sûr  pour planter les tentes. Ce soir sera donc festif avec l’inauguration de nos deux nouvelles tentes, légères et auto-portantes. Avec humilité, nous les installons devant la tribune réservée aux visiteurs…

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13 Octobre : Playa del Carmen – Puerto Aventuras : 26 km (5 020 km)

Nous profitons de la plage pour sortir masques et tubas. Ça remue encore un peu mais en s’éloignant un peu, l’eau devient limpide et propice à la vue d’une multitude d’espèces marines. Lalie ne sortira pas la tête de l’eau de toute la matinée. Esteban, lui, motivé par l’idée de pouvoir participer à ces sorties sub-aquatiques a fini d’apprendre à nager au cours de ces deux derniers jours et évolue désormais librement. Naïa, elle, poursuit sa construction de chateaux de sable en série ainsi que leur destruction systématique.

Nous reprenons la route et nous arrêtons rapidement pour immortaliser le passage de notre 5 000ème kilomètre. Que de chemin déjà parcouru !

L’entrée d’un parc à la pelouse épaisse et ombragée nous permet de partager le pique-nique, confortablement, avant de poursuivre sous un soleil de plomb. Il fait plus de 40 ° et nous allons devoir adapter notre avancée aux températures locales, en privilégiant de rouler le matin afin d’essayer de rester au frais l’après-midi.

Nous essayons d’être vigilants à l’hydratation du peloton mais l’eau chauffe tellement vite dans les bidons qu’elle en devient, rapidement, difficilement buvable. Nous nous arrêtons devant un supermarché pour acheter de quoi boire et décidons finalement de ne pas aller jusqu’à Akumal aujourd’hui mais d’essayer de trouver un hébergement accessible à notre budget. Dans une petite résidence, un appartement est à louer pour la nuit. Il donne sur une piscine partagée… de quoi poursuivre notre réhydratation.

En sortant faire un tour près de la marina du village, nous avons la chance d’apercevoir plusieurs dauphins jouant dans l’eau. Un beau cadeau !

Nous rentrons et profitons de la cuisine pour  préparer un plat maison, accompagné de quelques tacos. Un plat local qui fait l’unanimité au sein de la famille.

Demain, si tout va bien, Valérie et Lalie auront l’occasion de réaliser un de leurs rêves…

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12 Octobre : Coco Bongo – Playa del Carmen: 71 km (4 994 km)

La cure de sommeil se poursuit pour les enfants. Le temps de rassembler toutes nos affaires, de partager le premier repas de la journée… et nous voici déjà en fin de matinée.

L’humidité ambiante nous transforme très rapidement en éponges. Des éponges qui suintent de l’eau à grosses gouttes. Pas très glamour…

Toute la journée nous aurons une succession de luxueux « Resorts » entre nous et la plage. La privatisation de l’ensemble du rivage pose question à Lalie : « Et ils ont le droit de se baigner où, les Mexicains ? ».

Les lignes droites se succèdent et un gros nuage bien noir se met à nous rattraper. Nous trouvons refuge à l’entrée d’un supermarché de Puerto Morelos pour nous abriter de l’averse et en profitons pour pique-niquer.

Une demi-heure plus tard, il fait à nouveau grand beau. Il nous reste encore une grosse trentaine de kilomètres pour rejoindre la petite ville de Playa del Carmen, connue pour… ses belles plages publiques. Enfin, nous allons pouvoir retrouver la mer ! Nous appuyons sur les pédales et dépassons parfois les 20 km/h pendant plus de 10 minutes d’affilée, ce qui ne nous était pas arrivé depuis un moment.

Nous en profitons également pour réviser notre table de 21, un Euro valant 21 Pesos Mexicains. Plus difficile que les 8 Bolivianos ou les 4 Soles Péruviens…

Cette partie du Mexique est peu propice au campement. Alors nous trouvons refuge, à nouveau, dans un petit hôtel qui nous permettra de reprendre des forces avant d’aller s’essayer demain au snorkeling (la nage avec masque et tuba).

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11 Octobre : Coco Bongo

Un tour de cadran aura permis de voir des visages reposés ce matin. Nous partageons un petit-déjeuner maison amélioré avant que Valérie ne parte en bus pour le centre de Cancún. Ses missions : prendre soin d’elle en passant un moment chez une esthéticienne locale et faire quelques petits achats pour ces prochains jours.

