18 Janvier : Hang Chat – Tung Ton : 53 km (7 670 km)

La pelouse a beau être confortable, elle se révèle extrêmement humide au petit matin. La nuit, elle a été bien fraîche et nous a amené à ressortir les duvets que nous n’avons pas utilisés depuis plusieurs semaines.

Nous prenons le temps de faire tout sécher, partageons le petit-déjeuner puis allons remercier nos hôtes policiers avant de reprendre la route.

Comme avant hier c’est dans un labyrinthe de petites routes rurales que nous progressons. Grâce à notre application GPS nous circulons sur de belles pistes cyclables, invisibles sur notre carte papier. Nous nous laissons porter par le guidage de Lalie et nous nourrissons du spectacle vivant qui nous entoure. De chaque côté de la route des rizières, des vaches et autant de petits oiseaux blancs , de jolis papillons et… des serpents ! … bien vivants ! L’un d’eux se fait dorer au soleil et, nous sentant arriver, se tend en notre direction avant de reculer et de s’enfoncer dans les fourrés. La scène a été si rapide que, concentrés sur une possible retraite, nous n’avons pas pris de clichés. Pendant un long moment aucun de nous n’a évoqué le souhait de dormir en pleine nature…

L’itinéraire nous conduit parfois sur de beaux chemins en terre qui restent carrossables et ne font que magnifier le paysage. Nous en profitons pour faire quelques clichés terrestres mais également aériens grâce au beau cadeau que nous a apporté le Père Noël.

Lors des repas nous apprenons un nouveau mot pour ne pas nous retrouver rapidement avec le palais en feu : « Mai Phet ». De petites gargottes situées aux abords des villages proposent des plats à base de riz ou de pâtes souvent accompagnés d’abats que nous déclinons poliment. La communication est parfois complexe mais après avoir tenté un « Mai Phet » sous diverses variations sonores nous arrivons désormais à obtenir des plats absorbables par nos papilles européennes.

Nous prolongeons un peu au-delà de l’objectif kilométrique que nous nous étions fixés afin d’être au plus prêt du col qui nous attend demain. La route s’élève puis retombe dans un paysage qui continue à nous émerveiller. Ce réseau secondaire du Nord de la Thaïlande est à conseiller à toute personne qui voudrait s’essayer au voyage à vélo à l’étranger. Une destination à la fois sûre et extrêmement dépaysante sans oublier l’extrême amabilité et générosité des Thaïlandais. Tout au long de la route, on nous offre de l’eau, du soda frais et des centaines de sourires. Alors que nous rentrerons, dans quelques mois, dans notre cher hexagone qui semble être devenu la patrie des grimaces, nous faisons le plein de ces beaux visages ensoleillés par des rictus naturels et contagieux. Le pays du sourire.

Nous atteignons un petit hameau dans lequel se trouve un magnifique temple aux couleurs éclatantes. Nous pénétrons dans son enceinte et allons solliciter un Moine afin de lui demander l’autorisation d’installer nos tentes dans la cour de cette maison de Bouddha. L’accord est immédiat. Le Moine nous installe au premier étage d’une terrasse ouverte avant de revenir nous chercher pour nous installer dans une immense pièce où sont entreposés toutes les statues, vases et autres objets en métaux précieux. Quelques minutes plus tard il revient pour nous offrir de l’eau et du lait chocolaté pour les enfants. Incroyable ! Esteban a aussitôt cette réflexion  » Dis Papa, en France personne n’aurait osé proposer à des étrangers de dormir dans un endroit comme celui-ci, n’est-ce pas ? ». Il y a des jours où nous aimerions emporter sur nos porte-bagages tous les français bercés par la peur de l’autre pour leur montrer les témoignages d’humanité qui nous sont offerts chaque jour. Ce soir encore ces Moines avec lesquels nous ne partageons pourtant pas la langue nous démontrent, une nouvelle fois, l’incarnation de cette phrase : l’étranger est un Ami que l’on ne connait pas encore…

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17 Janvier : Ban Jam Bon – Hang Chat : 47 km (7 617 km)

C’est une musique douce et lancinante qui nous réveille ce matin, une musique qui s’inscrit entre le parlé et le chanté prononcé par l’un des moines et diffusée aux quatre coins du temple grâce à de petits haut-parleurs.

Cela nous permet de nous préparer assez tôt après une belle nuit de sommeil dans ce site calme et reposant. C’est certain, nous retenterons l’expérience !

Nous allons saluer celui qui semble être le Moine responsable des lieux. Instant anachronique lorsque celui ci  demandera à l’un de ses acolytes d’être pris en photo… avec son IPhone. Sans doute pour son Insta…

Nous reprenons la route sans pouvoir trouver aujourd’hui de petites routes de campagne. Résultat, c’est sur la Highway que nous nous élançons. Heureusement , cette dernière est équipée d’une large bande dédiée aux vélos et aux motos ce qui nous permet d’avancer sans prendre trop de risques. Le relief s’accentue et nous retrouverons plusieurs fois quelques kilomètres de montée afin de pouvoir traverser quelques belles collines.

Simon, rencontré hier soir, nous avait parlé d’un centre de protection et de conservation des éléphants situé sur la route de Lampang. Nous y arrivons en fin de matinée et décidons de pénétrer dans cette belle enceinte. Nous craignons le piège lorsque l’on nous annonce le prix d’entrée : 70 Baths pour nous 5 (soit moins de deux Euros, 37 Baths = 1 Euro). Et pourtant, pas de coup fourré mais un superbe moment passé au milieu de ces énormes pachydermes qui nous émerveillent par leur grâce et leur force tranquille. Nous aurons notamment le plaisir d’assister au bain des éléphants. Un côté un peu spectacle mais très divertissant surtout lorsque les mammifères passent de longues secondes immergés sous l’eau ou s’amusent ensuite à expulser l’eau avec leurs trompes.

Les enfants auraient bien aimé camper dans ce parc mais pour des raisons évidentes de sécurité cela n’est guère possible.

Nous poursuivons donc notre route sur une dizaine de kilomètres et rejoignons un petit village à l’entrée duquel siègent d’immenses bureaux de la Police régionale. Après avoir fait quelques courses dans une épicerie située non loin , nous tentons notre chance et sommes accueillis avec un grand sourire par plusieurs officiers. Ceux-ci nous font comprendre que nous pouvons nous installer partout où il y a de l’herbe au sein de cette immense caserne. Et cela tombe bien, un terrain de foot à l’herbe grasse nous tend les bras.

Nous pourrons même profiter d’une douche bienvenue et après un petit temps scolaire profiterons d’une fin d’après-midi bien agréable.

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16 Janvier : Chiang-Maï – Ban Jam Bon : 43 km (7 570 Km)

Ça y est ce matin nous repartons à vélo sur « le chemin du Monde ». Après un déjeuner bien copieux (muesli et porridge), nous embrassons Didier et Isabelle, que nous devrions retrouver dans 6 à 7 semaines au Cambodge, et partons par de petites ruelles sous la conduite de Lalie.

La sortie de cette grande ville se fait ainsi aisément et nous arrivons très rapidement sur des routes secondaires à l’allure de pistes cyclables landaises. La route est à nous et à part de rares scooters nous ne rencontrons pratiquement aucun véhicule. A l’occasion d’un changement de chambre à air (l’un de nos nouveaux pneus en 26″ semble avoir un défaut…) les enfants sont invités par un paysan local à faire le tour de sa basse-cour. L’occasion d’un premier contact avec les coqs de combat que nous apercevrons ensuite, tout au long de la journée, enfermés sous leur grand panier en osier.

Nous nous régalons sur ces petites routes bordées de canaux et cultures arboricoles. Un peu plus loin ce sont les premières rizières au milieu desquelles déambulent des hommes, pieds nus et couverts de larges chapeaux. Ces chemins de traverse nous obligent à effectuer bien plus de kilomètres que par la grande route plus directe mais sont à la fois sûrs et plaisants.

Lorsque nous regagnons les routes plus passantes il nous faire attention à notre irrésistible tentation de rouler à droite. La conduite à gauche qui nous attend ces prochains mois n’a pas fini de nous causer quelques frayeurs…

Pour cette journée de reprise, nous visons un petit village situé à une quinzaine de kilomètres de notre pause méridienne. Nous sommes loin des axes touristiques et il n’y a donc pas d’hébergements disponibles.

Nous savons que les moines, dans les temples, ont une tradition d’accueil du voyageur. Un grand temple est justement situé sur les hauteurs et nous allons y demander l’hospitalité. La plus grande difficulté réside alors dans le fait d’essayer de se faire comprendre car, dans ces zones rurales, personne ne parle anglais et notre Thaïlandais se résume, pour l’instant à « Bonjour » (Sawatdi khap ou kha suivant si c’est un homme ou une femme qui le prononce) et « Merci » (Kop khoun khap ou kha).

Il nous faut alors mimer, utiliser des photos de tentes et de matelas, présenter nos affaires afin d’essayer de se faire comprendre par ces jeunes moines enveloppés dans des tissus à l’orange éclatant.

Ils nous proposent de nous installer vers l’entrée, juste à côté du temple principale superbement décoré et qui brille de mille couleurs.

Les tentes sont rapidement montées, les matelas gonflés, les draps de soie installés . Lalie et Esteban trouveront encore une belle énergie pour faire quelques exercices scolaires avant de se rendre sur une aire de jeux située non loin.

Des Moines reviendront ensuite s’assurer que nous ne manquons de rien, vérifier nos duvets afin de voir s’ils sont assez chauds, s’assurer de l’épaisseur de nos tapis de sol et tiendront même à nous offrir du lait de soja, de l’eau minérale et des biscuits.

Plus tard, c’est Simon, un Anglais installé depuis 4 ans dans ce petit village avec son épouse Thaïlandaise que nous rencontrons. Il est professeur à l’école voisine et vient se promener dans l’enceinte de ce beau temple avec son fils Putter. Nous discuterons un bon moment avec lui avant qu’il nous enseigne une petite adresse où nous pourrons nous délecter d’un délicieux Pad Thaï.

Dès cette première journée de vélo en Asie du Sud-Est nous voilà donc plongés au coeur de la vie locale entre rizières et monastères.

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15 Janvier : Chiang-Maï

Pour cette dernière matinée avant de reprendre nos vélos, nous appliquons la « slow life ». Petit-déjeuner gourmand pris avec Didier et Isa suivi de belles discussions avant d’enchaîner avec quelques travaux scolaires et la confection de bracelets.