Pendant ce temps, les enfants et Christophe font un petit tour dans la piscine, sous une belle averse de pluie, puis se rendent sur un site archéologique  tout proche. Ce sont surtout les iguanes, plus que les vieilles pierres Mayas, qui intéressent les enfants. Ils sont nombreux à sortir des fissures pour se réchauffer au soleil. La taille de certains dépasse allègrement les 50 cm. Même en sachant qu’ils ne sont pas carnivores, ces gros lézards restent impressionnants.

Après le déjeuner, Naïa ira recharger les batteries à la sieste pendant que Lalie et Esteban se lanceront dans une belle séance de travaux scolaires.

Le retour de Valérie sonnera la récréation… à la plage ! Les vagues sont encore puissantes et il convient d’y rentrer avec prudence. Alors, après quelques virées en planche, nous nous adonnons à la réalisation du jeu préféré de Naïa depuis deux jours : les chateaux de sable.

Nous profitons de notre cuisine pour nous concocter quelques plats qui, associés à cette journée de repos devraient nous permettre de poursuivre notre route demain, en pleine forme. Des orages et de belles averses sont prévus toute la semaine, mais nous essaierons de passer entre les gouttes…

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Le Pérou, terre de contrastes

L’entrée au Pérou nous a apporté nombre de satisfactions après plusieurs semaines passées à parcourir l’altiplano Bolivien : le climat s’est fait plus doux, la nourriture plus goûteuse et plus variée, la végétation plus généreuse et les visages plus ouverts.

Nous avions hâte de découvrir Cusco et le Machu Picchu dont les seuls noms suffisaient à nous faire rêver. Malgré le tourisme de masse qui en gache l’authenticité, nous en avons pris plein les yeux!

Les grandes civilisations qui ont existé dans cette région du monde ont doté le Pérou d’une grande richesse patrimoniale! Au Machu Picchu bien sûr, à Nazca bien entendu mais également au travers du quotidien des péruviens : de leur artisanat, de leurs croyances…

La partie vélo restera certainement marquée par les 15 000 mètres de dénivelé positif effectués pour traverser la cordillère péruvienne ! Nous avons aimé ces paysages de montagne, le côté intact et préservé des petits villages qui la parsèment, le contact avec les péruviens qui y vivent, la persévérance de nos enfants dans ce challenge du maillot à pois…

Le contraste a été double au pied de ces reliefs : les routes sont redevenues planes et rectilignes, et surtout, une fois atteint le bord de mer (malgré tout le plaisir que cela nous a procuré) nous avons eu la triste sensation de rejoindre le flot des touristes et de ne plus pouvoir être les voyageurs à vélo que nous aimons être.

Le plaisir du voyage à vélo relève en grande partie de la joie que nous procure la chance d’être « autorisés » à observer et à s’immerger au coeur d’un mode de vie qui n’est pas le nôtre. Les interactions avec les locaux sont toujours riches et authentiques.

Sur la côte, nous sommes devenus des « gringos » parmi les gringos et avons regretté les relations privilégiées que nous avons eues avec les péruviens , dans des régions moins touristiques.

Enfin, nous avons eu la chance d’être accueillis chez Elena, Victor et Fabiola à Lima. Après 5 mois de voyage, nous avons retrouvé auprès d’eux, la chaleur et l’affection familiale!

Nous sommes heureux de toutes les superbes expériences que l’Amérique du Sud nous a offertes  ! 5 mois extraordinaires que nous ne sommes pas prêts d’oublier! Nous nous réjouissons maintenant d’aller découvrir un continent sur lequel nous n’avons encore jamais mis les pieds et qui promet également de belles richesses : l’Amérique Centrale !

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10 Octobre : Playas de Cancún – Coco bongo : 14 km (4 923 km)

Quelques signes de fatigue se font jour. Des visages qui réclament un peu plus de sommeil, un peu d’inattention ou du manque de dynamisme : il est nécessaire de faire une petite pause, avant de repartir dans notre descente vers le Belize.

La plupart des hôtels de la côte fonctionne uniquement par réservations via les tour-operators. Quelques places sont parfois bradées sur Internet lorsqu’ils n’arrivent pas à faire le plein. Nous tentons alors notre chance sur les sites de réservations en ligne et tombons sur une offre qui nous semble intéressante. C’est un peu dans les prix haut de notre budget mais c’est situé à une petite dizaine de kilomètres seulement. Il  nous faut être à l’écoute de la bonne santé de notre petit peloton.