Vers 12h30 nous repartons à la découverte de cette belle ville qu’est Chiang-Maï. Nous avons repéré un musée sur l’histoire du peuple Lanna, un ancien royaume asiatique centré sur Chiang-Maï, et sur la culture boudhiste. Les oeuvres exposées sont de toute beauté. Des boudhas sculptés dans de nombreuses matières (bois, bronze, pierre, or…), des étoffes et des scènes de vie de ce peuple extrêmement croyant. Tout est parfaitement mis en valeur et nous prenons beaucoup de plaisir à deambuler entre ces salles regorgeant d’objets magnifiques. Une fois de plus, nous pouvons constater que l’Homme, qui est capable d’actions destructrices par ailleurs, peut se révéler être un véritable génie alliant utilité et esthétique.

Nous poursuivons notre promenade urbaine en nous rendant à pied à l’un des grands marchés de la ville situé un peu à l’extérieur du centre. En fait ce n’est pas un grand marché mais un énorme marché, en grande partie couvert, qui nous attend. Comme dans les marchés sud-americains une zone est dédiée à la restauration. Nous déjeunons ainsi au milieu des locaux venus faire leurs achats.

Une zone entière est destinée aux tissus et produits de mercerie en tous genres. Autant dire, le paradis terrestre des couturières ! Les couleurs, les odeurs, l’agitation font de ces marchés des lieux toujours très dépaysants.

Nous rentrons à la Guesthouse pour un petit temps de repos et de rangement avant de nous retrouver pour le dîner. Demain nous repartons tous. Didier et Isa vers le Nord avant de rejoindre le Laos et le Viet-Nam puis de revenir vers le Cambodge. En ce qui nous concerne, nous prendrons une route plus au sud afin d’essayer de rallier Vientiane d’ici une quinzaine de jours et d’entamer ensuite notre descente le long du Mékong. Si tout va bien nous nous retrouverons tous au Cambodge, peut-être pour admirer ensemble les sublimes temples d’Angkor.

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14 Janvier : Chiang Maï

C’est le remontage des vélos qui nous attend aujourd’hui. Une tâche d’autant plus difficile que nous nous apercevons, avec l’ouverture des premiers cartons, que ceux-ci ont été fouillés, vidés et rangés avec bien moins de délicatesse que celle mise lors de l’emballage. Un petit document papier nous indique,dans chaque carton ,que ceux-ci ont été « visités » lors de leur passage aux Etats-Unis pour d’impérieuses raisons de sécurité. Même nos tentes, placées dans les cartons ont été déballées et rangées en vrac…

Nous entamons le remontage, bien aidés par Didier tandis qu’Isa redonne une nouvelle beauté à la toile de la carriole qui commençait, à nouveau, à se découdre.

Tout finit par être remonté et dans le jeu de cache-cache avec les autorités douanières américaines nous n’aurons finalement perdu que deux vis et autant de boulons ainsi qu’un phare arrière cassé. Un moindre mal…

Heureux de cette délicate étape franchie, nous partons tous ensemble arpenter les rues de Chiang Maï en direction du Computer Center. En effet, nous profitons d’être dans une grande ville pour essayer de faire réparer nos deux tablettes qui ont un souci d’écran, pour l’une, et un problème de connectique pour l’autre.

Nous ferons des dizaines de magasins mais toutes nos tentatives se révéleront être des échecs. Nous devons nous rendre à une triste évidence : la technicité galopante rend très vite obsolète les objets numériques. Ainsi nos tablettes qui doivent avoir 3 ou 4 ans se révèlent irréparables : le modèle de vitre n’existe pas pour l’une et le coût de réparation coûte le même prix qu’une tablette neuve pour l’autre.

Nous qui les utilisons au quotidien pour écrire le compte-rendu, transférer les photos ou monter des vidéos devrons donc continuer à nous arracher les cheveux devant les dysfonctionnements de ce matériel que nous considérons comme « quasi-neuf » et qui semblait dater de l’âge de la préhistoire pour toutes les personnes que nous avons sollicitées.

Nous retenterons peut-être encore notre chance demain directement auprès du « Sam…g store » au cas où… mais nous avons bien peur de passer pour des reliques vivantes en faisant examiner notre matériel.

En attendant de réparer le numérique nous poursuivons notre découverte de cette belle ville de Chiang-Maï. Nous sommes séduits par cette ville bordée de canaux et parsemée de très nombreux temples, tous plus magnifiques les uns que les autres.

Cette itinérance pédestre en compagnie de Didier et Isabelle est bien agréable et nous décidons de rester une journée de plus, demain, à Chiang-Maï afin de profiter des uns et des autres et de partir, en pleine forme, après-demain sur les routes de Thaïlande.

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13 Janvier : Hong-Kong – Chiang-Maï

Après trois jours passés dans cette incroyable ville, le temps est venu de poursuivre notre route. Nous garderons un superbe souvenir de cette escale à Hong-Kong de par l’architecture alliant modernisme et tradition mais surtout de par les personnes que nous avons eu la chance de revoir et de rencontrer. Un grand Merci donc à Estelle, Nathan et Bérénice pour nous avoir accueillis chez eux avec tant d’attentions et une amitié indéfectible. Merci également à Mercy, Thomas, Marie et Benjamin ainsi qu’aux enseignants et à la Directrice de l’école française de Wan Chaï pour les très bons moments que nous avons passés en leur compagnie.

Nous partageons un dernier petit-déjeuner chez Estelle fait de succulentes viennoiseries « à la française » et, comble de la gourmandise pour Lalie : de la galette des Rois à la Frangipane dégotėe par Nathan. Un premier repas bien gourmand donc…

Cela tombe bien car il nous faut un peu d’énergie pour remonter tous nos sacs et nos cartons en bord de route où nous attend le chauffeur du van qui nous avait transporté jusqu’ici il y a 4 jours.

Comme à l’aller, cela rentre juste mais… ça rentre !

Nous avons pris un peu de marge pour l’enregistrement des bagages et nous tombons à nouveau sur du personnel très coopératif et souriant ce qui facilite grandement cette épreuve aéroportuaire.

Un « petit vol » de 3 heures et nous voilà à Chiang-Maï, au Nord de la Thaïlande. C’est de là ,que d’ici deux ou trois jours, nous entamerons un nouveau périple de 3 mois en Asie du Sud-est avant de retrouver l’Europe.

Et, une fois encore, nous pouvons compter sur un accueil plein de chaleur et d’Amitié, celui d’Isabelle et Didier, originaires de Figeac, qui ont commencé un road-trip en Asie, il y a une dizaine de jours.

Christophe a eu le grand plaisir de travailler en collaboration avec Didier jusqu’à l’année dernière lorsqu’ils étaient tous deux Directeurs d’établissements médico-sociaux. Christophe a appris beaucoup aux côtés de Didier dont les valeurs humanistes et l’engagement passionné dans l’ensemble des champs de l’économie sociale et solidaire lui ont servi d’exemples à suivre.

Didier et Isa sont aujourd’hui de jeunes retraités plein d’enthousiasme, de générosité et d’humour que nous nous faisons une joie de retrouver. D’ailleurs, les enfants étaient impatients de les revoir depuis plusieurs semaines.

Ils sont donc là, dans l’aéroport de Chiang-Maï, pour nous accueillir dans cette belle amitié partagée. Ils se sont vêtus de leurs t-shirts jaunes encore étincelants. Après nous avoir aidé à trouver un taxi qui pouvait nous transporter avec nos bagages, ils repartent en scooter et nous rejoignent dans une sympathique guesthouse pour backpakers située près du centre où ils nous ont réservé une chambre.

Nous posons nos cartons et allons découvrir ensemble le sunday market situé tout proche.

Nous achetons de quoi grignoter et revenons déguster ces mets plein de parfum à la guesthouse où nous partageons la joie des retrouvailles et nos programmes respectifs.

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Quelques souvenirs du Mexique et du Belize en vidéo !

Envie d’un peu de chaleur et de sourires d’enfants ? Voici quelques images de notre traversée de la péninsule du Yucatan puis du Belize.

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12 Janvier : Hong-Kong

Après la sortie d’hier soir, nous laissons la famille se reposer et se lever à son rythme. Quelques exercices scolaires attendent tout de même Lalie et Esteban tandis que Christophe s’évertue à reboucher les nombreux trous apparus dans les cartons de vélo qui seront à nouveau mis à rude épreuve pour le dernier transfert vers Chiang-Maï.

En fin de matinée, nous prenons le bus avec Nathan et prenons la direction de la colline située au centre de Hong-Kong island. Nous déjeunons dans un petit restaurant en compagnie des ouvriers chinois, avant d’aller rejoindre une famille française qui nous avait adressé une invitation. En effet, il y a une dizaine de jours nous avions utilisés les réseaux sociaux et notamment FaceBook pour adresser un message à la communauté française de Hong-Kong afin d’essayer de trouver une solution pour le stockage de nos cartons, le temps de l’escale. Marie et Benjamin nous avaient répondu en nous indiquant que malheureusement ils n’avaient pas de solutions à nous proposer mais, qu’après avoir eu connaissance de notre projet, ils souhaitaient nous rencontrer. Nous honorons donc aujourd’hui l’invitation de cette sympathique famille qui compte 3 jeunes garçons de 5 à 10 ans. Nous passons un moment très agréable avec eux en échangeant sur l’expatriation, le projet et la vie de famille. Nous partons ensemble faire une belle promenade afin de rejoindre l’un des sommets de l’île situé non loin.

Les enfants se sont fait de nouveaux copains et courent devant, pendant que les adultes continuent d’échanger. Arrivés  en haut, nous ne verrons malheureusement pas grand chose. Un épais nuage de pollution recouvre la ville et nous ne tardons pas à ressentir un picotement au fond de nos gorges. Marie et Benjamin nous expliquent que, en prévision du nouvel an chinois qui aura lieu dans une quinzaine de jours, les usines produisent à haut régime et la pollution s’accentue. L’absence de vent amplifie le phénomène et l’air devient difficilement respirable. Depuis notre arrivée à Hong-Kong nous apercevons d’ailleurs de nombreuses personnes se promener avec un masque couvrant leur bouche.

Nous repartons chez le papa de Nathan et Bérénice où cette dernière fête ses 7 ans avec ses copines. Nous participons donc à cette belle fête d’anniversaire avant de partager une dernière soirée à Hong-Kong avec Estelle et ses deux charmants enfants qui nous auront si bien reçus dans leur grande ville d’Hong-Kong.

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11 Janvier : Hong-Kong

Aujourd’hui, nous avons rendez-vous dans l’une des écoles françaises d’Hong-Kong, celle de Bérénice et Nathan !

Nous partons donc de bon matin en métro vers cette école située à une dizaine de stations et sommes chaleureusement accueillis par la Directrice. C’est Bérénice qui lui avait proposé de nous inviter pour une intervention auprès des élèves. La Directrice l’a donc proposé aux enseignants qui ont été tellement enthousiastes que finalement ce n’est pas une, ni deux mais trois présentations qui attendent Lalie et Esteban.