L’humidité est étouffante. Un ouragan a frôlé les côtes Mexicaines, il y a trois jours et il a beaucoup plu. L’air est chargé en eau et nous sommes trempés du seul fait de nous habiller…

La route passe entre le front de mer (ou plutôt le front d’hôtels et la mer que l’on imagine derrière…) et une lagune d’eau douce dont de nombreux panneaux de mise en garde nous informent qu’elle est infestée de… crocodiles ! Autant dire que nous sommes vigilants au moindre mouvement dans les herbes hautes. Nous croiserons uniquement des iguanes, qui nous regardent, immobiles et impassibles (des champions au 1-2-3 soleil… sauf lorsque l’on se rapproche d’eux !).

Nous trouvons notre hôtel mais les personnes chargées de la sécurité à l’entrée semblent douter, en nous voyant arriver à vélo, que nous ayons une réservation. Quelques vérifications d’usage plus tard, ils nous indiquent une place pour garer nos montures et nous prenons possession de notre appartement qui bénéficie d’une belle cuisine.

Le site est implanté en bord de plage mais les vagues sont encore fortes et violentes aujourd’hui. Les enfants s’essaieront tout de même au wake-board puis profiteront longuement de la piscine dans laquelle ils s’entraîneront au maniement des masques et tubas en prévision des plages plus calmes qui nous attendent au Sud.

Nous profitons de disposer d’un frigidaire pour acheter quelques mets qui nous paraissent désormais » de fête » et profitons d’une belle soirée en famille avant de vivre pleinement une journée, sans vélo, demain. Un seul mot d’ordre : repos !

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9 Octobre : Cancún – Playas de Cancún : 22 km ( 4 909 km)

Un petit-déjeuner sous forme d’un très généreux buffet, de l’eau chaude au robinet de la salle de bain pour se raser… nous sommes un peu déboussolés par tant de luxe mais comme dit notre grand Ami Jojo dans le film de l’Odyssée de l’Espoir : « le confort… on va s’y faire ! ».

Nous partons en fin de matinée en nous mettant à ĺa recherche d’un magasin de vélo. Le premier est à quelques kilomètres mais la circulation urbaine nous semble beaucoup moins fatigante qu’en Amérique du sud, en raison notamment, de la disparition des coups de kĺaxon intempestifs. Nous trouvons un magasin de vélo bien achaĺandé au sein d’un centre commercial. Nous y trouvons tout ce que nous cherchons (un nouveau compteur, un porte-bidon, une mini-pompe avec nanomètre…) et même un nouvel axe de pédalier pour le pino blanc qui craquait depuis plusieurs centaines de kilomètres. Nous tombons sur une équipe extrêmement sympathique qui nous donnera accès à son atelier, nous offrira la main d’oeuvre et quelques cadeaux pour les enfants.

Il ne nous reste désormais qu’à trouver un soudeur pour le porte-bagages avant du pino blanc et nos vélos seront presque comme neufs !

Nous partons en direction du port puis de la zone hôtelière où se trouvent les plus belles plages de Cancún. Nous prenons le temps et y arrivons en fin d’après-midi. Entre les résidences hôtelières de grand standing, nous cherchons un hôtel qui correspond à notre budget. Grâce à l’aide de locaux, nous trouvons un hôtel pour backpakers avec un dortoir qui conviendra parfaitement. Il est non loin du bord de mer et nous profitons de la dernière heure de soleil pour nous offrir notre première baignade dans la mer des Caraïbes. Du sable blanc, une eau limpide et la lumière du coucher de soleil, nous sommes encore les Rois du Monde.

Nous essayons de nous coucher, pas trop tard, afn de poursuivre notre phase de récupération. Demain, nous poursuivrons notre route ĺe long des plages !

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8 Octobre : Lima – Cancún : Avion + 19 km (4 887 km)

Bon, faut pas se mentir, les nuits dans les aéroports… c’est pas le plus reposant. Heureusement, nous étions confortablement installés sur nos tapis de sol  enveloppés dans nos duvets mais entre les appels pour les embarquements, ceux pour les passagers en retard et les lumières qui donnent l’impression d’être en plein jour, mieux vaut ne pas avoir le sommeil léger…

L’avantage c’est que nous sommes sur place et que nous pouvons prendre notre temps pour l’ensemble des formalités. Enregistrements des derniers bagages (en espérant que ceux enregistrés hier et aujourd’hui arrivent en même temps !), fouille, passage de la douane et embarquement, le temps nous offre de la sérénité : c’est déjà ça !

Il faut 5h30 de vol pour rejoindre Cancún depuis Lima et nous n’avons pas à absorber un décalage horaire puisque les deux villes sont sur le même fuseau. C’est une bonne chose car nous allons, à nouveau, effectuer un véritable contre la montre. En effet, une fois les pieds posés sur le sol Mexicain, nous nous mettons en quête de l’ensemble de notre chargement. Tous les sacs et les cartons sont là… et entiers !

Nous passons la douane puis, aussitot arrivés dans le hall principal, cherchons un petit coin tranquille pour procéder au déballage et au remontage des vélos. Il est 15h00, ĺe taux d’humidité est prégnant, le chrono est enclenché car nous sommes à une quinzaine de kilomètres de Cancun et la nuit devrait tomber vers 18h30. C’est donc parti pour un sprint, effectué en duo, dans une ambiance digne des salles d’opérations chirurgicales (« clef de 15 », « écrou », « contre écrou »…). Notre binome commence à être bien rodé et malgré, encore, quelques menues tergiversations, en 2h30 tout est d’aplomb ! Les enfants eux, jouent dans les cartons et ont pour mission de les délester de leur scotch. Comme lors de la séance de remontage dans l’aéroport de Santiago du Chili, les travailleurs locaux ont suivi tout le processus et sont venus sympathiser avec nous.

Dans ce remontage express nous ne déplorerons finalement qu’une petite pièce du porte-bagage du Pino blanc à re-souder et une vis qui ne veut plus se visser (mais l’utilisation du vernis à ongles s’avèrera, une fois de plus, très précieuse). Durant cet exercice, autant mental que physique, nous aurons également la surprise… de sentir notre transpiration ! Cela ne nous était pas arrivé depuis de longs mois ! Le froid de l’altiplano avait finalement du bon.

Nous aurons quelques aménagements et révisions à faire ces prochains jours. En attendant, il nous faut sortir de l’aéroport. Une large bande sur le côté de la route nous permet de circuler en bordure de voie rapide. Il nous faut cependant être vigilants lorsqu’il y a des sorties et que nous allons tout droit afin de couper la voie sortante en toute sécurité. La pénombre est de plus en plus intense et nous commençons à douter du choix que nous avons fait de partir de l’aéroport aujourd’hui… lorsqu’une belle piste cyclable nous tend ses deux voies.

Heureusement, car la nuit est vite tombée et bien que nous ayons mis en marche tous nos éléments lumineux, nous nous sentons bien plus en sécurité sur cette piste dédiée. Malheureusement, au bout d’une petite dizaine de kilomètres, elle se terminera aussi brutalement qu’elle nous est apparue. Nous essayons alors de prendre les petites routes latérales afin de rejoindre un quartier où nous pourrons trouver un hôtel pour cette nuit.

Et c’est la bonne nouvelle de cette fin de journée. Nous sommes en basse saison et les tarifs sont déjà bien remisés. Lorsque les responsables d’un hôtel tout confort nous proposent une grande chambre au 1/4 de son prix, pratiquement au montant Péruvien, c’est la joie et le soulagement au sein de l’équipe. Un rapide bain dans la piscine et nous partons déguster quelques tacos, avant de partir pour une nuit en parfait décalage avec la précédente. De quoi l’apprecier d’autant plus…

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7 Octobre : Lima

Le retour ayant été tardif hier soir et une forte pluie nocturne nous ayant invité à rentrer les cartons laissés dehors afin d’éviter qu’ils ne s’auto-détruisent, nous tardons un peu plus au lit ce matin. Nous savons également qu’il nous faut essayer de faire des réserves de sommeil, car les 24 heures qui arrivent s’annoncent forcément énergivores.

Nous faisons un dernier tri afin d’avoir, à portée de main, les affaires qui nous seront nécessaires pour la nuit à venir. Nous profitons également de la présence chaleureuse de Victor et Elena, essayons de les aider dans des petits travaux en hauteur qui leur sont difficilement accessibles et discutons des différences entre nos deux pays. En ce jour d’élection , ils nous expliquent que le vote est obligatoire au Pérou jusqu’à l’âge de 60 ans. Il devient ensuite optionnel et l’abscence de vote n’est ainsi plus sanctionnée par une amende. Mais dans un pays où la corruption semble encore bien présente, certains candidats n’hésitent pas à favoriser le vote par une compensation financière et le jeu est alors faussé. Le principe « une personne = une voix » devient alors « quelques Soles = une voix ».