Trois présentations d’une heure avec à chaque fois les élèves de trois classes présents dans la salle. Nous nous installons à la technique et Lalie et Esteban débutent par une présentation globale, celle qu’ils avaient utilisée  avant le départ, pour les élèves de leurs classes, il y a déjà pratiquement un an…

Nous sommes fiers de constater qu’ils ont pris de l’assurance au cours de ces derniers mois. Parler devant une soixantaine d’enfants semble bien moins les intimider désormais . Si les réponses aux questions fermées sont souvent laconiques et ont du mal à enchaîner sur des précisions après le « Oui » ou le « Non », leur volonté fait plaisir à voir. A chaque fois, les questions sont extrêmement nombreuses et souvent très judicieuses. Nous complétons parfois les éléments apportés par Lalie et Esteban afin de faire passer quelques messages qui nous sont chers : la tolérance, la bonté naturelle de l’Homme et la fragilité de notre planète.

Nous vivons de superbes moments avec ces élèves qui sont, pour la plupart, des enfants d’expatriés. Les enseignants et la Directrice sont d’un appui important au cours de ces temps d’échange. Nous aurons le plaisir de déjeuner sur place, Lalie et Esteban à la cantine avec leurs nouveaux copains et les parents et Naïa dans le réfectoire destiné au corps enseignant.

Après une dernière intervention en début d’apres-midi, les enfants sont invités à rentrer en classe avec les autres élèves. Naïa n’est pas en reste et est toute heureuse de fouler les bancs de cette belle école. Pendant ce temps là, nous discutons avec le sympathique personnel que nous croisons et Valérie aura même droit à un cours privé d’origami avec Nam qui intervient dans cette école pendant le temps périscolaire. Au cours de la journée, nous rencontrerons également un enseignant originaire du Lot. Il est à Hong-Kong depuis 30 ans grâce à un autre enseignant Lotois aujourd’hui retraité qui est désormais adjoint au Maire de… Luzech, le charmant village où nous avons passé nos 11 dernières années. Le Monde est bien un village !

La journée d’école se termine et nous rentrons à l’appartement, heureux d’avoir pu vivre cette belle journée d’échange. Nous dînons tôt afin de retrouver Estelle qui nous propose une visite de quelques quartiers de Hong-Kong by night. Une ville incroyable par sa modernité et quelques clichés encore historiques. Avant de rentrer, nous prenons un peu de hauteur dans la grande roue de Hong-Kong, de quoi terminer en douceur cette nouvelle belle journée.

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10 Janvier : Hong-Kong

Le sommeil a été profond et intense. Nous sentons qu’il y a encore certainement quelques heures à récupérer mais tout le monde est assez en forme pour aller arpenter à nouveau quelques quartiers de cette mégalopole de 7 millions d’habitants.

Nous commençons par faire un tour au « Computer center », une grande tour dédiée uniquement à l’informatique et aux gadgets connectés en tout genre. Toutes les dernières technologies sont là et nous donnent le tournis, tellement nous prenons conscience de l’évolution rapide de ces dernières.

Nous nous lançons ensuite dans l’apprentissage du métro de Hong-Kong. Beaucoup de lignes, donc de stations, mais tout est inscrit en Chinois et en Anglais ce qui permet de se repérer. Là aussi les nouvelles technologies sont utilisées pour faciliter le repérage dans l’espace des voyageurs. Les Hong-Kongais, eux, semblent avoir été comme happés par le numérique et, que ce soit dans la rue, le métro ou au restaurant, rares sont ceux qui n’ont pas la tête plongée dans leur smartphone. Un monde où la communication orale semble disparaître au profit d’une communication virtuelle. Un monde robotisé qui est loin de nous faire rêver…

Estelle nous a conseillé de nous rendre au Chan Lin nunnery, un monastère bouddhiste situé plus au Nord de la ville. 3/4 d’heure de métro plus tard nous pénétrons donc dans un superbe parc arboré de bonsaïs et coloré par d’innombrables orchidées et fleurs de nénuphars. Le temple est, lui aussi, magnifique. Il est interdit d’y prendre des photos mais notre mémoire interne pourra enregistrer de superbes statues de bouddha recouvertes d’or abritées dans de superbes bâtiments en bois. Le tout dans une atmosphère des plus sereines et apaisées.

Nous déjeunons non loin, avant de rentrer à l’appartement pour accueillir Nathan et Bérénice qui reviennent de l’école. Une école où nous sommes attendus demain pour présenter le voyage et répondre aux questions des élèves. Encore une belle expérience pour nous tous et, en particulier, pour Lalie et Esteban.

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Costa Rica : Pura Vida !

Le Costa Rica et la richesse de sa biodiversité a beaucoup fait rêvé nos âmes de voyageurs amoureux de la nature. Pourtant, nombre de cyclovoyageurs nous avaient tenu des propos peu enthousiastes et prévenu que nous risquions de traverser une destination moins « authentique », très américanisée, chère et quelque peu dénaturée par le tourisme de masse, surtout durant les vacances de fin d’année.

Mais les Costa-ricains ont su conquérir nos coeurs et lever nos appréhensions. Nous nous sommes régalés, tant par les paysages et les animaux que par la générosité des personnes rencontrées.

Nous y avons désormais des amis extraordinaires que nous espérons bien avoir le plaisir de recevoir en France.

Pour traverser ce pays, nous avons choisi des routes peu fréquentées, et souvent moins touristiques. Les paysages très verdoyants, les volcans, les champs d’ananas, de papayes, de cocotiers, de bananiers, de café ont jalonné et enchanté notre parcours.

Nous avons manqué d’un peu de temps pour aller plus à la rencontre de la faune incroyable de ce pays mais aurons vu quelques singes à l’entrée du pays, et tout au long de notre périple, une quantité d’oiseaux superbes !

Nous quittons l’Amérique Centrale avec l’espoir d’y remettre les pieds un jour. Le drapeau du Panama offert par un camionneur et accroché sur la carriole reste une invitation au voyage…

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9 Janvier : Los Angeles – Hong-Kong

Et oui pas de 8 Janvier donc ! Et une gymnastique horaire à effectuer puisque, nous qui avions en Amérique centrale 7 heures de retard sur la France, nous retrouvons désormais avec… 7 heures d’avance !

Les deux heures de transit à Los Angeles ont été, à nouveau, assez sportives mais une fois confortablement installés dans le 777 de la Cathays Airways nous avons le temps de récupérer avec 16 heures de vol au programme.

C’est la cure de films et d’écran. Lalie et Esteban ont du mal à faire abstraction de l’appel numérique situé sur les sièges leur faisant face afin de grignoter quelques heures de sommeil. Naïa qui, elle, a dormi pendant tout le temps du transit à  Los Angeles est rapidement en forme. Il faut alors jongler pour espérer se reposer un peu…

Nous arrivons à 6h15,  heure locale à Hong-Kong et, après avoir récupéré bagages et cartons (certains bien éventrés, nous espérons que rien n’est « tombé des cartons »), sommes attendus par un chauffeur de mini-bus qui arrive à stocker l’ensemble de nos affaires et nous cinq, dans son véhicule. C’est Estelle qui nous avait donné ce précieux contact et c’est donc ensuite depuis le Costa-Rica que tout s’était organisé. Le Monde est un village grâce aux moyens technologiques actuels !

Après une heure de route et un premier aperçu de cette immense ville, nous retrouvons justement Estelle qui s’est arrangée pour aller travailler un peu plus tard afin de pouvoir nous accueillir. De belles retrouvailles avec cette dynamique jeune femme qui est une amie d’enfance de Christophe. Ils ont notamment vécu de très belles années au sein de l’aumonerie de Pélissanne (près de Salon de Provence) et ont construit de nombreuses amitiés qui perdurent toujours aujourd’hui. L’occasion donc de remercier à nouveau Jacqueline et Henri, mais aussi tous les parents qui les ont supportés pendant toutes ces années où, guidés par une adolescence parfois énergique, folle et insouciante, cette géniale bande de copains leur en a fait voir de toutes les couleurs. 20 ans après, les liens forts sont toujours là. L’accueil d’Estelle en est un nouvel exemple !

Nous nous retrouvons dans un confortable appartement situé sur Hong-Kong Island pour récupérer de ce long voyage. Les enfants d’Estelle (Nathan, 10 ans, et Bérénice, 7 ans) ont prévu de nous rejoindre demain soir après avoir passé cette soirée avec leur Papa. En attendant, nos enfants profitent avec grande joie des jeux disponibles et notamment des BD que Lalie dévore confortablement installée dans le canapé. La récupération est des plus agréables !

Après le déjeuner, et pour éviter de s’assoupir à cause du fameux « jet flag », nous partons explorer le quartier très vivant de Wan Chai dans lequel nous sommes installés. Nous ne sommes plus habitués à voir autant de Monde. Ça grouille de partout ! Hong-Kong est une ville étonnante ballottée entre son modernisme et le maintien d’outils ancestraux. C’est ainsi que les pagodes côtoient les hors-bord, les échafaudages en bambous sont utilisés pour construire les gratte-ciels et que les produits de médecine traditionnelle chinoise prennent place au milieu des dernières inventions numériques.

Nous passerons ainsi 3 heures à nous nourir de ce que nous observons. Au retour, nous croisons Nathan et Bérénice qui rentrent de l’école. Ils proposent à nos enfants d’aller jouer ensemble sur une aire de jeu située dans l’immeuble où habite leur Papa. Nous nous retrouvons donc tous là-bas pour une séance de motricité qui a le bénéfice de nous tenir en éveil.

Lalie et Esteban accepteront ensuite d’être solidaires avec Nathan qui a des devoirs pour demain et de faire ainsi une petite séance scolaire collective.

Nous passons la soirée avec Estelle que nous sommes heureux de retrouver et qui n’a pas changé avec les années qui ont passé.

Le sommeil nous gagne peu à peu et nous nous écroulons dans nos lits. Serons-nous prêts demain pour repartir à la découverte de cette grande ville ?

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7 Janvier : Palmares – San José – Miami – Los Angeles

Pour une fois, le soleil n’est pas encore levé lorsque nous sommes prêts à partir. Grâce à Rafael, le beau-frère de notre hôte Sonia , nous avons pu trouver un mini-bus équipé d’une remorque qui peut tous nous conduire jusqu’à l’aéroport.

Nous arrivons ainsi en compagnie de Nicole, Mina, Michel et Jean-Pierre et procédons à « l’épreuve » de l’enregistrement. Nous redoutons ce que nous avons pu connaître lors de notre départ de Lima. Nous sommes donc arrivés bien en avance au cas ou il faudrait défaire et refaire les cartons. Mais très vite nous sommes rassurés et même surpris lorsque nous prenons possession de nos cartes d’embarquement et que nos 5 cartons partent sans même être pesés.