De même, il n’existe au Pérou qu’une seule chambre au Parlement, celle des Députés. Un projet de modification de la constitution prévoit de créer une chambre des Sénateurs afin d’essayer d’opérer une plus grande séparation entre l’exécutif et le législatif. Aucun système n’est vraiment parfait, mais il existe une constante : les hommes ont une tendance à être d’éternels insatisfaits.

Avant notre départ, Victor et Elena tiennent à nous inviter à manger dans une « Chifa ». Les Chifas sont des restaurants d’origine chinoise qui proposent un grand nombre de plats à base de riz ou de nouilles sautées. Ils font désormais partie intégrante de la cuisine Péruvienne, riche par sa diversité et ses saveurs (même s’ il y a encore un peu trop de poulet à notre goût…).

A 15h30, le chauffeur de camion qui devait venir nous chercher 30 minutes plus tard, nous adresse un message Whatsapp afin de nous indiquer que, finalement, il nous laissera un peu en dehors de l’aéroport. Quand nous l’interrogeons sur cette modification, il nous indique que les papiers de son véhicule ne sont pas tout à fait en règle…

En essayant de rester diplomates, nous lui expliquons alors que nous ne voulons pas lui faire prendre de risques et que nous allons chercher une autre solution. Nous voulons surtout éviter qu’il nous arrive quoi que ce soit dans un véhicule… « pas tout à fait en règle » !

Nous trouvons assez facilement un plan B qui nous amènera sur le champ à l’aéroport. Nous avons la bonne surprise que la compagnie aérienne qui assure notre vol de demain accepte d’enregistrer nos cartons dès ce soir… et la mauvaise surprise lorsqu’ils nous indiquent qu’il va falloir payer un « petit » supplément du fait de leur taille. Contrairement à ce que nous avait indiqué l’agence de voyage auprès de laquelle nous avions acheté nos billets « tour du monde », les cartons de vélos ne peuvent pas toujours être enregistrés comme deuxième bagage sans supplément. Nous avons sans doute été trop naïfs et nous n’aurions pas dû nous contenter de la certitude apportée par la personne en charge de notre dossier. Nous sommes dimanche. Il est donc difficile de joindre l’agence, nous verrons donc cela par mail la semaine prochaine.

En attendant, Latham nous fait une petite faveur en comptant la carriole comme un bagage pour enfant (donc non facturé) et on nous propose de remplir un peu plus chaque carton pour en économiser un. Nous voilà donc à défaire et refaire les cartons devant les comptoirs d’enregistrement. Heureusement que nous avions prévu du matériel au cas où…

Une fois libérés des cartons (et allégés de quelques dollars, 240 tout de même !), nous nous mettons en quête d’un endroit un peu plus calme au sein du hall principal. Nous en trouvons un, au fond d’un couloir entre la Chapelle et la Police. Nous sommes sous haute protection !

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6 Octobre : Lima

La préparation du transfert se poursuit… Victor qui connaît parfaitement Lima nous amène dans un quartier où des camionneurs attendent de potentiels clients. Il faut alors vérifier la taille du camion et commencer à négocier. Il ne reste plus qu’à espérer que le chauffeur avec qui nous avons fait affaire soit au rendez-vous demain. Au cas où, nous avons pris les coordonnées d’autres chauffeurs libres… mais un peu plus chers.

Demain est un jour d’élection qui s’annonce mouvementé. Afin d’éviter le trafic intense du lundi matin, nous avons opté pour le fait de partir à l’aéroport dès demain après-midi. Nous passerons donc la nuit là-bas, en attendant notre vol prévu à 8h00 du matin.