Seules complications : il nous faut récupérer tous nos bagages à l’aéroport de Miami et les enregistrer pour le vol suivant qui nous amènera vers Los Angeles en sachant que nous n’avons que deux heures entre l’arrivée et le départ. Et une fois arrivés à Los Angeles, nos bagages devraient normalement suivre mais nous devrons à nouveau procéder à l’enregistrement pour obtenir nos nouveaux billets pour Hong-Kong. Pas tout à fait simple tout ça…

Nous aurons le plaisir de faire le premier vol avec Jean-Pierre qui, lui, a ensuite une correspondance directe pour Paris CDG. C’est donc à Miami , après une belle course contre la montre pour remplir les documents électroniques, passer la douane située à l’autre bout de l’aéroport, récupérer les bagages, essayer de faire passer nos imposants cartons entre les barrières de sécurité, déposer nos bagages, passer les portiques de sécurité, repasser les portiques de sécurité… et courir jusqu’à la salle d’embarquement située… à l’autre bout de l’aéroport que nous saluons chaleureusement Jean-Pierre alors que la sono annonce le dernier appel pour Los Angeles. Ouf !

Arrivés dans l’avion nous pouvons enfin souffler. Les enfants ne décrochent pas des écrans pendant que les parents essayent de récupérer,  comme ils le peuvent. 5h30 de vol plus tard, nous avons traversé tous les États-Unis d’Est en Ouest.

Nous arrivons à 20h30 heure locale , mais il est déjà 0h30 à l’heure du Costa-Rica. Il nous faut désormais repasser à l’enregistrement pour récupérer nos derniers billets pour Hong-Kong. Particularité pour nous cette année, nous ne connaitrons pas… le 8 janvier ! En effet alors que nous partons le 7 Janvier à 22h30 heure locale nous n’arriverons à Hong-Kong que le 9 Janvier à 6h15 après avoir passé la ligne de changement de date. L’Aventure continue…

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6 Janvier : Palmares

Nous nous levons ce matin avec un brin de nostalgie pour ce dernier jour en Amérique centrale. Le dernier jour d’une épopée qui nous aura procuré de nombreuses émotions et des souvenirs inoubliables. Ces pays sont d’une richesse humaine incroyable et à conseiller à tous les voyageurs en quête d’authenticité, de magnifiques paysages et de belles rencontres.

Nous finalisons les cartons ce matin et enroulons, enroulons, enroulons… Nous ne sommes pas très fiers de la quantité de scotch consommée ainsi mais c’est certainement la façon la plus sûre de protéger les cartons et donc nos vélos et autres contenus pour ce long voyage et les 3 escales qui les attendent.

Nous pesons, ajoutons quelques menus objets, repesons pour enlever quelques centaines de grammes et nous rapprocher ainsi au maximum des 23 kg fatidiques. La balance utilisée est très ancienne alors nous espérons avoir visé au plus juste !

Nous partons déjeuner chez José-Joaquim et Marta, les parents de Sonia, que nous avions connus à Chachagua. Ce sont eux déjà qui nous avaient généreusement invités pour le réveillon du jour de l’an. Un festin nous y attend ! Toutes les dames de cette famille cuisinent comme des déesses. Que c’est bon ! Nous faisons le plein de calories et de chaleur humaine. Au fil des heures toute la famille débarque, le frère, les soeurs, les neveux et nièces… Nous voici près d’une vingtaine , assis ainsi dans le grand salon à discuter, échanger et apprécier cette ambiance si chaleureuse. Nous nous sentons adoptés par cette magnifique famille Costaricaine qui place chacun de ses membres comme une priorité à laquelle il convient d’offrir son temps. La solidarité et la proximité de chacun est un exemple pour toute famille. Quel Bonheur de partager ainsi leur intimité et de se sentir si bien. Nous sommes désormais les cousins français…

En début de soirée nous retournons chez Sonia afin de finaliser notre équipage. Demain le réveil est programmé à 4h30 afin de se rendre à l’aéroport. Nicole, Mina, Michel et Jean-Pierre nous accompagneront jusqu’au départ programmé à 11h38 pour un long voyage de plus de 30 heures passant par Miami, Los Angeles et Hong-Kong. A bientôt pour de nouvelles Aventures…

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5 Janvier : Palmares

Pendant que Lalie et Esteban restent à la maison pour se reposer et faire quelques travaux scolaires, Naïa, emportée par ses parents sur le tandem s’en va chercher des cartons de vélos. Nous avons repéré quelques magasins de vélos et le premier sera le bon. Est-ce que la présence de la caméra aura facilité les choses ? Nous ne le saurons jamais mais l’accueil réservé par l’équipe de Ciclo Bulls Bike a été extrêmement sympathique et nous a dégoté 4 cartons parfaits pour notre chargement. Nous retraversons donc la ville à vélo avec 4 cartons reposant sur le porte-bagage arrière et la carriole.

Nous pouvons donc attaquer le démontage qui est loin d’être notre activité préférée… Mais il faut en passer par là pour changer de continent. Alors nous essayons d’être les plus soigneux et organisés possibles. Nous progressons ainsi à chaque démontage et remontage.

Sonia nous met dans les meilleures conditions pour effectuer cette tâche: des repas succulents et une attention permanente afin d’anticiper chacun de nos besoins. Sonia, qui s’est retrouvée veuve à 23 ans après que son mari soit décédé d’un cancer et qui a élevé seule ses 3 enfants (aujourd’hui tous majeurs) tout en gérant un café sur la place de Palmares, est un exemple de courage et de dynamisme. Elle n’arrête jamais et trouve encore le temps d’héberger avec grande attention toute une famille de français à vélo. Merci Sonia !

En fin d’après-midi nous partons chez Marciela et Rafaël, la soeur et le beau-frère de Sonia. Ils habitent sur les hauteurs de Palmares dans une superbe maison surplombant toute la vallée. Nicole, Mina et Michel qui arrivent de 3 jours sur la péninsule de Nicoïa nous y rejoignent avant que nous ne partions tous ensemble pour aller voir les illuminations de Noël sur la place centrale de San Ramon.

Voilà une nouvelle journée en Amérique centrale qui se termine, l’avant-dernière d’une belle série qui restera gravée dans nos mémoires.

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4 Janvier : Candelaria – Palmares : 16 km (7 527 km)

La nuit a été réparatrice, confortablement installés dans le salon de nos chaleureux hôtes. Un copieux petit-déjeuner nous attend, le petit-déjeuner typique du Costa-Rica : El gallo pinto. Du riz avec des frijoles (haricots rouges), des bananes plantins passées à la poêle, des oeufs brouillés, du fromage et de la crème. Un vrai repas de cyclistes.

Jean-Pierre et Gustavo nous rejoignent pour partir visiter les champs de café. Une expérience qui nous marquera certainement pour plusieurs années tant elle fut originale et forte en émotions. C’est dans la remorque d’un tracteur que nous descendons jusqu’à la plantation de café. Les couleurs sont magnifiques. Le vert brillant des cafetiers, les grains verts, jaunes ou rouges, les arbres arborant de belles couleurs vives. Erman et Xinia nous proposent de participer à la cueillette. Les enfants sont à fond ! A cette occasion nous rencontrons également les nombreux cueilleurs Nicaraguayens présents dans la plantation. En effet, comme pour les vendanges en France, les locaux rechignent de plus en plus à participer à cette tache physique et répétitive. Ce sont des saisonniers étrangers, travaillant pour survivre, qui viennent passer les 3 mois de la cueillette sur place. Les « Nicas », comme ils les appellent ici , sont souvent extrêmement décriés et accusés de tous les maux mais, comme d’autres populations en France, heureusement qu’ils sont là pour effectuer certaines tâches délaissées par les locaux.

Cette rencontre avec ces cueilleurs est intense, comme l’est le soin que prennent Erman et Xinia pour nous expliquer les gestes à effectuer. Nous passons une belle heure dans cet endroit bien singulier et, c’est certain, regarderons désormais les grains de café avec un autre regard.

Il est déjà 11h00 et il nous faut reprendre la route pour rejoindre Palmares où nous attend une autre famille pour ces derniers jours au Costa-Rica d’autant plus que Jean-Pierre veut profiter de la belle lumière sans nuages pour filmer de nouveaux plans. Les au-revoirs avec Xinia, Erman et leur fils Felipe sont empreints d’une grande émotion, à la limite des larmes , tant ce que nous avons partagé fut humainement très fort.

Nous repartons avec une belle montée, de quoi se reconcentrer très vite sur les coups de pédales à donner. Dans la descente Jean-Pierre profite du superbe paysage pour jongler entre les prises de vue à la caméra et celles prises par le drone. Nous restons toujours impressionnés par l’énergie qu’il déploie et son professionnalisme qui lui permet d’anticiper chaque séquence. Dans cet exercice, l’appui de Gustavo lui est précieux car, là-aussi, il faut toujours avoir un temps d’avance pour déplacer leur véhicule, aller chercher le matériel et s’occuper du reste de la logistique. Nous nous régalons de les voir évoluer et apprenons beaucoup à leurs côtés.

Nous partageons tous ensemble un pique-nique sur la belle place de Palmares avant de nous diriger vers la maison de Sonia, la fille de nos voisins de Chachagua avec qui nous avons passés le nouvel an. Sonia nous accueille avec un grand « abrazo » aussi chaleureux que généreux. De délicieuses patisseries nous attendent. Sonia tient un café sur la place de Palmares qui s’appelle « le Café du Plaisir » (en français dans le texte !) mais elle réalise toutes les pâtisseries à son domicile qu’elle apporte ensuite au Café. Cela lui permet de garder les secrets de fabrication nous indique-t-elle. Nous resterons ici jusqu’à notre départ, de quoi être dans les meilleures conditions pour préparer notre départ. Demain, c’est opération « cartons, démontage et empaquetage », une journée qui s’annonce bien différente de celle que nous avons eue la chance de vivre aujourd’hui…

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3 Janvier : San Lorenzo – Candelaria : 36 km (7 511 km)

Notre réveil ne se fait malheureusement pas chauffé par les premiers rayons du soleil mais sous une bruine qui remonte les nuages de la vallée vers les sommets. Malgré cela, notre lieu de bivouac reste bien agréable.

Jean-Pierre et Gustavo arrivent , alors que nous terminons le petit-déjeuner, pour capturer les premières images du jour.

Très vite nous retrouvons la montée, celle qui laisse peu de répit à nos fessiers et à nos mollets. Une montée parfois très abrupte au cours de laquelle quelques passages en poussant permettent d’alterner les muscles sollicités. Notre moyenne horaire est des plus basses. 5 km/h sur les deux premières heures ! Il est déjà 10h00 et il nous reste encore 40 km dont 30 de montée avant d’arriver chez Erman et Xinia qui nous ont généreusement invités ce soir.

A l’allure du jour, ces 30 premiers kilomètres nous prendraient encore 5 à 6 heures. Autant dire que cela semble de plus en plus impossible de rallier la fin de l’étape uniquement par nos propres moyens. Alors, bien que nous soyons filmés et que certains vont peut-être croire que nous le faisons régulièrement, nous décidons de faire du stop. Nous convenons toutefois de ne faire que 18 km en véhicule afin de finir la montée puis l’étape en vélo.