Nous qui critiquons l’usage à outrance du plastique, devons bien reconnaître que nous en ferons grand usage aujourd’hui. Nous fermons nos cartons et les enroulons à grand coup de scotch afin d’essayer de les renforcer. Il nous faut pratiquement un rouleau par carton sans être certains que cela sera suffira… A nous d’être vigilants ,de bien nettoyer les cartons de tout ce scotch lorsque nous les laisserons à l’aéroport de Cancun. Nous essaierons de remonter les vélos ,dans l’après-midi, afin de sortir de l’aéroport avant la nuit. En cas de problème, nous improviserons…

Ce soir, nous partons rejoindre Elodie afin de lui apporter le bagage qu’elle ramenera en France pour nous. Elle inaugure aujourd’hui son food-truck spécialisé dans la confection de pizzas. Ça tombe plutôt bien, non ?

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5 Octobre : Lima

Comme prévu, nous partons ce matin à la chasse… aux cartons ! Il existe à Lima des revendeurs spécialisés en emballages. Il suffit de leur décrire la taille approximative souhaitée et ils vous trouvent une boîte correspondante. Nous ne trouverons aucun carton de vélo mais on nous fournira des cartons de grandes TV d’un format quasi-similaire après quelques retouches. Le système D semble efficace.

Une bonne partie du reste de la matinée sera consacrée au démontage des vélos et de la carriole. Loin d’être une partie de plaisir, cette épreuve redoutée par nombre de cyclovoyageurs demande un temps certain. La crainte d’abimer nos montures et de réduire à force de montage et de démontage leur espérance de vie, incite à la minutie. Toutes les pièces potentiellement fragiles sont enveloppées dans du papier bulle en sachant pertinemment que cela s’avérera certainement insuffisant, en cas de gros choc ou d’une manutention brutale.

L’après-midi, pendant que Christophe finit le démontage et que les enfants font une séance de travaux scolaires, Valérie part à la reherche d’un grand sac bon marché qui pourra contenir quelques affaires que nous souhaitons rapatrier en France. Il s’agit notamment de vêtements chauds étant donné que, normalement, nous avons passé les périodes les plus froides du voyage. Grâce au groupe Whatsapp « Les frenchies à Lima » nous avons pu rentrer en contact avec Elodie qui a prévu ďe faire un aller-retour en France à la fin de l’année. Elle a accepté de rapatrier, pour nous, un sac que l’un de nos proches récupérera par la suite.

Durant cette quête fructueuse, Valérie trouvera également deux petites tentes autoportante, à la qualité sans doute discutable, mais d’un poids imbattable et au tarif péruvien.

Nous profitons d’avoir accès à une cuisine pour préparer des plats « comme à la maison » et les partager avec Victor et Elena. Leur bienveillance et leur soutien dans cette phase de préparation est aussi agréable qu’utile. Préparer notre transfert vers l’Amérique centrale dans ces conditions est une véritable chance.

Ce soir, la soirée est consacrée au tri de ce que nous gardons, de ce que nous renvoyons en France et de ce que nous allons offrir à des Péruviens. Demain il nous reste à peser les cartons (et jouer les équilibristes autour des 23 kg) et à trouver un moyen de locomotion pour rejoindre l’aéroport, le jour suivant. Nous attendra alors, une nuit à l’aéroport avant d’espérer que tout notre paquetage passe les étapes de l’enregistrement !

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4 Octobre : Lima

Nous poussons notre sommeil entre deux coups de klaxons. C’est saccadé mais cela nous permet de récupérer et nous sentons que nous en avons besoin. En effet, comme souvent, dès que nous nous posons quelque part les premiers jours sont marqués d’une fatigue que nous accumulons mais que nous ne ressentons pas lorsque nous sommes dans l’action de journées passées au grand air.

Nous commençons la recherche du matériel qui va nous être nécessaire pour emballer nos vélos ces prochains jours. Si nous arrivons à trouver assez facilement de gros rouleaux de scotch et du papier bulle, cela s’annonce bien plus complexe pour les cartons. Le plus pratique est de se rendre dans un magasin de vélo afin de le délester de boîtes qu’il vient de recevoir avec des vélos neufs. Oui mais voilà, le premier magasin de vélo se trouve à plus de 10 km et la complexité devient alors sur le moyen de rapatrier les cartons. LES cartons car il ne nous faut pas moins de 6 cartons pour ranger et protéger tout notre matériel dans des boîtes faisant, chacune, moins de 23 kg.

Il nous faudra ensuite trouver un moyen pour transporter ces 6 cartons + le reste des sacs + nous, jusqu’à l’aéroport. Nous avons encore 3 jours pour relever ces challenges. Alors avant de s’y frotter nous avons voulu consacrer le reste de la journée aux enfants.