Peu de gros véhicules passent par cette route de montagne mais au bout d’une trentaine de minutes, un van sans sièges à l’arrière s’arrête et permet d’embarquer les deux vélos, la carriole, tous les bagages et Christophe. Valérie, les enfants et le cameraman prendront place dans un autre véhicule quelques minutes plus tard. Nous gagnons ainsi près de 4 heures en moins d’efforts soutenus en, à peine, 20 minutes de véhicule tout en faisant connaissance avec de très sympathiques chauffeurs.

Nous poursuivons et, dans l’ultime montée avant San Ramon, nous apercevons Erman, notre hôte du soir, qui, inquiet, est venu à notre rencontre. Il reste alors une quinzaine de kilomètres pour arriver. Il est 13h00 et nous commençons à avoir tous très faim. Nous convenons donc de nous arrêter sur la place principale de San Ramon pour déjeuner. Les enfants y trouvent de nombreux jeux pendant que nous dégustons l’aperitif apporté par Erman (on a même failli se boire une bière avant que des policiers viennent nous rappeler qu’il est interdit de consommer de l’alcool dans les parcs publics…). La pause ponctuée par quelques photos avec des touristes, sans doute attirés par la présence de la caméra, nous permet de souffler avant la dernière partie de l’étape.

Et il valait mieux se reposer car nous remontons très vite. Deux nouvelles heures d’efforts intenses. Une montée qui nous paraîtra interminable avant de plonger vers Candelaria où nous attendent Erman et Xinia. Ces derniers cultivent le café et nous proposent de ne pas trainer pour aller observer le processus lié à la confection du café dans une coopérative située non loin. Nous passerons alors un moment privilégié et merveilleux. Nous en apprendrons beaucoup sur le café. Toute la famille se régale et en prend plein les yeux.

La soirée se termine autour d’une belle tablée et de succulents mets préparés par Xinia. L’occasion également de debriefer avec Jean-Pierre et Gustavo sur cette nouvelle journée de tournage tout en préparant celle de demain qui devrait être notre ultime étape au Costa-Rica. Une étape courte car nous sommes attendus dans une petite ville voisine par la famille avec laquelle nous avons passé le nouvel an.

Même si, ce soir, l’écriture ne se fait plus que d’un oeil… c’est la Pura Vida !

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Janvier 2019 : un nouvel enregistrement audio

Un jeune reporter, Mathieu, 13 ans, a interviewé Esteban et Lalie puis Valérie a répondu aux questions de Christophe DELRIVE qui nous propose un nouvel épisode audio grâce à sa baguette magique. Un grand Merci à lui pour cette précieuse trace auditive.

Vous pouvez retrouver cet enregistrement sur :
http://voice4ever.eu/fr/podcast/

 

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2 Janvier : Chachagua – San Lorenzo : 31 km (7 475 km)

C’est la reprise ! Nous retrouvons nos vélos ce matin afin de reprendre notre route vers San José.

Après le rangement et le nettoyage de la maison, nous partons saluer nos chaleureux voisins que nous devrions retrouver dans trois jours vers Palmeiras. Nous quittons, également pour quelques jours, Nicole, Mina et Michel qui s’en vont découvrir la péninsule de Nicoïa avant de revenir vers nous pour nos 48 dernières heures en Amérique centrale.

Un peu de piste pour rejoindre la route principale… et c’est parti, sous les yeux avisés de Jean-Pierre et Gustavo. Toute la journée ils sauront faire de nombreuses prises de vue sans aucune contrainte pour nous et avec un grand professionnalisme dont nous sommes admiratifs. Valérie, qui a fait des études de communication n’en perd pas une miette et se régalera toute la journée d’en apprendre un peu plus sur les techniques utilisées. Au-delà de leurs qualités professionnelles, leur manière d’être est également des plus agréables et nous partageons ensemble de beaux moments de vie.

Côté prises de vue, ils seront servis ! Un superbe paysage, de belles averses suivies d’aussi belles éclaircies, des montées à la pelle avec des pourcentages nous obligeant parfois à passer en mode poussette. Et puis, il y a les rencontres ! Celles qui font la magie du voyage !

En pleine montée, nous croisons Jelle, un jeune Hollandais parti du Canada pour rejoindre Ushuaïa. Un grand sourire et une attitude des plus cools, loin d’être perturbé par la présence de la caméra. Une belle averse, nous offrira le plaisir de faire plus ample connaissance avant que nous ne repartions vers la montée.

Peu après la pause pique-nique prise sur un terrain de foot, un automobiliste nous double et nous propose de venir dormir dans son jardin. Nous avons déjà une invitation pour demain soir et nous arrêter si tôt viendrait compromettre notre capacité d’y répondre favorablement. Juste avant de repartir, nos voisins de Chachagua qui rentrent chez eux à Palmeiras s’arrêtent pour nous embrasser à nouveau et nous offrir encore quelques friandises.

Nous repartons et nous arrêtons prendre un café en haut d’une énième côte. Avant de repartir, les personnes qui tiennent la boutique attenante nous couvrent de cadeaux. Un drapeau XXL du Costa-Rica, une peluche pour Naïa et des boucles d’oreille pour Valérie. La présence de la caméra a peut-être joué dans cette initiative mais nous sentons tout de même que l’acte initial est empreint de générosité.

Et puis, comme chaque jour, des chauffeurs de camions et de voitures qui nous offrent un pouce levé ou un coup de klaxon à chaque fois que la pente est plus raide. Cette dernière, d’ailleurs, ne faiblit pas et pour rajouter à la difficulté nous enregistrons une nouvelle crevaison à l’arrière du Pino rouge. La roue est plus longue à enlever depuis que nous avons sécurisé l’attache de la carriole mais, toujours sous l’oeil de la caméra, nous procédons au changement de la chambre à air percée.

Le jour va se coucher dans une demi-heure et il nous faut donc trouver un endroit où poser les tentes. Nous apercevons une belle prairie située sur un belvèdere surplombant la vallée. Nous recherchons le propriétaire de cet espace et tombons sur une dame qui semble gérer le lieu qui est en fait un couloir de tyrolienne, ces zip-lines très nombreuses dans la région et qui proposent des survols de la canopée. Elle appelle le grand patron qui donne son aval… et c’est parti. Montages des tentes, préparation des tapis de sol et des sacs de couchage, recherche d’eau potable, préparation du repas…

Tout cela avec la présence d’une caméra que nous avons fini par oublier. Nous nous quittons à l’entrée de la tente et devrions retrouver Jean-Pierre et Gustavo demain à l’aube puisqu’ils veulent filmer le lever du jour sur notre campement. De belles images en perspective pour une journée qui s’annonce encore bien dense.

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1er Janvier : Chachagua

Nous nous réveillons comme un lendemain de fête : un peu fatigués et de manière échelonnée.

Nous profitons de cette dernière journée de repos pour finir de fignoler les vélos et anticiper le tri que nous aurions dû faire à San José. Encore une fois, il s’agit d’anticiper et d’imaginer ce dont nous n’allons plus avoir besoin dans les prochaines semaines afin d’essayer de s’alléger de quelques centaines de grammes, voire de quelques kilogrammes.

Il nous faut aussi commencer le rangement de cette belle demeure qui nous aura hébergé pour ce passage magique vers 2019. Nous passons également un bon moment avec notre famille Costaricaine de voisins. Leur générosité va jusqu’à nous proposer de passer par leur résidence principale dans les prochains jours et d’y rester jusqu’à notre départ pour l’aéroport.

Voilà encore une incroyable invitation mais il nous faut également jongler avec celle des propriétaires de la maison que nous occupons et qui nous ont proposé de venir visiter leur ferme de café située à 70 km d’ici… ainsi qu’avec notre souhait de pouvoir profiter de Nicole, Mina et Michel avant notre départ.

Les prochaines heures nous permettront certainement d’affiner le programme  prévisionnel de ces prochains jours.

Des journées que nous passerons également avec Jean-Pierre et Gustavo qui viennent enregistrer quelques images de notre périple pour les ramener en France et qui sont arrivés ce soir.

Nous les accueillons dans notre habitat temporaire et faisons ĺa connaissance de deux bien sympathiques personnes avec lesquelles nous aurons le plaisir de partager notre quotidien de ces prochains jours.

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31 Décembre : Chachagua

Dernier jour de l’année… civile ! Une année riche en émotions pour nous. Le départ de Boissor, l’au-revoir aux Amis et, depuis 8 mois, une Aventure itinérante faite de rencontres et de belles surprises.

Nous avions inscrit en sous-titre de notre blog « Chaque jour est une Aventure ! » et nous le vérifions au quotidien avec une intensité qui ne faiblit pas. Nous voulions passer du temps avec nos enfants, profiter avec eux de chaque instant et leur montrer comment notre planète est à la fois belle et fragile. Jour après jour ils en prennent conscience avec leurs yeux d’enfants qui s’éveillent au Monde. Ils nous étonnent chaque jour par leurs réflexions, les émotions qu’ils peuvent exprimer et les liens qu’ils peuvent tisser. Notre vie de famille se nourrit parfois d’étapes difficiles qu’il nous faut surmonter par la solidarité , mais surtout de tendres et délicieux instants.

Avec cette nouvelle Année nous basculons dans le dernier tiers de cette Aventure que nous présentons souvent comme un voyage extraordinaire vécu par une famille tout à fait ordinaire. Ce voyage, nous avons la chance, grâce aux miracles des nouvelles technologies, de le partager au quotidien avec vous. Nous savons que vous êtes nombreux à pédaler virtuellement avec nous chaque jour. Des personnes qui nous connaissaient bien avant le départ et d’autres qui ont fait notre connaissance via le blog et ont partagé ainsi notre univers familial. C’est grâce à vous tous que nous avons toujours un grand plaisir à partager, chaque soir , quelques faits du jour, même lorsque la fatigue tente de nous emporter bien vite dans les bras de Morphée.

Vous avez pu le lire et le voir : nous avons traversé des pays superbes tant par leurs paysages que par la chaleur humaine de leurs habitants. « L’autre » est une richesse qui nous fait grandir chaque jour un peu plus. Souhaitons que, si certaines des personnes que nous avons croisées viennent un jour en France, elles puissent recevoir un accueil aussi généreux, naturel et humain que celui qu’elles nous ont réservé.

Encore aujourd’hui, alors que nous prenions le temps de discuter avec notre sympathique voisin, il nous a fait le plaisir d’accepter notre invitation pour venir partager l’apéritif avec son épouse. De cette rencontre fortuite, une amitié naissante s’est déclarée et dans l’après-midi un appel téléphonique nous invitait à partager la dernière soirée de l’année avec eux.

Et même si nous avions prévu menu et soirée, une invitation… cela ne se refuse pas !

C’est donc avec José et Marta, leurs filles, gendres et petites filles, une famille Costa-Ricaine aussi généreuse qu’altruiste, que nous partageons cette dernière soirée de l’année 2018. Un vrai Bonheur !

Encore très belle année 2019 à vous tous !

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30 Décembre : Chachagua

Le réveil est échelonné dans ce petit coin de paradis perdu dans la campagne costaricaine. Chacun récupère de ces derniers jours intenses avant le partage d’un petit-déjeuner collectif pris en terrasse.

La matinée est consacrée à diverses missions et occupations. Courses du réveillon pour certains, lessive et bricolage sur les vélos pour d’autres et enfin un peu d’activités scolaires pour les enfants. Après ces 8 premiers mois en pays hispanophones nous attaquons d’ailleurs la première leçon d’anglais, langue qui devrait leur être bien utile pour ces prochains mois en Asie.

Nous en profitons également pour contacter les journalistes qui devraient nous rejoindre dans quelques jours et nous suivre jusqu’au départ du Costa-Rica. Cela fait, en effet, plusieurs mois qu’une société de production qui travaille notamment pour le magazine « Zone interdite » sur M6 nous a contacté dans le cadre d’une émission qu’ils souhaitent réaliser sur des familles qui partent en long voyage en sac à dos, en camping-car.. ou à vélo ! Nous les accueillerons donc le 1er janvier au soir et ils devraient nous suivre jusqu’au 7 janvier.

Après un bon repas, nous partons faire une petite promenade le long de petits lacs situés non loin. Un cadre insolite, au milieu des cocotiers et des palmiers, sonorisé par de superbes oiseaux multicolores.

Nous préparons ensuite notre « carte de nouvel an » ainsi qu’une petite vidéo pour la Dépêche du Midi.

Un nouveau repas en terrasse viendra clôturer cette belle journée de fin d’année.

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29 Décembre : La Fortuna – Chachagua : 16 km (7 444 km)

Pour ces derniers tours de roues de l’année nous décidons de nous élancer tous ensemble sur la route qui doit nous amener jusqu’à la maison louée pour ces derniers jours de 2018. Naïa reprend donc place dans sa carriole… et dormira de la sortie de La Fortuna jusqu’à l’arrivée.

Le temps est incertain. Nous avons essuyé quelques averses avant de partir mais il faut bien s’élancer à un moment ! L’itinéraire n’est pas très long mais comporte 3 km d’une montée assez rude puis trois autres kilomètres de chemin empierré pour rejoindre la maison.

Nicole, Mina et Michel, partis en bus nous rattrapent sur la route et seront très utiles comme guides lorsqu’il s’agira d’arpenter les collines qui nous mèneront jusqu’au petit coin de paradis loué pour ces prochains jours.

Les propriétaires nous réservent un accueil des plus chaleureux. Un bouquet de fleurs pour ces dames, des noix de coco du jardin pour ceux qui le veulent et une réelle disponibilité pour répondre à toutes nos questions : un accueil au top !

La maison est construite en matériaux basiques mais elle est confortable et spacieuse pour toute la tribu. Un vaste jardin l’entoure et pour le plus grand plaisir des enfants une piscine est également mise à disposition.

De quoi passer un excellent « bout d’an », pour reprendre une expression provençale.

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28 Décembre : Arenal – La Fortuna : 49 km (7 428 km)

La symphonie de nombreux chants d’oiseaux et la lumière croissante qui inonde progressivement les tentes constituent des réveils naturels des plus agréables. Nous ouvrons la porte avec vue sur le lac et profitons !

Nous déjeunons en attendant que la rosée et la pluie fine du matin s’évaporent dans cet espace naturel.

30 km le long du lac Arenal nous attendent aujourd’hui avant de rallier La Fortuna où nous retrouverons Naïa et ses anges-gardiens. Ça monte, ça descend parfois à pic pour rejoindre le bord du lac avant de remonter vers de magnifiques points de vue et ainsi de suite… Encore 700 mètres de D+ avalés aujourd’hui dans ces montagnes russes bordées par le lac Arenal d’un côté et par le volcan éponyme de l’autre. C’est magnifique (presque autant que le lac de Charavines, c’est dire…) mais il nous faut garder un oeil attentif sur la route car des animaux sauvages traversent parfois sans vraiment prévenir. Nous rencontrons notamment de grandes familles de coatis. Ils sont peu peureux et ressemblent parfois à de vraies peluches. Nous nous arrêtons fréquemment pour les observer en essayant de les perturber au minimum dans leurs pérégrinations.

Nous quittons les rives du lac pour rejoindre la route de La Fortuna et passons à côté d’une rivière d’eau chaude. Trop tentant ! Nous trouvons une solution pour la garde de nos vélos et allons nous prélasser quelques minutes en compagnie de nombreux costa-ricains venus ici en famille.

Il est déjà 15h00. Une dernière côte , au haut de laquelle nous trouvons un petit supermarché pour parfaire notre pause pique-nique et nous nous posons dans l’herbe fraîche. Seule une belle averse nous délogera de notre promontoire afin de trouver refuge dans un magasin situé non loin.

Nous repartons et dans les ultimes kilomètres apercevons Mina, Nicole et Michel qui sortent d’une piscine thermale. Nous embrassons Naïa et nous donnons rendez-vous sur la place centrale de La Fortuna située à quelques kilomètres. Michel nous y attend et nous guide jusqu’à leur hôtel où une chambre a été réservée pour nous.

Une bonne douche, un bon repas, la joie des retrouvailles… il ne reste plus qu’à profiter d’une bonne nuit.

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27 Décembre : Cabanga – Arenal : 16 km (7 379 km)

Le chant du coq nous indique qu’il est l’heure de nous lever. Maritza nous a préparé un déjeuner gargantuesque. Des tortillas et des oeufs brouillés, car elle insiste : « vous devez prendre des forces ! » (effectivement, elle connaît le terrain). Elle a appelé sa fille et ses petites filles afin qu’ils viennent nous rencontrer chez elle. Nous passons encore un agréable moment au sein de cette généreuse famille. De petits vélos en fil chenille d’un côté, des fleurs brodées de l’autre. Chacun repart avec un souvenir de cette improbable rencontre.

Le GPS nous avait prévenu et Antonio, le mari de Maritza, nous l’avait confirmé : aujourd’hui ça va encore monter !

7 km de grimpette sur un chemin pas très carrossable, cela s’annonce physique ! Plus de 600 mètres de dénivelé positif nous attendent sur ces 7 premiers kilomètres. Il nous faudra plus de 3h30 pour arriver au bout du col dont 1 heure pour gravir les 800 derniers mètres annoncés à 30 %. Autant dire que nous avons pratiquement tout fait en poussant. Même sans les 14 kg de notre princesse Naïa, le poids à monter est encore trop important pour que nous puissions avancer sans patiner sur les parties sabloneuses. De rares parties un peu plus planes nous permettent de gagner quelques dizaines de mètres sur le vélo. Mais cela s’arrête là…

Nous prenons donc notre temps. Montons un vélo puis redescendons pour monter le second… et ainsi de suite sur des kilomètres. Les enfants en profitent pour photographier tout ce qui se présente. Il faut dire que plus nous nous élevons , plus le paysage est somptueux et les animaux présents.

Il est 13h00 lorsque nous arrivons au col. Il nous faut désormais descendre quelques kilomètres sur cette piste inégale et jouer parfois aux équilibristes.

A 14h00 nous arrivons dans la petite ville d’Arenal. Nous sommes affamés et cherchons un endroit pour nous restaurer. Les enfants ne sont pas très chauds pour pédaler encore cette après-midi . Les parents voient leur ardeur se refroidir au fur et à mesure que les minutes passent et que les estomacs se remplissent.

Un coup d’oeil sur Ioverlander nous permet de voir que plusieurs utilisateurs recommandent un petit spot de camping sauvage près de l’immense lac Arenal. C’est tout près et nous nous y rendons donc pour juger par nous mêmes.

Effectivement le lieu est magique. De vastes esplanades enherbées plongent vers le lac. Ça sent la Pura Vida et nous décidons donc de nous poser ici. Une petite baignade, une partie de belote et un temps contemplatif avec vue sur le lac nous porteront rapidement au crépuscule.

Nous montons les tentes et une famille qui repart vient à notre rencontre. Ils nous interrogent sur notre voyage . Nous passons un agréable moment en leur compagnie. Quelques minutes plus tard, ils reviennent avec ce qui leur restait comme provisions et nous les offrent. Encore un geste généreux que nous dégustons au soleil couchant. La nuit tombe vite et nous nous glissons dans une tente pour regarder un petit film. Pas de doute c’est bien la Pura Vida…

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26 Décembre : Rio Celeste – Cabanga : 33 km (7 363 km)

Ce matin, il nous faut déjà ranger nos affaires et quitter cette bien chaleureuse demeure qui aura abrité ce Noël familial. Naïa va poursuivre le chemin pendant quelques jours avec ses grands parents. Cela permet à Lalie et Esteban de disposer d’un temps encore plus privilégié avec leurs parents et aux grands-parents de jouir des sourires et clowneries de la petite dernière.

Nous nous donnons rendez-vous dans 3 jours vers La Fortuna et partons sans savoir encore vraiment l’itinéraire que nous allons emprunter. De la piste, de la piste et encore de la piste pour aujourd’hui.

C’est dans une petite descente que nous entendons un gros bruit derrière nous : la carriole s’est détachée du vélo tracteur ! Elle est tombée à plat et nous n’allions pas très vite mais c’était plutôt rassurant de ne pas savoir Naïa dedans.

Une petite pièce s’est cassée et le pas de vis ne tient plus. Nous tentons l’astuce du vernis à ongles mais rien n’y fait. Heureusement nous avons encore dans la sacoche de matériel un petit boulon de 6 mm qui permet de tenir l’attache. Nous pouvons repartir.

La première pause est l’occasion de sortir la carte et d’étudier ensemble les différents itinéraires qui s’offrent à nous en ayant tout de même un oeil rivé sur l’application GPS afin d’analyser dans le même temps les dénivelés positifs concernés par chaque option.

Le lac Arenal n’est pas loin et une route borde cette grande retenue d’eau. Pour y parvenir il faut grimper un petit col . Nous faisons ce choix sans savoir, à ce moment là, que nous allons lutter dans cette montée en terre.

C’est donc en toute quiétude que nous poursuivons notre route. Au bout de quelques kilomètres, une voiture nous double et un jeune couple nous interpelle : « Vous êtes Français ? ». Aurélien et Émilie ont aperçu notre petit drapeau français et s’arrêtent donc pour échanger un peu avec nous. Ils sont en vacances pour trois semaines au Costa-Rica et viennent de terminer leur première semaine en allant visiter le parc du volcan Tenorio.