Nous avions repéré qu’il existe à Lima un parc dénommé Divercity qui fonctionne comme Kidzania que les enfants ont déjà eu le plaisir de tester. Le principe est de placer les enfants dans une ville où eux seuls ont le droit d’évoluer en apprenant différents métiers et en rendant des services citoyens qui leurs permettent de gagner de l’argent virtuel qu’ils pourront ensuite dépenser en s’achetant différents loisirs. La plupart des métiers sont basés sur l’intérêt du collaboration, ce qui rend leur évolution intéressante à observer. C’est ainsi que Naïa, Esteban et Lalie seront aujourd’hui, tour à tour, journalistes, pompiers, vétérinaires, assistants maternels, employés de supermarché, agents de recyclage de papier, sylviculteurs, fermiers, conducteurs de travaux publics ou encore pompistes (un métier qui n’existe plus en France mais qui donne du travail à un grand nombre de personnes en Amérique  du Sud). Naïa se détendra dans un parc de jeu rempli de balles en plastique tandis qu’Esteban rejoindra un entraînement de foot en salle et que Lalie s’adonnera à l’escalade.

Une après-midi encore plus intense qu’une journée de vélo, c’est dire !

Le retour en bus est épique. 1h30 dans un bus bondé où une grande partie du voyage s’effectue debout dans un environnement rappelant le métro parisien aux heures de pointes. Malgré ces conditions, les passagers restent extrêmement courtois entre eux et très prévenants avec nous.

Après un rapide dîner nous regagnons notre chambre afin de recharger les batteries pour « l’opération cartons » qui nous attend demain !

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3 Octobre : Lima

Le calme des nuits lotoises est déjà bien loin. Ces premiers mois de voyage nous ont permis « d’endurcir » notre sommeil pour dormir pratiquement n’importe où… y compris en bordure de la Panaméricaine !

Un petit déjeuner copieux nous attend, des fruits, des douceurs et la chaleur humaine de ce foyer au sein duquel nous sommes accueillis.

Nous partons pour une première journée de visite touristique de cette grande Lima. Un arrêt de bus est situé juste en face de la maison. Nous en prenons un pour nous rendre vers le centre ville et observons le ballet des marchands ambulants qui montent et descendent à chaque arrêt.

Un petit pont piétonnier et quelques cuadras nous amèneront jusqu’à la Plaza de Armas. L’animation est assurée par la relève de la garde devant le palais présidentiel. C’est athlétique et bien rythmé !

Nous poursuivons notre chemin dans de belles rues, dédiées aux piétons et allons visiter le Monastère San Francisco et ses catacombes. Tout y est magnifique, les coupoles au style mauresque, la bibliothèque qui aurait pu servir de décor au « Nom de la rose » et le patio intérieur superbement conservé. La visite des catacombes et les milliers d’ossements qu’elles contiennent sont également de surprenantes découvertes. Nous apprenons beaucoup sur ces siècles d’évangélisation, les croyances (notamment celle qui faisait que tout le monde voulait être enterré dans les catacombes, sous l’église, afin d’être plus près du Seigneur) et la vie quotidienne de ces Franciscains.

Nous enchaînons ensuite avec le Parc de la Découverte, un musée des sciences interactif où les enfants peuvent à la fois essayer de comprendre quelques phénomènes physiques et se mettre en situation pour les approcher. Un beau cours de science qui durera toute l’après-midi.

Le trafic est dense pour rentrer et nous nous trouvons vite coincés dans de monstrueux embouteillages. Le calme de l’altiplano est déjà loin !

Nous partageons quelques pas de danse et le dîner avec Fabiola, Elena et Victor puis repartons pour une nouvelle nuit « sonnant » la Panaméricaine.

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2 Octobre : Pisco – Lima : Bus + 17 km (4 868 km)

Le rangement des vélos dans le bus, comme nous pouvions nous y attendre, n’est pas une partie de plaisir. D’abord parce qu’il faut loger tout notre matériel dans des soutes déjà bien remplies, ensuite du fait que peu importe la fragilité du matériel : on bourre ! Enfin et surtout car tout se fait sous le manteau, il n’existe pas de tarif officiel pour le transport du matériel . Seul le transfert de liquidités dans la poche du chauffeur pourra nous permettre de partir. Il faut donc négocier et ramener la proposition de l’intermédiaire faite au regard de nos faces de &