Nous poursuivons notre route en essayant de couper au plus court mais une route effondrée et en travaux nous oblige à rebrousser chemin et à effectuer quelques kilomètres supplémentaires.

Il est 14h30 lorsque nous arrivons à San Rafael. Une petite place ornée d’un beau sapin et de quelques jeux sera un lieu parfait pour la pause déjeuner. Nous rejoignons le coeur de la place lorsque nous apercevons… Aurélien et Émilie qui pique-niquent également. Nous partageons donc ce temps gourmet en discutant de nos projets et conceptions de la vie pour lesquelles nous trouvons de nombreux points communs.

Nous terminons ce temps bien agréable avec encore de bien belles personnes autour d’un bon café et ne voyons pas l’heure tourner. Il est 16h30, la nuit va tomber dans une heure et nous voulions commencer à monter le col jusqu’à un village situé à 8 kilomètres. Il ne faut donc pas tarder.

Nous entamons la montée sur un chemin parfois bien empierré. La police nous croise pour une petite photo et pour nous laisser leur numéro de téléphone en cas de problème. Nous continuons à monter… Certaines parties sont extrêmement raides et nous obligent à pousser ensemble un seul vélo avant d’aller chercher l’autre.

Nous continuons à monter… quand la carriole se détache à nouveau. L’écrou n’a pas tenu et nous ne le retrouvons pas entre les pierres. Un VTTiste que nous avions croisé quelques centaines de mètres plus bas vient à notre secours puis d’autres automobilistes. Nous n’avons plus de boulon de 6 mm en magasin mais l’un de nos anges-gardiens repère que les boucles de pédales contiennent la bonne dimension. Nous essayons et cela fonctionne. Nous consolidons le tout et repartons. L’une des personnes croisée nous conseille d’aller voir une certaine  » Maritza » au village situé trois kilomètres plus haut. Elle détient la clé du salon municipal et pourra peut-être nous l’ouvrir pour la nuit.

Nous continuons à monter… La route au crépuscule est splendide et les bruits d’animaux résonnent avec encore plus de force. Il fait nuit désormais, nous allumons toutes nos lumières… et continuons à monter !

Nous atteignons enfin le village et trouvons la maison de Maritza. Nous lui demandons si nous pourrions dormir dans le salon municipal mais elle pense que le plus simple est que nous nous installions chez elle car il faudrait qu’elle demande l’autorisation aux autres membres de l’association qui gère la salle. Nous nous installons donc dans l’allée du garage où elle dispose également de son atelier de couture.

Son mari arrive et nous partageons de délicieux tamales de sa conception. Ils sont très intrigués par ces français qui montent, qui montent… et nous posent de nombreuses questions.

Une bien belle soirée authentique comme nous les apprécions que nous terminons par une petite partie de belote.

Pura Vida !

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Nous vous souhaitons une Merveilleuse Année

 

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25 Décembre : Rio Celeste

Un Noël au balcon d’une nature luxuriante nous attend aujourd’hui.

Après un lever un peu plus tardif et un petit-déjeuner bien agréable, nous projetons d’aller visiter le Parc du volcan Terrono. Seul problème, il n’y a pas de transport en commun en ce jour férié. Nous nous rendons en marchant au bord de la route principale située à deux kilomètres et… levons les pouces !

Et ça fonctionne ! Quelques minutes plus tard nous voici tous embarqués à l’arrière d’un pick-up pour effectuer les 6 kilomètres qui nous séparent de l’entrée du parc. La randonnée dure au minimum 3 heures et il ne faut donc pas trop tarder si nous voulons avoir un peu de marge avant la nuit pour rentrer.

Nous croisons de nombreux touristes sur ce beau sentier qui s’enfonce dans cette forêt dense et impressionnante. Le chemin est escarpé, très boueux par endroit mais nous amène vers de véritables trésors naturels. Ici une rivière d’un bleu céleste, là une cascade se déversant dans une immense vasque ou encore par-là, la naissance de cette magnifique rivière changeant de couleur grâce à l’augmention en ph due à la rencontre de précieux minéraux. Indiano Jones aurait adoré un tel décor !

Nous sommes de retour vers 16h30 et nous mettons à la sortie du parking afin de guetter d’éventuelles voitures qui redescendent dans la vallée. Un couple d’Américains d’origine indienne d’un côté, des français vivant aux États-Unis de l’autre, nous arrivons rapidement à repartir dans deux véhicules et en profitons pour faire encore de bien belles rencontres. L’Homme est naturellement bon !

Deux kilomètres à pied sur le chemin de terre nous ramenant à notre logement viennent conclure cette belle promenade de Noël.

Demain nous reprenons la route…

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24 Décembre : Rio Celeste

C’était la journée à éviter de passer à vélo. Tout d’abord parce que c’est la veillée de Noël et que ça fait du bien de se poser dans une maison. Ensuite, en raison du temps très capricieux et des fortes averses à ne pas mettre un cycliste dehors. Enfin et surtout car, avec des enfants, partout dans le Monde, Noël ça reste un moment magique.

Pendant la matinée, chacun vaque à ses occupations : cuisine, bracelets, promenade et même footing pour ceux qui sont désormais dopés aux endorphines et à la dopamine.

Le déjeuner partagé permet de faire le point sur ce qu’il reste à faire pour la veillée de ce soir. Préparation du repas, décoration, conception d’un arbre de Noël pour guider le Père Noël, choix des musiques…

Tout le monde s’affaire, de la plus petite aux plus grands . Nous arrivons ainsi à recréer une ambiance de Noël , même très loin de nos maisons.

Les enfants sont à la fête et attendent avec excitation l’arrivée du Père Noël. Une petite balade aux alentours permet aux lutins de venir déposer les cadeaux au pied du sapin.

La découverte de ces précieuses attentions est belle à voir. Cette année rien de très encombrant ni onéreux, mais ces cadeaux ravissent les destinataires. Lalie et Esteban, tellement heureux, viendront nous dire que c’est leur plus beau Noël. Nos enfants loin de la spirale consumériste et matérialiste (spirale qu’ils auront du mal à tenir à distance à notre retour, nous en sommes malheureusement conscients), voilà quoi qu’il en soit , un beau cadeau en ce soir de réveillon pour les parents.

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23 Décembre : Upala – Rio Celeste : 35 km (7 330 km)

Entre un réveil matinal pour quelques kilomètres de montée sous de probables averses et une grasse matinée en attendant qu’un véhicule motorisé les transporte au lieu d’arrivée : les enfants ont vite choisi !

Seuls les parents partiront donc à vélo ce matin. Ainsi « allégés », nous augmentons nettement la moyenne horaire et semblons retrouver de bonnes jambes lorsque les montées se font plus raides. Mais, il n’y a pas à dire… les réactions des enfants nous manquent !

Comme l’avait prévue la météo locale, de fortes averses viennent perturber l’avancée des cyclistes. Nous nous refugions alors dans de petites épiceries ou sous le auvent de maisons particulières, invités par les propriétaires. Ces pauses nous permettent à chaque fois d’échanger avec la population locale et de savourer leur joie de vivre : Pura Vida !

Au bout d’une trentaine de kilomètres nous prenons la direction du parc national du volcan Tenorio puis bifurquons sur une piste qui ne fait pas semblant de grimper. L’objectif est de retrouver la famille dans une maison louée pour cette pause de Noël. Nous arrivons pratiquement au même moment au sein de cette superbe et vaste demeure qui accueille habituellement des séminaires ou des groupes spirituels. Un superbe endroit lové dans une nature verdoyante.

Une grande cuisine est disponible au sein de cette grande batisse en bois. Nous allons donc pouvoir préparer de bons repas maison et les déguster dans cette chaleur familiale. Travaux scolaires, promenade, partie de foot endiablée (car oui, l’hébergement est même équipé d’un petit terrain de foot !) viendront occuper petits et grands.

Ce soir un repas soupe et crêpes enchantera toutes les papilles avant quelques parties de cartes. Ça sent les vacances !

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22 Décembre : Upala

Un petit-déjeuner partagé en famille sur la terrasse permet de bien débuter cette journée.

Le réveillon de Noël est dans deux jours et nous n’avons pas encore choisi de lieu pour le fêter. Nous regardons donc la carte et les bons plans possibles. Nous trouvons finalement une maison à louer un peu plus au sud. Il nous faut ensuite réfléchir à la manière dont nous allons tous nous y rendre. En vélo pour certains, en véhicule pour d’autres en sachant que le réseau de bus est bien moins fourni que dans les autres pays d’Amérique centrale. C’était souvent le bazar jusqu’à présent mais au moins on pouvait se rendre n’importe où. La rigueur dans la gestion amène le délaissement de certaines zones rurales moins fréquentées, finalement le « bazar » parfois c’est pas si mal !

Cette journée de pause et de préparatifs permettra de consacrer encore du temps aux programmes scolaires, de procéder à une révision des vélos et de faire quelques achats en prévision des fêtes. Nous prenons également le temps de répondre à des journalistes qui devraient nous rejoindre en début d’année prochaine (plus d’infos prochainement…).

Une journée de transition qui nous permet de préparer ces prochains jours de fête de l’autre côté du globe.

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21 Décembre : San José de Upala- Upala : 19 km (7 295 km)

Ces salles paroissiales sont décidemment bien confortables. De l’espace pour y poser les tentes (les fenêtres n’existent pas et les moustiques sont legion), des toilettes et des prises pour y recharger téléphones et matériel informatique, c’est parfait !

Nous allons saluer le Père Harvey, un colosse Porto-ricain arrivé au Costa-Rica depuis deux ans après avoir passé 8 ans au Vatican. Nous discutons avec lui de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé, de notre confiance réciproque en l’humanité.

En moins de deux petites heures de pédalage nous voici déjà à Upala, la ville où nous avons rendez-vous avec Nicole, Mina et Michel. Ces derniers ont entamé ce matin un long périple en bus en partant de San Juan del Sur, sur la côte du Nicaragua, pour passer la frontière avant de rouler sur nos traces via La Cruz, Santa Cecilia et San José de Upala.

En attendant, nous nous mettons à la recherche d’un hôtel qui pourra tous nous accueillir et trouvons rapidement un lieu confortable qui accepte également de nous garder les vélos durant la petite pause que nous allons faire ces prochains jours.

Nous déjeunons en ville (avec le plaisir de retrouver de l’eau potable au robinet, cela faisait pratiquement 7 mois que cela ne nous était plus arrivé…) puis Lalie et Esteban se font une bonne séance de travaux scolaires en attendant l’arrivée des grands parents.

Nous partageons un apéro puis le repas avec le plaisir de se raconter nos aventures réciproques de ces derniers jours. Il nous faut également commencer à voir où nous passerons le réveillon de Noël… c’est déjà dans 3 jours !

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20 Décembre : Santa Cecilia – San José de Upala : 44 km (7 276 km)

Nous avons très bien dormi cette nuit sous notre double toit, celui de nos tentes protégé par celui de la salle paroissiale. Nous partageons le petit-déjeuner avant d’aller remercier la Police en leur laissant la clef de la salle et une petite carte de remerciements pour la Communauté paroissiale.

Les policiers nous préviennent que la route sera difficile ce matin. Ce sont 22 kilomètres de piste qui nous attendent avant de retrouver l’asphalte. Mais, exceptés la poussière et les gravillons soulevés par les véhicules qui nous doublent ou nous croisent, nous aimons parcourir ces chemins de traverse. Ils nous obligent à ralentir encore une allure déjà bien lente mais nous avons le temps… alors nous le prenons !

Nous nous arrêtons pour observer faune et flore qui nous entourent, pour immortaliser quelques images de ces lieux ou encore… pour réparer la 5ème crevaison du parcours (qui vaudra à Esteban et Christophe, qui avaient pris un peu d’avance, quelques kilomètres supplémentaires pour revenir aider les filles).

Lors des pauses, nous découvrons avec plaisir les jardins locaux. Une personne nous invite à visiter le sien. On y trouve du café, du cacao, des noix de coco, des bananes.. quel exotisme !

Nous nous arrêtons de temps en temps pour partager quelques biscuits et des boissons fraîches. Depuis que nous avons franchi la frontière nous avons l’impression d’avoir beaucoup d’argent en poche (quelques dizaines de milliers de collones !) mais au regard du taux de change (678 collones = 1 €, donc 20 000 collones = 29,40 €) et des prix du Costa-Rica, proches de ceux pratiqués en Europe, nous sommes amenés à être prudents sur notre budget.

Nous décidons de nous arrêter dans le village de San José de Upala, situé à une petite vingtaine de kilomètres d’Upala, ville où nous avons rendez-vous avec la famille demain. L’école est fermée en raison des vacances mais il y a de l’animation près de l’église. Nous sollicitons le prêtre de la paroisse afin de savoir si nous pourrions nous installer près de l’église pour la nuit. Il nous propose immédiatement de nous installer dans la salle paroissiale et de partager un moment avec les personnes qui sont là et qui viennent de terminer de planter plusieurs palmiers sur le site. C’est ainsi que nous nous retrouvons à leur table, partageant le plat typique du Costa-Rica à base de riz et de frijoles. Des personnes encore une fois très chaleureuses qui nous accueillent comme des membres de leur famille.

La nuit tombe et les moustiques attaquent en nombre, ce qui fait fuire l’assistance. Nous montons rapidement les tentes dans la salle, prenons une douche et nous aspergeons d’anti-moustique. Les enfants trouvent encore un peu d’énergie pour faire une petite leçon scolaire avant que nous ne partagions un petit film sous les envolées furtives des chauve-souris qui logent également dans la salle. Leurs vitesses et leurs trajectoires sont impressionnantes mais à l’heure du coucher aucune collision n’est encore à deplorer…

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Nicaragua, que du bonheur

Notre arrivée insolite en bateau à moteur sur une petite plage du Nicaragua faisait déjà de cette destination un souvenir inoubliable. Le déchargement des vélos sur une étendue de sable et le long d’un sol tapissé de crevettes roses… Une aventure dans l’aventure !

La petite péninsule de Potosi où nous sommes arrivés nous a plongés au coeur d’une région très rurale du Nicaragua. Nous sommes tout de suite tombés sous le charme de ces paysages très boisés et légèrement vallonnés, des troupeaux de zébus empruntant la même route que nous, des cavaliers de tout âge qui accompagnent ce bétail et des charrettes tractées par des chevaux ! Nous avons été surpris de la quantité de ces dernières dans tout le pays et sur toutes les routes ! Un moyen de transport et un outil de travail sans carburant qui reviendra peut être également sur les routes de nos campagnes… ?

Le Nicaragua nous a offert un superbe condensé de ce que l’on peut découvrir et déguster en Amérique centrale : du café, du cacao, des paysages verdoyants, des tas d’oiseaux extraordinaires, des volcans actifs, une population accueillante et chaleureuse… !

Nous espérons que ce pays va réussir à traverser les difficultés politiques qu’il connaît actuellement.

Si vous recherchez une belle et riche destination pour vos prochaines vacances : n’hésitez pas à partir à la découverte de ce beau pays. De notre côté, nous avons bien envie de revenir l’explorer plus amplement au cours d’une prochaine aventure…

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19 Décembre : Peñas blancas – Santa Cecilia : 54 km (7 232 km)

Les hôtels de transit sont, par nature, des lieux de passage… à n’importe quelle heure de la nuit. Alors entre ceux qui arrivent très tard et ceux qui partent très tôt, avec la particularité commune de se penser seuls et donc d’être peu attentifs au niveau sonore … la nuit est plus que saccadée.

Nous profitons d’un dernier sursaut matinal pour partir tôt. Nous avons le passage de frontière en guise de petit-déjeuner et nous ne savons jamais ce qui nous y attend. Et en effet, tant la sortie du Nicaragua que l’entrée au Costa-Rica s’avèreront quelque peu complexes.

Pour la sortie du Nicaragua, tout se passe bien jusqu’au moment où le douanier qui vient d’apposer le précieux tampon de sortie sur nos passeports nous réclame 4 Dollars par personne (soit 20 Dollars !) en échange de ceux-ci. La taxe de sortie du territoire nous dit-il. Sauf que nous avons déjà payé une taxe d’entrée dans le territoire (négociée) à un douanier qui nous avait déjà assuré qu’il n’y aurait pas d’autres taxes à la sortie. Ces demandes sont courantes das les pays d’Amérique centrale qui subissent encore la gangrène de la corruption. Ces derniers temps nous demandons ce que d’autres cyclovoyageurs nous avaient conseillé de demander en pareil cas : une facture. La demande est alors parfois oubliée, d’autres fois maintenue avec véhémence ou plus ou moins négociée.

Cette fois-ci le douanier semble peu apprécier notre demande de facture. Il nous indique dans un premier temps qu’il n’a pas le temps puis devant notre refus de payer prend en otage nos passeports. Il reviendra un peu plus tard avec une pseudo-facture d’un montant de… 10 Dollars. Voyant que l’agacement commence à monter dans la file derrière nous, nous nous acquittons de cette somme et regrettons que nos derniers pas dans ce si beau pays qu’est le Nicaragua se terminent ainsi. Nous garderons un souvenir bien plus positif de toutes les belles personnes que nous y avons rencontré.

Quelques centaines de mètres plus loin : la douane Costa-Ricaine. Cette fois-ci, pas de taxe demandée et une personne très agréable mais un autre problème nous attend. Nous ne savons pas répondre à l’une des questions de son logiciel : où allez-vous dormir ce soir ? Nous lui expliquons, qu’à cette heure-ci nous n’en savons rien, que nous sommes à vélo et que nous nous arrêterons lorsque nous serons fatigués mais cela ne rentre pas dans la case comme réponse satisfaisante. Afin de trouver une issue, nous prenons le téléphone, ouvrons l’application « Maps Me » et pointons le doigt sur un hôtel situé plus au sud. Nous lui donnons le téléphone afin qu’il enregistre ce domicile et tout rentre alors dans l’ordre.

Nous pouvons enfin repartir à vélo !

Au bout de quelques centaines de mètres au Costa-Rica, le paysage change radicalement. Beaucoup plus sauvage, plus humide… et beaucoup plus bosselé !

C’est d’ailleurs en haut d’une montée que nous sommes rejoints par un cyclovoyageur. Steven est Neo-Zélandais, jeune retraité il est parti de Los Angeles il y a à peine deux mois et son compteur affiche déjà 5 200 km ! Il était parti pour trois mois mais il vient finalement de prévenir sa famille que son voyage durera au minimum un an… probablement jusqu’à Ushuaia ! Il arbore une très belle barbe et les enfants ne résistent pas à lui offrir l’un des bonnets de Père Noël que nous avons dans nos sacoches. C’est ainsi que nous voyons partir Santa Klaus sur son renne à deux roues…

Au bout d’une vingtaine de kilomètres nous bifurquons sur une route secondaire. Une route de belle qualité, pratiquement pas de trafic et une flore hébergeant une multitude d’oiseaux et de singes. « Pura Vida », comme disent les gens ici. Nous nous régalons !

Dans ce décor exotique nous parcourons bien plus de kilomètres que ce que nous pensions. La nuit approchant ,nous demandons à l’entrée de grandes fermes si nous pourrions y planter la tente mais nous n’arrivons pas à passer les barrières des gardes armés qui voient d’un mauvais oeil que des étrangers pénètrent dans ces lieux protégés comme des forteresses. Nous apercevrons ensuite d’immenses camions pulvériser quelques produits sans doute loin d’être bio sur les vastes orangeraies… et sur les palissades des écriteaux interdisant l’entrée à toute personne âgée de moins de 15 ans. Mieux vaut aller respirer ailleurs…

Nous poursuivons alors jusqu’à Santa Cécilia où les personnes rencontrées nous conseillent de solliciter l’autorisation de dormir dans un parc situé en face de la police. Problème, ce parc appartient à une Communauté monastique injoignable. Après un heure d’attente un motard se rendra directement au Monastère, situé un peu en dehors de la ville et reviendra avec la précieuse autorisation.

Nous nous installons sous le porche de la salle située à côté de l’église. Un peu plus tard l’un des Moines viendra nous ouvrir la salle afin que nous y soyons plus en sécurité. De quoi passer une première bonne nuit au Costa-Rica.

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Joyeux Noël

La VeLove Family vous souhaite un doux Noël

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18 Décembre : Moyogalpa – Peñas blancas : 44 km (7 178 km)

Nous quittons l’île d’Ometepe après deux superbes journées passées en son sein. Un premier ferry se trouve vite surchargé par les camions qui s’y glissent en version tetris. Il reste de la place pour les passagers mais plus pour nos vélos… Nous aurons donc droit à une heure de plus sur cette belle île, le temps d’attendre la prochaine embarcation.

Les enfants font une cure de calins auprès de leurs grands-parents et nous revoyons nos plans car il sera compliqué d’atteindre le Costa Rica dès ce soir.

Une fois à terre, nous quittons la famille pour quelques jours. Ils s’en vont explorer les plages du sud du Nicaragua et nous devrions les retrouver dans quatre jours au Nord du Costa Rica afin de partager ensemble les fêtes de Noël.

Il fait déjà chaud et les premiers kilomètres sont pesants. Un vent persistant vient nous pousser sur le côté et les nombreux champs d’éoliennes qui bordent la route nous confirment que la région est particulièrement exposée au souflle d’Eole.

Il n’y a pas grand chose en bord de route pour déjeuner mais nous sommes partis avec de nombreuses provisions et profitons d’un petit bar pour se rafraîchir les gosiers et sortir le pique-nique.